Identifiant  
  Password  
  Retenir      
  Inscription  
 
 
Accueil
News
Génériques
Génériques MP3
Packs de génériques
Sonneries mobiles
Paroles de génériques
Animes et mangas
Sorties mangas
Encyclopédie mangas
Dossiers mangas
Listes d'épisodes
Avatars
Images et wallpapers
Reportages
Mangas, DVD, Jeux
DVD animes
Mangas papier
Comics
Jeux video
CD et OST
Divers
Communauté
Forum
Dessins de membres
Fan fictions
Cours de japonais
Recettes asiatiques
Goodies
Tee-shirts
Wallpapers
Barre d'outils
Divers
Concours
Challenge
Sondages
Top-votes
Topsite
Ça manque ?
Codes promo
Fighting Cards
 Vous devez être membres pour accéder à la messagerie interne  Accéder à la Team Geneworld  Vous devez être membres pour accéder à la recherche d'affinités  Accéder à Geneworld contre le sida  Accéder aux statistiques  Accéder au formulaire de contact  Accéder à la F.A.Q.  RSS Affichez votre site sur : Geneworld - tous les generiques du net
Jeudi 31 mai 2012, 10:15


Voici une histoire écrite par Trimor et dont le titre est Chevalier - chapitre 20 - Projets et découvertes.

Bonjour lecteurs ^^

Chapitre 20, et oui déjà, l'histoire se poursuit et les aventures s'enchaînent, jusqu'où celle ci emmènera t'elle nos amis ?

Les deux jeunes diplomates ont réunis de nombreuses informations grâce à leurs travaux de recherche. Mais que vont ils pouvoir faire de toutes ces découvertes ?
Ils leur faut maintenant faire le point avec Maître Garynlos pour prendre une décision pour la suite.

Mel à découvert l'existence de la magie à son tour. Oui, elle existe, les inquisiteurs la pratique et d'autres personnes encore sont capables de s'en servir. Submergée par la curiosité, la jeune fille voudrait en savoir plus sur ce monde que les hommes en noir cachent avec autant d'acharnement.

Bonne lecture, laissez un commentaire si une question vous trotte dans la tête ^^


