Identifiant  
  Password  
  Retenir      
  Inscription  
 
 
Accueil
News
Génériques
Génériques MP3
Packs de génériques
Sonneries mobiles
Paroles de génériques
Animes et mangas
Sorties mangas
Encyclopédie mangas
Dossiers mangas
Listes d'épisodes
Avatars
Images et wallpapers
Reportages
Mangas, DVD, Jeux
DVD animes
Mangas papier
Comics
Jeux video
CD et OST
Divers
Communauté
Forum
Dessins de membres
Fan fictions
Cours de japonais
Recettes asiatiques
Goodies
Tee-shirts
Wallpapers
Barre d'outils
Divers
Concours
Challenge
Sondages
Top-votes
Topsite
Ça manque ?
Codes promo
Fighting Cards
 Vous devez être membres pour accéder à la messagerie interne  Accéder à la Team Geneworld  Vous devez être membres pour accéder à la recherche d'affinités  Accéder à Geneworld contre le sida  Accéder aux statistiques  Accéder au formulaire de contact  Accéder à la F.A.Q.  RSS Affichez votre site sur : Geneworld - tous les generiques du net
Jeudi 31 mai 2012, 10:13


Voici une histoire écrite par Trimor et dont le titre est Chevalier - chapitre 16 - Intrigues.

Bonjour lecteurs ^^

Ekart, Patinil et Mel sont à l'honneur pour cette suite, un chapitre qui révélera un peu plus de chose pour nos compagnons.

Les deux diplomates se mettent en quêtes des informations sur la magie et l'Inquisition durant les quelques jours qui leur restent à passer au sein de l'Académie. Mais leurs recherches resteront elles secrètes ?

Pour Mel, la vie de garnison s'installe, elle pense toujours à l'incident avec l'inquisiteur mais elle ne peut rien faire. Pourtant l'arrivée de visiteurs inattendus va changer la donne et pousser l'écuyère à en savoir plus.

Bonne lecture ^^


===========================================================


CHAPITRE 16
Intrigues


Ekart et Patinil entrèrent furtivement dans la bibliothèque de l’Académie. C’était leur dernier jour au sein de l’école, ils devaient partir le matin même pour la Congrégation des Diplomates. Les deux jeunes gens avaient réussi à obtenir leur place pour la formation qu’ils avaient décidée de poursuivre.
Mais ce soir, leur principale préoccupation était de pouvoir fouiller tranquillement la dernière partie de la bibliothèque qu’ils n’avaient pu encore visiter. Toute la semaine les étudiants avaient parcouru les rayonnages de livres et de parchemins, à la recherche du moindre indice de la magie et de l’Inquisition. Comme ils s’y attendaient, il n’y avait que très peu de notes ou de livres traitant de ces sujets, mais ils ne s’avouaient pas vaincu.
- Cette partie de la bibliothèque est la plus ancienne, chuchota Ekart, nous aurons plus de chance de trouver ce que nous cherchons ici.
- Si seulement les bibliothécaires nous avaient lâchés, nous aurions pu y aller directement.
- Ce qui prouve bien qu’il y a quelque chose à cacher ici.
- Alors trouvons-le !
Patinil se mit immédiatement au travail, cette jeune fille d’habitude froide et neutre en toute circonstance faisait preuve d’une passion dévorante. Ekart la regarda faire un instant, très amusé, puis il se plongea à son tour dans les nombreux ouvrages.

