Fan fics : saiyuki
Thème : death fic – one shot
SAIYUKI : comment pété une série avec un papier et un crayon ! «Bonne nuit »
Personnages : hakkai-loupiote
Lieu : notre monde à nous lecteurs et auteurs
« Bonne nuit. Le meilleur que je puisse te souhaiter c’est que tu rêves d’Hakkai et que comme dans les films il sorte de ton rêve et vienne t’emmener. »
C’était un jour comme un autre! Une belle matinée de printemps d’après les chansons qui passaient en boucle sur la radio poussé à fond. Une journée maussade et pluvieuse en perspective pour Loupiote. Tout le monde était partit à un festival ce qui n’étais pas sa tasse de thé…Elle avait préféré passé sa matinée au lit.
Elle avait fait un rêve bien étrange, comme toutes ces histoires fantastiques qui commencent par un rêve sa journée commençait par un songe. Un drôle de rêve…Elle avait rêvé que Cho Hakkai, son personnage préféré de Saiyuki, sortait de son illusion nocturne et lui tendait la main et là… réveil. Elle regarda d’un air mauvais le dit objet et siffla quelques insultes lui étant adressé entre ses dents.
Elle sortit de sa chambre et se dirigea vers la salle de bain. Il était beau…Non pas le carrelage ou le mur, encore moins son songe non…Il était beau Cho Hakkai. Et encore plus sublime dans son rêve ! Elle pris ses affaires de rechange, s’enroula dans une serviette et passa sa main dans la douche pour la démarrer tandis qu’elle poussé le tapis anti-dérapant du lavabo vers la cabine. Soudain elle remarqua un détail inhabituel…Elle n’entendais pas le bruit de l’eau qui claque contre le sol blanc de la douche. Elle quitta des yeux le tapis et poussa un hurlement de surprise. Une forme humaine était allongée là sous la douche.
Un meurtre ! On avait tué quelqu’un dans sa douche et le meurtrier étant pour la parité avait décidé de recréer psychose avec dans le rôle du cadavre un homme. Toujours en serviette, elle s’approcha doucement de la douche et ouvrit d’un grand coup la porte de la cabine en faisant un bond arrière au cas où. Ce geste se révéla inutile car le jeune homme était complètement immobile, l’eau se déversant sur lui mouillé ses habits et ses cheveux qui s’égoutté. Pas la moindre trace de sang. Partager entre le soulagement et la déception (elle aurait pu raconter à ses amies quelle avait trouvé un cadavre dans sa douche tel une policière de film) elle observa longuement le « corps ». Le jeune homme avait des cheveux noirs mi-long, des traits assez fins et des habits plutôt singuliers. Loupiote attrapa sa paire de lunette qu’elle avait posé sur le lavabo et cria à nouveau de stupeur. C’était Hakkai ! La réplique parfaite du beau jeune homme version humaine, taille réelle, en couleur et…vivante ! Finalement oublié l’histoire du cadavre !
Loupiote fit une rapide prière de remerciements devant ce cadeau tombé du ciel et qui s’était égaré dans sa douche ! Elle s’approcha du jeune homme et coupa l’eau. C’était saisissant…C’était vraiment Hakkai ! Cho Hakkai un des personnages principaux de Saiyuki ! Tout en soulevant les mèches trempés qui cachait son visage elle se demanda comment cela était possible…Hakkai était un personnage imaginaire, il n‘existait pas vraiment et même s’il existait quelqu’un au monde qui lui ressemblait, la dîtes personne n’avait pas a se trouvé inconsciente en plein milieu de sa douche.
Un sursaut du jeune homme l’interrompit dans ses pensées et elle enleva précipitamment sa main. Peut-être rêvait-elle…Dans ce cas elle adorerait que son poster de Jude Law se matérialise en se faisant appelé Logan. Mais quand même, nous ne sommes pas censé sentir l’eau coulait sur nos doigts dans un rêve…
Le jeune homme se redressa en se massant la nuque et après quelques instants hagards il regarda Loupiote mi-surpris, mi-rassuré.
Jeune homme : Loupiote…Qu’est-ce que je fais dans la douche ? conclut-il sur un sourire fatigué.
Loupiote resta prostré quelques secondes avant de réalisé ce qui venait de se passer. En plus d’être habillé comme Hakkai, d’avoir les traits d’Hakkai, le jeune homme parlé comme lui, réagissait comme lui et…avait ses magnifiques yeux verts !
Loupiote : Hein ?
Jeune homme : Tu ne sais vraiment pas ce que je fais dans ta douche… ?
Autre chose…Il fallait absolument qu’il arrête de sourire comme ça parce que c’était une incitation à la débauche ! Déjà sur papier mais là ça faisait explosé tous les records. Le guiness book n’avait qu’à bien se tenir.
Loupiote : … Hakkai ?
Hakkai : Oui ?
Loupiote : C’est vraiment toi ?
Hakkai : Oui je crois que je suis moi ria-t-il.
Il y avait quelque chose qui cloché dans tous ça…En dehors du fait que Hakkai n’était pas réelle ce qui lui semblait quand même la raison majeur. Elle regarda autour d’elle et sortit précipitamment de la salle de bain. Elle commença à faire tout le tour de la maison puis retourna rapidement dans la salle d’eau où elle retrouva Hakkai sortit de la douche et tentant tant bien que mal de s’essoré les cheveux.