===========================================================


CHAPITRE 20
Projets et découvertes


Les recherches des deux diplomates avaient continué pendant près d’une semaine. En prenant de grandes précautions, ils s’introduisaient le soir dans la salle des archives poussiéreuses pour tenter de retrouver tous les documents et les messages ayant attrait à la magie. Leur double journée les poussait dans un état de stress et de fatigue permanent, mais aucun des deux ne voulaient s’arrêter.
Grâce à leur détermination et leur travail, les deux jeunes gens avaient réuni une somme non négligeable de documents et de livres où l’ancienne magie apparaissait. Bien qu’il n’y avait le plus souvent que de simples paragraphes ou de vagues descriptions, ils avaient pu réunir des informations nouvelles en rapport avec le livre fourni par le directeur de l’Académie.
Ils apprirent ainsi l’existence d’anciennes grandes écoles où la magie était instruise à ceux qui avait le don. Chaque région avait sa propre école, rivalisant de savoir pour dominer les autres. Des combats entre magicien étaient décrits brièvement, laissant croitre leur curiosité au fur et à mesure de leurs découvertes.
Avec toutes ses nouvelles informations, Ekart et Patinil devaient d’abord faire le point avant de poursuivre leur quête. L’un comme l’autre, ils ne savaient pas où ils devaient orienter leur effort de recherche. Ils en vinrent à la même conclusion, ils avaient besoin de l’aide de Maître Garynlos, lui pourrait leur donner la meilleure piste.
Ekart utilisa le système de message que leur avait expliqué le directeur. Le jeune homme donna un pli à remettre à une adresse indiqué par un messager indépendant. Le même jour, quelques heures plus tard, un nouveau messager vint lui remettre une réponse. Le rendez vous était pris en pleine rue dans Manilaus, cette nuit à une heure bien précise.
Ils décidèrent de partir ensemble, le jeune homme devait rejoindre sa camarade devant chez elle pour se mettre en route. Patinil habitait encore chez sa mère avec ses deux sœurs, elle possédait une boutique de fleur dans un des quartiers commerçants de la capitale. Discrète, Kilira Ojir élevait ses filles seule du mieux qu’elle pouvait, certaine période était difficile mais elle ne se plaignait jamais.
Patinil avait toujours connu sa mère seule gardant un sourire sur le visage, elle n’avait pas de souvenir de son père, quelques vagues images seulement. Kilira Ojir ne voulait jamais en parler, disant seulement qu’il était mort sans en ajouter davantage.
La boutique était fermée depuis plusieurs heures déjà, la mère et ses deux filles les plus âgées rangeaient l’échoppe, préparant la journée de demain. La femme se releva, elle avait le même visage que Patinil avec quelques ride de plus, des mèches argentés se mêlant à sa chevelure blonde. Un peu plus petite que sa fille, elle avait un très léger embonpoint qui ne gâtait en rien sa beauté, c’était une femme désirable qui faisait encore tourné bien des têtes.
Kilira Ojir regarda sa fille qui était agenouillé pour ramasser des feuilles sur le sol.
- Patinil, tu devrais te reposer, tu as déjà fait ta journée de travail.
- Ne t’en fais pas maman, je peux très bien t’aider ne t’en fais pas.
La grande sœur de la diplomate intervint, elle lui ressemblait beaucoup également, mais elle gardait ses cheveux coupés plus court juste au dessus de sa nuque. Sa carrure était aussi un peu plus forte avec des épaules plus larges et elle dépassait sa sœur d’une bonne tête.
- Maman a raison, intervint Keshia, tu as vraiment l’air fatigué, plus encore que quand tu étais à l’Académie. Même Lara l’a remarqué.
- Tu ne vas pas t’y mettre toi aussi.
- Ce que tu peux être têtue quand tu veux, lança sa mère.
Patinil se releva en chassant la poussière sur le bas de sa robe.
- Je le dois de qui ce caractère.
Kilira Ojir ne put s’empêcher de sourire, sa fille avait raison sur ce point, elle avait le même caractère qu’elle, tout comme ses deux sœurs.
- Et puis, reprit elle, qu’est ce que tu vas faire dans les rues la nuit, je n’aime pas te voir seul à te balader ainsi.
- Je ne serais pas seul, Ekart m’accompagne.
- Ton petit ami de l’Académie, lança Keshia espiègle.
- Ce n’est pas mon petit ami, combien faudra t’il que je te le répète.
Sa sœur se contenta de rire.
- Justement, je crois que c’est lui qui attend dehors, fit sa mère.
Elle alla à la porte pour le laisser entrer, le jeune homme entra en saluant avec d’innombrable politesse.
- Bonsoir Madame Ojir, je vous remercie de me laisser ainsi pénétrer chez vous malgré l’heure tardive. J’espère ne pas vous déranger outre mesure.
- Absolument pas jeune homme, nous parlions justement de vous à l’instant.
Ekart se redressa en souriant.
- En bien j’espère, lança t’il en souriant.
Keshia se remit à rire en entendant la réponse de l’invité. Patinil le va les yeux au ciel, son ami lui aurait vraiment tout fait, jusqu’à enjoliver sa mère. Elle intervint très vite pour couper court à cet échange dont elle ne pouvait contrôler la suite.
- Ekart, tu arrives bien tôt, je ne t’attendais pas maintenant.
- Excuse moi, je tournais en rond chez moi sans vraiment savoir quoi faire, alors j’ai préféré venir un peu en avance.
- Attend moi là, je vais chercher ma cape.
La jeune fille quitta la pièce et prit un escalier pour se rendre à l’étage. Quelques instants plus tard, elle redescendit, vêtue de sa longue cape à capuche en compagnie de sa petite sœur. Ekart eut la surprise de voir la copie de son amie en plus jeune. L’adolescente de treize ans ressemblait à s’y méprendre à Patinil, les mêmes traits de visages et les mêmes longs cheveux blonds qui volaient dans les airs derrière elle.
- Je suis prête, nous pouvons y aller.
- Soit prudente s’il te plait, lança sa mère, et ne rentre pas trop tard.
- Je ferais attention maman, à plus tard.
- Au revoir Patinil, lança sa grande sœur avec un clin d’œil qui énerva la jeune fille.
- Au revoir, fit Lara en faisant un geste de la main, le visage souriant.