Dans l’ombre, une personne les observait et les écoutait. Il les avait entendus arriver et s’était camouflé derrière un rideau en quelques instants. Intrigué par la venue de ces deux étudiants, il se pencha un peu pour entendre leur conversation à voix basse. La personne se raidit quand il entendit les mots magie et Inquisition, ils cherchaient donc des informations sur ces deux sujets, mais pourquoi.
Sans bruit, l’inconnu se rapprocha d’eux, restant bien caché dans les ombres. Il reconnut les visages des étudiants et un fin sourire s’étira sur ses lèvres, leur identité rendait tout cela fort amusant pour lui. Il décida d’avancer vers eux pour les surprendre.
Plongé dans les livres et leur recherche, les jeunes gens ne virent pas arriver la personne. Celle-ci frappa alors doucement dans ses mains faisant sursauter Ekart et Patinil, la jeune fille en lâcha le livre qu’elle tenait. Ils se figèrent alors en reconnaissant celui qui venait de les découvrir ici en pleine nuit.
- Maître Garynlos, bredouilla Patinil devenu soudain très pale.
Même Ekart avait changé de visage, de la peur se lisait dans son regard.
- Je pourrais savoir ce que vous faites ici, demanda le directeur sans colère dans la voix.
- Nous voulions profiter une dernière fois des connaissances de la bibliothèque de l’Académie monsieur, fit le jeune homme retrouvant un peu de son aplomb.
- Et sur quel sujet ?
Les deux jeunes gens échangèrent un regard rapide qui n’échappa pas au directeur.
- Donnez-moi donc ce livre mademoiselle Ojyr.
Patinil lui tendit l’ouvrage.
- Premiers Ages du Conglomérat, lu t’il à voix haute.
Il tourna quelques pages dans un silence gêné.
- Voilà un ouvrage très instructif sur les fondations du Conglomérat, et qui n’a presque pas eu à subir les censures de l’Inquisition.
Les étudiants hoquetèrent de surprise en entendant les paroles du directeur qui affichait un regard amusé.
- Il n’est pas assez complet pour ce que vous recherchez, suivez-moi.
Maître Garynlos reposa le livre dans le rayonnage et se dirigea vers la porte du fond de la bibliothèque. Patinil et Ekart n’osaient pas bouger, ne sachant pas quoi faire, c’était peut être un piège. L’homme se retourna alors en voyant qu’ils ne le suivaient pas.
- Qu’attendez-vous, aller venez !
Ils finirent par acquiescer et marchèrent à sa suite. A l’aide d’une clé à sa ceinture, le directeur déverrouilla la porte et entra dans la pièce, suivi par les deux étudiants pas très rassuré. Ils découvrirent alors d’autres rayonnages de livres poussiéreux, ils se regardèrent n’y croyant pas leur yeux, ils étaient dans les réserves de la bibliothèque, seul les professeurs y avaient accès.
Maître Garynlos sourit en les voyants.
- Ne faites pas attention à la poussière, nous ne faisons pas souvent le ménage ici.
Les jeunes gens restèrent mués.
- L’ouvrage que je veux vous montrer et là bas, venez avec moi.
Ils obéirent au directeur sans aucunes protestations. Ils arrivèrent au bout d’une rangée, dans un coin sombre, là le directeur s’empara d’un gros ouvrage de cuir, usé par le temps.
- C’est un livre très précieux, il n’y en a plus beaucoup qui traite de la véritable histoire du Conglomérat au tout début de son existence.
Patinil se saisit religieusement du vieil ouvrage et l’ouvrit, Ekart se penchant par-dessus son épaule pour voir son contenu. L’écriture était fine et clair, particulièrement bien conservée malgré le passage du temps. Il y avait également de nombreuses gravures représentant des scènes de batailles, des portraits ou des scènes de la vie quotidienne. Les deux étudiants étaient plongés dans leur lecture, ne s’occupant plus de la présence du directeur.
Maître Garynlos se saisit de plusieurs autres ouvrages et les feuilleta nonchalamment, les laissant découvrir le livre qui cachait tant de secrets. Les deux étudiants poussèrent une exclamation de surprise en découvrant une gravure montrant des guerriers en noir massacrant des femmes et des enfants.
