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Jeudi 31 mai 2012, 11:51


Voici une histoire écrite par Ayla et dont le titre est Quand le passé resurgit (Inuyasha) - chapitre 12 - Le village.

Chapitre 12 : Le village

Vers la fin de l’après-midi, Sesshomaru s’arrêta enfin. Il déposa la jeune femme qui avait fini par s’évanouir près d’un arbre et alla vérifier qu’aucun yôkai ne se dissimulait aux alentours. Quand il revint, il s’assit auprès de la jeune femme et attendit…

Kagome se réveilla enfin, le moine et la chasseuse de yôkais n’étaient plus là. Le petit yôkai-renard dormait toujours dans ses bras et le yôkai-chat dormait un peu plus loin.
-Mais où sont-ils passés ? se demanda-t-elle anxieuse.
-MIROKU ! ESPECE DE SALE BONZE PERVERS !
Sango, très en colère, apparu soudain au loin. Son visage était écarlate.
-Sango ? dit Kagome. Tu vas bien ?
Elle courut dans la direction de son amie. Quand elle arriva près de Sango, elle vit un peu plus loin le moine, une marque de main sur la joue droite, étendu dans l’herbe sous la puissance de la gifle.
-C’est donc ça… soupira la jeune fille soulagée.
-Même pas capable de parler tranquillement sans qu’il ne me tripote, marmonna la chasseuse de yôkais.
Péniblement, le moine se releva.
-Tu ne changeras donc jamais… s’exaspéra Kagome.
Les deux amies retournèrent au camp, laissant le moine se débrouiller. Celui-ci avait la tête qui tournait, il avançait en zigzagant. On aurait cru qu’il était ivre.
Une fois assise, Kagome demanda à son amie :
-Au fait, de quoi parliez-vous au juste ?
-Eh ben…en fait…je ne sais pas si je devrais te le dire… dit Sango très mal à l’aise.
-Allons, dis-le, l’encouragea la jeune fille.
-Nous parlions de la mort d’Aryel et aussi d’Inu yasha… Si nous n’arrivons pas à récupérer le Tessaiga…nous serons…obligés de tuer Inu yasha.
Kagome, revit subitement son rêve.
-Tu…as rêvé d’Aryel ? demanda Kagome, angoissée.
-Non ! Pourquoi ?
-Pour…pour rien !
-Kagome ! Je sais que tu tiens énormément à Inu yasha, mais… si il ne peut redevenir lui-même, alors nous devrons le tuer. Nous n’aurons pas d’autre choix. Il risquerait de faire des milliers de victimes. Et mon devoir me dicte d’anéantir tout yôkai tuant des humains. Et Miroku lui aussi a le devoir de protéger les humains, expliqua la chasseuse de yôkais. Kagome, Inu yasha préfèrerait sûrement mourir que devenir et rester une machine à tuer, tu ne crois pas ?
La jeune fille ne répondit pas, mais se leva et se mit à courir. Les larmes coulaient sur ses joues pâles. Elle savait que Sango et Aryel avaient raison, mais elle ne pouvait pas l’admettre. Elle ne voulait tout simplement pas perdre celui qu’elle aimait.
La chasseuse de yôkais n’essaya pas de l’arrêter, sachant pertinemment que son amie préférait être seule pour se remettre les idées en place.
-Je n’aurais aucun plaisir à te tuer Inu yasha, ça, tu peux me croire, se murmura-t-elle à elle-même.
Elle soupira profondément et alla prendre Kirara. Celle-ci se réveilla et se frotta affectueusement contre sa joue.
-Ma petite Kirara ! chuchota Sango. Tu me comprends, n’est-ce pas ? Il n’y a pas d’autre solution.
-Alors, tu lui as dit…
Le moine s’assit à côté de la chasseuse de yôkais.
-Je l’ai vue partir en courant, expliqua-t-il.
-Oui je lui ai dit… avoua Sango. Elle a voulu savoir, et comme je n’aime pas lui cacher des choses…
-Je t’avais pourtant dit qu’elle le prendrait mal, soupira le moine.
-Je sais mais…
-Oh et puis, on aurait de toute façon dû le lui dire un jour…
Sango acquiesça et déposa Kirara au sol.