Ekart salua une nouvelle fois toute la famille de son amie avant de la suivre. Ils se mirent alors en route sans attendre avec des pas vifs dans la direction de leur rendez vous. Le jeune homme se tourna vers sa camarade tout en marchant.
- C’est fou ce que vous vous ressemblez toutes les trois.
- Les clients de ma mère le disent souvent, nous tenons toutes d’elle.
- Trois jolies demoiselles avec leur mère seule, je devrais m’y intéresser un peu plus.
Patinil le foudroya du regard.
- Tu laisses mes sœurs tranquilles, je te préviens qu’une seule fois.
Ekart se mit à rire.
- Allons, je plaisante, pas la peine de monter aussi vite sur tes grands chevaux.
La diplomate regarda droit devant elle en se clamant, elle s’emportait assez facilement quand il s’agissait de sa famille. Elle faisait tout pour les protéger et pour les aider, elle ne voulait pas qu’il leur arrive un malheur.
Pour changer de sujet, Patinil revint sur le message qu’ils avaient reçu un peu plus tôt dans la journée par le biais d’un messager.
- C’est étrange ce rendez vous en pleine rue le soir, tu ne trouves pas ?
- Si un peu, répondit Ekart, mais il ne faut pas oublier que la prudence est de mise pour ce genre d’affaire. Pour ne pas révéler une cachette, mieux vaut donner un lieu de rencontre dans la rue qu’à une adresse précise.
- Tu as raison, mais je préfère rester prudente.
Elle écarta un pan de sa cape pour dévoiler une dague à sa ceinture.
- J’ai fait la même chose, répondit le jeune homme, j’ai une dague à la ceinture et une autre dans une botte.
- Nos cours ont donc étaient profitable à l’un comme à l’autre, s’amusa Patinil.
Les jeunes gens sourirent et poursuivirent leur route dans les rue sombre de la coté. Il y avait encore pas mal de passage malgré l’heure, bien que moins animé, la vie de Manilaus continuait la nuit. Ils croisèrent des soldats en permission qui chantaient, des groupes d’ouvriers quittant le travail et des patrouilles de gardes.
Ils ne furent jamais arrêtés et personne ne les suivit caché dans le noir, ils avaient prit la précaution de changer plusieurs fois de direction pour s’en assurer. Les diplomates arrivèrent enfin à l’intersection de deux rues qui marquait le lieu de rendez vous pour ce soir. Ils observèrent quelques instants leur environnement, une taverne sur un angle, une boutique fermée sur un autre. Quelques passants marchaient dans la rue, certains s’arrêtant dans la taverne.
Une demi-heure passa, sans que personne ne se présente, Ekart restait bien droit, à l’écoute du moindre son. Patinil avait glissé sa main sous sa cape, elle ne se sentait pas tranquille à attendre ainsi dans le noir.
- Vous êtes prudent, c’est très bien, lança soudain une voix dans leur dos.
Les diplomates sursautèrent dans un bel ensemble, Patinil trébuchant et s’écroulant sur Ekart qui ne pu que la recueillir dans ses bras en se laissant tomber au sol. Ils levèrent la tête pour découvrirent Maître Garynlos qui les regardait, un sourire satisfait sur les lèvres.
- Jeunes gens, je ne pense pas que c’est le moment pour les embrassades, vous n’êtes pas venus me voir pour ça je pense.
Patinil se rendit compte de sa position et rougit, elle se leva précipitamment en marmonnant des excuses embrouillées. Ekart était également très embarrassé, mais il arrivait à garder son sang froid. La jeune fille finit par parler pour retrouver son calme.
- Nous devons vous parler, nous avons fait des recherches et nous voulons connaître votre avis pour la poursuite de nos investigations.
- Je vois, répondit Maître Garynlos, mais pas ici, je connais un endroit plus tranquille, suivez-moi.

