~°~
« Je peux t'offrir un verre cette fois ? A moins que ton pote m'agresse à nouveau. »
Onis leva la tête et reconnu l'homme qui l'avait abordé dans le bar. Rien n'avait changé à part qu'il puait l'alcool encore plus qu'à l'accoutumer. Recroquevillé dans un petit coin sombre d'une rue quelconque de cette ville quelconque elle avait complètement oubliée que le temps s'écoulait et était restée prostré des heures durant à attendre que ces saloperies de larmes cessent de couler. Chose qui visiblement n'était pas prête d'arriver.
Onis : Non, merci, ça ira...
Homme : Vraiment ? T'es sur ? Allez juste un petit verre ...
Onis : Mais tu vas me foutre la paix oui ! Cria-t-elle en se levant.
Mais a peine eut-elle finit sa phrase que l'homme la plaqua contre le mur et la bloqua. Son haleine fétide, où le goût subtil du martini se mêlée à l'odeur forte et vulgaire des vents bons marchés, empli les narines de la jeune fille surprise par tant de force et que les spasmes accompagnés de larmes avaient rendus faible. Ce ne fût qu'a ce moment tardif qu'elle se rendit compte que l'homme avait les yeux injectés de sang. Ce qui ne l'avait jamais spécialement rassurée.
Homme : Ton copain, là, il me démonte la gueule et faudrait qu'j'ai pas de récompense ? T'es dure là ! fit-il en passant sa main sur ses hanches. Main qu'elle enleva aussitôt.
Ce genre de mec, ces pochtrons avides de plaisirs alcoolisés et sexuel la débecté. Elle aurait presque pu lui vomir dessus de dégoût. Ce sentiment d'être salit au contact de l'homme la poussa à chercher à se séparer de son étreinte. Mais elle avait bêtement oublié que l'alcool ayant un effet sur le contrôle de soi rendrait l'obsédé plus violent. Chose qui se produisit et elle ne vit pas arriver le poing de son agresseur qui l'a toucha en pleine face. Elle porta aussitôt les mains à son visage tandis qu'un coup de pied savamment visé vain de ficher dans son estomac. Elle se courba instantanément n'ayant même pas le temps de se rendre compte que l'homme l'avait empoigné par les cheveux. Avec violence son crâne cogna contre le mur une fois, deux fois, et elle s'écroula à la troisième. Trop sonné pour se défendre, pas assez lucide pour trouver une solution, son seul repère était le bruit d'un t-shirt qu'on déchire. Le souffle de l'homme sur son épaule nouvellement nu lui glaça le sang. Dans un reflex de survie sa main se leva mais pas assez vite, pas assez fort et un violent coup de poing dans les cottes fut une réponse sans équivoque à cet ultime geste de préservation. Elle eut à nouveau envie de vomir mais cette fois c'était son estomac qui criait à l'aide. Les larmes recommencèrent à couler lorsqu'elle se rendit compte avec horreur que l'inconnu glissait sa main sous sa jupe. Elle se débattit, gigota, pathétique verre de terre cherchant la lumière. Mais cela ne posait pas plus de problèmes que ça à son agresseur qui la maintenait en respect lui murmurant qu'elle aimait ça de toute façon, que ce n'était jamais qu'une salope et qu'au final elle l'avait bien chercher. Alors, la première fois depuis le début de cette scène, Onis hurla. Elle hurla tout ce qu'elle put. Ses poumons lui brûlaient alors que les coups de poings pleuvaient. Les ordres de l'homme exaspéré se mêlèrent à ses hurlements de pourceau qu'on va égorger et à ses gémissements sous les coups. Soudain elle sentit quelque chose de dur entre ses jambes et d'effroi, à s'en déchirer la gorge, hurla plus fort que personne n'avait jamais hurlé.
« GOJYO ! »
~°~
Son sang n'avait fait qu'un tour. Il était devenu fou. Comme si, lui aussi, à l'image de Goku ou Hakkai, avait ôter son contrôleur de force. Sauf que ce dernier n'était autre que son contrôle de soi. Et il était complètement en miette. Déambulant dans les rues depuis une heure déjà il s'était arrêter pour s'en griller une quand il avait entendu des bruits inhabituel. Genre quelque chose que l'on claque violemment contre un mur. Et puis des sanglots. Prudemment il s'était avancé jusqu'à entendre des hurlements, des hurlements qui le rendirent fous. Car elle lui avait trop crié dessus ces derniers temps pour qu'il ne les reconnaisse pas. Il avait couru à travers la rue jusqu'à apercevoir ce qu'il n'avait jamais imaginé voir un jour. Il cria lui aussi, il hurla en courant comme il n'avait jamais couru mais les sons que généraient ses cordes vocales entrecoupés des saccadements de sa respiration n'arrivaient pas à couvrir les hurlements de terreurs de la jeune fille.
