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Jeudi 31 mai 2012, 10:04


Voici une histoire écrite par Trimor et dont le titre est Chevalier - chapitre 01 - Onèan.

Bonjour à vous lecteurs de tous horizons
Je reviens sur Chevalier pour vous donner une nouvelle version du premier chapitre. L'ensemble des parties sera ainsi modifié car elles ne sont plus en raccord avec la fin.
J'espère que ces nouveaux chapitres seront à votre goût, n'hésitez pas à laisser un commentaire pour me dire ce que vous en pensez.

Bonne lecture ^^


============================================================


CHAPITRE 01
Onèan


L’espace, froid et sans fin.
Une petite planète bleue gravitant autour d’un soleil
Sur cet astre il y a des continents et des océans.
Approchons-nous d’un en particulier, nous y voyons des forêts, des plaines des montagnes, des marais, des lacs et des rivières, les habitants l’appellent le Padaillan.
Il y a bien longtemps, à l’Ouest de celui-ci, se trouvait un Empire, le Conglomérat, il était formé d’une dizaine de petits pays, unifiés pour se défendre, pour commercer. A la tête de cet Empire, il y avait l’Empereur Ekhat, appelé la Lumière Divine.
Il y a des siècles, toutes ces régions se faisaient une guerre féroce, l’anarchie était maîtresse, chacun voulant dominer les autres. La mort et la destruction avaient envahi ces terres et personne ne pensait qu’un jour la paix puisse enfin régner sur ce monde.
Mais enfin, un homme arriva par de là la mer, il menait à ses cotés une armée fidèle et puissante, mais aussi toute une population embarquée dans des dizaines de navires qui couvraient l’océan. Il arriva comme un apôtre, porteur de la Lumière Divine, pour donner la paix à tous ces habitants. Innombrables furent ceux qui le suivirent, mais il y eut également des réfractaires qui se plaisaient dans cet univers de mort et de destruction.
Bien des batailles eurent lieu, les ennemis du libérateur tombaient les uns après les autres devant le sauveteur. Grâce à son dévouement et son abnégation, cet homme parvint à unifier toutes ces terres sous sa bannière bienfaitrice. Il créa le Conglomérat et fit bâtir la plus belle ville de tout le continent : Manilaus. L’homme se proclama Empereur, Il fut connu sous le nom de Par’Kilean, le pacificateur, le porteur de la Lumière Divine.