Le directeur de l’Académie les entraîna dans les ruelles sombres de la ville jusqu’à une petite porte dans un grand mur d’enceinte. L’homme sortit une clé de sa poche et déverrouilla l’huis de bois, il invita les deux jeunes gens à passer l’ouverture. Ils se retrouvèrent dans un parc ombragé et bien entretenu, les rayons de la lune embellissaient encore plus la beauté de ce lieu.
- Où sommes-nous ? Demanda Patinil.
- Dans le jardin d’une maison de noble, un ami à moi, il n’y a jamais personne dans cette villa, nous pouvons parler sans danger à l’abri des oreilles indiscrètes.
Maître Garynlos marcha droit vers un kiosque aux encorbellements de marbre et s’installa confortablement sur un banc de pierre, invitant les anciens étudiants à s’asseoir sur celui face au sien. Une fois les jeunes gens assis, il se pencha vers eux.
- Alors qui y a-t-il de si urgent pour m’avoir contacté ?
Ekart ouvrit une sacoche qu’il avait emportée, et tendit au directeur une liasse de documents et de parchemins.
- Voici le résultat de nos recherches dans les archives de la Congrégation des Diplomates, principalement dans la section des terres du Nord.
Maître Garynlos se mit à parcourir silencieusement ce que lui avait donné le jeune homme. Les deux diplomates restèrent assis sans bruit, le laissant découvrirent tout ce qu’il avait trouvé durant une semaine de travail. Le directeur ne fit aucun commentaire durant sa lecture, à peine quelques mouvements des yeux pour signaler un intérêt particulier pour certains passages.
Enfin, il referma le carnet qui contenait les notes et regarda les deux jeune gens.
- C’est du très bon travail, et vous avez mis seulement une semaine pour réunir tant de documents et de preuves.
- Oui, nous avons travaillé dans la journée quand nous le pouvions et la nuit principalement pour être plus tranquille, expliqua Ekart.
Maître Garynlos réfléchit quelques instants, une main sur le menton.
- Il y a pas mal de choses intéressantes dans ce que vous avez trouvé, repris l’homme, j’ai même trouvé des passages et des histoires qui m’étaient totalement inconnus.
- Et nous avons remarqué autre chose, lança le jeune homme, il y a beaucoup de documents qui traitent d’histoires assez proches de nous, elles ne datent que d’une dizaine d’années.
- En effet.
- Se pourrait-il que la magie soit encore présente dans les terres du Nord ? dit Patinil, les yeux brillants d’intérêt.
Le directeur sourit.
- Ce n’est pas une légende, il y a là bas beaucoup d’histoires qui circulent sur les magiciens et l’Inquisition y envoie assez souvent des groupes pour inspecter la région.
- Comme la forêt de Veraï ? demanda Ekart.
Maître Garynlos acquiesça de la tête.
- Vous venez d’un village proche de cette forêt, et je peux vous affirmer qu’il y a encore beaucoup de magie dans ces bois. Mais c’est un endroit très dangereux qui recèle des secrets oubliés depuis des années, voir des siècles.
Patinil posa ses mains sur ses genoux.
- Nous avons pensé à quelque chose.
- Et quoi donc ? demanda le directeur intrigué.
Les deux amis se regardèrent un instant, puis la jeune fille reprit.
- Pour pouvoir mieux connaître la magie, nous pensons qu’il faudrait que nous nous rendions dans les terres du Nord pour rencontrer ceux qui pratiquent encore la magie oubliée.
Maître Garynlos fixa les jeune gens avec surprise.
- Vous voulez vous rendre dans les montagnes du Nord pour rencontrer des magiciens.