- Ce que vous voyez là et la représentation d’un massacre perpétué par l’Inquisition, avec leur symbole une serre d’aigle noire sur fond rouge.
L’explication nonchalante du directeur de l’Académie fit relever la tête des deux étudiants, ils n’auraient pas pensé qu’il en parler de cette manière.
- J’imagine que mes propos vous choquent un peu, lança maître Garynlos en reposant le livre qu’il feuilletait sur une étagère proche.
- Vous en parlez d’une manière si détachée, fit Patinil.
- L’habitude Mademoiselle Ojir, je connais cette histoire depuis de nombreuses années et j’ai réussi à détacher la colère de mes paroles.
- Pourquoi avoir caché cela au Conglomérat ? Demanda Ekart. Ces faits se sont déroulés il y a bien longtemps.
Le directeur sourit devant la naïveté de l’étudiant.
- Monsieur Caras, je vous croyais plus intelligent, pensez vous que ces images soient toujours du passé ?
- L’Inquisition continue de tels agissements, s’étonna Patinil, mais pourquoi ?
- Pour le secret et le pouvoir.
- Pour la magie ?
Le directeur sourit à Ekart.
- C’est le plus grand secret du Conglomérat, l’Inquisition mène une guerre sans fin contre ceux qui la pratique encore pour pouvoir les dominer tous.
- Comment l’Empereur peut il laisser faire des choses pareilles ? Se demanda la jeune fille. Il est là pour nous protéger.
- Là encore, reprit Maître Garynlos, il y a nombre de secret que moi-même je ne connais pas, l’Empereur ne se montre plus vraiment, il laisse ses ministres et ses proches diriger le Conglomérat. De toute manière, l’assemblée des représentants des contrées lui est toute acquise, il n’a pas à craindre des opposants.
- Alors l’Inquisition a tous les droits, fit Ekart, ils peuvent tuer impunément et cacher la vérité aux habitants du Conglomérat.
Le directeur hocha la tête.
- J’avoue que cela me met hors de moi, reprit le jeune homme, nous ne pouvons pas continuer à ignorer cela.
- Je suis d’accord avec toi, mais il y a beaucoup trop de risque pour le moment pour oser les combattre.
Les jeunes gens baissèrent la tête, l’un comme l’autre trouvait la situation particulièrement injuste. Le secret était lourd à porter, plus encore à supporter en sachant que l’Inquisition agissait en toute impunité.
Maître Garynlos sortit alors un carnet neuf de sa poche, il le tendit à la jeune fille devant lui.
- Voici un exemplaire de ce livre avec toutes les gravures, j’en ferais une autre copie pour moi plus tard, prenez en soin.
- Pourquoi vous nous laisser ces documents aussi importants ? Questionna Ekart. N’avez-vous pas peur que nous allions voir une personne de l’Inquisition pour lui rapporter ce que vous nous avez dit ?
Le directeur sourit.
- Si vous vouliez entrez dans l’Inquisition, vous n’auriez pas refusé l’offre de Maître Hirgur. Je veux vous faire confiance, le combat pour la vérité ne fait que commencer et votre jeunesse permettra de grandes choses, j’en suis persuadé.
La réponse laissa les deux étudiants songeurs, ils n’auraient pas pensé que le maître de l’Académie les tienne en si haute estime.
- Par contre, reprit Maître Garynlos, maintenant que vous entrez dans ce monde, vous ne pouvez plus en sortir, vous devenez les ennemis du Conglomérat, ou du moins de ses forces de répression. L’Inquisition est partout, elle a infiltré tous les milieux et toutes les administrations, elle compte des espions partout, et son armée est bien plus grande que vous ne l’imaginez.
Ekart et Patinil hochèrent la tête, n’osant pas interrompre l’homme qui avait prit un ton très sérieux.
- Ne faites confiance à personne, même à votre propre famille, seuls ceux qui ont souffert à cause de l’Inquisition ou qui sont déjà recherchés pourront vous aider.
- Alors comment allons-nous nous battre contre eux ? Demanda la jeune fille.