-Shippo ? Réveille-toi ! dit-elle en secouant légèrement le yôkai par l’épaule.
-Hmm ?
Le yôkai-renard ouvrit les yeux et regarda la chasseuse de yôkais d’un air ensommeillé. Sango lui raconta la discussion qu’elle avait eue avec le moine. Shippo les approuva. Lui non plus n’avait aucune envie que le hanyô meure, mais si il n’y avait pas d’autre solution…

-Quoi ? Aryel était également chasseuse de yôkais ?
-Oui !
La miko et l’elfe déchu étaient assis l’un en face de l’autre, dans la cour du palais. L’extérieur du palais était totalement intact. Mais la miko ignorait si c’était également le cas de l’intérieur, car les portes étaient scellées. Ce matin, l’elfe déchu était revenu et Kikyo en avait profité pour parler d’Aryel avec lui.
-Ils arrivent avec lui… murmura l’elfe déchu.
-Hein ?
La miko regarda vers les murs du château. A l’entrée, des elfes, des orcs, des morts-vivants et des humains poussaient un immense bloc de glace où se trouvait un chien gris géant. Elle fut choquée lorsqu’elle vit le chef des morts-vivants, la femme elfe qui montait le tigre blanc, l’homme elfe et Thrall s’avancer, leurs montures marchant l’une à côté de l’autre. Parmi eux, une femme portait une longue cape bleu ciel, marchant à côté d’eux d’un pas sûr. Elle avait des cheveux blonds et des yeux verts.
Quand le bloc de glace fut près des deux gigantesques portes scellées, l’elfe déchu s’avança. Les autres chefs, la femme aux cheveux blonds et lui-même posèrent leurs mains sur les portes. Celles-ci scintillèrent d’une lueur dorée et s’ouvrirent toutes seules.
-Le sceau est brisé ! déclarèrent-ils.
Les morts-vivants, elfes, orcs et humains firent entrer le bloc de glace dans le palais. Les chefs entrèrent également, à part l’elfe déchu qui revint vers la miko.
-Quand ils auront terminé, tu pourras entrer dans le palais… annonça-t-il.
La miko se rassit et observa le palais. Il était entièrement blanc, entouré d’un mur blanc, lui aussi. Il y avait quatre tours de garde qui étaient placées chacune à une des extrémité du mur. Le toit du palais n’était pas comme les toits normaux : il était plat. A l’extrémité nord du palais, se dressait une tour ronde dont le toit était pointu. Le palais était soutenu par d’innombrables colonnes. Au milieu de la cour se trouvait une fontaine qui était toujours en activité. La miko avait vérifier si l’eau était potable et c’était le cas. Une route de gravier traversait la cour en son milieu, de l’enceinte aux portes gigantesques faisant un rond autour de la fontaine. La pierre dont était faite la fontaine était elle aussi blanche. Il y avait dans la cour une multitude d’arbres et de fleurs de toutes sortes.
Inhabité depuis tant d’années,le palais était parfait ! Aucune trace d’abandon, aucune trace de pillage. Tout cela était étrange ! Et le palais en premier lieu ! C’était la première fois que Kikyo en voyait un pareil. Tout le monde sortit du palais et s’en allat en silence. Les chefs passèrent à côté d’eux et firent comme s’ils n’existaient pas. La miko en fut légèrement vexée, elle ne s’attendait pas à ce que la femme elfe et Thrall soient aussi distants. L’elfe déchu et la miko se retrouvèrent à nouveau seuls.
La miko se leva et se plaça devant les deux portes. Elle les regarda quelques instants, les portes brunes avaient la forme d’une double arcade. Elle voulut pousser les portes, mais elles s’ouvrirent toutes seules. Méfiante, la miko pénétra dans le palais. Tout était plongé dans l’obscurité. La miko ne voyait rien, malgré le soleil brillant au dehors.
-Si tu veux, je peux te guider ? proposa l’elfe déchu en s’approchant par derrière.
La miko sursauta, elle dit :
-Très bien ! J’aimerais bien que le palais ne soit plus dans la pénombre…
-Rien de plus simple !
