1.
C'était un samedi. Oui, tout avait commencé ce samedi-là quand ils l'avaient reconnue. Qu'est-ce que je dis ? Ils n'avaient pas pu la reconnaître puisqu'ils l'avaient oubliée. Ils avaient cru la reconnaître. C'était à ce moment-là qu'ils avaient retrouvé la mémoire. Apparamment, le sortilège que IL leur avait lancé n'était pas assez puissant. Conclusion : ils l'ont poursuivie. Comme elle était en trotinette, elle avait pu les semer rapidement et avec facilité.Malheureusement pour elle, ils sont allés voir la police. Elle aussi , soudainement, s'est rappelée d'elle et de son amie. La police a immédiatement prévenu sa famille qu'on l'avait aperçue dans la rue. Elle aussi l'avait oubliée, mais elle s'est souvenu d'elle. Et oui ! Ils ont oubliés leur propre fille ! Non mais vous vous rendez compte ? C'est ainsi qu'en quelques instants, toute la ville s'est rapelée d'elles. Cette affaire très étrange qui était restée longtemps dans les mémoires, ces deux filles qui avaient disparu du jour au lendemain. Ils ont d'abord pensé à une fugue qui impliquerait ensuite un suicide, mais pourquoi les parents d'une des filles avaient été retrouvés presque morts et que l'entourage de cette même fille ne se souvenait plus de ce à quoi elle ressemblait. Avouez que c'est tout de même étonnant ! Et puis pourquoi fuguer quand on est une fille de bonne famille et que l'on a plein d'amis, un petit copain vraiment craquant,que l'on aime à la folie et qui vous regarde en vous dévorant des yeux ? Oui. Peut-être qu'elles avaient de gros problèmes. Peut-être qu'elles ne se sentaient pas bien dans sa peau ... De toute façon, on savait que se n'était pas une fugue mais un enlèvement.
Cette fille dont je vous ai parlée au tout début s'appelait Sakia. Sakia Limeo. L'autre fille se nommait Kina Méris.
Revenons-en à Sakia qui avait échappé à ses poursuivants qui étaient ses anciens camarades de classe. Elle continuait sa route et entendit les sirènes de police. Elle savait ce qui venait de se passer. Elle savait aussi que tout cela allait vite s'arrêter et également grâce à qui et pourquoi. Grâce à IL. Tous devaient les oublier, elle et Kina.
Elle se dirigea vers l'ancienne maison de Kina. On entendait toujours les sirènes de police. Sur le chemin, elle s'assura qu'on ne la poursuivait plus. Elle était maintenant dans la rue de cette maison. Puis elle l'apperçue et arriva devant son portail. Il était décoré d'une barrière rouge et blanche que posait la police après un crime. Elle ouvra ce portail en se baissant pour éviter la barrière puis le referma délicatement. Elle remonta la petite côte qui menait à la maison et se retrouva devant la porte d'entrée. Elle posa ses mains emmitouflés dans des gants noirs sur la porte vitrée. Elle approcha sa tête de la porte, puis appuya son front contre la vitre glacée. Avec mélancolie, elle laissa son regard errer à travers la vitre. Quand soudain, il aperçut un objet qui désormais était inutile : c'était le sac qu'utilisait Kina pour aller en cours. Cela la plongea dans ses souvenirs. Elle se rappelait les matins où elle allait chercher Kina et aller au collège ensemble. C'était toujours sa mère qui lui ouvrait la porte puisque Kina n'était jamais prête lorsqu'elle arrivait. Elle avait toujours le temps de parler avec sa mère et quand elle fut prête, elles devaient toujours courir pour arriver à l'heure.
Soudain, elle entendit un bruit qui la fit sortir de sa rêverie. C'était un policier.
_ HE ! Toi ! dit-il
_ Oh non ! murmura-t-elle
_ Qu'est-ce que tu fait là ? Sais-tu que c'est un lieu interdit au public ? Et qui es-tu ?
" Comment ? Il ne m'a pas reconnue ? " pensa-t-elle
C'est alors qu'elle remarqua qu'elle n'entendait plus les sirènes de police. IL avait dû user de ses talents.
_ Heu ... Je ne savait pas. Je viens d'arriver et je voulais un peu la ville avant d'aller au collège. mentit-elle d'une voix innocente
" C'est bizarre tout de même. Il y avait les barrières. Elle n'est quand même pas idiote ! Il faudra que je prévienne le chef. On ne sait jamais ! " pensa-il
_ Comment t'appelles-tu ?
_ Sakia.
_ Où habites-tu ?
_ Ne vous en faites pas pour ça, je connais le chemin.
_ Ce n'est pas ça, je voudrais parler à tes parents.
" Mes parents ? Ils ne se souviennent même pas de moi. Ah ! Mais oui ! Maintenant, c'est IL mon père ! C'est chez lui que j'habite maintenant ! "
_ J'habite au 4 rue Rich Citizens.
" Ca alors ! C'est une gosse de riche ! Les gens de là-bas méprisent les autres et certains sont louches ! Je déteste ce quartier ! "
Il l'accompagna à sa voiture et la fit monter à l'arrière. Elle plia sa trotinette en deux. Ensuite, il lui raconta pourquoi ce lieu était interdit. Elle fit comme si elle ne savait rien. Elle savait très bien jouer la comédie, étant petite elle voulait devenir actrice et avait pri des cours de théatre.
Arrivés, ils sortirent de la voiture et il sonna à l'interphone. Une caméra s'est tournée vers eux.
_ Sakia !? Que s'est-il passé ? dit une voix venant de l'interphone
_ Bonjour monsieur. Je suis de la police. Votre fille s'est introduite dans un lieu interdit et je voulais donc vous parler.
_ Je vous ouvre la porte.
On entendit un bruit venant de la porte. Elle était ouverte. |