- En utilisant les mêmes armes qu’eux, agissez dans l’ombre, récoltez des informations auprès de toutes les sources possibles et imaginables. Il y a encore des preuves mais elles sont camouflées sous d’épaisses couches de peur et de sang, à vous de les sortir de leur silence pour mieux les exploiter.
- Une fois que nous serons dans la Congrégation des Diplomates, nous aurons accès à une grande source de documentations, remarqua Ekart, nous aurons plus de chance de trouver des preuves contre l’Inquisition.
Le directeur fit un signe affirmatif de la tête avec un sourire amusé, il voyait que ses étudiants commençaient à se prendre au jeu.
- C’est une grande chance en effet, je n’ai jamais pu entrer dans leur archives, vous vous en aurez la possibilité, ne la laissez pas filer.
Maître Garynlos rajouta alors une dernière indication.
- Aussi, encore une petite chose, vous pouvez avoir confiance en votre ami écuyer, il en sait plus long que vous ne pensez, il pourra vous aider.
- Onèan ! Dit Ekart avec surprise.
- En effet c’est lui.
Les deux étudiants écarquillèrent les yeux de surprise.
- Il connait le secret aussi ? S’étonna le jeune homme. Mais il n’en a jamais parlé avec nous à Wynria.
- Je te rassure, il est au courant que depuis son départ de l’Académie.
- Quand vous l’avez pris à part, fit remarquer Patinil.
- Tout à fait jeune fille, voilà une sagacité qui vous est propre.
Le directeur de l’Académie se redressa.
- Nous ne devons pas nous éterniser ici, les professeurs peuvent parfois venir dans cette réserve même en cette période, sortons.
L’homme raccompagna les deux jeunes gens pour sortir de la pièce, il referma soigneusement la porte à clef. Il se tourna alors devant ses étudiants en affichant un visage plein de sérieux.
- A partir de demain, vous ferez votre premier jour dans la Maison des Diplomates. Votre vie ne sera plus jamais la même, vous devrez vous méfier de tout le monde. Ne montrez surtout à personne de ce livre, et gardez le toujours cacher.
- Oui Maître Garynlos, répondit Patinil, j’y prendrais garde.
- Si nous avons besoin de vous parlez, nous pouvons vous contacter comment ? Demanda Ekart.
Le directeur fouilla dans une de ses poches et se saisit d’un morceau de papier.
- Envoyez une missive à cette adresse, je vous indiquerai un lieu de rendez vous sûr.
Les étudiants sentirent un frisson les parcourir, ils n’auraient pas cru qu’une simple découverte aurait pu les emmener dans le monde de l’ombre. Le jeune homme saisit le morceau de papier et apprit l’adresse par cœur, il brûlerait le papier une fois que les deux seraient le répéter parfaitement.
- Merci Maître Garynlos, fit Ekart.
L’homme hocha la tête.
- Partez devant, le tour de garde du surveillant est passé, vous pourrez rejoindre vos dortoirs sans peine.
Les étudiants saluèrent le directeur et ils quittèrent la bibliothèque dans le plus grand silence. Ils longèrent les murs avec attention, ils connaissaient le chemin par cœur mais mieux valait rester prudent.
Une fois sortis du bâtiment principal, ils se retrouvèrent à l’extérieur, la nuit était noire et silencieuse. Patinil se tourna vers son camarade qui regardait droit devant lui.
- Tu es bien calme Ekart.
- Je repense à tout ça, nous voilà embarqué dans une affaire bien plus grande à laquelle je pensais.
- J’avoue que moi aussi je me sens un peu dépassée, mais nous ne pouvons plus faire marche arrière.
- Non, mais Onèan était au courant et il ne m’a rien dit, je vais lui passer un de ses savons quand je vais le revoir celui là.
Patinil se retint de rire devant la mine sévère de son camarade.
Dans la bibliothèque, Maître Garynlos se tenait devant une fenêtre et contemplait Manilaus dans la nuit. Ses plans commençaient à prendre forme, il avait senti tout de suite que ce petit groupe d’étudiants possédait des capacités spéciales.
Le directeur sourit, des changements allaient avoir lieu dans le Conglomérat.


