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Jeudi 20 novembre 2008, 21:11


Voici une histoire écrite par Gaara2ladoller et dont le titre est L'ange du berger - chapitre 04.

4

L’ombre se tourna vers Benoît, le fixa puis, se retourna puis disparut.
Elle quitta le palier de la porte pour aller vers le parking, les deux hommes la suivirent mais, arrivés sur place, plus rien…volatilisée. Le garagiste l’appela de toutes ses forces mais le lieu était désert. Il vit un passant et fonça lui demander par où était partie sa femme : il n’avait vu personne, Benoît et David ne comprenaient plus rien. Etait-ce une hallucination ? Peut-être. Mais de retour au garage, cela n’a fait qu’empirer : l’un des ouvriers du garage interpellèrent Benoît :
« Patron ! Venez voir, c’est terrible ! Votre femme ! A la télévision ! »
C’était incompréhensible, aucun des deux hommes ne savait ce qui se passait : le journal de 13h parlait d’Adeline Louveau :
« Oui donc, une information de dernière minute : un drame dans la banlieue parisienne : cela s’est passée ce matin à 9h30 : une femme s’est fait renverser par un camion en excès de vitesse, le corps finit au milieu d’un carambolage. Vous pouvez apercevoir derrière moi l’automobiliste responsable de tout cela ; il a été contrôlé positif à l’éthylotest : il sera donc transféré au bureau de gendarmerie du 13ème arrondissement de la capitale et risque 15 ans de prison pour homicide involontaire »
Durant le reportage, Benoît reconnu le visage de sa femme, sorti des décombres du gigantesque accident. Il tremblait, fixant le visage de sa femme puis celui de l’assassin de sa femme. Il dit :

« Rentrez chez vous, Parisot. Votre voiture est prête, vous paierez la réparation auprès de mes collègues…et…en fait, restez honnête avec les autres. L’un de mes assistants m’a dit que vous êtes tout le contraire de moi et c’est bien vrai…je comprends pourquoi vous êtes revenu sous cette forme…
- De quoi vous parlez ? répliqua David.
- Laissez tomber, vous ne pouvez pas comprendre, partez vite. »

Il écouta : il paya les collaborateurs de Benoît, récupéra sa voiture et s’en alla, un poids dans le ventre. Tout de même : apprendre la mort de la femme de celui avec qui on discute depuis une heure. Il ne connaissait pas vraiment cet homme mais il était sur qu’il le reverrait bientôt, dans d’autres circonstances…Il rentra chez lui en passant par le magasin le plus proche.
De retour chez lui, il repensa à la réaction de Benoît devant cet accident et ça l’intriguait. Il repensa à la scène de la télévision. Il se sentait coupable de ce qui s’était passé. Il regarda par la fenêtre, en direction du Garage Barbeyrac-Louveau et là, il vit quelque chose de bizarre : une masse énorme venait de s’envoler du garage et se dirigeait vers la gendarmerie, là où le responsable de l’accident du matin était en garde à vue. La masse disparut après coup. David se frotta les yeux, avait-il rêvé ? Qu’est-ce que c’était ? Une hallucination ? Une créature surnaturelle ? Il ferma vite les volets et alla se coucher en espérant oublier ce qu’il a vu. Il alluma la radio pour se calmer et essaya de s’endormir.
Le temps passait, si lentement qu’une minute semblait durer une heure, la radio passait des chansons d’antan : années 80, Edith Piaf, Jacques Brel…Ses yeux se refermaient petit à petit, les images de la journée le quittèrent. Il s’endormit mais fut rapidement réveillé par un appel :
« Parisot ? C’est moi, monsieur Ducin. (Mr Ducin est le directeur de la banque de David)
- Ah, bonjour monsieur. Il y a un problème ?
- Malheureusement, une panne informatique s’est produite dans nos locaux, une sorte interférence mais qui s’étend bizarrement on dirait qu’elle vient de la gendarmerie. Je sais, c’est bête et vous me prenez sûrement pour un fou mais j’ai cette impression. Enfin bref : aujourd’hui, nous sommes le 29 décembre et on est vendredi, donc ne venez pas demain vu que je ne sais pas combien de temps vont prendre les réparations. Nous disons donc : demain samedi, dimanche vous ne travaillez pas et lundi, c’est le nouvel an. Je vous souhaite donc d’avance une bonne année et je vous retrouve mardi prochain.
- D’accord…merci…autre chose ?
-Non, pas spécialement. Désolé de vous avoir dérangé…à bientôt. »
David raccrocha puis, pris par la fatigue, s’endormi. Dans ses rêves, il réfléchit : après que l’automobiliste ai été transféré à la gendarmerie, une panne venant, d’après Mr Ducin, du même endroit à lieu…Etrange…Malgré tout, David croyait ce que son patron lui dît car ce dernier pouvait ressentir des ondes électriques et paranormales de part son expérience en la matière. En effet, cet homme est déjà entré en contact avec des esprits plusieurs fois dans sa vie.
La nuit passa, les heures s’écoulèrent, David était couché depuis 19h30 mais il bougeait beaucoup, il avait mal et bizarrement, la dernière phrase que Benoît lui avait dit ce matin tournait dans sa tête :
« Je comprends pourquoi vous êtes revenu sous cette forme». Pourquoi lui avait-il dit ça ? Durant tout son sommeil, David se tordait de douleur ; une douleur dorsale si forte qu’un peu avant minuit, il se réveilla, transpirant. Il alla se rafraîchir dans la salle de bains. Les quelques mètres qui les séparaient semblaient longs, très longs et il avait l’impression de porter une enclume sur son dos. Il s’épongea le visage puis se regarda dans le miroir et là ses yeux s’écarquillèrent, il n’arrivait plus à faire sortir un seul son, il comprit pourquoi il avait mal au dos et ce qu’a voulu dire le garagiste ce matin : deux ailes surdimensionnées, faites de plumes blanches lui étaient poussées dans le dos : des ailes d’anges…
 
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