Yameteeeeeeeeeeeeeee !
Son prénom résonna dans la rue entière tandis qu'il assénait un coup de pied meurtrier au violeur. Il ne jeta pas un seul regard à Onis qui était prostré en continuant de crier et de sangloter. La regarder avec un regard compatissant aurait été faire preuve d'humanité. Et à cet instant précis il était tout sauf humain. Le sang giclait et se mêlait sans peine au rouge de ses cheveux alors qu'il tapait. Toujours plus, toujours plus fort, il n'était satisfait qu'en entendant le bruit des os qui se brisait et se délectait des cris de douleurs de l'homme qui se tortillait pitoyablement dans tous les sens. Lorsque le demi-sang en eu assez de le bourrer de coups de pied il le releva pour lui décocher son poing dans la figure faisant chuter dans un abominable flots de plaintes l'homme. Soudain le kappa s'arrêta. Comme s'il se réveillait d'un mauvais rêve. Son punching-ball était cassé...Il jeta alors un regard vers Onis. Prostrée, tremblante, elle s'était recroquevillée contre le mur dans un sanglot sans fin.
Ah...c'est donc ça...pensa Gojyo immobile devant elle pendant un quart de seconde avant d'aller à sa rencontre. Il s'était demander bêtement pourquoi il avait perdu la tête à ce point, mais c'était toujours la même chose au final...
Je déteste voir les filles pleurer...
Il s'accroupie auprès de la jeune fille et tendit avec une douceur infinie sa main vers elle. Il fit mine de ne pas voir son t-shirt déchiré, il fit mine de ne pas voir les bleus sur ses bras et plus que tout il fit mine de ne pas voir les quelques gouttes blanches sur le sol.
Gojyo : Est-ce que ça va... ?
Il n'y eut pour toute réponse que des sanglots. Puis, au bout de quelques minutes, les doigts noircis de s'être accroché à la pierre d'Onis se dirigèrent vers la main du métisse. Une fraction de secondes plus tard, ces petits doigts frêles serraient les paumes du demi-sang à lui en couper la circulation alors que cette dernière s'était blottit contre lui tremblante comme une feuille.
Onis : Il...a failli...il...a...j'ai failli...geignait-elle en reniflant.
Gojyo : Ca va aller murmura avec une douceur qu'on ne lui connaissait pas le jeune homme.
S'il a juste failli alors c'est bon...
Trop occuper à consoler Onis il ne vit pas la silhouette menaçante de son adversaire se profiler derrière lui, une barre de fer à la main. Seul la jeune fille entrevue furtivement l'éclat métallique d'une barre qui se brise sur une nuque à la lumière de la lune.
« GOJYO ! »
~°~
« Si tu ne veux pas coucher avec moi alors tu ferais mieux d'arrêter de m'aimer»
Quand je lui est sortie ça, je vous jure, je vous promet que c'était pas méchant...
« T'es vraiment trop con ! »
Je sais...Sinon j'aurais jamais agis comme je l'ai fait ces derniers jours.
« Tu en as vraiment envie ? »
Oui, au fond, je me suis fait avoir comme un bleue et j'ai vraiment envie de la protéger...
« Tu penses qu'à ta gueule ! »
Que de vérités ces derniers temps...Je suis sûr que dans mon horoscope c'est marqué « évitez les barre des fers... » Non, ça doit même être écrit « Trouvez un bunker et enterrez vous »
« Ne meurs pas ! »
Merci du conseil. Plutôt crever que mourir. Ah j'ai le déjà sortit celle là non ? Enfin ça vient du cœur mais je suis pas trop en état de remédier à la demande dans « l'état actuel des choses » comme ils disent.
Est-ce qu'un abrutie comme moi mérite vraiment de vivre ?
J'ai comme l'impression de me répéter...
J'ai jamais pu supporter qu'une fille pleure à cause de moi. On mettra ça sur le compte d'un vieux trauma pourri de l'enfance. Relation du fils à la mère. Relation qui construit l'enfant... Conneries ouais...