Loupiote : Allez c’est pas drôle elles sont où les caméras ?!
Hakkai : Les caméras ?
Il à l’air d’être plutôt dans le cirage…
Loupiote : Ca-mé-ras ! Fit-elle en imitant un caméraman.
Hakkai : Je ne vois pas désolé répondit-il avec un sourire gêné.
Loupiote : C’est pas la peine tu as oublié la demi lunette ! Allez le cosplayeur du balai !
Hakkai : Cosplayeur ?
Il comprend rien ma parole…
Hakkai : Quant à mon monocle je l’ai dans ma poche mais il s’est brisé…Sur ces mots il sortit son verre qui était effectivement fissuré.
Loupiote : Ca prouve rien d’abord ! Non aucune chance ! Tu ne peux pas être Hakkai !
Hakkai : Alors qui suis-je si je ne suis pas moi ?
Loupiote : Rien à foutre ! C’est pas mon problème et sortez maintenant stupides caméras ! Hurla-t-elle en tournant sur elle-même dans la pièce.
Hakkai : Fais attention Loupiote ça glisse !
Loupiote : Arrête de te comporter comme lui ! C’est dégueulasse de me faire prendre mes rêves pour la réalité !
Hakkai : Rêve…
Le jeune homme sortit subitement de la salle de bain.
Loupiote : Et tu vas où ? C’est ma chambre ! Reviens tout de suite ! hurla-t-elle oubliant qu’elle lui avait demandé de sortir il y a quelques secondes.
Hakkai : Je ne comprends pas…Pourquoi ça a raté ?
Loupiote : C’est normal c’était pas drôle comme blague !
Hakkai : Non…je ne parle pas de…Il vit un volume de Saiyuki posé en vrac à côté du lit. Il le prit dans ses mains et le regarda interdit pendant un long moment.
Loupiote avait arrêté de crier, il ressemblait vraiment beaucoup à Hakkai…Il avait vraiment l’air perdu.
Et si c’était vraiment Hakkai ?
Cette pensée qu’elle avait eue et qu’elle avait boutée hors de son cerveau revint à son esprit. Comme une amie bafoué qui vous demande des comptes. Elle décida de laisser rentrer son amie pour avoir une explication avec elle. Elle tendit la main vers la porte…
Hakkai sursauta lorsque les doigts de Loupiote effleurèrent sa joue. Aussitôt la jeune fille rétracta sa main, rougissant de ce qu’elle avait osé faire.
Hakkai : Saiyuki…murmura-t-il en fixant le visage de Loupiote d’un air perdu.
Il ressemble vraiment à Hakkai ce sale cosplayeur !
A cette pensée elle retrouva tout son aplomb et poussa légèrement le jeune homme.
Loupiote : C’est bon lâches moi avec Saiyuki et casse-toi !
Hakkai : C’est pour ça…Il sourit à Loupiote chaleureusement sans obtempérais le moins du monde. Je crois qu’il faut que je t’explique mais…tu n’as pas froid ?
Elle le regarda quelque instants interdite le temps qu’elle analyse ce qu’il venait de lui dire puis se souvint qu’elle était …en serviette.
Loupiote : Espèce d’obsédé sexuelle ! Pervers !
Ce n’est pas Hakkai ! Ce n’est pas Hakkai ! Alors comme c’est pas Hakkai je peux lui dire ça !
Hakkai : Calme toi… tu crois que je te poserais la question si j’étais un…pervers ?
C’est vraiment Hakkai…Le saulaud c’est un comédien professionnel ou quoi ?
Loupiote : Tu m’énerves !
Il avait raison, il ressemblait à Hakkai et elle venait de se faire remettre à sa place…Il l’énervait vraiment ! Elle retourna s’habillé dans la salle de bain , les nerfs à vifs. Pour qui se prenait-il ce petit con ? Depuis quand on imité Hakkai comme ça ? Et qu’est-ce qu’il faisait dans sa douche ? Bien décidé à avoir des réponses à ses questions elle entra comme une furie dans sa chambre.
Loupiote : Encore là ?
Les caméras, l’acteur professionnel…Ca revient cher la farce !
Hakkai : Je ne vois pas où je pourrais aller …
C’est mal partit pour les réponses…
Loupiote : Et puis lâche mon Saiyuki !
Hakkai : Ce livre ?
L’énervement gagna Loupiote et elle fonça sur le brun en balayant d’un geste violent le manga qui vint s’écraser à terre.
Loupiote : Oui ! Ce manga !
Hakkai : Alors…Nous sommes dans un « manga »…
Loupiote : Qui nous ?
« Hakkai » leva des yeux interrogateurs vers Loupiote avant de reposer un regard amusé sur le livre qui gisait au sol.
Hakkai : Nous…Gojyo, Goku, Sanzo et…moi.
L’adolescente qui avait suivit le regard emprunt de vert de son mystérieux invité alla chercher son manga et le ramassa, décornant quelques pages quand…elle vit quelque chose de peu commun. Toutes les cases où paraissait Hakkai était vide où entrain de s’effacer remplacer par des interventions de Goku, Sanzo ou Gojyo. Furieuse et en proie à l’incompréhension du phénomène elle se jeta sur Hakkai en hurlant au sacrilège d’avoir détérioré ses Saiyuki.
