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Jeudi 31 mai 2012, 16:05


Voici une histoire écrite par Kiyokou et dont le titre est L'espoir rouge - chapitre 00 - Année de galère.

Prologue Partie 1


Je me réveille ce matin, enfin à 15 heures, comme toujours je n’ai pas envie de me lever, lâche de devoir survivre dans ce monde sans future, avec ces adultes qui ne comprennent rien à rien, surtout ma vieille qui répète les échecs d’histoire d’amour et même les simples histoires d’un soir. Elle dit que c’est de ma faute, mais c’est facile, elle n’avait qu’à pas me mettre au monde !

Je m’appelle Lucie, j’ai 14 ans, je ne vis déjà plus, je ne fais que survivre, et ma «survie» est noir, je suis au fond d’un puit qu’on a celé, plus aucune lumière ne m’éclaire. Je rêve de voler alors que je suis un crapaud, m’imaginant libre dans ce ciel si sombre. Mais à quoi serrent ces rêves inutiles ? A quoi bon !

Je me lève et commence cette journée qui me semblait si banal. Je prends mon bain en me grillant une clope infecte mais bon, on a ce qu’on a. Je pense à ce que je vais faire aujourd’hui, vais-je devoir me battre ? Ou encore échapper aux keufs ? Tellement de choses à faire. Ah oui, ce con de Matt m’a piqué ma boucle d’oreille, le seul présent de mon père, il faut absolument que je la reprenne !

Je descends, ma mère n’est pas allée travailler aujourd’hui(pour changer), la voilà qui m’engueule pour rien :

-Espèce de saleté ! J’ai tellement honte de t’avoir portée en moi ! Quand je te regarde, j’ai envie de vomir, te montrer à quel point tu me dégoûtes ! Sale bâtarde, t’es née d’un union sans aucune goutte d’amour ! Je veux mourir !
Sur ce indifférente et blasée, je part dédaignant le regard de ma mère qui semble plus désespérée que jamais.

Ne savant pas que cette petite et insignifiante chose allait faire changer ma vie pour toujours, ce petit résidu infime allait faire bouger les choses de la façon d’un séisme !

Je vais aller retrouver Axel dans sa case, il m’a dit qu’il avait trouvé de la cam’ trop bonne, je vais goûter. Tiens il est pas chez lui, bon tant pis je vais retrouvé Matt alors, il a intérêt d’avoir encore ma boucle d’oreille sinon il risque d’y avoir des dégâts.

Je traîne dans les quartiers où il a l’habitude d’aller, le voilà avec sa meute de filles qui ont le feu au cul. Il me jette un regard surpris :

-Qu’est-ce que tu fous là ? Si c’est pour un câlin je suis pris… pour l’instant.
Je lui dis qu’il doit bien savoir de quoi il s’agit.

-Tu veux récupéré ta boucle et ben ni compte pas, elle doit valoir une fortune !

C’est alors qu’il la sort de sa poche, je me lance sur lui, je la lui arrache des mains et je me casse en courrant craignant que les pouffes essayent de le venger.

Enfin je l’ai retrouvé mon bien, en le regardant une question me vient à l’esprit est-ce que mon père sait que j’existe ? Sûrement pas, il doit même avoir une femme et un troupeau d’enfants, et ne veut surtout pas entendre parler d’une bâtarde.

Bon, il est déjà 7 heures, je vais aller piquer de la bouffe et de la boisson aux supermarché, je me fait jamais chopper faut dire j’ai l’habitude.

J’ai bien remplie ma pense là. Allez maintenant on va s’amuser un peu, ça fait longtemps que j’ai pas fait la fête. Eclate et beuverie sont au rendez-vous !

C’est ce que je me disais sans me douter de ce qu’il m’attendait demain…



Parite 2


Aie j’ai mal à la tête, j’ai peut-être trop forcé sur les bouteilles moi. Je suis chez qui déjà. A oui chez Axel je reconnais ce pieu. Il dort encore je vais pas le déranger, je pique deux aspirines et je me casse.

Il est déjà deux heures, je vais aller chez moi pour profiter de prendre un bon bain.

Sur le chemin, je m’allume une clope pour faire passer le temps. Et tiens c’est Matt, il a pas l’air bien, je lui demande pourquoi :

-Putain, c’est toi qui me demande ça t’es bête ou quoi. Je veux plus tu voir ma belle plus jamais, plus de câlins de moi.