============================================================


La frontière Nord du Conglomérat était formée par une immense chaîne de montagnes, une protection infranchissable qui garantissait une paix relative aux comtés frontaliers et pour les autres régions plus au Sud. Quelques endroits permettaient de traverser la muraille naturelle, l’un se trouvait au bord de la côte, le plus aisé et très fréquenté par les marchands.
Le second passage était situé à l’extrême Ouest des montagnes, une vallée encaissée permettait de traverser les hauts plateaux. La forêt de Veraï et la chaîne se confondaient pour former des collines rocailleuses mêlant les bosquets éparses et les crevasses obscures.
Au-delà de ce point, la grande steppe du Nord étalait son paysage morne formé de prairies herbeuses et de petits bois. La route commerciale longeait l’orée de la forêt pour rallier les terres éloignée de l’Ouest. Les steppes étaient le berceau des sauvages barbares taugres et des clans sanguinaires d’orcs. Ces guerriers vivaient de pillages, rêvant de fondre sur les terres civilisées pour assouvir leur soif de combat.
La passe était protégée par une forteresse célèbre dans tous le Conglomérat, la protection ultime, la forteresse du Corbeau. Perchée en haut d’un plateau qui dominait le passage, elle devait son nom aux oiseaux noirs qui tournoyaient au sommet des tours de garde. Leurs croassements lugubres raisonnaient dans les montagnes comme l’éternel rappel des âmes errantes des victimes des innombrables combats ayant eu lieu ici.
La forteresse était formée d’un rempart épais fait de gros bloc de pierre ponctué de hautes tours crénelées. De cette hauteur, les gardes pouvaient voir l’entrée du passage entre les montagnes et prévenir toutes les intrusions ennemies. A l’intérieur de cette enceinte fortifié, un donjon massif se tenait au centre, percé de fenêtres sur une demi-douzaine d’étages. Tout autour, des bâtiments plus petits en structure en colombage avaient été construits, pour les écuries, les entrepôts, la forge et les divers besoins de la citadelle.
Une seule porte fortifiée permettait d’entrer dans l’enceinte, elle était surveillée et particulièrement bien protégée. Le sentier qui menait au plateau était étroit, deux hommes pouvaient marcher de front sur cette route.
En pied du plateau, à l’entrée de la passe, une auberge s’était installée pour permettre aux caravanes de marchands de se reposer et se restaurer en vu du difficile voyage qui les attendait au-delà de la passe. Les soldats de la forteresse assuraient la protection et le fonctionnement de l’établissement.
En temps de guerre, la citadelle pouvait accueillir plusieurs milliers de soldats prêts au combat. En cette période de paix, un peu plus d’une centaines de chevalier et plusieurs autres de guerriers montaient la garde dans cette zone troublée. En cas de combat, les autres forteresses de la frontière dépêchaient des troupes pour renforcer ce point stratégique.
La région était rude, le climat particulièrement difficile à supporter, le froid mordant et le vent soufflait presque quotidiennement. Les soldats faisaient quand même leur travail de protecteur et ultime rempart contre les ennemis du Conglomérat. Le danger ne manquait pas ici, outre les orcs et les barbares taugres, les koradjis pouvaient également effectuer des raids meurtriers sur les régions du Nord.
Les patrouilles des soldats étaient quotidiennes, une vingtaine d’homme accompagné de deux chevaliers faisait le tour des sentiers de montagne. Les entraînements étaient primordiaux pour habituer les organismes des soldats aux épreuves de la grande chaîne du Nord.