Il disparut dans le néant, et quelques minutes plus tard, la salle fut illuminée. La miko se protégea les yeux, le temps de s’habituer à la lumière vive. Quand la miko regarda autour d’elle, elle fut choquée. Il n’y avait aucune once de couleur : tout était blanc. L’intérieur comme l’extérieur était en pierre brute. Au fond de la pièce, s’élevait un double escalier. Silencieuse, la miko se dirigea vers la porte de gauche, elle aussi brune et en forme d’arcade, moins imposante que celle de l’entrée du palais, mais tout de même gigantesque. Elle s’ouvrit aussi toute seule. La miko regarda autour d’elle. C’était la salle à manger. Au fond se trouvait une porte plus sobre et plus petite. Sans doute celle des cuisines. La miko continua son chemin sans faire attention à la grande et longue table qui traversait presque toute la pièce. Après avoir visité de nombreuses pièces, elle arriva dans une bibliothèque. Elle était entourée de livres, la pièce était tellement grande, qu’elle n’en voyait pas la fin.
-Je suis sûre qu’il y a des choses très intéressantes ici, murmura-t-elle.

Kagome était revenue d’elle-même, les larmes aux yeux.
-Nous retournons à la grotte… Kagome, tu préfères retourner dans ton monde ? demanda la chasseuse de yôkais.
-Non…je…je viens avec vous… chuchota-t-elle avec difficulté.
Silencieux, le groupe monta sur le dos de Kirara.
Il faisait nuit noire lorsqu’il arrivèrent enfin à la grotte où était sensé se trouver le Tessaiga.
-Que…dit le moine.
Là où se trouvaient auparavant les vestiges de la grotte, plus rien : tout avait été réduit un miettes.
-Oh non, le Tessaiga et Aryel, ils sont là ? demanda Kagome alarmée.
-Non ! dit le moine. Mais ils ne sont pas détruits comme les rochers. Quelqu’un les a emmenés avec lui…
-NON NON ! CE N’EST PAS POSSIBLE ! C’ETAIT LE SEUL MOYEN DE LE SAUVER ! hurla la jeune fille en se remettant à pleurer à chaudes larmes.
-Tu crois que c’est possible ? Qu’Aryel soit en vie ? demanda la chasseuse de yôkais, parcourue de frissons.
-Vivante non ! Mais il est possible que la personne qui a fait ça ait pris sa dépouille, et le Tessaiga par la même occasion…assura le moine.
-Un yôkai ?
-Sûrement ! Et vu qu’Aryel l’avait en main… Il n’a qu’à prendre son corps, se couper un bras et le remplacer par un bras humain…
-Sesshomaru ?
-Je ne crois pas, non… Le Tessaiga est devenu tellement populaire, tous les yôkais savent à présent qui arrive à utiliser Tessaiga et pourquoi …
-Une chose est sûre, nous devons retrouver la trace de ce yôkai.
-Hm ? Sango regarde…
Le moine montrait les cendres du feu, ils s’approchèrent.
-En tout cas, ce yôkai est puissant ! frissonna le moine.
-Nous aurons du mal à le vaincre, mais nous devons le battre… Pour Inu yasha !
-Oui ! Et nous pourrons en profiter pour enterrer Aryel dignement.
La chasseuse de yôkais acquiesça et alla consoler son amie, en lui annonçant le maigre espoir qui subsistait.
-Alors nous devons tout de suite partir, ordonna Kagome après avoir écouté son amie.
Déterminée, elle amena Kirara, qui avait repris son apparence de chat, près des cendres.
-Kirara ! Imprègne-toi bien de cette odeur, nous devons absolument rattraper ce yôkai, c’est le seul moyen de sauver Inu yasha… Je compte sur toi ! lui murmura-t-elle.
Après avoir humé l’air pendant quelques secondes, Kirara se transforma encore une fois.
-Pas tout de suite Kirara ! lui intima sa maîtresse. Nous allons d’abord manger.
-Mais… protesta Kagome.
-Kagome, nous n’avons plus mangé depuis hier soir. Je sais qu’Inu yasha est important pour toi, mais si nous ne sommes pas en pleine forme, nous risquons de perdre contre ce yôkai, la raisonna le moine.