Je n’aurais jamais pensé qu’il ne plaisantais pas, quelques jours plus tard, il décéda dans un accident.

Je m’éloignais de Matt en direction du parc où je jouait quand j’étais petite, je m’amusais à sauter de la balançoire le plus haut possible, déjà à cette époque je voulais m’envoler. Je regardais un moment les balançoires, j’étais tenter de réessayer quand je me suis dis que c’était idiot.

Je continuais mon chemin, je passait devant la pâtisserie, je sentais la bonne odeur qui s’en dégageait, dommage j’ai pas d’argent. je reste là un instant à regarder toutes ses bonnes choses avec appétit en sachant que je pourrai pas en manger quelle torture ! Mais la vie est comme ça, on vous donne quelque chose pour vous le retirer en suite. C’est salaud !

Oh il sonne trois heures, il faut que j’avance. Ah me voilà enfin devant chez moi, j’entre personne dans le salon ni dans la cuisine, bizarre ou est passer ma mère ? En plus il y a une de ces odeurs macabres à en vomir ! Je monte les escaliers, je vais voir dans sa chambre pour voir si elle est là, personne, pourtant le dimanche à cette heure-ci elle regarde la télévision.

Je vais prendre mon bain, je m’approche de la porte, l’odeur semble être de plus en plus forte et je sens comme une peur inexplicable m’envaillir en ouvrant cette porte…L’odeur s’explique. J’ai trouvé ma mère, elle est dans la baignoire non pas vivante mais belle et bien morte, elle s’est suicidée, se coupant les veines des poignets, elle se baigne dans son propre sang qui a déjà coagulé. Je crie effrayée, ne pouvant me retenir je vomis tout ce qui me reste dans l’estomac, j’ai la tête qui tourne. Cette femme que je déteste tant est morte, et je suis sûr qu’elle voulait que ça soit moi qui la trouve dans cet état. Et c’est sur ce, que je m’évanouis.

Voilà ça commence de bouger, le séisme s’est déclanché, à partir de maintenant la haine qui me fesait vivre est morte. La roue est entrain de tourner…



Partie 3


J’ouvre les yeux une lumière blanche m’éblouie, où suis-je ? Une voix me parle :

-Est-ce que tu vas bien ?

La voix est grave et inquiet. Je regarde d’où elle provient et je vois qu’il s’agit d’un médecin.

-Tu n’es pas trop choqué ? C’est tes voisins qui ont prévenu la police, ils avaient entendu un cri… Je suis vraiment désolé pour ta mère…

Je le coupe sur sa lancé lui disant qu’il n’avait pas besoin d’être navré et que ma mère est beaucoup mieux là-haut qu’ici, parce qu’apprêt tout elle a fait ce qu’elle me disait depuis toujours. Etonné de ma réaction, il continue :

-On va devoir te trouver une famille d’accueil ou te mettre dans un orphelinat.

Un orphelinat pas question et encore moins une famille d’accueil, je vais pas emmerder des personnes que je connais pas quand même ! A la première occase je me case !

Une assistante arrive avec un plat, la nourriture à l’air infecte, comme d’habitude dans les hôpitaux, il n’y a jamais rien de bon. Je bois l’eau et je lui dis que je veux pas sa nourriture pour cabot. Elle me regarde affliger mais ne répond pas. Le médecin se lève, me dit au revoir et me laisse, l’assistante par avec lui.
Enfin seule, je me prépare à partir, je me rhabille et je me casse par la fenêtre, ma chambre se trouve, heureusement, au RDC. Je traverse le jardin, passe la balustrade et me retrouve en haut de la ville. Je descends à tout vitesse. Tout d’un coup, je m’arrête, je me pose une question ! Je vais aller où maintenant, je suis totalement seule et plus rien qui m’accroche à la vie. Je survivais pour la haine que j’ai pour ma mère, que vais-je faire maintenant ? J’entends une voix derrière moi, je me retourne et voilà ce con de médecin qui me ramène à l’hôpital et me case au deuxième étage, pour sortir ça va être chaud !

Un huissier viendra demain pour lire le testament de ma mère à moi et à un certain Cyril Griffins, je me demande qui c’est ?

M’aurais-je douté que cet homme allait être mon nouvel espoir.