Des siècles plus tard, une autre bataille faisait rage, entre les arbres des hommes se livraient à des corps à corps furieux. La mort emportait les plus faibles et les moins nombreux, les assaillants avaient peu à peu la victoire, écrasant sans pitié leurs adversaires. Tout de noir vêtu, ils affichaient fièrement leur emblème, une serre noir sur fond rouge.
Les autres soldats tentaient de les repousser en se rassemblant, mais les officiers étaient morts ou en fuite. Ils se battaient pourtant avec ardeur, les cris d’encouragement répondaient aux râles des agonisants.
Dans une clairière proche, un homme en armure se tenait seul, bien droit. De grande taille, il portait une armure complète faite sur mesure pour ne pas le gêner au combat. Dans sa main droite, il y avait une épée tenue fermement, un écu attaché sur l’avant bras gauche affichant ses armoiries, une salamandre accrochée à une dague, tête en bas. Son casque était à terre, la chaleur du combat avait primé sur sa sécurité. Ses cheveux étaient noirs, coupé très court, sur ses joues une barbe de quelques jours assombrissait sa peau. La bouche légèrement entrouverte pour contrôler sa respiration et les battements de son cœur, ses yeux marrons tournaient dans tous les sens pour ne perdre aucuns de ses ennemis de vue.
- Chevalier, rend toi, tu n’as plus d’endroit où t’enfuir.
Le guerrier regarda l’homme qui venait de lui parler avec autant d’arrogances.
- Crois tu vraiment que je vais me laisser attraper aussi facilement ?
- Es tu stupide pour ne pas voir que tu es perdu !
Le chevalier se mit à rire.
- L’Inquisition n’est vraiment pas très regardante dans son choix de recrutement.
L’homme habillé en noir poussa un grognement de colère et chargea le chevalier qui sourit largement. Il cueillit son attaquant de la pointe de son épée et dévia sans peine l’arme qui le menaçait. D’un pas sur le coté, il visa le flanc de l’homme découvert et frappa sans attendre. Le sang jaillit de la plaie faisant taire à jamais le soldat.
Le chevalier se remit en position.
- A qui le tour ?
Les hommes de l’Inquisition chargèrent celui qui se moquait d’eux. Malgré le nombre, le chevalier parait et frappait sans trêve ni repos, il oubliait la douleur et la fatigue de ces derniers jours, il ne pouvait pas faire autrement s’il voulait survivre. Une épée lui mordit le bras, dans geste vif le chevalier fit payer la hardiesse de son attaquant en lui fracassant le visage de son bouclier.
L’homme se savait perdu, il devait utiliser son atout, il se concentra quelques secondes. Une langue de feu naquit à la garde de son épée, elle monta sur la lame pour former un fouet à la pointe. Une tête de serpent en jaillit et frappa l’ennemi le plus proche, l’homme poussa un cri de douleur en portant ses mains à son visage brulé. Sans attendre, le chevalier profita de l’effet de surprise et chargea à son tour. La langue de flamme frappait et contrait sous les ordres de son maître, protégeant ses arrières.
Après de longues minutes de combat acharné, le chevalier reprenait peu à peu l’avantage. C’est alors qu’un ordre de repli claqua dans l’air comme un coup de tonnerre. Tous les soldats en noir reculèrent vivement, bien content d’échapper à ce combat. Le chevalier se remit en garde, le serpent de feu formant une spirale autour de lui.
- Je vois que tu es fort, je n’attendais pas moins d’un Terrenoir, lança un homme encapuchonné.
Le chevalier sourit, il connaissait que trop bien cet individu.
- Alors tu es venu me chercher jusque dans la forêt de Veraï Inquisiteur Lancaster, je ne te savais pas aussi opiniâtre.
- Tu es une menace pour le Conglomérat, comme tous tes hommes.
- Pour le Conglomérat ou pour l’Inquisition et ses manigances.
L’inquisiteur Lancaster se tendit, il plissa les yeux de colère.
- Pour les deux, je vais t’exécuter ici même pour la paix et l’ordre.
- Je ne compte pas mourir ici, et je mettrais un point d’honneur à dire la vérité sur votre ignoble dictature que vous appelez paix.
- Jamais tu ne pourras le faire, tu vas mourir dans cette forêt !
L’inquisiteur prit une épée noire dans sa main droite et fit naitre une sphère rouge dans sa main gauche. Le chevalier brandit sa propre arme devant lui, le serpent de flamme faisant des bonds prodigieux en direction de son ennemi. Ils poussèrent un même cri pour se donner du courage et les deux hommes se jetèrent l’un sur l’autre dans un élan de mort.


Des années plus tard, loin des champs de bataille et de l’agitation des villes, le comté du Trynchao étendait ses grandes plaines agricoles. Ce pays était devenu prospère après la conquête de l’Empereur, ses sols riches et plats en faisaient une terre parfaite pour l’agriculture. Le Trynchao profitait ainsi des avantages du Conglomérat, son commerce intérieur était florissant, et ses champs regorgeaient de nourriture. De nombreuses caravanes partaient depuis les villes pour alimenter les greniers de tout le Conglomérat.
Mais une ombre planait pourtant sur le Trynchao, à sa frontière Ouest se dressait la Forêt de Veraï. C’était un endroit dangereux et sauvage, où les anciennes traditions survivaient encore, bannies par l’Empereur depuis longtemps. Dans cette forêt habitaient des hommes bêtes et des êtres étranges, des sauvages sanguinaires, les ennemis du Conglomérat et de sa puissance. La mort rodait entre les arbres impénétrables et centenaires, il était défendu de pénétrer dans ces bois.
L’Empereur Ekhat, celui qui avait reçu l’héritage de la lumière divine par ses ancêtres, envoyait de temps en temps des troupes dans la forêt de Veraï. Il voulait montrer à ces sauvages brutaux et sanguinaires la grandeur et la puissance du Conglomérat. Ces expéditions étaient toujours menées par les Chevaliers Protecteur, l’élite de l’armée, les garants de la sécurité et de la gloire du Conglomérat.
Pourtant la proximité de la forêt de Veraï n’empêchait pas les Trynchaones de vaquer à leurs occupations, la Lumière Divine les protégeait.