Mel l’avait très vite compris en arrivant ici, dés le premier jour, le vent froid la tétanisa sur place. Une pluie glaciale les accueillit sous un ciel gris et menaçant, la jeune fille soupira de plus belle en pensant à sa région plus au sud.
Son intégration à la forteresse fut rapide, il n’y avait pas beaucoup de femme parmi la garnison et elles étaient très vite appréciées par leur seule présence. Parmi les écuyers, elle était la seule jeune fille, deux chevaliers étaient des femmes aguerries au combat. Les rangs des soldats comptaient une vingtaine de représentante de la gente féminine également.
L’écuyère fit sa place auprès de la troupe, elle usa de son charme et de sa sympathie, essayant de s’acclimater rapidement aux tâches quotidiennes et aux corvées qui lui incombaient. Elle rencontra le commandant de la forteresse, Sir Nike Hyuraze, qui l’accueillit chaleureusement. L’homme était très ouvert et il réclamait souvent des renforts sans avoir de réponse positive de la part de la capitale. Paragahi avait répondu favorablement en envoyant une troupe de soldats, le commandant avait plus confiance en cette ville qu’en la réaction de Manilaus.
Mel se réchauffait prés de l’âtre, un grand feu y brûlait, distribuant sa douce chaleur dans la salle commune. La jeune fille venait de terminer son tour de garde à l’extérieur et le foyer lui procurait un intense soulagement. Elle avait très vite appris où se trouvait les meilleurs endroits pour se réchauffer rapidement. Le foyer était assez grand pour qu’elle se tienne debout à l’intérieur, des troncs d’arbre entier pouvaient y brûlaient très facilement.
Les tours de garde étaient la routine du fort, la jeune fille commençait à s’y faire. La forteresse lui avait fourni des vêtements plus chauds, une cape fourrée, des gants épais et des bottes montantes doublées de laine.
Une exclamation bruyante de bonheur retentit derrière elle, Mel reconnut la voix de son tuteur. Le chevalier venait de retirer sa lourde cape et de la suspendre à un crochet sur le mur. Il retira ses gants et vint se mettre à coté de son apprentie pour se réchauffer le corps près de la douceur des flammes.
- C’est là qu’un bon feu est particulièrement agréable, n’est ce pas ?
- Vous avez tout à fait raison Sir Gaudric.
La porte de la salle commune s’ouvrit pour laisser entrer un chevalier emmitouflé de la tête au pied.
- La nouvelle a déjà compris où se trouvait la meilleur place, lança le nouveau venu d’une voix chaude.
Son manteau retiré, le chevalier dévoila son visage féminin, les deux autres présents dans la salle l’avaient déjà reconnu. La femme chevalier portait une tenue de guerrière en cuir avec des bottes de fourrures, ses vêtements étaient parfaitement à sa taille épousant ses courbes. Aussi grande que Sir Gaudric, elle était moins carrée mais sa musculature montrait qu’elle ne valait mieux pas la sous-estimer.
Elle avait un visage dur mais chaleureux, qui rougissait un peu en s’approchant du foyer à cause de la différence de température entre l’extérieur et la salle. La femme possédait des cheveux bruns coupés courts qui s’arrêtaient juste au dessus de sa nuque. Elle possédait des yeux noisette qui étaient toujours en mouvement.