Sans un mot, Kagome vint s’asseoir près de Shippo et du moine. La chasseuse de yôkais monta sur Kirara et alla chercher de la nourriture.
Une heure plus tard, la chasseuse de yôkais n’était toujours pas revenue.
-Mais qu’est-ce qu’elle fait ? râla le moine, une once de peur dans la voix.
-J’espère qu’il ne lui est rien arrivé, pensa Kagome de plus en plus inquiète.
Shippo s’était endormi, mort de faim, sur les genoux de la jeune fille.
Au loin, on vit quelque chose s’approcher. Le moine prit la jeune fille par le bras et l’attira dans les sous-bois.
-Mais que…
-Chut ! coupa-t-il.
Ils observèrent la chose s’approcher. Quand elle fut à trois mètres du sol, ils les reconnurent. Sango et Kirara. Les flammes qui entouraient les pattes et les queues du yôkai éclairaient la chasseuse de yôkais. Ils remarquèrent avec effarement que sa tenue de combat était couverte de sang.
-Sango tu n’as rien ? demanda Kagome anxieuse en courant dans sa direction.
-Non…je vais bien…mais vous devriez voir ça…
Sango les fit monter sur Kirara.
-Kirara, amène-nous au village où nous avons été toutes les deux, ordonna-t-elle.
Après un long voyage, il arrivèrent près d’un grand village. Tout semblait pourtant normal, mais en regardant de plus près, on voyait des personnes allongées par terre dans de grandes flaques noires. Quand Kirara atterrit, Kagome se retint pour ne pas vomir. Le sol était jonché de cadavres. Les flaques noires étaient en fait du sang.
-Qu’est-ce…qu’est-ce qui s’est passé ici ? demanda Kagome effrayée.
-C’est l’œuvre d’Inu yasha ! expliqua Sango.
-Comment le sais-tu ? Tu l’as vu ? Tu…tu ne l’as quand même pas tuer ? cria-t-elle.
-Je ne l’ai pas vu, mais j’ai su que c’était lui, à cause de la réaction de Kirara.
-Hein ? Shippo ? Shippo réveille-toi ! dit Kagome en le secouant doucement.
-Hm ? fit-il ensommeillé.
-Shippo pourrais-tu demander à Kirara si elle sait qui a tué les villageois ? supplia Kagome.
-D’accord !
Il se dirigea vers Kirara après avoir regardé, choqué et effrayé, autour de lui. Quelques secondes plus tard, il revint en courant et sauta dans les bras de la jeune fille. Il pleurait.
-Kagome, c’était Inu yasha ! dit-il en pleurant.
La jeune fille serra le petit yôkai contre elle pour le consoler et se rassurer.
-Inu yasha…pourquoi ? Pourquoi faut-il que depuis qu’Aryel est là tout se passe si mal ? Pourquoi ? se demanda-t-elle.
Elle commença également à pleurer. Le moine aida la chasseuse de yôkais à rassembler les cadavres des villageois. Après les avoir tous récupérés, ils voulurent commencer à les enterrer quand soudain, ils entendirent derrière eux :
-Je vais vous aider.
C’était Kagome. Elle avait toujours les larmes aux yeux, mais semblait s’être calmée.
-Où est Shippo ? demanda le moine.
-Il dort près de Kirara…
Sango lui passa une pelle et l’observa pendant qu’elle creusait une tombe.
-Sango ? Il y a un problème ? s’inquiéta le moine.
-Non, non, répondit-elle en continuant à creuser.
Pour enterrer tous les villageois, il leur fallut travailler jusqu’au lendemain après-midi. Exténués, tenant à peine sur leurs jambes, ils s’affalèrent près de Kirara et s’endormirent sur le champ. Ils n’avaient pas mangé depuis l’avant-veille. Ils se sentaient très faibles. Ils n’auraient jamais cru qu’il y aurait eu autant de villageois massacrés. Tout ce qu’ils espéraient, c’était que le hanyô n’avait pas réserver le même sort à d’autres personnes…

Captant une odeur qui lui causa un vif désagrément, Sesshomaru se leva. Après avoir jeté un dernier coup d’œil à la jeune femme qui ne s’était toujours pas réveillée, il alla à la rencontre du hanyô qui se trouvait un peu plus loin. Ce dernier était affublé d’une peau de singe blanc.