Hakkai : Calme toi voyons Loupiote ! Puisque je te dis que ce n’est pas moi !
Loupiote : Alors comment ça se fait !
Suivant de nouveau le regard d’Hakkai qui s’était fait sentir sur sa bibliothèque elle resta blême de surprise en voyant ses volumes de Saiyuki disparaîtrent doucement jusqu’au 3e. La jeune fille se précipita sur le volume en question mais le lâcha bien vite de stupeur en voyant marqué sur la dernière page le « FIN » tant redouté depuis 9 volumes par tous les fans. Plus de volume 4, 5, 6, 7, 8 ou même 9. Plus de Hakkai, de monocle, de sourire…
Ca revient cher les effets spéciaux pour que ce soit une simple blague…
Hakkai : Je crois que…j’ai un petit problème…
Les paroles de Cho Hakkai la sortirent de sa réflexion. Cho Hakkai, elle en était sûr maintenant c’était bien lui ! Il était trop « parfaitement lui » pour être une simple imitation : cette homme idéal parfait par ses imperfections, ce bel humain aux yeux verts purs.
Loupiote : Hakkai…
Elle avait envie de pleurer partagé entre la déconcertation et la joie. Car elle réalisait que ce qu’elle désiré le plus au monde venait de prendre forme devant elle, que le rêve le plus fou qu’elle est jamais fait venait de devenir réalité…Sa réalité.
Loupiote : Hakkai…
Hakkai : Oui. Il lui sourit comme pour la rassurer. Je sais que c’est difficile à croire moi même je n’y crois pas vraiment…
Loupiote : Hakkai …
J’arrive pas à dire autre chose merde…
Répéter son nom et que quelqu’un lui réponde. Elle n’aurait pas cru ça un jour possible. Le yokais s’approcha doucement d’elle et l’entoura de ses bras. Elle ne pouvait s’arrêter de sangloter tandis qu’il la ramenait et la faisait asseoir sur son lit. Après quelques minutes elle se remis du choc et osa regarder Hakkai qui lui adressa un sourire rassurant.
Loupiote : Comment…
Hakkai : C’est à cause de ton rêve…
Loupiote : Mon rêve…Celui que j’ai fait cette nuit ?
Cela était surréaliste. Elle se serait cru dans une comédie romantique sans grande ambition scénaristique où l’héroïne déjà sous le charme du héros se demande que faire … sauf que même si le début semblait féerique, la suite l’étais beaucoup moins.
Hakkai : Oui…Moi aussi je dormais et j’ai rêvé de toi. Tu essayais d’attraper ma main et…Je me suis réveillé dans ta douche…C’est assez curieux comme réveil non ?
Loupiote : Oui assez surtout que tu ne paraissais pas spécialement traumatisé de te retrouver en face de moi !
Hakkai : Oui maintenant que j’y pense…C’est tellement étrange que tu te sois matérialisé devant moi !
Comment ça ? JE me suis matérialisé ?
« On est rentrés »
Loupiote n’eut pas le temps de réagir, de cacher Hakkai dans un placard, de le mettre derrière la porte, ni même de quitter ses bras lorsque sa mère ouvrit la porte de sa chambre.
Le silence se fit lorsque la mère de celle-ci, les yeux exorbités par la surprise de trouver sa fille dans les bras d’un homme plus âgé et habillé de façon certes peu commune s’arrêta cloué sur place la main encore sur la poignée.
Mère : Tu m’expliques ?
Loupiote : Maman je…euh…
Il est sortit de mon rêve et s’est retrouvé dans la douche…Tadam ! Normal non ? Mais je ne peux pas lui raconter ça !!!!
Mère : Mais encore…
Euh…Ben quoi ! Ce serait plutôt a moi de t’en vouloir d’avoir cassé le moment romantique…qui allait subvenir ! Oui c’était pas ce qu’il y a de plus romantique pour l’instant…Roh mais à quoi je pense !
Hakkai : Excuser moi madame je crois qu’il y a un malentendu…
Mère : Vraiment ?
Argh et en plus elle est cynique !
Hakkai : Je passais dans les environs quand j’ai eu un malaise…Alors j’ai sonné pour demander à Loupiote de m’aider.
Mère : Et en prenant votre douche vous avez oublié d’enlever vos vêtements…
Autant je bénis Hakkai de mentir si bien autant je maudis ma mère d’être aussi peu gourde !
Hakkai : On va dire que je n’ai pas vraiment eu le temps effectivement de me déshabiller quand Loupiote m’a mis sous la douche pour faire tomber la fièvre. Il conclut ses explications sur un sourire qui apaisa la méfiance de la mère de Loupiote et elle regarda sa fille dans les yeux visiblement plus apaisés qu’il n’y a quelques secondes.
Mère : Tu as quelque chose à ajouter sur le fait que tu sois dans ses bras ?
C’était trop beau…
Loupiote : Je vérifiais qu’il … ne s’était pas blessé…en tombant…dans…les esc…euh non la douche ! Ouais la douche…Go to the bathroom!