- Plus vite, cria Imjane.
Onèan Terrenoir fit accélérer sa monture pour le plus grand plaisir de sa petite sœur. Le cheval répondait à chacun des mouvements de son cavalier qui savourait la course à chaque instant. Il lui suffisait de presser les flancs de l’animal avec ses cuisses ou de tirer légèrement sur les rênes pour le voir obéir à l’instant.
La petite fille poussa un cri de joie, imité par son frère qui gardait tout de même un œil sur la route pour ne prendre aucun risque. De toute façon il n’avait pas peur, cette zone était depuis longtemps son terrain de jeu, et il en connaissait chaque sentier pour les avoir des centaines de fois parcouru.
Le jeune homme possédait un regard très doux et beau, il venait à peine de fêter ses seize ans. Il avait de grands yeux bleus rêveurs qui se perdaient bien souvent dans un monde que lui seul connaissait. Ses cheveux bruns étaient coupés courts à la mode stricte des chevaliers entourant un visage au trait noble et fin. Il portait une tenue en lin de bonne facture avec un veston de cuir, des bottes de cavalier noir montant jusqu’à ses genoux. Bien qu’encore adolescent, son corps était robuste grâce à un entrainement difficile qu’il s’imposait quotidiennement depuis plusieurs années.
La petite fille se tenait fermement à la taille de son frère de six ans son aîné, elle avait les mêmes yeux que lui, mais une longue natte de cheveux blonds volait dans les airs au rythme de la course du cheval mené par son frère. Elle portait une robe blanche ample qui lui permettait de monter facilement sur la monture, même si ces petites bottines n’étaient pas vraiment très pratiques pour l’équitation.
Derrière Onèan, ces trois amis qui l’accompagnaient tentaient de suivre du mieux qu’ils pouvaient le train d’enfer imposé par le jeune homme. Le premier qui le talonnait s’appelait Ekart Caras, à quinze ans il était plutôt petit et très mince il aurait pu facilement passer pour bien plus jeune que son âge. Il avait un visage anguleux à la peau mât et des cheveux noirs épais, toujours impeccables et parfaitement bien coiffés. Son apparence était trompeuse, c’était un jeune homme très intelligent malgré son jeune âge, il aimait par-dessus tout faire croire aux autres le contraire pour mieux les posséder.
Juste après lui, venait Lynaïs Amarra, une jeune fille de même age qu’Onèan. Elle était un vrai garçon manqué, elle préférait de loin galoper à cheval que s’occupait d’une maison. D’ailleurs, elle portait bien plus souvent des pantalons que des robes, au grand désespoir de ses parents, tisserands de métier. Elle avait pourtant une surprenante beauté, des cheveux noirs, brillants dans la lumière du jour qu’elle gardait coupés juste au dessus de la nuque pour ne pas la gêner. La seule coquetterie qu’elle se permettait était une tresse qui lui arrivait sur l’épaule droite gardée toujours bien serrée. Son visage était celle d’une très belle jeune femme, mais dans ses yeux émeraude brillaient une ardeur sans égale. Lynaïs détestait que quelqu’un la rabaisse ou lui rappelle son statut de femme, elle n’hésitait pas à en venir aux mains pour défendre ses arguments.
Enfin, bon dernier, Brom Hogat fermait la marche. Il était tout en muscles, d’une taille impressionnante malgré ses seize ans, il dépassait de loin la plus part des autres adolescents de son village. Il était le fils du forgeron, destiné lui aussi à reprendre l’affaire de son père. Chaque jour Brom l’aidait, apprenant son futur métier avec beaucoup d’attention, il était devenu doué à la grande satisfaction de son père. Il avait des cheveux noirs hirsutes mi-longs qu’il avait bien du mal à coiffer, bien souvent il les laissait tels qu’ils étaient. Ses yeux avaient la même couleur, déjà habitué à l’éclat aveuglant de foyer et de l’acier en fusion. Pour le moment, le pauvre garçon se demandait bien pourquoi il faisait cette course, il était bien plus à l’aise derrière une forge que sur un cheval au grand galop.