-Alors, elle est toujours vivante… ricana-t-il.
-Tu t’intéresses à elle ? Pourquoi ? Pourquoi, toi, Naraku tu t’intéresses à une humaine comme Aryel ? demanda le yôkai.
-C’est étrange, n’est-ce pas ? J’ai beau utiliser tous les moyens pour enfin l’éradiquer de ce monde, elle finit toujours par s’en sortir… Une femme vraiment surprenante, mais surtout très dangereuse… Si j’étais toi, Sesshomaru, je me méfierais. Cette femme est plus puissante que tu ne le crois…
-Hmm… A t’entendre, on jurerait que tu la crains !
-Elle a réussi à tuer ton père Inu taisho et d’innombrables autres taiyôkais.
-Mon père…attends une minute… Naraku, tu connais mon père ? Impossible ! D’ailleurs mon père est mort suite à des blessures graves.
-Peu importe comment je le sais ! Par contre, je ne te mens pas… Aryel a tué ton père… Tu ne t’y attendais pas, n’est-ce pas ? ricana le hanyô de plus bel.
-C’est tout ce que tu avais à me dire ? demanda le yôkai sans laisser paraître aucune émotion.
-Oui ! A bientôt, Sesshomaru…
Le hanyô s’en alla. Le yôkai n’essaya pas de le rattraper. En son for intérieur, il savait que Naraku avait dit la vérité. C’était Aryel qui avait tué son père… Il en était sûr à présent. Il marcha tout en réfléchissant. Il devait absolument découvrir ce qui s’était passé. Il connaissait les sentiments que son père éprouvait pour la jeune femme et inversément.
Quand il arriva près de la jeune femme, il l’observa quelques instants avant de s’asseoir. Celle-ci s’agitait dans son sommeil. Elle rêvait…elle rêvait du jour ou plutôt du soir où elle avait vu Inu yasha pour la première fois…

Aryel avait dix-sept ans et était vêtue du kimono traditionnel des mikos et avait les cheveux attachés exactement comme Kikyo. Elle montait un grand étalon noir ayant une large liste. Tout le monde craignait l’imposant étalon sauvage, personne n’avait réussi à le dresser. Seule cette jeune femme arrivait à le contrôler, sans pour autant lui avoir jamais imposé son autorité. C’était d’ailleurs une des nombreuses raisons pour laquelle on la respectait profondément.
Elle se dirigeait vers le château où se trouvait une de ses meilleurs amies. Son amie avait accouché depuis peu et Aryel voulait s’assurer qu’elle allait bien. Elle savait qu’à cette époque de nombreuses femmes mourraient pendant ou après l’accouchement.
Arrivée aux portes du mur du château, elle descendit rapidement de son étalon le confiant à un gamin. Elle poussa les portes qui semblait pourtant très lourde et courra le plus vite possible. Un taiyôkai lui barra la route.
-Ecarte-toi, Inu taisho ! dit-elle en poussant le yôkai sur le côté.
Mais le taiyôkai ne laissa pas la jeune femme aller bien loin. Il la prit par la taille et l’attira vers lui, lui bloquant les bras.
-Ce n’est vraiment pas le moment Inu taisho ! fulmina Aryel.
-Tu n’as pas à t’inquiéter pour Izayoi, elle va bien…et l’enfant aussi… rassura le taiyôkai sans pourtant relâcher son étau.
-Ca va, ça va, je me calme ! râla-t-elle.
Inu taisho la relâcha enfin et suivit la jeune femme qui se dirigeait à grandes enjambées vers la pièce où se trouvait son amie. Une servante sortait justement de la chambre.
-Oh ! Aryel-sama, vous êtes de retour ? Je vais prévenir directement la princesse.
La servante retourna dans la pièce.
Aryel soupira et regarda par la fenêtre, qui se trouvait en face de la porte, en s’appuyant sur le bord. Inu taisho s’appuya contre le mur à côté de la porte et observa la jeune femme.
-Ton monde te manque ? finit-il par demander.