Mère : Essaye pas de m’embrouiller avec de l’anglais ! Et va chercher des habits à ton ami après la fièvre il va attraper un rhume…
Sur ce elle ferma la porte en adressant un sourire poli mais froid à son invité imposé. Loupiote déglutit difficilement et regarda Hakkai qui souriait gêné…D’ailleurs était-il besoin de préciser que chaque secondes qu’il passait sur cette Terre que ce soit la notre ou celle de Togenkyo était accompagné d’un sourire. Elle resta quelques secondes a contemplé ses yeux verts avant de se relevé brutalement.
Loupiote : Habit…armoire…Chambre de mon frère…Vais…J’y vais…
Hakkai : D’accord. Je t’attends.
Loupiote ferma brusquement la porte et se dirigea dans la chambre de son frère. Bien que son frère soit majeur il revenait souvent à la maison le week-end et avait toujours la moitié et même une bonne moitié de ses affaires dans la maison familiale. La jeune fille commença donc a fouiller dans ses affaires, rien de bien exceptionnel elle lavait le linge de la maisonnée de temps en temps alors ce n’était pas une paire de caleçons qui allait l’impressionner…Au fait jusqu’à quel point était mouillé Hakkai ?
Elle secoua la tête en marmonnant des phrases incompréhensibles pour le monde des humains. En réalisant que c’était Hakkai qu’elle tenait dans ses bras Loupiote avait eu un accès de timidité et s’était rapidement éloigné du beau jeune homme.
Moche, moche, moche, ignoble, immettable, moche, moche…
Bizarrement quand il s’agissait d’Hakkai les plus belles chemises de son frère paraissaient fade. Après avoir retourné tout les placards, tiroirs et commodes de son frère elle s’assit sur son lit déconcerté…Maintenant elle allait devoir tout ranger…Elle sortit son kit main libre et le connecta à son téléphone tandis qu’elle appelait l’un des premiers numéro des on répertoire.
« Allô ? »
Loupiote : Blue c’est moi.
Blue : Loupiote ! Comment ça va ?
Loupiote : Bien, bien…Faut absolument que je te raconte quelque chose !
Blue : Attention qu’est-ce que tu as encore fait… ?
Loupiote attrapa une chemise et la mit en vrac en pensant que ce n’était pas elle qui avait fait le plus gros du travail sur ce coup là.
Loupiote : Hakkai s’est matérialisé dans ma douche !
Blue : Qui ?
Loupiote : Hakkai !
Blue : Connais pas…C’est japonais comme nom ça non ?
Loupiote resta muette de stupéfaction. Blue était sans doute avec Cendre les deux personnes de son entourage les mieux calé sur Saiyuki. Du nom des lieux aux passés des personnages en passant par les analyses d’image et le téléchargement de musique, oui, elle étaient même plus que calé. Alors si Blue ne voyait pas qui était Hakkai !
Loupiote : Comment as-tu pu oublier !!!!!! HAKKAI ! Brun, un sourire à tomber, de magnifiques yeux verts ! Saiyuki quoi ! Goku ! Attends t’as pas pu oublié GOKU !
Blue : Mais de quoi tu me parles ! Y a aucun manga qui s’appel Saiyuki à ma connaissance…
Réveillez-moi je fais un terrible cauchemar…
Loupiote : GENSOMADEN SAIYUKI ! Pitié Blue dis moi que tu connais !
Blue : Me crever les tympans ne m’aidera pas à retrouver la mémoire…Je te dis que je ne connais pas mais t’es sûr que ça va ?
Qu’est-ce qui se passe…
Loupiote : Oui tout va bien…
Blue : Et c’est quoi cette histoire de matérialisation ?
Pas la peine de discuter elle ne se rappelle rien !
Loupiote : Ri…rien…
Blue : Loupiote ?
Loupiote : Je te rappel…
Blue : Pas la peine explique moi ça Samedi! Mais t’es sûr que ça va?
Loupiote : Ouais…Bisous…
Blue : Bye!
Le bruit du téléphone qu’on raccroche retentit dans le kit main libre. Aussitôt elle appela Cendre. C’était pas possible il y avait un problème quelque part…
« Salut c’est Cendre je ne suis pas disponible pour le moment mais laissez moi un message après le bip sonore et je vous rappellerais ! Vive kshhhhhhhhhhhhhhhhhh »
Loupiote eu un arrêt. Elle connaissait la messagerie de Cendre et à la fin de chaque message la jeune fille crier « Vive Saiyuki !». Elle rappela à nouveau, à nouveau 6 bip puis la messagerie
«…et je vous rappellerais ! Vive kshhhhhhhhhhhhhhhhhh »
Loupiote, les vêtements de son frère dans les bras, se précipita dans sa chambre. Hakkai était toujours là, assis sur son lit il n’avait pas bougé.
Loupiote : Elles ne se souviennent pas !
Hakkai : Attends explique-moi s’il te plaît !
Loupiote : Mes amies…elles ne se souviennent pas de toi !
~°~
« Oh mon Dieu qu’est-ce qui s’est passé ? »
« Un accident de voiture »
« Mademoiselle vous nous entendez ? »
« Mon dieu elle saigne partout ! »
« Elle s’est jeté sous ma voiture ! »
« Laissez passer…Laissez nous faire notre travail s’il vous plaît ! »
« Mademoiselle serrez moi la main si vous m’entendez ! »
« C’est quoi ce téléphone qui n’arrête pas de sonné ? »
« C’est le sien. »
« Eteignez-le ! »
« Elle perd beaucoup de sang il faut la transporté aux urgences ! »
« Emoragie interne ! »
« Où ? »
« Au niveau des côtes ! »
« Je ne l’avais pas vu ! Je vous jure je n’ai pas fait exprès !»
