Après une looonge absence^^'.
Chapitre 11 : On ne me tue pas aussi facilement
-Ah… ma tête ! dit la jeune femme en portant la main gauche à son front.
La jeune femme était allongée sur le dos à même le sol, sur un tas de feuilles. Près d’elle un feu crépitait. Elle aperçut, de l’autre côté du feu, un yôkai, qui était assis et l’observait.
-Enfin réveillée ? demanda-t-il calmement.
-Oui ! Dis-moi… Où sommes-nous ?
-Près de la grotte où je t’ai trouvée !
En effet, à quelques mètres d’eux se trouvait une grotte effondrée.
-Tu m’as dégagée de là ? demanda la jeune femme en levant un sourcil.
-Oui ! J’ai senti ton odeur. Je n’ai eu qu’à la suivre. Je suis arrivé près de la grotte effondrée et vu qu’elle dégageait ton odeur, j’en ai déduit que tu étais sous les débris.
-Tu as enlevé les rochers un par un, dit la jeune femme un sourcil toujours levé.
-Non ! J’ai utilisé Tokijin pour détruire les rochers.
-Tu aurais pu me tuer sans le vouloir…
-Je n’aurais eu qu’à utiliser Tenseiga, mais de toute façon Tessaiga, que tu tenais en main, avait dressé un kekkai autour de toi. Ca a amoindri les dégâts.
-Dégâts ? Quels dégâts ? demanda-t-elle en voulant se lever. Aaah…
A peine s’était-elle mise sur ses pieds qu’elle tomba droit vers le feu crépitant. Heureusement le yôkai l’attrapa par la taille. Le visage de la jeune femme était à quelques centimètres des flammes. Le yôkai la tira doucement en arrière et la déposa sur le tas de feuilles, il déplaça sa main et son bras pour l’allonger.
-Merci Sesshomaru ! Sans toi, je crois que je serais de l’histoire ancienne.
-Tu as le bassin, les jambes, les pieds, l’épaule, le bras et la main droits brisés, avoua-t-il en s’asseyant près de la jeune femme.
-Tu as une autre bonne nouvelle de ce genre à m’annoncer ? ironisa la jeune femme.
-Le soleil va bientôt se lever, et si la vie d’Inu yasha est en danger, son sang de yôkai prendra le dessus.
-Le Tessaiga a donc été brisé…
-Oui ! Déjà depuis un bon bout de temps !
-Ah si j’avais été là…j’aurais pu réparer Tessaiga correctement…
-Correctement ? demanda le yôkai, intéressé. Que veux-tu dire ?
- Premièrement, qu’on n’ait pas besoin d’une des canines d’Inu yasha. Deuxièmement, Inu yasha n’aurait alors pas besoin que le Tessaiga soit toujours dans les parages, ce qui nous amène au troisième point : son sang ne prendrait pas le contrôle et son âme ne serait pas lentement dévorée.
-Pourtant Totosai n’a pas réussi à le réparer correctement…
-Normal, il lui manquait quelques ingrédients si j’ose dire…
-Ah oui ? Et quoi ?
-Mon sang, une canine de Inu taisho et de l’acier spécial…
-Et où peux-tu donc trouver une canine de mon père ? La prendre dans sa tombe peut-être ? Pour ça, tu auras besoin d’Inu yasha…
-Tu es bien naïf, mon cher Sesshomaru. Là où Inu yasha a trouvé Tessaiga, ce n’est pas le corps de votre père. Sa vraie tombe se trouve plus à l’est. Tout comme ses ancêtres, il est enfermé dans de la glace.
-Le soleil se lève… annonça le yôkai.
-Inu yasha… murmura la jeune femme. Ne t’inquiète pas…dès que je suis à nouveau capable de bouger, je m’occupe de toi…
-Les humaines guérissent tellement lentement…quand tu pourras à nouveau marcher, il sera trop tard…tu ne pourras plus rien pour lui. Encore, faut-il que tu guérisses, car il est possible que tes os ne se ressoudent jamais…
-On verra bien… dit simplement la jeune femme. En attendant, passe-moi le Tessaiga.
-Tu l’as lâché pendant que je te portais.
-Pourrais-tu aller le chercher s’il te plaît ? demanda la jeune femme d’un ton enjôleur, un sourire aux lèvres.
-Je ne peux pas. Et n’essaye pas de m’amadouer, ça ne sert à rien dit-il irrité.
-Voyez-vous ça ! Monsieur ne peut pas ! Et pourquoi, je vous prie ? Serait-ce trop loin pour Monsieur ? dit Aryel, moqueuse, en souriant.
