Chapitre 15 : Les scientifiques
-Oui ! Comme tu peux le voir je suis en vie, grâce à ton sang d’immortalité, annonça la femme en se levant.
-Sang de quoi ? s’écria Kagome.
-Je vois… Eh bien allons-y ! déclara Aryel, ignorant la question de la jeune fille.
-Attends ! Aryel, est-ce que je peux venir ? demanda Kagome.
-Fais comme tu veux… répondit simplement la jeune femme en suivant la femme en blouse blanche.
La femme était légèrement plus grande qu’Aryel. Elle était mince et une petite mèche de cheveux noir lui tombait sur le front, droite, contrastant durement avec le reste de ses cheveux attachés en chignon. Ses yeux étaient vert émeraude.
Kagome regarda tour à tour Aryel et la femme. Elles n’avaient aucune ressemblance, mais Kagome remarquait bien qu’elles devaient bien se connaître. La jeune fille se demandait même si il était possible que la femme soit la mère d’Aryel…
-Dis-moi, Akari… Es-tu la seule qui soit encore en vie, ou les autres eux aussi ont pris de mon sang d’immortalité ? demanda Aryel lorsqu’elles descendirent les marches du temple.
-Nous sommes tous en vie, mais nous avons été aspergés par ton sang d’immortalité par accident. Il y a des siècles de cela, il y a eu un court circuit, et la surtension a fait exploser la salle où se trouvait ton sang. Nous avons malencontreusement été aspergés. Une chance que cela ait été par ton sang d’immortalité et non par le sang de la mort, du poison ou celui d’explosion…
-Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de sang ? se demanda Kagome, intriguée, en montant dans la voiture noire qui stationnait en bas des escaliers.
Kagome s’assit à l’arrière, et Aryel et Akari s’assirent à l’avant. Aryel resta silencieuse, regardant par la fenêtre.
-Hum ? Aryel c’est quoi cette histoire avec ton sang qui…en vie qui…essaya de dire Kagome.
-Oh, mon sang est ‘‘divisé’’ en plusieurs parties… Celui d’immortalité qui, projeté sur les êtres vivants, les rend immortels, et sur les morts, les ressuscite ; celui de la mort qui tue instantanément tous ceux qu’il touche ; celui du poison qui empoisonne lentement ceux qui sont touchés, mais qui m’immunise contre le poison normal ; celui d’explosion qui fait exploser tout ce qu’il touche ; et enfin, le sang d’humain, qui est… Du sang humain quoi… expliqua la jeune femme, en se retournant vers Kagome.
-Aha… s’exclama Kagome, perplexe.
-C’est pas possible ! continua-t-elle intérieurement. Du sang ne peut avoir un tel effet… Et surtout, est-ce qu’elle sait le contrôler ? Si non…alors, il est possible qu’Inu yasha soit empoisonné.
Inquiète, elle regarda Aryel qui semblait lire dans ses pensées. Honteuse, Kagome rougit légèrement. Aryel lui lança un sourire espiègle, s’assit correctement et regarda à nouveau par la fenêtre.
-Et si, en plus, elle se met à lire dans les pensées… pensa Kagome.
La voiture s’arrêta devant un gigantesque bâtiment. Elles sortirent de la voiture et entrèrent dans le bâtiment. Des centaines de personnes allaient et venaient. La plupart était habillés comme des infirmières et des docteurs.
-Mais c’est un hôpital ! s’exclama Kagome après avoir regardé autour d’elle.
-Oh, c’est juste pour la forme… répliqua Aryel en haussant les épaules. En vérité, il y a un laboratoire en dessous. Toutes les personnes que tu vois ici, sont en fait des scientifiques, mais ils ont presque tous fait également de la médecine.
Akari entra dans un ascenseur, suivie d’Aryel et Kagome. La porte se referma. Akari sortit une clé de sa poche, et l’utilisa pour ouvrir une petite boîte qui se trouvait en haut à droite du compartiment. Après avoir ouvert la boîte, elle appuya sur le bouton qui se trouvait à l’intérieur. L’ascenseur se mit en route et descendit. Rapidement, il s’arrêta et les portes s’ouvrirent sur une gigantesque salle. Au milieu, se dressait une sorte de colonne en verre. La colonne était creuse, et tout autour, se trouvaient des machines qui lui étaient directement reliées.