« On sait monsieur on sait ! »
« Vite on l’emmène ! Démarre Yoann ! »
« Mademoiselle on vous emmène à l’hôpital ! Restez avec nous »
« Oh mademoiselle ! »
« Merde on la perd ! »
~°~
Loupiote : Je te dis qu’elles ne se souviennent pas de toi !
Hakkai : Comment est-ce…Je crois que j’ai compris. dit-il en fixant à nouveau la bibliothèque.
La jeune fille s’assit alors complètement hébété. Une fois de plus ses Saiyuki disparaissaient devant elle.
Loupiote : Tu m’expliques parce que là je sature…lui dit-elle en tendant les vêtements qu’elle était allé chercher
Hakkai : Tu veux bien te retourner ?
Loupiote : … Ouais.
A contre-cœur elle s’exécuta. Il y avait des limites à la timidité masculine et le petit intermède vestimentaire l’avait aidé à retrouver tout son aplomb.
Hakkai : Je crois que le fait que j’ai…changé de « monde », si l’on puit dire, à changé le cour de l’histoire de tes mangas…Et vu qu’ils continuent à disparaître…Goku, Gojyo et Sanzo doivent être…
Loupiote : Dans ce monde ci…
Hakkai : …morts…
Par ma faute…
La jeune fille se retourna violemment et fit face à Hakkai.
Morts ? Non ! Pas eux !
Loupiote : C’est impossible !
Hakkai : Si ça l’ai mais tu ne veux pas l’envisager. Le visage d’Hakkai s’assombris et ses yeux se firent fuyants. Moi aussi j’aimerais ne pas avoir à l’envisagé.
Loupiote esquissa un geste de réconfort vers le bel homme aux yeux verts mais une fois de plus elle se rétracta devant la réaction de surprise d’Hakkai lorsque ses doigts avaient effleurés sa joue. C’était un peu injuste, enfin elle pouvait le toucher, enfin elle pouvait entendre le son de sa voix mais lui, il refusait qu’elle l’approche. C’était même trop injuste ! Devant elle, une chemise beige sur ses épaules et un jean bleu clair en guise de pantalon l’ancien humain se pencha arborant un sourire rassurant.
Hakkai lui était assez déconcerté. Changer de monde était une chose mais en repartir en était une autre et en voyant les Saiyuki disparaître il avait eu un pincement au cœur. Comment ferais-t-il maintenant dans ce monde ?
Hakkai : Mais j’espère que c’est toi qui a raison.
Loupiote ne savait pas vraiment que croire. Car si Hakkai était là devant elle, ses amies avaient totalement oubliés l’existence des trois autres bishonens jusqu’au nom du manga. Toute les choses construites sur Saiyuki c’était volatilisé du manga à la plus simple phrase comportant ce nom. C’était…écœurant.
Loupiote : Mais pourquoi si subitement ! Pourquoi t’apparais aujourd’hui seulement !
Depuis le temps que je t’attends.
Hakkai : Je t’avoue honnêtement que je n’en sais pas plus que toi..
Il parcouru des yeux la pièce. Il était malgré tout mal à l’aise depuis son réveil.
La demoiselle jeta un coup d’œil rapide à l’horloge et se leva précipitamment.
Loupiote : Ma mère arrive toujours 30 minutes avant le reste de la famille, il nous 5 minutes pour filer !
Hakkai : Filer ?
Loupiote : J’ai pas envie que mon père me serve les discours sur les relations garçons-filles devant toi…
Hakkai : Ah je comprends.
Loupiote pris une grande inspiration et descendit en trombe les escaliers tirant Hakkai par la manche.
Loupiote : M’man je vais acheter du lait !
Elle n’entendit pas la réponse qu’elle claqué la porte d’entrée et accélérait le pas pour tourner le plus vite possible au coin de la rue.
Loupiote : … Sauvé !
Hakkai : Tu as une façon bien particulière de quitter ta maison…
Loupiote : Oh ça va ! Ca nous évite d’avoir…tous les deux…des comptes à rendre.
Hakkai : Si tu le dis c’est toi qui voit je ne connais pas ici…
Loupiote : Oui…je sais.
Tandis qu’il observait les environs, c’est lui que Loupiote observait. Elle ne pouvait détacher son regard de lui. Il respirait le calme et la douceur. Ses yeux seules trahissait une inquiétude qu’il dissimulé depuis déjà quelques heures, ses beaux yeux verts si hypnotisant. A nouveau, sans réfléchir, Loupiote écarta les mèches de cheveux d’Hakkai et les mis derrière son oreille. Après cela elle fut à nouveau le centre d’attention du jeune homme qui avait sourit en surprenant cette air fasciné qu’elle avait lorsqu’elle regardait ses cheveux. Hakkai aussi était surpris, surpris de ce monde où la technologie était partout, où presque aucune forêt ne paraissait avoir survécu, où personne ne s’adressait la parole sauf ceux qui se connaissait déjà, et surtout où aucun yokais n’existait. Ou lui même n’avait pas sa place. Combien de temps il allait rester ? Comment il allait faire ? Et avait-il ne serait-ce qu’un espoir de rentrer à Togenkyo un jour ? Ce monde n’avait-il pas tout simplement disparus avec tout ceux qui le composé ?