- Bonjour, Dame Kuery, fit Mel respectueusement.
La jeune fille appréciez beaucoup la chevalier, elle était devenue un exemple pour Mel, espérant lui ressembler avec le temps.
- Déjà de retour, dit Sir Gaudric, tu ne devais pas escorter un groupe à venir ici.
- A oui, et ils sont arrivés.
- Avec le vent qu’il y a dehors vous avez mis si peu de temps entre l’auberge et le château.
Mel resta silencieuse, elle aussi trouvait que le voyage avait été un peu rapide. Le sentier était escarpé et traitre, même par beau temps, et là il s’agissait surement d’une caravane avec des chariots.
- Qu’est ce que du crois Halne, je les ai prévenu du danger à vouloir aller si vite, pourtant ils n’ont rien voulu savoir, n’en faisant qu’à leur tête.
Sir Gaudric poussa une exclamation amusée.
- Je sais que les marchands sont parfois pressés de gagner de l’argent, mais de là à prendre de tels risques pour quelques pièces.
- Justement, répondit Dame Kuery, se ne sont pas des marchands.
- Tient donc, une délégation militaire venue de Manilaus ?
- En quelques sortes.
Le ton évasif de la chevalier laissa Mel songeuse, elle s’apprêtait à demander plus d’information mais son tuteur la devança.
- Comment ça en quelques sortes, tu pourrais être un peu plus clair tout de même.
- Et bien en fait, il faudrait plutôt que je te réponde par une question, que vient faire l’Inquisition ici ? Répondit Dame Kuery.
Mel se redressa en entendant parler de l’organisation, elle n’imaginait pas qu’elle aurait à les rencontrer de nouveau aussi rapidement. Voyant la réaction de l’écuyère, Sir Gaudric la rassura tout de suite.
- Tu ne devrais pas t’en faire, se n’est pas pour cette accident qu’ils sont là, sinon tu aurais déjà fini dans une geôle.
- De quoi vous parlez tous les deux ? Questionna Dame Kuery avec étonnement.
Le chevalier fit un geste vague en l’air comme pour chasser une mouche.
- Rien d’important, je t’expliquerais, mais pour le moment, je me demande pourquoi ils sont là les encapuchonnés.
- Tu devrais faire attention à ce que tu dis Halne, lança la femme près de lui.
- Je m’en fiche bien d’eux, j’ai rien à voir avec eux, et ils n’ont rien à voir avec moi. Mais Reita, les gars de l’Inquisition ne t’ont pas dit le but de leur voyage ?
- Tu crois franchement que j’allais leur demander quelque chose, je n’ai pas envi de finir dans un cachot.
Tandis qu’ils continuaient à en discuter, Mel fut parcouru d’un frisson. Un groupe de l’Inquisition avait pris ses quartiers ici, elle se demandait bien ce que venait faire la police secrète du Conglomérat dans ce bastion de la frontière Nord.
La jeune fille se rapprocha un peu plus du feu, la douce chaleur lui apporta du réconfort. Plus que jamais ses amis et sa famille lui manquaient, elle devait garder son calme et se montrer discrète. Elle décida de chercher la raison de leur venue ici, même si elle était seule, rien ne l’empêcherait de contrecarrer les plans de l’Inquisition pour sauver des innocents.