Ils acquiescèrent en silence, dans un même mouvement. Le directeur scruta un instant leur visage, il n’y voyait que la détermination et une volonté farouche de trouver la vérité. L’homme finit par sourire.
- Je vois que vous êtes déterminés à aller là bas, très bien je ne m’y opposerais pas, mais comment allez-vous vous y rendre ?
- Il y a une délégation qui part dans ces montagnes pour renforcer les liens avec les communautés de ces terres, expliqua Patinil, nous nous sommes déjà portés volontaires et il n’y a pas d’autres candidats.
- Vous avez choisi le bon moment, ils s’attendaient tout à fait à ce que des nouveaux demandent à partir pour cette mission. C’est un bon moyen pour obtenir une promotion rapidement, surtout que les diplomates plus expérimentés ne voudront jamais se rendre dans ces lieux aussi hostiles.
- Et là bas, compléta Ekart, avec les informations que nous avons récoltées nous arriverons bien à rencontrer des pratiquants de la magie.
Maître Garynlos inclina la tête.
- Ne croyez pas qu’ils se montrent facilement, les magiciens sont traqués par l’Inquisition, ils se cacheront sûrement à votre rencontre. Il se peut également que les gens du pays ne se méfient de vous, ils vous traiteront d’espion, c’est très dangereux. Et bien sûr il y aura l’Inquisition, elle est très présente là bas, et elle a tous les droits.
- Nous le savons très bien, fit le jeune homme, mais pour avancer dans nos recherches nous n’avons pas le choix.
- Je vais vous aider de mon mieux, je vous envoie des demains une carte la plus détaillée des régions montagneuses du Nord, ainsi que quelques notes sur les coutumes des habitants.
Patinil sourit.
- Merci Maître Garynlos, votre aide nous sera très précieuse.
- Ce n’est rien, et faite attention c’est un endroit dangereux, j’espère avoir de vos nouvelles rapidement. Ne prenez pas de risques inutiles et fuyez l’Inquisition comme la peste, les hommes en noirs peuvent vous arrêter juste sur des soupçons.
- Nous y prendrons garde, lança Ekart sur un ton désinvolte.
Le directeur secoua la tête.
- Mon cher Caras, votre confiance en vous est énorme, mais méfiez vous de celle-ci, elle pourra un jour vous menez à votre perte.
Maître Garynlos se leva.
- Vous partez déjà, fit Patinil.
- Oui, je suis désolé, j’ai des choses urgentes à faire, et je voudrais vous trouver au plus vite toutes les informations que vous aurez besoin sur la Grande Muraille du Nord.
- Mais nous pouvons en trouver par nous même, remarqua Ekart.
- Reposez vous pendant que vous le pouvez encore, les routes sont parfois longues et pénibles.
Ils repassèrent par la porte, et se séparèrent devant celle-ci, partant chacun d’un coté de la rue après un dernier signe de la main. Sur le chemin du retour, Patinil se tourna vers son ami.
- Crois-tu que nous avons fait le bon choix ?
- Je ne sais pas, mais de toute façon maintenant nous ne pouvons plus reculer, ce n’est pas toi qui voulez savoir la vérité ?
- Bien sûr que si, tout comme toi je veux lever ce voile de mensonge qui pèse sur le Conglomérat. Mais …
- Si tu as peur c’est normal, ne t’inquiète pas.
La jeune fille baissa la tête en rougissant un peu.
- Mais, reprit Ekart, pense à l’aventure que nous allons vivre, rien que pour ça je n’ai qu’une envie c’est d’y être déjà.
Patinil regarda les yeux brillants de son ami à ses cotés, elle releva la tête et fit un petit sourire.
- Tu as raison Ekart.
- Mais bien sûr que j’ai raison, j’ai toujours raison de toute façon.
La jeune fille poussa un soupir à fendre l’âme.
- Tu ne changeras donc jamais.
Le jeune diplomate se contenta d’afficher un grand sourire satisfait.