Gojyo, Goku, Sanzo…Même le souvenir de Kanan…
Loupiote : Viens on va acheter de quoi manger tu dois avoir faim !
Hakkai : Oui un peu.
Après quelques minutes de marche ils arrivèrent à une petite supérette. La gérante était une vieille dame sénile et un peu folle qui détestaient les animaux et les adolescents. Mais ça Loupiote n’en avait rien à faire ! Elle ne voulais en aucun cas laisser Hakkai mourir de faim, elle se l’était promis, elle l’avait trop longtemps attendu pour laisser Hakkai manquer de quoi que ce soit.
Il n’avait jamais vu de pareil magasin, toutes cette abondance, toutes ces choses inconnues recouvertes de papier, de plastique, de film transparent…Les emballages avait les couleurs de l’argent ou de l’or, les seules aliments qui était visible et sans emballage était des fruits et légumes dont il ne connaissait pas la moitié….Tout cela était surréaliste. Hakkai se sentait mal dans ce magasin, c’était comme un choc entre lui et ce monde. Trop de choses qu’il ne comprenait pas, trop de choses qu’il ne connaissait pas.
« Au secours ! »
Hakkai fit volte face et repartit à l’autre bout du magasin sous les cris terrorisé de Loupiote qui lui hurlait de rester là. Alors la violence aussi existait dans ce monde ! Une fois arrivait du côté de la caisse il vit la petite vieille se faire agressé par un homme habillé de noir qui portait une capuche qui dissimulait son visage. Il l’a menacé de son arme et elle donnait tremblante tout l’argent de sa caisse.
Hakkai : Vous devriez arrêter maintenant !
Voleur : De quoi tu te mêles toi ! A terre sinon je te bute !
Il menaça Hakkai de son arme mais cela n’effraya pas le jeune homme. Il était habitué à se faire menacer par une horde de yokais déchaîné et rit presque de trouver enfin un point commun entre les deux mondes.
Voleur : Tu vas crever !
Sur ce il tira sur Hakkai qui généra une barrière spirituel…
Ou plutôt voulu. La balle écorcha son épaule. A cause de sa surprise de n’avoir rien pu générer grâce à son Ki l’ancien humain n’avait pas penser à esquiver.
Comment se fait-il que je ne puisse plus…
Le voleur tira une nouvelle fois sur Hakkai mais cette fois ce dernier évita grâce à l’intervention de Loupiote qui le tira derrière un rayon.
Loupiote : Mais qu’est-ce qui t’as pris ?
Hakkai : Elle avait besoin d’aide !
Loupiote : Laisse la police faire son job !
Hakkai : La police ?
Je ne peux même pas protéger quelqu’un ? Je n’ai pas à le faire ?
Loupiote : Ce sont des gens qui sont là pour ça !
C’est vrai…C’est un autre monde…Mais si je ne peux pas utilisé mon Ki…
Loupiote : Ne te mets plus en danger ! S’il te plaît !
Comment je vais faire pour la protéger ?
Hakkai porta sa main à la joue de Loupiote lorsqu’une balle explosa un paquet de chips non loin d’eux. Le délinquant avait vidé son chargeur à l’endroit où se trouver Hakkai il y a quelques instants. Des sirènes se firent entendre et des cris. Les policiers entrèrent en hurlant de poser son arme au braqueur qui s’exécuta. Hakkai attrapa alors Loupiote et la serra contre lui pour la protéger tandis qu’il se jetaient à terre en entendant les échanges de coups de feux.
« Il y en a encore un derrière les rayons ! Ils étaient deux ! »
En quelques minutes une dizaine de policier avaient leurs armes braquées sur Hakkai.
Hakkai : Qu’est-ce qui se passe ?
Policier : Tu es en état d’arrestation !
Loupiote : Il n’a rien fait !
Policier 2 : Ne vous mêlez pas de ça mademoiselle !
Policier : Les mains sur la tête !
Loupiote : Mais pourquoi vous l’arrêtez ?
Policier 2 : La dame a dit qu’il y avait deux braqueurs…maintenant reculez vous dit-il en l’empoignant et en l’éloignant. En voyant cela Hakkai se releva et se débattit au milieu des flics qui essayaient de le maîtriser.
Hakkai : Laissez là ! Lâchez là tout de suite !
Je dois la protéger !
« J’ai dis à terre ! »
Hakkai fut plaqué sur le sol par cinq à six policiers qui lui passèrent les menottes. Ecrasé et immobilisé au sol il hurlait intérieurement de rage.
Pourquoi je suis si faible ?! Pourquoi je ne peux pas la protéger ?!
