Par un soir de pleine lune la tribu des hommes loups fit ses rituels infernaux dans les Bois Maudits. Un groupe de chasseurs de prime croisèrent malencontreusement leur route.
« Qu’est-ce que vous faites ici bande d’humains insignifiants?! demanda le chef de la meute.
- Nous venons pour vous proposer un marché, répliqua l’un des chasseurs.
- Et quel est-il? Vous ne savez rien faire d’autre que détruire, vous ne pouvez rien avoir d ‘intéressant pour nous.
- Au contraire, je vous propose de vous laisser massacrer pour le bien de tous! dit un autre.
- Ha traître, je le savait, vous ne croisez jamais notre route sans nous provoquer, impudents! »
Un combat acharné et sanglant éclata, les chasseurs de prime se défendirent avec toute la force qu’ils possédaient, on pouvait lire sur leurs visages qu’ils semblaient s’amuser, et cela était le cas dans l’autre camp également. Malgré toute leur combativité, les hommes se firent déchiquetés un par un. Lorsque leur nombre fut quasi nul, ils décidèrent alors d’en appeler aux forces de la Nature et ce fut comme si d’autres hommes se battaient à leur place une aura les entourait, comme si elle les protégeait. Alors la situation se renversa, les hommes loups tombèrent un à un à une vitesse fulgurante, lorsque le combat pris fin il ne restait qu’un affreux bain de sang, des lambeaux de chairs cisaillés et des visages horrifiés. La pluie commença à tomber en cette funeste nuit où on ne voyait à présent qu’un petit rayon de lune au milieu des ténèbres inquiétants.
Au loin des silhouettes se dessinaient dans l’obscurité, c’était des cavaliers qui arrivaient au grand galop, des éclaireurs, suivis d’une calèche allant à un rythme endiablé.
« Plus vite voyons, il pleut et nous ne savons pas si ces bois sont sûrs ! Allons, hâtons nous, cette petite nous est très précieuse, il ne faut pas qu’elle tombe entre les mains de nos ennemis, commanda un homme dans le carrosse. »
Des bêtes étaient tapis dans l’ombre et n’attendait que le moment où viendrait des voyageurs inconscients, ils virent l’attelage arriver et c’est alors que des arbres et des buissons surgirent des gobelins, des gnomes, des orques, et des onis. Les cavaliers firent le signal d’alerte pour les avertir mais tous se firent décapiter avant qu’ils ne puissent finir. Le conducteur de l’attelage n’eut pas le temps de faire demi tour que des gobelins le broyèrent; ils firent s’arrêter le carrosse, regardèrent l’intérieur, virent leur cible qui dormait, malgré les cris d’horreur des éclaireurs, et défoncèrent la porte; ils tuèrent l’homme qui tentait de protéger désespérément la jeune fille endormie au fond du carrosse quand soudain un cavalier arriva à toute vitesse, vêtu de noir et encapuchonné.
« Bande de gobelins dégénérés, dégagez et laissez cette jeune damoiselle tranquille !
- Gnéragnafonrog gnégnégnégné grrrr ninininininiiii !!!! s’écria celui qui semblait être le chef et tous les gobelins se mirent à ricaner.
- J’ai essayer de parlementez mais puisque vous ne voulez rien entendre… Vous l’aurez voulu ! »
L’homme descendit de son cheval, dégaina son épée et, grâce à une technique d’approche furtive et de vitesse, il trancha en deux les monstres qui lui barraient la route. Il tua celui qui tentait de s’enfuir avec la jeune fille, celle-ci fut lâchée par le gnome et faillit tomber la tête la première mais le jeune homme arriva à la rattraper juste à temps. Il la porta jusque dans une cabane et toute la nuit il veilla sur elle sans dormir. Elle se réveilla enfin au petit matin.
« Mais que ? Où suis-je ? Qui êtes vous ? questionna-t-elle
- Je me prénomme Ryoji Azakami, je vous ai sauvé de ces crapules de monstres qui ont attaqué votre escorte mais... j’n’ai pu sauver que vous… les autres étaient morts… et ce n’était vraiment pas beau à voir, déclara-t-il, puis-je avoir l’honneur de connaître votre nom mademoiselle ?
- Eeeeu... je…, baissant le regard et hésitant tout en tremblant.
- N’ayez pas peur je ne vous forcerais pas à me dévoiler votre identité, je ne suis pas malveillant si on ne m’attaque pas n’ayez crainte, lui dit-il en lui faisant un sourire chaleureux.
- Je… je m’appelle Namiko Kamizuki mais… le… je… devais aller à la ville qui se nomme Garnazia… aïe… ma tête, gros maux de crâne et elle se tient la tête dans les mains, je… je…, elle ne pu finir sa phrase car elle s‘évanouie. »
Ryoji lui appliqua de la pommade en lui massant les tempes pour ses maux de tête, lui remis une mèche en place en caressant tendrement son doux visage en souriant puis il la laissa dormir paisiblement mais en se demandant ce qui avait bien pu lui arriver.
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