-Mais qu’est-ce que c’est que ça ? se demanda la jeune fille intriguée.
-Hm ? On ne dirait pas qu’il y a eu des problèmes, tout est comme avant ! déclara Aryel.
-Nous avons fait exprès de le reconstruire comme il était avant l’explosion. Dans ses moindres détails…
-Même les machines sont les mêmes… rit Aryel.
-Pas toutes, nous en avons quelques nouvelles ! répliqua Akari.
-Tu me les montreras plus tard, d’accord ? demanda Aryel en s’avançant. Elle descendit les trois marches du petit escalier et enleva ses chaussures ainsi que ses chaussettes. Elle s’avança vers la colonne de verre et abaissa une manette qui se trouvait à sa droite. La colonne se souleva et sembla disparaître dans le plafond. Aryel monta sur la plateforme ronde et inspira profondément. Akari s’avança et souleva la manette qu’Aryel avait baissé. La colonne redescendit, enfermant Aryel. Akari appuya ensuite sur plusieurs boutons et un masque respiratoire vint se placer automatiquement sur Aryel. Du liquide vert fluo commença à couler à l’intérieur de la colonne.
Inquiète, Kagome s’approcha et regarda les machines. D’autres personnes entrèrent soudainement, et quand toutes les machines se mirent en marchent, Kagome sursauta et s’accrocha à Akari.
-N’ai pas peur, tout se passe normalement, lui assura Akari en appuyant sur un autre bouton.
La colonne de verre était maintenant totalement pleine, Aryel flottant en son centre. D’étranges fils terminés par une seringue pointue sortirent du plafond et s’enfoncèrent à divers endroits du corps de la jeune femme. Kagome, anxieuse, commença à trembler. Voyant le malaise de la jeune fille, Akari l’emmena avec elle dans une autre pièce. Cette pièce était beaucoup plus petite que la salle précédente, et beaucoup plus éclairée aussi. Un gigantesque ordinateur se dressait devant elles. Akari s’assit sur la chaise et commença à taper sur le clavier.
-Je vais tout t’expliquer sur le sang d’Aryel… déclara Akari.
Kagome acquiesça et écouta Akari qui avait déjà commencé à parler…
Une demi-heure plus tard, les machines s’éteignirent et la colonne de verre commença à se vider. Les fils s’enlevèrent du corps de la jeune femme et disparurent dans le plafond. Quand il n’y eut plus de liquide, Aryel retira son masque respiratoire, qui réintégra le plafond, et attendit que la colonne se soulève. Quand elle fut descendue de la plateforme. Elle renifla l’un de ses bras.
-Beurk ! Ca pue toujours autant, je vais prendre une douche pour me défaire de cette odeur monstrueuse, annonça-t-elle en se dirigeant vers une porte métallique.
Kagome qui était revenue dans la salle depuis un quart d’heure, huma l’air.
-Je sens rien du tout, mais ça doit être normal… se dit-elle.
-Viens, je vais t’emmener dans sa chambre, expliqua Akari en la prenant par le bras.
Dix minutes plus tard, Aryel sortit de la douche et se dirigea vers la salle de radiographie. On fit une radiographie de tout le corps.
-Alors, comme ça tu t’es battue, alors que les os de ton épaule, bras et main droite, bassin et jambes n’étaient pas encore totalement ressoudés… C’était un gros risque que tu as pris, surtout à ce que j’en ai pu déduire par ta blessure à l’épaule gauche… soupira Akari après avoir regardé les résultats de la radiographie.
-Je fais encore ce que j’veux, déclara sèchement Aryel.
Aryel sortit de la pièce et alla dans sa chambre.
-Oh ? dit-elle, en voyant Kagome. Alors, c’était ici que tu te cachais ? Je commençais à me demander où tu étais passée…
Aryel s’assit à côté de la jeune fille, qui semblait plongée dans ses pensées.
-Kagome ? Quelque chose ne va pas ? s’inquiéta Aryel.