La violence de l’arrestation dépassé tout ce que Loupiote avait pu voir. Elle avait beau hurler que c’était une erreur personne ne l’écoutait. Le regard d’Hakkai avait changé, la rage de se faire maîtriser et le dégoût de ne pas avoir protéger la jeune fille se lisaient maintenant dans ses pupilles émeraudes. La tête baissé et sans ménagement il fût emmené par les policiers. Ses pieds buté dans le trottoir, sonné et peu habitué à la cadence qu’on lui imposait, le corps d’Hakkai fatigué. A l’approche de la voiture Hakkai se débattit à nouveau. Rien, il ne connaissait rien de cette « police » une fois qu’il serait dans cette voiture…Qu’allait-il se passer ? Ils allaient le torturer ? L’enfermé ? Le tuer ? Il l’enfournèrent avec force et violence à l’arrière de la voiture et verrouillèrent les portières. Loupiote échappa à l’attention du policier qui l’avait éloigné et se précipita sur la voiture en essayant d’ouvrir la portière.
Il n’a pas de papier ! Il n’a pas connaissance de ce monde ! Ils vont l’enfermer et je ne pourrais plus jamais le revoir !
Bien vite des flics l’éloignèrent de la voiture qui démarrait.
Loupiote : Hakkai ! Hakkai ! Je viendrais te chercher ! Je ne te laisserais pas tomber ! Hakkai ! HAKKAI !
Elle tapait à la portière folle de rage. C’était injuste il n’avait rien fait ! Elle l’avait enfin trouvé elle ne supporterais pas d’être séparé de lui. Elle s’était promise qu’il ne manquerait de rien. Le jeune homme se redressa sur la banquette avant de sourire à Loupiote. Jamais un sourire ne fit aussi mal à la jeune fille. Les yeux verts de l’ancien humain s’éloignèrent alors que la voiture de police descendait la rue. Loupiote hurlé tout ce qu’elle pouvait comme si crier le ferait revenir !
Elle avait tant rêvé de lui ! Tant espérer d’un espoir aveugle et idiot qu’il apparaisse devant elle et maintenant on le lui prenait tous ça à cause…
Loupiote : Espèce de vieille conne ! Pourquoi t’as menti ?! Il était venu t’aider !
Policier : Arrêtez maintenant c’est ridicule !
Non ce n’est pas ridicule ! Ce n’est pas moi qui l’est !
Vieille : Lui ! Venir m’aider ! Je suis sûr que c’était une feinte et qu’il m’aurait demandé une récompense ! Plus personne ne vient en aide aux vieux gratuitement.
Le silence se fît. Un du policier présent pendant l’interpellation s’approcha de la vieille femme.
Policier 2 : Alors il ne vous a pas attaqué ?
Vieille : C’est tout comme !
Loupiote : Je vais la tuer lâchez moi je vais la tuer !!
Sale conne ! Je vais te détruire !
Le policier se dirigea alors vers ses collègues, discuta quelques secondes et embarqua une cassette où était inscrit en gros SURVEILLANCE dessus.
Policier : Mademoiselle, nous allons vérifiez sur cette casette et nous le libérons s’il n’a rien à se reprocher !
Loupiote : Mais vous ne comprenez pas il est perdu sans moi !
Policier 2 : Criez et vous énervez ne sert à rien…Venais au poste dans 2 heures nous vous auditionnerons.
Loupiote : Non je veux y allez maintenant !!
Je ne veux pas être séparé une minute de plus de lui…
Policier : Allez emmenons la…De toute façon faudra bien faire ça un jour ou l’autre.
Policier 2 : Bon d’accord mais vous restez calme…
Loupiote : D’accord.
Elle monta dans la voiture en priant pour que Hakkai aille bien.
~°~
Les deux jeunes hommes étaient entrain de paresser dans l’eau lorsqu’une jeune fille attira leur attention. Celle-ci en maillot de bain de pièce venait de plonger dans l’eau chlorée du bassin avec beaucoup de grâce.
« - Pas moche !
- Même belle !
- En tout cas elle a la classe quand elle plonge !
- Tout doux elle est pour moi !
- Et pourquoi ?
- Parce que t’as une copine…
- Pas faux.
- Je l’accoste dès qu’elle refait surface !
- J’espère que t’es bon en apnée parce qu’elle à l’air d’avoir un sacré souffle
- Elle ne remonte pas.
- J’avais vu.
- Nan mais personne ne peux rester si longtemps sous l’eau !
- Putain elle se noie la conne !
Les deux jeunes garçons n’eurent pas le temps de se précipiter pour secourir la jeune fille qu’un des maîtres nageurs présent sur le bord abandonna sa conversation avec une pin up pour se précipiter à l’eau.
~°~
Cela faisait deux bonnes demi heures qu’il attendait le dos collé contre la paroi de sa cellule. Cette cellule évoqué en lui des souvenirs qui lui étaient douloureux.
Alors ça fait ça d’être en prison Kanan…
Il ferma les yeux pour mieux occulté ce souvenir et se concentré sur le présent. La police l’avait arrêté, mis en prison, et ordonné de se calmer. Il avait passé la première demi-heure à examiner les lieux. Aucun moyen de s’évader. Il avait vu passé des « drogués » comme il les appelait, des gens au comportement étrange et malsain, des « tueurs » qui riaient en racontant leurs crimes et des voleurs qui hurlaient à l’erreur judiciaire. Hakkai se demanda comment il allait s’en sortir et espéra qu’aucun d’entre eux ne soit au courant de son passé par quelques moyens que ce soit car lui aussi était un…tueur.