===========================================================


Le voyage du retour à la forteresse fut particulièrement difficile, le vent et la pluie s’abattirent sur la troupe. La prudence était de mise sur les routes de montagnes rendues dangereuses par la boue, des rochers roulaient sur les pentes pour s’écraser sur les sentiers. Le transport de la litière du Grand Inquisiteur fut particulièrement difficile, mais les soldats en noirs ne se plaignirent jamais.
La troupe traversa le village de Barigne sans s’arrêter sous les regards lourds des habitants. Mel aurait aimé s’arrêter quelques heures pour prendre du repos, mais le Grand Inquisiteur voulait rentrer le plus vite possible à la forteresse du Corbeau. Ils regagnèrent ainsi le bastion transis de froid et exténué par la marche forcé au cœur des montagnes.
Sir Gaudric affichait un visage sévère, il avait du subir les commandements et la colère de l’inquisiteur. Il était particulièrement heureux de se retrouver entre les murs de la forteresse, à l’abri du temps exécrable.
- Enfin de retour, lança t’il en se postant devant le foyer de la salle commune des chevaliers.
- Je vois que les hommes de l’Inquisition vous ont laissé que des bons souvenirs, lança Dame Kuery pour plaisanter.
- Je suis désolée Sir Gaudric, fit Mel d’une voix piteuse, c’est à cause de moi que nous avons du subir cela.
Le chevalier poussa une exclamation résignée.
- Mais tu n’y es pour rien, ils auraient pris des volontaires de toutes façons, que se soit nous ou pas, ce n’est pas grave.
L’homme s’étira devant le feu.
- Pour l’instant va te repose, reprit il, nous avons le reste de la journée en repos, profites en pour dormir un peu.
La jeune fille hocha la tête et quitta la pièce pour se rendre dans sa chambre. Elle était pour le moment trop fatiguée pour penser à quelque chose.