-Si j’essaye de le prendre, soit il me repousse, soit il me brûle la main, dit-il de plus en plus irrité.
-Oh, Monsieur n’est pas capable de toucher l’arme qu’il désire tant, ricana la jeune femme.
-J’ai Tokijin, ça me suffit ! dit le yôkai dont l’irritation se transformait en colère.
-Bien sûr, bien sûr ! Et je parie que si tu pouvais avoir le Tessaiga en ta possession tu refuserais aimablement, dit la jeune femme d’un ton provocateur.
-Ca suffit, Aryel ! Encore un mot de ce genre, et je t’égorge, dit le yôkai, rouge de colère, en se levant et prenant la jeune femme par le col, la soulevant brutalement.
D’un visage impassible, la jeune femme regarda les yeux du yôkai qui la fixait d’un air menaçant et assassin. Elle rit et, souriante, elle dit au yôkai :
-A la façon dont tu me regardes, j’ai l’impression de voir ton père quand nous n’étions pas encore amis.
-Que veux-tu dire ? demanda le yôkai, en se calmant légèrement.
-Que quand nous nous sommes rencontrés, il n’aspirait qu’à une chose…me tuer.
-Te tuer ? Mais je croyais que vous étiez amis ?
-Oh oui, plus tard nous sommes devenus amis. Enfin, au début, il était plus un protecteur qu’un ami vu que j’étais une gamine à l’époque.
-Pourquoi voulait-il tellement te tuer ?
-Parce que j’avais abîmé le bras de sa Majesté et que je lui avais échappé, dit la jeune femme en ricanant. En fait, avant que nous ne devenions amis, il te ressemblait énormément niveau caractère…il méprisait profondément les humains.
-Depuis quand connais-tu mon père ? demanda le yôkai de plus en plus intéressé par cette histoire.
-Cinq mille ans !
-Tu as grandi entre-temps !
-Bien sûr ! Quand je l’ai rencontré j’avais douze ans et la dernière fois que je l’ai vu j’avais dix-sept ans.
-Pour une humaine tu vieillis étrangement lentement…
-Normal, vu que je ne suis pas une humaine ordinaire… Bon, maintenant, repose-moi doucement,et va chercher le Tessaiga, ordonna la jeune femme en restant impassible.
Après quelques légères hésitations, le yôkai redéposa la jeune femme et lui dit calmement :
-Tessaiga n’acceptera jamais que je le touche !
-Moi je te dis que si ! Maintenant va le chercher…
Dans un soupir, le yôkai se rendit du Tessaiga qui se trouvait non loin de là. Il l’observa une seconde, puis se baissa pour le prendre. Lorsqu’il toucha le fourreau, il se raidit. Mais rien ne se passa. Le yôkai prit le sabre et retourna auprès de la jeune femme. Il lui jeta un bref coup d’œil et observa pensivement le sabre. Soudain, il entendit la jeune femme soupirer profondément et il sentit que le fourreau commençait à lui brûler la main.
-Ah… dit-il en lâchant le Tessaiga.
-Ca t’apprendra à vouloir garder le Tessaiga pour toi ! Tu sais très bien qu’Inu yasha a plus besoin du Tessaiga que toi.
-Comment as-tu fait ça ?
-Hmm ?
-Comment se fait-il que je puisse soudainement toucher le Tessaiga et que, quand tu as soupiré, il m’a brûlé la main ?
-Je t’expliquerai ça une autre fois. Laisse-moi dormir à présent.
La jeune femme prit le sabre et la serra contre elle. Le yôkai éteignit le feu et s’assit en face de la jeune femme. Il s’appuya contre le tronc et ferma les yeux. Il sentait, depuis un bon bout de temps, que le sang de son demi-frère avait changé.
-Il va tuer ces pitoyables humains qui l’accompagnent, murmura-t-il.
Visiblement la jeune femme avait entendu, car elle tressaillit et serra encore plus fort le Tessaiga contre elle.
-En tout cas, celui qui a essayé de me tuer ne s’en sortira pas indemne. On ne me tue pas aussi facilement… pensa-t-elle.
-Hiraikotsu !
Un boomerang géant fendit l’air. Il se dirigeait vers Inu yasha qui allait porter un coup de griffes à la malheureuse Kagome. Inu yasha remarqua le boomerang, s’arrêta, et d’un puissant coup de griffes, coupa l’arme en mille morceaux.
-Kagome ! dit Shippo en courant vers le moine. Partons d’ici !