-Aryel…j’aimerais qu’on parle des loups qui t’ont élevée…
-Des quoi ? Mais qu’est-ce qui te fait dire que j’ai été élevée par des loups ? s’écria Aryel.
-C’est Akari qui me l’a dit !
-La garce ! s’énerva Aryel. Bon, que veux-tu savoir ?
-Elle m’a dit que tu vivais sur une petite île en Alaska. Je me demandais comment tu es arrivée là-bas ?
-Mes véritables parents sont morts alors que j’avais l’âge d’un mois… J’ai été trouvée par un loup dominant qui m’a ramené. Lui et sa femelle m’ont élevée parmi les leurs. A l’âge de trois ans, mon père est mort en me sauvant la vie. Beaucoup d’entre nous moururent, ce jour-là… Malgré la mort de mon père, ma mère continua à nous diriger, mais hélas deux ans plus tard, les mêmes humains vinrent nous achever, je suis la seule survivante à présent… Pendant cinq ans, j’ai erré à travers le monde, puis un jour, d’autres humains me capturèrent. Des savants d’une civilisation très ancienne et très avancée, qu’on a oubliée depuis longtemps. Ces mêmes scientifiques que tu as rencontrés ici ! J’ai vécu pendant deux ans parmi les humains avant de me retrouver dans le monde d’Inu yasha… raconta Aryel, une once de tristesse dans la voix et les yeux.
-Aryel…ces loups…ce n’étaient pas des yôkais par hasard ?
-Qu’est-ce qui te fait dire ça ? demanda Aryel, énervée. Je te dis que c’était des loups !
-Parce que tu as déjà vu du sang de loup prendre le contrôle de quelqu’un ? Pas moi. Seul du sang de taiyôkai peut avoir cet effet là… Alors dis-moi d’où tu tiens ton sang de yôkai…
-Ok…le jour où mon père m’a sauvé la vie, j’ai baigné dans son sang et depuis ce jour, j’ai du sang de yôkai en moi…
-Tu as été élevée par des loups…tu as hérité de leurs capacités, non ? Aussi bien celles de l’animal que celles de yôkai.
-Une partie oui… avoua la jeune femme, à nouveau calme. Mais contrairement à ce que tu peux penser, les yôkais qui m’ont élevée n’avaient pas d’apparence humaine stable, ils ne pouvaient rester qu’un temps sous leurs apparences humaines…
Après quelques minutes de silence, Aryel se leva et proposa :
-Si nous allions au zoo à présent ?
-Au zoo ?
-Oui, il y en a un tout près. Je peux y aller gratuitement avec qui je veux et c’est toujours gratuit…
-Pourquoi peux-tu y aller gratuitement ?
-A cause de mes liens !
-Tes liens ?
-Mes liens ! Allez suis-moi.
Elles prirent l’ascenseur. Aryel salua tou le monde avant de sortir du bâtiment. Elles pivotèrent sur leur droite et deux minutes plus tard, elles se retrouvèrent devant un zoo.
-Un zoo ? Aussi près d’un hôpital ? s’étonna la jeune fille.
-Quand j’étais encore ‘‘sauvage’’, on m’emmenait souvent ici pour me calmer…
-Pourquoi ?
-Tu verras… Allez, entrons !
Aryel prit Kagome par le bras et l’emmena à l’intérieur. Les caissiers saluèrent Aryel. Elle s’arrêta pour discuter un peu avec eux avant de retourner auprès de Kagome qui regardait autour d’elle.
-Des scientifiques ? demanda Kagome en voyant Aryel qui revenait vers elle.
-Non ! Je me blessais souvent et les gens qui travaillaient ici en payaient les conséquences…
-Tu veux dire qu’il y avait parfois des gens qui mourraient ?
-Oui ! répondit Aryel sans une pointe d’émotion dans la voix.
-Ca…ça ne te fait donc rien que des humains meurent à cause de ton sang ? s’indigna Kagome.
-Quelques humains de plus ou de moins… je ne vois pas la différence…
Sans un mot de plus, Aryel marcha, suivie de Kagome. Aryel était vraiment surprenante, pensa Kagome. Entrant dans cages et enclos sans avoir peur. Caressant les animaux et invitant même des enfants à entrer également pour les caresser. Bien sûr, elle veillait à ce qu’ils ne fassent pas de bêtises et n’attisent pas la colère des animaux, mais quand même. En dernier, elles allèrent près d’un enclos qui semblait vide. Aryel sauta à l’intérieur et fit signe à Kagome d’en faire le tour.