==========================================================


Manilaus, la capitale bruissait de son activité quotidienne, rien ne pouvait empêcher ses habitants de vaquer à leur tâche. Pourtant, il y avait une zone dans la cité pleine d’entrain que tout le monde évitait le plus possible. Ceux qui n’avait pas d’autres choix que de le traverser courraient presque pour ne pas rester dans l’ombre de la structure.
Le siège de l’Inquisition de Manilaus était le lieu le plus secret de tout le Conglomérat, seul les membres de l’organisation avaient le droit d’y pénétrer. Les personnes qui franchissaient la porte disparaissaient à tout jamais de la surface du monde. Le bâtiment de forme rectangulaire était entouré d’un mur en pierre très haut, des tessons de verres empêchaient quiconque de l’escalader.
Sur plusieurs étages, les fenêtres sombres ne laissaient voir aucune image de ce qui se passait à l’intérieur. Des gargouilles en pierre se tenaient en bordure de toit, montrant leur face cauchemardesque. Le siège de l’Inquisition semblait petit en comparaison de la puissance de l’organisation, mais sous celui-ci se tenait une dizaine de niveau souterrain. Des galeries courraient sous la ville empruntant le réseau des égouts, reliant les principaux bâtiments de la capitale jusqu’au palais lui-même.
Les maîtres de l’Inquisition travaillaient à la gloire de leur organisation, recevant les invités les plus distingués et tissant leur toile d’espions et de renseignements. Les entrées étaient surveillées par des gardes tout de noir vêtu, les voleurs ou les curieux risquaient la mort si d’aventure ils étaient découvert dans ce lieux.
Pourtant dans ce bâtiment qui inspirait la peur, des pas plein d’allégresse frappaient le sol avec un rythme soutenu. Keridan de Cerissac ne se sentait pas du tout mal à l’aise dans ce couloir, il respirait l’atmosphère en faisant de profonde inspiration. Il arborait avec fierté l’uniforme de l’Inquisition, ayant même les galons d’officiers sur l’épaule. Même si son grade n’était pas très élevé, le jeune noble se savait seulement au début de sa carrière.
Parmi les personnes qu’il avait croisées dans les escaliers, plusieurs l’avaient salué avec respect en s’inclinant devant lui. Keridan se sentait gonflé d’orgueil, il avait trouvé la place qui faisait de lui un homme de gloire et de pouvoir, la place qui lui revenait de droit.
Le jeune noble n’avait pas oublié ses plus proches alliés, il les avait fait venir à lui pour qu’ils profitent tous les deux de sa nouvelle force. Duncan Hock et Pearce Nofolio, ses deux gardes du corps, avaient répondu à l’appel de celui qui était leur maître. Ils arboraient maintenant les uniformes de l’Inquisition et ne quittaient jamais leur seigneur.
- J’ai le pouvoir dorénavant, dit Keridan.
Ses yeux brillaient de joie.
- Et maintenant je vais me venger de ce petit nobliau.
Duncan se pencha vers lui.
- Vous en avez le droit ?
- Oh ! Bien évidement mon cher ami, en attendant votre retour avec moi, j’en ai profité pour chercher un peu des informations sur lui. Et là j’ai eu une grande surprise, j’ai retrouvé des choses intéressantes sur les Terrenoir, apparemment le père a déjà eu affaire avec l’Inquisition, sa famille a toujours été surveillée par l’organisation
- Vous savez pourquoi ? Demanda Pearce curieux.
- Son père était un dissident pour l’Inquisition, mais qu’importe, je peux surveiller Onèan Terrenoir avec la bénédiction de mes supérieurs.
Pearce haussa les épaules.
- Mais pour cela, il nous faudra nous rapprocher de lui, il n’est plus à Manilaus, il se trouve à Paragahi en ce moment.
- Tu crois que je ne le sais pas !
Le jeune noble se mit alors à sourire.
- Mais j’ai fait une demande à mon supérieur pour nous envoyer tous les trois à Paragahi, au sein du bastion de l’Inquisition qui se trouve là bas.
- Nous partons bientôt alors, remarqua Duncan.
- Oui très bientôt, mais nous avons déjà un agent tout prés de lui, dans la caserne où il stationne. Cet espion nous renseignera sur tous ses faits et gestes, et quand nous le pourrons nous frapperons.
La haine brûlait au fond des yeux de Keridan, il frappa un grand coup de poing le mur le plus proche, écrasant une araignée qui y était montée.
- Il ne sera qu’un insecte que j’écraserais sous ma botte.
 
Chapitre précédentChapitre précédent


Ajouter à vos fan fictions favorites

Il y a 3 commentaires
Jupiter le 29/11/2006 à 21:45:36
alors la je dit de keridan

et g trouvé que ce chapitre etai trop court , vite la suiteeeeeee
bref
Angi le 01/12/2006 à 19:30:58
Alors dans l'odre :

j'adore le dirlo XD Jamais vu un dirlo pareil (si peut être Tzoa lol, mais la c'est un cas à part XD)

Moi je dit chapo chapo , et gato gato (dsl live du moment ^^)

Donc je te di un grand


Et surtout vivement la suite que Onéan botte els fesses de ce de Kéridan

Et surtout, que Onéan s'achète des lunettes pour qu'il voit lynais à coté .... Ne néglige aps la vu de tes héros XD
Mélanie mustang le 12/12/2006 à 18:44:16
Génial ce passage... Bon, je vais vite lire la suite!

Anime Covers  | Fighting Cards  | Manga Exchange  | Hentaï Exchange  | Hentai Shop  | Mangavortex
Anoukis Shop  | Pavillon Noir  | Team Nono66  | Speed Racing Tour  | Le Site d'Arnaud  | Rififi World  | Boutique Pokemon
Copyright © 2004-2012, Anoukis Multimedia