Bonus : Non contente d’avoir enfanté le mouvement Gutai au lendemain de la guerre, Osaka est depuis quelques décennies la terre promise pour les expérimentateurs sonores en tous genres. Hijokaidan,
Incapacitants, Boredoms, Masonna, ou plus récemment Afrirampo, Oshiripenpenz ou Doddodo sont quelques-uns de ces noms qui font frétiller tout fan de musiques euphoriquement free.
eseroman est également un rejeton de la scène barrée Osaka-ienne, et ce n’est pas nous qui allons nous en plaindre. Distribué par le label gyuune cassette, l’album elenpywo sorti en juin 2009 dévoile
un groupe alors arrivé en pleine maturité après sept années d’activité.
Sorte de rencontre improbable entre Magma et Frank Zappa, elenpywo est un joyeux patchwork étonnamment homogène de sonorités aussi variées que le rock, le punk, le jazz, ou le reggae, le tout délivré selon un débit frôlant l’hyper kinesthésie compulsive. Fans de SF, d’horreur et de nanars, les deux chanteurs du groupe envoient sur un flow dévastateur se télescoper zombies ricanants,
insectes galopants et amazones défiant les lois de l’apesanteur. |