En arrivant à une très ancienne borne en pierre couverte de mousse, Onèan poussa un cri de joie, il venait une nouvelle fois de remporter la course. Il sauta de sa monture d’un seul bond avec agilité. Il tendit les mains pour saisir sa petite sœur par la taille pour la faire descendre du cheval en toute sécurité. Le jeune homme aimait beaucoup Imjane, il serait près à faire n’importe quoi si sa sécurité était en jeu.
- Tu as encore gagné, lança la petite fille en sautant sur place.
- Tu en avais douté.
La petite fille sourit. Un nuage de poussière annonça l’arrivée d’Ekart qui pestait une nouvelle fois.
- C’est toujours pareil, cela devient lassant.
Lynaïs s’arrêta à son tour quelques instants plus tard.
- Tu sais tout comme moi qu’il est bien meilleur que nous sur un cheval, lança joyeusement la jeune fille encore grisée par la vitesse.
Les deux jeunes gens mirent pied à terre à leur tour pour rejoindre Onèan. Brom arriva enfin en poussant un grand soupir de soulagement.
- C’est enfin fini …
- En tout cas, il y en a d’autre qui ne change pas non plus, reprit Ekart, alors encore le dernier Brom.
Le Fils du forgeron lança un juron pour toute réponse.
- Allons vous deux ce n’est qu’une course, intervint Onèan, pas la peine de vous chamailler une nouvelle fois.
Lynaïs fit une mine désespérée.
- Laisse tomber Onèan, tu sais très bien que c’est deux là ne s’arrêteront jamais de se disputer, ils ne peuvent pas s’en empêcher c’est plus fort qu’eux.
Tout le monde se mit à rire, la dispute n’était plus qu’une histoire ancienne comme à chaque fois. Les quatre amis se connaissaient depuis tant d’année qu’ils leur étaient difficiles de se fâcher. Toujours soudés, quand un malheur arrivait à l’un d’entre eux, ils étaient tous la pour le soutenir et l’aider à retrouver le sourire.
Brom fit quelques pas après être descendu de sa selle, le jeune homme avait encore des crampes après cette folle cavalcade. En se retournant, il se tut soudainement en se courbant légèrement, les autres le regardèrent sans vraiment comprendre ce qui lui arrivait.
- Tu as mal au dos ? Demanda Lynaïs.
- Non se n’est pas ça.
Il baissa la voix avant de reprendre la parole.
- Pourquoi nous nous arrêtons toujours là ?
- Qui y a t-il, il y a quelque chose qui ne te plait pas ici ? Demanda Ekart sur un ton espiègle, toujours prêt à taquiner son ami.
- Nous sommes trop près de cette maudite forêt, lança le forgeron.
Brom regarda en direction des arbres, à quelques centaines de mètres du carrefour avec un air anxieux.
- De quoi as-tu donc peur, reprit Ekart, que les écureuils te sautent dessus ?
Ils se mirent à rire de la plaisanterie, mais Brom lui ne riait pas du tout.
- Les koradjis, ils peuvent nous voir et nous attaquer.
Plus personnes n’eut envi de rire sitôt les paroles prononcées par leur ami. Les koradjis étaient un des peuples de sauvages qui vivaient dans la forêt de Veraï. Mi-homme mi-loup, ils étaient de féroces guerriers, cruels et sanguinaires, de terribles histoires et rumeurs circulaient à leur sujet. Des fermes isolées proches de la forêt avaient été retrouvées saccagées avec aucunes traces des habitants, comme emportés pour être dévorés.
- Il … Il se fait tard, si nous repartions, lança Ekart soudain moins fanfaron.
- Oui tu as raison, dit Brom.
Même Lynaïs, d’habitude plus aventureuse, n’émit aucunes objections. Elle grimpa sur sa monture, imitée par ses camarades. Onèan regarda un instant la forêt, seule l’orée du bois était visible, le reste n’était que sombre inconnue. Dans le regard du jeune homme ce n’est pas la peur qui apparaissait, seulement un regard vague et plein de tristesse.
- Onèan, on y va, j’ai peur, murmura sa petite sœur dans son dos.
- Oui Imjane, nous sommes partis.