Trois jours après leur retour de mission spéciale avec l’Inquisition, les patrouilles et les entraînements étaient devenus tendus. L’Inquisition avait décidé de faire une inspection complète des troupes et de l’ensemble du personnel de la forteresse. Les inquisiteurs arrivaient sans crier gare, prenant part aux exercices, interrogeant les soldats sans vergogne.
Le climat à l’intérieur du bastion s’était immédiatement détérioré, les hommes en noirs patrouillaient dans les couloirs, silencieux comme la mort. Mel se sentait oppressée par cette omniprésence, elle était souvent déconcentrée recevant sans cesse des rappels à l’ordre par son tuteur. Plus d’une fois, la jeune écuyère s’était trouvée nez à nez avec l’un deux, même face au Grand Inquisiteur qui semblait scruter les gens jusqu’au plus profond de l’âme.
La jeune fille cachait ses sentiments derrière une rigueur militaire qu’elle ne se connaissait pas. Pourtant tous les jours elle repensait à ce qui s’était passé dans la montagne et aux mots prononcés par le soldat. Elle avait plusieurs fois tenté de lui parler, mais ils avaient toujours été dérangés par l’Inquisition.
Mais après ces trois jours difficiles à attendre le bon moment, ils trouvèrent enfin un moment pour ce voir loin des oreilles et des yeux des inquisiteurs. Le soldat lui donna discrètement un message en passant à ses côtés, ils devaient se rencontraient le jour même lors du retour des patrouilles.
Le lieu du rendez vous était le sommet de l’un des tours de la grande forteresse. Au sommet de l’édifice le souffle du vent ne cessait jamais, le froid était intense, une sentinelle ne pouvait pas tenir que quelques heures au même endroit. Ce lieu avait plusieurs avantages, le premier était le nombre très restreint de personnes venant ici, le second était le vent qui avait l’avantage d’emporter les paroles loin de celles qui voulaient les entendre.
Mel grimpa les escaliers en pierre qui menait au sommet de la tour, elle croisa un soldat qui descendait. Transis de froid, il ne la remarqua presque pas, trop pressé de retrouver la chaleur d’une salle de repos. L’écuyère poussa la porte qui menait au sommet, le vent glacial la frappa en plein visage la faisant frissonner. Elle secoua la tête pour se remettre les idées en place avant de sortir complètement à l’air libre.
Comme convenu, le soldat à la balafre attendait la jeune fille au sommet du château. Il s’appelait Caner Tyuro, il était dans l’armée depuis une vingtaine d’année déjà, Il était considéré comme un vétéran. L’homme s’était enrôlé alors qu’il venait d’avoir quinze ans, pendant une période où les barbares attaquaient souvent à la frontière.
Le soldat était grand et de forte carrure, habitué aux travaux pénibles et aux longues marches dans la montagne. Il portait l’uniforme de l’infanterie avec le grade de sergent du à sa longue expérience. Ses cheveux noirs étaient coupés courts, le visage buriné avec une balafre sur la joue droite. Il arborait une moustache dont les pointes retombaient de chaque coté de sa bouche jusqu’au niveau de son menton.
L’homme était un bon guerrier, respecté par ses camarades et ses officiers. Toujours d’humeur taciturne, il ne parlait que très peu, mais ses conseils étaient toujours bons à suivre. Les chevaliers appréciaient de l’avoir avec eux lors des patrouilles, son calme et sa rigueur était presque légendaire.
Mel ferma précautionneusement la porte derrière elle, et serra les pans de son manteau sur elle. Caner Tyuro la salua d’un geste bref de la tête, il portait le lourd manteau de fourrure fourni aux sentinelles.
- Vous n’avez pas été suivi ?
- J’y ai pris bien garde.
- Avec tous les soldats de l’Inquisition qui traînent un peu partout ce n’est vraiment pas très sûr dans les couloirs, mais ici nous sommes à peu prés tranquilles.
La jeune fille acquiesça.
- A chaque déplacement que je faisais c’est comme si un inquisiteur était toujours derrière moi.
- Ces hommes sont comme ça, toujours à agir dans l’ombre.
Il marqua une pause.
- Je suppose que tu connais mon nom ?
- Oui Monsieur Tyuro.
L’homme souleva un sourcil interrogateur.
- Je n’ai pas besoin de monsieur jeune fille, appelez moi Tyuro comme tout le monde. Alors Ecuyère Davard, voulez vous vraiment en connaitre plus sur l’attaque de l’autre jour ?
- Plus que jamais, répondit Mel, parlez-moi de la magie.
Tyuro baissa la tête en poussant une exclamation résignée.
- Je vois que vous êtes vraiment sûr de vouloir tout savoir. Je vous préviens, après il n’y a plus de retour en arrière ?
- Le secret est si bien gardé que je n’ai aucun doute sur ce sujet là, mais je comprends votre mise en garde et je n’ai pas peur.
Le soldat s’accouda au parapet de la tour.
- Alors par quoi vais-je commencer ? Je vous le dis tout de suite je ne connais que très peu de chose, mais bien assez pour savoir qu’il vaut mieux se taire.
Il commença alors son récit.
- Il y a longtemps la magie existait partout, elle faisait partie de la vie des gens de ce pays, le Conglomérat comme on l’appelle maintenant, en ce temps là il n’y avait qu’une multitude de petits royaumes qui se faisait guerre de temps en temps, mais jamais rien de très sérieux. C’était plus du sport à mon avis, bien que le jeu des armes soit bien stupide parfois.