-Mais qu’est-ce qu’elle veut faire dans un enclos vide ? se demanda Kagome en obéissant docilement.
De l’autre côté, Kagome vit avec étonnement Aryel, agenouillée, entourée de loups qui se pressaient autour d’elle. Les plus proches lui léchaient affectueusement le visage. Aryel souriait, rayonnante, les caressant avec énormément d’affection.
-Je ne l’ai jamais vue aussi heureuse… pensa Kagome. Aryel devait vraiment être attachée aux yôkais-loups qui s’occupaient d’elle…
Kagome s’assit sur un banc et observa Aryel et les loups. Après dix minutes, elle s’endormit.
-Kagome ? Kagome, réveille-toi.
-Hm ?
Kagome ouvrit les yeux et vit Aryel.
-Ah il était temps, on doit rentrer…
-Mais, mais…il fait nuit ! s’exclama la jeune fille. Aryel, quelle heure il est ?
-22 heures !
-Quoi ? Tu as passé toute l’après-midi avec les loups ?
-Oui ! Allez viens maintenant…
Aryel força Kagome à se lever et elles sortirent du zoo. Elles allèrent manger dans un restaurant.
-Mais tu es folle, ce restaurant est hyper cher, s’exclama Kagome en tirant sur son bras pour qu’Aryel la lâche.
-Mais puisque je te dis que j’ai assez d’argent, répliqua Aryel en tirant le bras de Kagome.
-Je n’irai pas, assura la jeune fille.
-Oh que si tu iras… Inu yasha, comment ça va ? s’exclama Aryel en regardant derrière le jeune fille.
Kagome se retourna pour vérifier si Aryel disait vrai, mais elle ne vit personne. Elle en fut un peu vexée, elle aurait été heureuse de voir le hanyô. Elle se sentit soudainement soulevé de terre.
-Hein ? Aryel mais qu’est-ce que tu fais ? s’alarma Kagome.
-Je te porte, tu le vois bien.
-C’est pas un raison pour me porter comme un sac à patates ! s’indigna la jeune fille.
-Tu l’as cherché.
Au grand soulagement de Kagome, Aryel la redéposa avant que quelqu’un ne les voie.
-Une place pour deux, s’il vous plaît ? demanda suavement Aryel à un serveur estomaqué.
Le serveur prit un air pincé, et les mena à une table.
Pendant le repas, elles discutèrent de tout et de rien. A la fin du repas, comme convenu, Aryel régla l’addition. Elle ne fut même pas surprise par la somme rondelette qu’elle dut payer.
Elles arrivèrent chez Kagome à minuit. Aryel se précipita vers le puits et sauta à l’intérieur. Kagome la suivit en courant, mais elle n’était pas aussi rapide que la jeune femme. De l’autre côté du puits, Kagome demanda, essoufflée :
-Mais qu’est-ce qui te prends ?
-J’ai trop envie de revoir Inu, il me manque ! expliqua Aryel souriante. Mais surtout il a comme qui dirait un petit problème, alors dépêche-toi.
-Merde, c’est quoi ce volatile de malheur. Aucune de mes attaques ne lui font effet, râla Inu yasha, épuisé d’avoir tant combattu.
-Je t’ai déjà dit que seuls les loups pouvaient m’atteindre, sale cabot, ricana le yôkai volant.
-Inu yasha, pourquoi ne veux-tu pas que j’aille chercher Koga ? demanda la chasseuse de yôkais.
-Je n’ai aucune envie de revoir sa face de rat.
Le yôkai plaqua soudainement le hanyô au sol. Fort heureusement, un loup blanc, sorti de nulle part, sauta sur le yôkai et d’un puissant coup de mâchoire, lui arracha la tête. Le loup la recracha et fit face au hanyô et aux autres.
-Là, on se fout de ma gueule… déclara le hanyô après avoir identifié l’odeur du yôkai qui se dressait devant eux. |