Le jeune homme fit volter sa monture et galopa à la poursuite de ses compagnons, non sans jeter un dernier coup d’œil en direction des bois qui s’éloignaient rapidement. Après une folle chevauchée et quelques raccourcis de leur connaissance, ils arrivèrent rapidement en vu de Winrya. Au sommet d’une des collines surplombant le village, les jeunes gens avaient une vision dégagée sur ce qu’ils considéraient comme leur royaume.
Nichée dans une large vallée entourée de vallons, les maisons s’étaient regroupées le long d’un carrefour formé par plusieurs routes. Le village n’avait pas une grande importance, mais il était le lieu le plus grand à une vingtaine de kilomètres à la ronde. Les fermes et hameaux alentours dépendaient de Winrya pour l’administration et la protection.
La bourgade comptait deux auberges et une taverne pour les voyageurs de passage. C’était un lieu connu pour les marchands itinérants et les habitants des villages voisins pour être toujours accueillant et ouvert. Le seigneur en charge des terres n’était autre que la famille d’Onèan, ils avaient l’autorité de l’Empereur pour gérer les conflits et protéger la région. Une dizaine de soldats s’en chargeaient, tous logés manoir de la famille du jeune homme.
Les cavaliers ralentirent leur course en prenant la route principale, ils croisèrent plusieurs personnes qui les saluèrent. La paix régnait sur cette région, tout le monde se connaissait et vivait en harmonie. Le poste de garde était occupé par deux soldats, ils hélèrent Onèan quand ils le virent arriver.
- Alors comment était la promenade ?
- Très bien Ghant, nous avons pu donner un peu d’exercices à ces bêtes.
Les soldats leur avaient laissé prendre leur monture pour les débourrer un peu.
- Laisse-nous les deux chevaux, nous les ramènerons au manoir.
Ils descendirent de selles pour en laisser deux aux gardes, Ekart avait emprunté la monture de son père et Onèan possédait la sienne. Les jeunes gens se retrouvèrent devant la forge qui était au centre du village, c’était là qu’ils se quittaient toujours. Harn Hogat, le père de Brom, les salua en les voyant arriver, son fils lui ressemblait énormément, la même carrure, les mêmes cheveux, la même allure.
Le forgeron travaillait toujours torse nu, portant seulement un tablier de cuir, de nombreuses cicatrices et brûlures étaient visibles sur son corps. Le travail de la forge pouvait comporter quelques dangers qu’il ne fallait surtout pas ignorer. Harn Hogat les apostropha quand ils arrivèrent à sa hauteur.
- La petite troupe d’inséparable est revenue, cela tombe bien, j’avais justement besoin de toi.
- Je mets mon tablier tout de suite père.
L’homme massif hocha la tête, son fils avait déjà atteint sa taille, il savait qu’il le dépasserait bientôt. Il était fier de lui, il reprendrait sa forge quand l’âge viendrait le faire s’arrêter. Harn Hogat leva soudain la tête et regarda le jeune homme et sa sœur.
- Je devais aussi te dire Onèan, j’ai vu l’un des hommes du manoir, il te cherchait, ta mère voulait te voir.
Le jeune homme poussa un soupir.
- J’en connais un qui va se prendre une correction, lança Ekart.
- Tu devrais rentrer chez toi, renchérit Lynaïs.
- Je n’ai pas le choix de toute façon.
Il salua ses camarades et remonta sur sa selle, Imjane monta derrière lui avec son aide et celle de Lynaïs. Il partit en trombe sans attendre, il connaissait assez sa mère pour savoir qu’il ne serait pas reçu avec des éloges si elle avait beaucoup attendu son retour.
Le jeune homme traversa le village au petit trot, la résidence de sa famille se trouvait en dehors de Winrya. Il ne fallait qu’une dizaine de minutes à pied pour s’y rendre depuis le bourg, un peu moins avec une monture trottinant. Il vit les hauts murs couvert de lierre qui délimitait leur propriété et bientôt ils furent en vu de leur maison.