Mel l’écoutait religieusement, laissant l’homme parler.
- Après tu connais la suite, l’Empereur est arrivé, il a voulu purifier ses terres et leur apporter la paix et la prospérité. Moi ce que j’en dis, c’est qu’il a formé une armée pour conquérir toutes les terres alentours pour s’en faire un Royaume bien à lui. Evidemment comme il en avait peur, l’Empereur a fait bannir la magie et bien sûr tous ceux qui la contrôlaient.
- Mais comment a-t’il pu faire ça aussi facilement ?
- Alors là je n’en sais rien, je raconte seulement ce que j’ai entendu par mon grand père qui le tenait lui-même d’un très vieil homme.
- Et ensuite ? Demanda Mel.
- Et bien, comme il fallait s’y attendre, les magiciens ont du se cacher ou s’enfuir pour survivre, ils se sont installés partout où le Conglomérat n’avait pas prise, la forêt de Veraï et au de-là, la grande chaîne de montagnes du Nord. L’Inquisition avait pour but de les chercher et de les chasser de ces terres pour faire totalement disparaitre la magie. Aujourd’hui encore son but est toujours le même, agissant impunément et sans faire le moindre sentiment.
- Mais comment peuvent-ils combattre des personnes qui utilisent la magie ?
Le soldat poussa un soupir de mépris.
- Vous posez la bonne question, en fait ils utilisent la magie eux même, une magie noire et maléfique, je l’ai déjà vu à l’œuvre, un grand Inquisiteur a poursuivit mon frère qui avait découvert des pouvoirs magiques en lui. Il a été traqué comme une bête et assassiné sous nos yeux par leur magie de mort.
Caner Tyuro frappa du poing le parapet en pierre.
- L’Inquisition n’est qu’un ramassis de vermines et d’assassins, ils nous ont forcés à renier mon frère en nous menaçant de mort. Si cette affaire s’ébruiter, ils devaient revenir ici pour nous tuer tous, ainsi que tout le village pour être sûr que personne ne parle.
La jeune fille comprit alors la signification de la scène dont elle avait été le témoin lors de son voyage pour arriver à la forteresse du Corbeau.
- J’ai vu leur méthode par hasard durant mon voyage pour venir ici, répondit Mel, j’étais horrifiée. Ce que j’ai vu dans le village et dans la montagne ne font que renforcer ma conviction, nous devons les arrêter pour empêcher tous ces crimes odieux !
Le soldat regarda fixement son interlocutrice avec stupeur.
- Faites attention jeune écuyère, l’Inquisition a beaucoup de pouvoir, parler comme nous le faisons nous vaudrait la peine de mort.
- Je ne veux pas laisser faire une chose pareille, je ferais tout ce que je pourrais pour sauver les gens de l’Inquisition.
- Noble idéale, mais c’est tout bonnement impossible à faire, commenta Caner Tyuro défaitiste.
La jeune fille le regarda à son tour.
- Mais si je ne suis pas seule, cela pourrait être plus facile.
Le soldat n’avait pas besoin de trop réfléchir pour comprendre où elle voulait en venir. Il se taisait depuis tant d’années qu’il ne croyait plus possible de tenter de les arrêter. L’homme vit alors briller dans son regard une grande détermination et la fougue de la jeunesse.
- Je ne sais pas si je fais bien de vous encourager dans cette voie, finit par dire Caner Tyuro, mais si vous avez besoin de moi, vous pourrez compter sur moi.
- Merci beaucoup Tyuro.
Le guerrier fit un pâle sourire.
- Nous verrons jusqu’où cela nous emmènera, mais si j’étais vous je ne tenterais rien sans être sûr de pouvoir laisser aucun témoin de l’Inquisition derrière vous.
Mel lui fit un dernier salut de la main, elle ne pouvait pas s’attarder en ce lieu plus longtemps. L’homme lui rendit rapidement, la conversation venait de le plonger des années en arrière, une période de sa vie qu’il n’aimait pas revoir. Pourtant, Tyuro ressentait étrangement une nouvelle envie de faire payer à l’Inquisition la mort de son frère.
L’écuyère reprit l’escalier pour retourner dans la salle commune des chevaliers, son tuteur devait l’attendre. La jeune fille en savait beaucoup plus sur l’Inquisition et la magie maintenant, elle était encore plus déterminée pour essayer de combattre les agissements de cette organisation.
Il était bien dommage qu’Onèan et les autres ne soient pas avec elle, Mel aurait pu compter sur eux, elle en était certaine. Elle poussa un soupir, décidément ses amis lui manquaient tout autant que le chaud soleil de sa région natale.

 
Chapitre précédentChapitre précédent


Ajouter à vos fan fictions favorites

Il y a 3 commentaires
Mélanie mustang le 23/01/2007 à 17:36:22
Super encore ce passage! Vivement la suite
Os22 le 25/01/2007 à 01:01:03
J'adore la transition de ton chap On passe d'une ambiance à une autre radicalement différente, même dans l'écriture!!
Bon, je me répète, mais je voudrais avoir la suite!!!!
Jupiter le 07/02/2007 à 21:20:49
superrrrrr ce petit chapitre et oui jai eu quelque minute pour lire un chapitre et des que jai le tps je m'ttaque a la suite
alalala toujours aussi genial

Anime Covers  | Fighting Cards  | Manga Exchange  | Hentaï Exchange  | Hentai Shop  | Mangavortex
Anoukis Shop  | Pavillon Noir  | Team Nono66  | Speed Racing Tour  | Le Site d'Arnaud  | Rififi World  | Boutique Pokemon
Copyright © 2004-2012, Anoukis Multimedia