A nouveau il ferma les yeux. Il revit Loupiote qui essayait de le faire sortir de la voiture et qui hurlait en frappant à la vitre. Cette image ne lui rappelait que trop ce sentiment qu’il avait eu.
Ce sentiment d’impuissance lorsque Kanan s’est tué…
Les mêmes gestes, les mêmes mots…Le même mal être…
« Hakkai ! Hakkai ! Je viendrais te chercher ! Je ne te laisserais pas tomber ! Hakkai ! HAKKAI ! »
Déboussolé, il regarda sa main un instant. Cette main sanglante qui avait tué tellement de personnes et qui maintenant était une simple main incapable de générer la moindre énergie…Soudain il remarqua qu’elle devenait de plus en plus pâle, presque translucide, prête à disp…
Policier : Hey toi !
Hakkai sursauta et quitta des yeux sa main pour se tourner vers le policier.
Hakkai : Oui ?
Policier : Viens avec moi !
Docilement et sans faire de vague le jeune homme obéit et entra dans un bureau. On l’invita à s’asseoir en face d’un homme plus âgé que touts ceux qu’il avait vu jusqu’ici. L’homme le dévisagea avant de prendre la parole.
Commissaire : Vous savez pourquoi vous êtes ici ?
Hakkai : Non.
Commissaire : Vous n’avez pas une petite idée ?
Hakkai : De la raison pour laquelle vous vous en êtes pris à moi et à mon amie ? Non désolé.
Le commissaire de police le regarda quelques instants avant de rire de bon cœur.
Commissaire : Ne soyez pas comme ça sur la défensive mon jeune ami ! C’est un regrettable erreur induite par cette vieille folle de gérante…Celle-là vraiment. Bref nous avons visionné les vidéos des caméras de surveillance.
Encore des caméras…
Hakkai : Et ?
Commissaire : Quelle question cela vous a innocenté ! Mais nous aimerions prendre votre déposition à titre de témoin !
Hakkai regarda l’homme prendre un ordinateur portable et le donné à son adjoint. Les ordinateurs…Où en avait-il vu de semblable à Togenkyo ? Il ne se rappelait plus…D’ailleurs même si cela semblait s’arranger le jeune homme aux yeux verts restait sur la défensive. Si Loupiote avait été tant terrorisé par son arrestation c’est qu’il y avait une raison.
Commissaire : Nom, prénom, âge, date de naissance.
Hakkai : Cho Hakkai, 22 ans, 21 septembre.
Commissaire : Lieu de résidence ?
Hakkai : C’est compliqué.
Le commissaire eu un sourire comme s’il s’attendait à cette réponse et qu’il trouvait particulièrement bien choisit le terme de « compliqué ».
Commissaire : Expliqué moi donc.
Où dire la vérité et où mentir ? Si jamais il interrogé Loupiote à ce sujet leurs version différerai sans doute. Il devait être convaincant s’il voulait sortir de là.
Hakkai : Je suis partit de chez mes parents il y a peu de temps et je voulais m’installer dans la région.
Commissaire : Et ?
Hakkai : Et je me suis fait volé ma voiture, mes papiers, mes bagages, tout en allant voir mon ami comme je passais dans les environs.
Commissaire : La jeune fille ?
Hakkai acquiesça se montrant plus sûr de lui que jamais.
Commissaire : Et vous n’êtes pas allé voir la police ?
Hakkai : Je n’en ai pas eu le temps.
Après une brève hésitation, le commissaire pensant avoir toutes les informations utile, demanda au jeune homme de raconter comment c’était passé le braquage. Hakkai raconta sans rien déformer jusqu’à ce qu’une question des plus vicieuse du commissaire fit son apparition.
Commissaire : Et pourquoi avoir résisté à l’interpellation ?
Hakkai s’arrêta et fixa l’homme en face de lui avec méfiance. Puis d’un sourire lumineux il répondit qu’il avait cru qu’on s’en prenait à son amie et que c’était une regrettable erreur d’appréciation de sa part.
Commissaire : Vous sortez avec cette jeune fille ?
Hakkai : C’est compliqué.
Commissaire : Décidément ajouta-t-il avec un sourire emprunt d’ironie. Bon je pense que vous pouvez disposez votre amie vous attends à côté.
Hakkai se leva et sortit du bureau d’un pas rapide. Même s’il était hors du bureau et de la cellule il n’était pas encore à l’extérieur du commissariat. Loupiote était assise là, les yeux sur ses chaussures, attendant patiemment. Lorsqu’elle perçut sa présence elle fit un énorme effort pour ne pas se jeter dans ses bras. Ne pas montrer que pendant des heures elle avait tremblé pour lui. Peur de ce qui pourrait lui arriver, peur de le perdre. C’est fou comme il était précieux à ses yeux. Elle se leva tandis qu’il passait un bras autour de ses épaules. Enfin elle retrouvait la douceur de sa présence.
Commissaire : Hey Tom.
Policier : Oui ?
Commissaire : Fais moi des recherches sur ce Cho Hakkai. Il a un nom trop étranger et il est trop étrange pour avoir des papiers de séjours.
Policier : Bien commissaire.
Commissaire : Son cas est…compliqué.
Loupiote se serra contre le jeune homme tandis qu’il descendait les marches devant le commissariat. Soudain il stoppa net. Ce qui les attendaient devant le commissariat était loin d’être réjouissant.
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