A travers le portail ouvert, Onèan vit la bâtisse en pierre familière qui était là depuis des centaines d’année, le lierre grimpait sur les façades jusqu’à la couverture. Elle était de forme rectangulaire avec un réez de chaussée et deux étages, percés d’innombrables fenêtres aux vitres étincelantes sous le soleil. Plusieurs cheminées se dressaient sur le toit, de la fumée sortant de celle qui donnait sur la cuisine.
Tout autour de la maison principale, plusieurs bâtiments se suivaient pour former une enceinte de pierre. Il y avait les communs pour les serviteurs et la troupe de soldats, plusieurs entrepôts et greniers, une grande écurie et une petite tour de garde qui permettait de surveiller les environs.
Une agitation quotidienne régnait dans la cour dont les portes étaient toujours ouvertes. Les habitants de Winrya pouvaient venir à tout moment de la journée pour venir voir le seigneur, la famille des Terrenoir était particulièrement aimée et respectée dans les environs.
L’adolescent et sa sœur furent salués par le garde en faction à la porte, ils lui rendirent son salut en souriant. Arrivée à l’entrée des écuries, Onèan fit descendre Imjane de la monture en la prenant par la taille. Il allait emmener son cheval dans son box comme il le faisait toujours quand il vit sa mère. Elle se tenait à la porte d’entrée principale, debout, les bras croisés en signe de profond mécontentement.
Le jeune homme avala sa salive avec difficulté, il l’avait fait attendre. Un palefrenier se saisit alors des rênes de son cheval en lui prenant des mains.
- Dame Mathilde m’a demandé de m’occuper de ta monture, elle t’attend.
- J’avais remarqué, fit-il d’une voix lasse.
Onèan marcha vers la maison, sa petite sœur courut devant lui pour sauter sur leur mère en parlant sans s’arrêter. Le jeune homme vit alors toute la douceur de la noble femme. Elle était de taille moyenne, fine et élancée elle avait gardé un corps de jeune fille malgré le temps passé. Ses longs cheveux blonds étaient parfaitement brossés, retenu par un ruban bleu qui rappelait la couleur de ses yeux, les mêmes que ceux d’Onèan et de sa sœur.
Elle s’était baissée pour embrasser Imjane, son visage plein de douceur et de tendresse. Malgré son caractère parfois emporté, Dame Mathilde était une femme aimante et attentionné. Pourtant elle ne passait rien dans l’éducation de son fils, qui se sentait parfois enfermé comme un oiseau en cage.
Sa mère se releva alors pour regarder le jeune homme dans les yeux, il vit son expression changée. Elle finit par lui parler après un long instant de silence.
- Te voilà enfin, viens j’ai à te parler.
- Bien mère, répondit Onèan.
La petite fille s’empressa de les suivre, mais la femme voulait avoir un entretien seul avec son frère. Malgré ses protestations, une servante la conduisit dans sa chambre pour s’occuper d’elle en attendant. Le jeune homme marchait derrière sa mère sans prononcer un mot, il préférait attendre d’être seul avec elle pour savoir ce qu’elle voulait lui dire. Ils arrivèrent dans un petit salon silencieux où la femme aimait recevoir ses invités. Une fois la porte fermée, la femme parla aussitôt.
- Tu as encore été près de la forêt, n’est ce pas ?
- Oui, c’est là que nous sommes allés.
Onèan préféra dire la vérité sans mentir, il savait par avance qu’elle allait être la réaction de sa mère.
- Combien de fois t'ai-je dit de ne pas t’en approcher ?
- Des centaines.
- Vas-tu m’écouter à la fin.
Elle soupira.
- Si seulement ton père était encore là.
Onèan baissa les yeux, son père s’appelait Rodéric Terrenoir. Le jeune homme allait souvent à l’orée de la forêt en souvenir de son père, c’était dans ces bois qu’il avait disparu. Chevalier Protecteur aux ordres de l’Empereur, il avait conduit une expédition au cœur de la forêt de Veraï. Tous c’était mal passé, une attaque surprise avait fait tourner l’incursion au drame, seul la moitié de l’expédition était revenue, le corps de son père n’avait jamais été retrouvé.
- Je suis désolé, dit Onèan dans un murmure.
Le regard de sa mère se radoucit.
- C’est très dangereux là bas, je ne voudrais pas qu’il t’arrive malheur.
Dame Mathilde avait pleuré pendant de longs jours son mari disparu, mais elle s’était reprise pour ses enfants. Ils étaient sa seule joie de vivre et son seul réconfort, elle faisait tout pour qu’ils soient heureux et que rien ne puisse leur arriver. Le temps avait apaisé sa peine, même si le soir parfois, dans la solitude de sa chambre, ses larmes se remettaient à couler.
La femme soupira, elle ne devait pas ressasser le passé comme cela, surtout devant son fils. Elle se redressa et marcha jusqu’à la fenêtre de la pièce, son regard se porta à l’extérieur dans la cour du manoir.
- Je ne t’ai pas fait venir pour ça, je viens d’apprendre une information importante par l’un de mes amis, les examinateurs seront là dans quelques jours.
- De l’Académie ? S’empressa de demander Onèan.
Sa mère opina sans rien dire.
- Quand seront-ils là exactement, tu le sais ?
- Normalement dans trois jours, et les tests de sélection commenceront le lendemain matin, ils n’ont pas beaucoup de temps à perdre.
- Enfin, quand je vais dire ça aux autres.
Onèan ne vit pas le regard de tristesse de sa mère. Le jeune homme était trop heureux, les examinateurs de l’Académie seraient bientôt là. C’était la grande école du Conglomérat, elle était à Manilaus, la capitale, c’est là bas que l’élite était formée, dans tous les domaines, scientifiques, artistiques et militaires.
Le jeune homme allait se préparer dés maintenant, son avenir allait se jouer dans quelques jours. Il allait réussir les tests et partir à l’Académie.
Là bas, Onèan deviendra Chevalier, comme son père.
 