L’assistante de hier me réveille de mes rêves :
-Vous devriez vous lever, M .Griffins ne va pas tarder. Oh, et j’espère que vous aimez le chocolat chaud.

Enfin de compte, elle est gentille, elle a un beau visage de plus elle est mariée, je lui demande si elle a des gosses ?

-Oui j’en ai deux, un de six ans et l’autre de huit mois, ils s’adorent.
Le sourire qu’elle affichait était celle d’une mère heureuse, qu’est-ce que s’aurait été si la mienne m’aurait aimé ?

Je bois ma tasse, je m’habille et sort de la chambre. Le médecin m’attendait et me propose de le suivre.

Il m’emmène dans une pièce où attend un charment jeune homme qui a l’air sérieux. Ses yeux vert bleuté en amende me regardaient arriver, ses cheveux ébènes brillaient à la lumière du soleil que laissait passer une petite fenêtre, son visage ni trop fin ni trop carré était un peu soucieux, il devait être assez grand. Sous le charme, je m’assis à coté de lui :

-Mlle Lucie Redope, Je vous présente M.Cyril Griffins. M.Griffins, Mlle Lucie Redope, dit le médecin ne savant pas par quoi commencer. Euh… M.Griffins, le testament de Mme. Redope vous lègue la totalité de ses biens, c’est-à-dire : meubles, autres objets en tout genre et 30'000 frs. Vous pouvez prendre ce que vous voudrez, heureusement qu’elle n’a pas eu de dettes…

Mais c’est qu’elle me donne rien cette pétasse ! Et je savais pas qu’elle avais autant de tunnes ! Il a de la chance ce gars putain :

-Pardon, qu’est-ce qui vous lie à ma mère si c’est pas indiscret ?
-Enfaîte, c’est compliquer, c’est plutôt à ton père que j’étais lié parce que j’étais … « tousse »… son meilleur ami et…,dit-il embarrasser.
-Vous connaissez mon père !
-Mais attends, laisse moi continuer. Ton père est partit et a lassé seule ta mère et quelques mois plus tard, elle appris qu’elle était enceinte de toi, je l’ai aidé un moment puis moi aussi je suis parti… désolé…

Je ris doucement le contemplant, j’était un peu gênée, il était d’une beauté hallucinante, mystique, ses yeux émeraude me regardait, me scrutait, je devais devenir toute rouge, mais je ne comprenais pas ce qui m’attirait tellement chez lui. Il me coupa dans mes pensées :

-Tu vas faire quoi après, tu vas aller où ? me demanda-t-il.
-Je vais sûrement devoir aller dans un orphelinat mais, j’y resterai pas longtemps… plus que je me casserai de là… un jour ou l’autre.

Il sourit :

-Sinon chez moi, il y a bien assez de place pour toi, je gagne suffisamment d’argent pour t’élever… et ça me ferait plaisir de connaître la fille de mon meilleur ami.

Je ne comprenais pas, cet homme que je vois pour la première fois me demande si je veux vivre avec lui. Il demande la responsabilité de prendre en charge une gamine, il y a anguille sous roche là, non ? Je reste à le dévisager comme une idiote que je suis :

-Il y a un problème ? s’inquiéta-t-il.
-Mais vous êtes sûr ?
-Bien sûr, t’es assez grande et tu sais te débrouiller, j’aurai aucun problème à gérer.
-Bon si vous êtes sûr je dis oui !
-Oui, mais laisse tomber les vouvoiements et appelle moi Cyril, on a pas beaucoup d’années de différence Lucie.

Je souris gênée, j’étais très heureuse mais une question me vint à l’esprit comment pouvait-il être si jeune alors qu’il avait connu mon père.

C’est alors que le jour même je déménage chez lui, sa maison est en fait une sorte d’auberge très accueillante dans une petite ville au bord de la mer, il y a même deux piscines une à l’intérieur et l’autre à l’extérieur. Ma chambre est grande comparé à celle d’avent avec un lit très confortable, il m’achète même une télévision avec lecteur VHS et DVD s’il vous plaît, un canapé, une belle armoire en bois, un bureau, des nouveaux habits. J’ai beau lui dire qu’il en fait trop il me répond à chaque fois que je vaux bien un confort maximal, mais quand même…

Je l’aide le plus possible et essaye d’être sage(c’est difficile), je l’aime de plus en plus.

Je remarquai que malgré les deux ans passées, il ne vieillit pas !
 
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