-Non ! On ne peut pas laisser Inu yasha comme ça.
-Kagome, viens vite ! dit la chasseuse de yôkais. Avant qu’il n’essaye à nouveau de te tuer !
-Mais… dit Kagome.
Elle jeta un nouveau coup d’œil à son bien-aimé. Celui-ce se tourna lentement vers elle. Il voulut à nouveau l’attaquer, mais son attaque n’atteignit pas son but.
Kirara avait repris sa véritable apparence et avait pris Kagome par le haut de son uniforme. Elle la déposa près du yôkai-renard, du moine et de sa maîtresse. Tout le monde monta sur le dos de la yôkai-chat. Elle s’envola et s’éloigna le plus vite possible d’Inu yasha. Celui-ci n’essaya pas de les attraper et s’en alla. Après une bonne heure de vol, Kirara atterrit et tout le monde descendit de son dos. Elle reprit son apparence de chat à deux queues et sauta souplement sur l’épaule de sa maîtresse.
-Je crois que nous devrions un peu nous reposer, déclara le moine.
Tout le monde prépara un camp et se reposa. Personne ne parlait, trop préoccupé par les événements…
Kagome fit un rêve étrange…
-Kagome tu dois empêcher Inu yasha de nuire, par tous les moyens…
-Aryel ? Comment ?
-Peu importe ! Il faut que tu arrêtes Inu yasha à tout prix.
-Mais comment ? En récupérant le Tessaiga ? Pour ça, il faudra retirer tous les rochers et il sera peut-être trop tard pour le sauver…
-Dans ce cas, tu n’as pas trop le choix ! Il faut que tu envoies une de tes flèches purificatrice…
-JAMAIS !
-Ne sois pas égoïste. Si nous ne l’arrêtons pas, il tuera tous ceux qui se trouveront sur son passage, faisant des milliers de victimes innocentes.
-Mais je ne peux pas. C’est trop dur !
-Dans ce cas, je m’en occuperai moi-même…
-Aryel ? Tu…tu ne vas quand même pas le tuer ? Aryel, réponds moi…
La jeune fille se réveilla en sursaut. De la sueur dégoulinait de son front.
-Un rêve ? se demanda-t-elle. Non, j’ai bien parlé avec Aryel… Elle va donc le tuer ? Et comment a-t-elle fait pour survivre ? Elle doit sûrement être mortellement blessée…
Elle voulut se lever, mais entendit :
-Kagome ? Ca ne va pas ?
-Non, tout va bien Sango.
Très inquiète, elle se recoucha.
Soudain, Sesshomaru prit rapidement la jeune femme par la taille et se mit à courir.
-Mais qu’est-ce qui te prend, Sesshomaru ? demanda-t-elle en se réveillant.
-Il est à nos trousses…
-Hein ? Mais de quoi tu parles ? dit-elle déboussolée.
-Ce maudit hanyô…il nous a repéré et essaie à présent de nous rattraper…
La jeune femme ne répondit pas, mais regarda, inquiète, derrière elle. Elle ne vit rien, à part les arbres qui filaient derrière elle.
Une demi-heure plus tard, le yôkai courrait toujours. La jeune femme était exténuée, mais n’arrivait pas à dormir. Plusieurs fois, elle avait failli s’évanouir.
Le puissant yôkai, quant à lui, semblait rester impassible à cette situation, mais ce n’était qu’en apparence, il était de plus en plus inquiet, remarquant bien que la jeune femme avait de plus en plus de mal à suivre le rythme de cette folle cavalcade.
-Je ne peux pas me battre contre lui… pensa-t-il. Aryel m’en empêchera et si Inu yasha arrive à passer derrière moi, il risque de directement s’attaquer à elle. Bien sûr, je pourrais utiliser le Tenseiga, mais je préfèrerais ne pas devoir l’utiliser…
-Aah… fit la jeune femme.
Elle avait senti un choc violent lui parcourir le corps.
-Désolé ! dit le yôkai.
-Ca v…
Elle eut un choc.
-J’ai dû rêver, il ne m’a sûrement pas dit pardon, c’est impossible ! pensa-t-elle interloquée.
-Je devrais m’enfuir, jusqu’à ce qu’il se lasse…et cela risque de durer encore un bon bout de temps… prévint le yôkai.
-Je tiendrai le coup, le rassura la jeune femme en faisant une grimace, son corps à nouveau parcouru par un choc.
-Je l’espère… pensa Sesshomaru. Inu yasha, la prochaine fois, je ne fuirais pas, mais pour l’instant, j’ai des choses plus importantes à faire… |