-Pas vraiment… ça fait plus de quatre milles ans… quatre mille huit cent ans pour être exacte que je n’ai plus vu mon monde… Pour moi cette époque est tellement lointaine que j’ai l’impression que ce n’était qu’un rêve…
-Et ta famille ? Tes amis ?
-Ils sont sûrement tous morts à présent. Et toute ma famille adoptive a été tuée peu avant que je n’arrive à cette époque…
Elle se retourna, mais continua de regarder les étoiles s’appuyant de ses deux bras contre le rebord de la fenêtre. Elle avait un léger sourire aux lèvres. La lune éclairait le visage de la miko d’une lueur irréelle.
Le taiyôkai ne put s’empêcher de penser :
-Qu’elle est belle !
La miko cessa de sourire, elle semblait étonnée. Sans changer d’expression, elle regarda le taiyôkai.
-Calme tes ardeurs, mon cher ! finit-elle par dire en lui souriant.
Au même moment, la servante ouvrit la porte et demanda à Aryel d’entrer. Izayoi était assise sur son lit dans les couvertures. Elle tenait le bébé dans ses bras et lui chantait une berceuse. Aryel alla près de son amie et l’observa. Elle semblait en parfaite santé, mais la jeune femme préférait rester ici quelques jours pour s’assurer qu’elle n’allait pas faire une chute.
-Aryel, je suis heureuse que tu sois là, dit Izayoi en regardant son amie.
-Je suis heureuse que tu ailles bien, mais je préfère rester quelques jours pour m’assurer que tout se passe bien .
-Tu n’as pas à me demander la permission de rester, je te l’ai déjà dit.
-Je sais, dit Aryel en riant légèrement.
-Il s’appelle Inu yasha. Tiens ! annonça Izayoi en déposant le bébé dans les bras de la jeune femme.
-Inu yasha ? dit la jeune femme étonnée.
-Oui. Tu te souviens du chiot que tu as un jour ramené après une des guerres que tu as menée. Tu l’avais nommé Inu yasha. Il était si mignon, tu y tenais beaucoup, dommage qu’il soit mort en te sauvant la vie.
-Mais…pourquoi spécialement ce nom ? demanda Aryel mal à l’aise.
-J’adorais aussi Inu yasha et je trouve que c’est un très joli nom répondit Izayoi en souriant à son amie.
Très gênée, Aryel lui rendit son sourire, puis observa le bébé endormi qu’elle tenait dans les bras.
-Qu’il est mignon ! murmura la miko en souriant.
Elle rendit le hanyô à sa mère et voulut s’en aller, mais Izayoi l’interpella :
-Aryel ! J’aimerais te parler des sentiments qu’Inu taisho éprouve pour toi…
La jeune femme soupira.
-Je sais qu’il est amoureux de moi et toi aussi tu le sais. Mais tu sais également que je n’éprouve que de l’amitié pour lui, et lui aussi le sait et il respecte mes sentiments à son égard.
-Mais si jamais un jour, il t’avoue qu’il est amoureux de toi, que feras-tu ?
-Sais pas. Je verrai bien à ce moment-là. Allez, salut ! Je vous laisse en amoureux. Vous venez les servantes ?
Aryel sortit de la pièce, et jeta un coup d’œil au taiyôkai qui était toujours contre le mur.
-Tu peux y aller, déclara-t-elle en s’en allant.
Elle emmena son étalon à l’écurie, alla prendre un bain dans un Onsen (source d’eau chaude) et alla ensuite se coucher.

-Quel rêve ! rit amèrement la jeune femme en se réveillant.
Il faisait nuit. Sesshomaru n’avait cessé d’observer la jeune femme.
-Enfin réveillée ! constata-t-il.
-Oui !
-De quoi as-tu rêvé ?
-De ton père, d’Izayoi et d’Inu yasha pourquoi ?
-Pour savoir…
Après avoir observé le yôkai, Aryel déclara :
-Bon, ben moi, je me rendors.
Elle se retourna et serra le Tessaiga qu’elle n’avait pas lâché une seule seconde.
-Décidément, Aryel, je ne sais plus quoi penser de toi… Tu n’avais aucune raison de tuer mon père… Enfin, le temps me dira si j’avais raison ou pas…
 
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