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Il y a 10 commentaires
Daiki le 01/08/2006 à 17:07:50
J'adoreeeeeeeeeeeeeeee!!!!!!!!
Pour l'instant le personnage que je prefere c'est Lynais!!Je suis impatiente de voir se que tu fait d'autre!!
Bisous de ton ange
Mélanie mustang le 02/08/2006 à 09:35:55
Bravo! C'est vraiment génial! J'adore ce genre d'histoires!!!! J'ai vraiment hâte de savoir la suite!!!
Trimor le 02/08/2006 à 19:45:21
Merci, je travail la suite le plus vite possible
Natane le 04/08/2006 à 11:17:32
Ton histoire est bien écrite, très intéressante et je n'ai relevé aucune faute !
Quelques petites erreurs de ponctuation mais rien de bien méchant ... Donc encore une fois : bravo
Momo1 le 09/09/2006 à 20:09:23
En effet, c'est un chapitre bien croustillant, ça !! je m'attaquerai à la suite dès que j'aurais le temps ^^
Encore bravo !!
Jupiter le 29/09/2006 à 16:54:08
bravo pour ton premeir chapitre c super je v lire la suite des que j'aile tps ( genre des que jai 1 heure car je vais tou lire d'un coup ^^ :)...) braf bravo continue
Francois22 le 31/10/2006 à 19:56:29
voila un début bien prometteur et qui donne envie de lire la suite
Alexia le 14/02/2007 à 18:59:09
Lut!
Comme je te l'avais dit, je suis venue lire ce que tu ecrivais!
Voir tes talent!
Alors franchement je trouve ça tres chouette !!
C'est un début qui donne envie de lire la suite!
Parcontre pour cela il fodra que je revienne, car j'ai envie de lire en ayant le temps!^^
En tout cas continue
Bye
alexia
Ps: Etant le 14 fevrier, je souhaite une bonne st valentin a tous!
Titedidine80 le 26/06/2007 à 19:41:13
hi hi... j'aime beaucoup Tu peux être sûr que je vais lire la suite dans les jours prochains ^_^
Yuffie le 01/10/2007 à 11:46:51
Encore une histoire géniale

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