Plus simplement je pense, car oui j'ai pas l'air mais je pense, que quand je l'ai vu avec ce gros porc qui essayait de se la taper j'ai pas supporté. On n'a pas a forcer les jolies filles...On n'a pas a forcer les filles tout court. C'est bas. Sans me vanter j'ai jamais eu à en forcer aucune.
Alors, ok, j'ai sans doute pris un grand coup dans mon ego quand j'ai vu que ça se passait pas comme je voulais avec elle. Mais d'un côté d'habitude je m'en fous.
Alors pourquoi ça serait différent avec elle ? D'ailleurs pourquoi je me suis pris la tête comme ça avec elle...à cause de ce mec aussi...Bien sûr que je tiens à elle. Vu que j'ai essayé de l'embrasser. Oui je ne tenais pas à elle comme je tenais à toutes les autres vu que les autres, au fond, un soir me suffisait. Elle est spéciale. Eh ! Une seconde ! Qu'est-ce que vous êtes en train de me faire dire ! Qu'est-ce que vous insinuez ?! Que je suis am...Nan !
Je sais pas. Peut-être.
Et d'abord on est où ici ? Pourquoi c'est tout blanc et ...
Pourquoi je sens plus mon corps ?
~°~
Would you dance if I asked you to dance
Danserais-tu si je te demandais de danser?
Would you run and never look back
Courais-tu sans jamais te retourner ?
« Faut que je l'éloigne de moi Hakkai... »
Would you cry if you saw me crying
Pleurais-tu si tu me voyais pleurer ?
And would you save my soul tonight
Sauverais-tu mon âme ce soir ?
Parce qu'il a raison, au fond c'est de ma faute. Parce que, tout simplement, j'ai eu peur d'avoir mal, d'être trahit.
Would you tremble if I touched your lips
Tremblerais-tu si je touchais tes lèvres ?
Would you laugh
Rirais-tu?
Please tell me this
Je t'en prie dis-le moi
Now would you die for the one you loved
A présent je pourrais mourir pour cele que j'aimais
Hold me in your arms tonight
Prends moi au creux de tes bras ce soir
Quand elle s'est éloigné de moi après que je l'ai embrassé, ce que j'ai pris pour un refus, alors que c'était peut-être pas que physique.
I can be your hero baby
Je peux être ton héros
I can kiss away the pain
Je peux d'un baiser éloigner la peine
I will stand by you forever
Je pourrai rester à tes côtés a jamais.
You can take my breath away
Tu peux éloigner mon souffle
Would you swear that you'll always be mine
Jurera-tu que tu sera toujours mienne
Would you lie
Mentiras-tu
Would you run away
T'enfuieras-tu
Ben, au final, c'est juste que j'avais peur d'avoir mal, peur qu'elle me trahisse, peur...d'aimer. Toujours la même chose au final. Toujours et encore les mêmes choses.
Am I in too deep
Est-ce que je sombre?
Have I lost my mind
J'ai perdu la raison
I don't care, you're here tonight
Mais je m'en moque, tu es là ce soir
I can be your hero baby
Je peux être ton héros
I can kiss away the pain
Je peux d'un baiser éloigner la peine
I will stand by you forever
Je pourrai rester à tes côtés a jamais.
You can take my breath away
Tu peux éloigner mon souffle
I just want to hold you
Je veux juste te serer contre moi
I just want to hold you
Je veux juste te serer contre moi
Am I in too deep
Est-ce que je sombre?
Have I lost my mind
J'ai perdu la raison
I don't care, you're here tonight
Mais je m'en moque, tu es là ce soir
I can be your hero baby
Je peux être ton héros
I can kiss away the pain
Je peux d'un baiser éloigner la peine
I will stand by you forever
Je pourrai rester à tes côtés a jamais.
You can take my breath away
Tu peux éloigner mon souffle
And I can be your hero baby
Et je peux être ton héros
I can kiss away the pain
Je peux d'un baiser éloigner la peine
I will stand by you forever
Je pourrai rester à tes côtés a jamais.
You can take my breath away
Tu peux éloigner mon soufflé
You can take my breath away
Tu peux éloigner mon souffle
And I can be your hero
Et je peux être ton héros
~°~
« Gojyo ne meurs pas ! »
Heaven : Onis calme-toi!
Onis : Gojyo ! Réveille-toi ! Gojyo !
Cendre : Onis lâche-le il est juste évanoui ça va aller !
Onis : Mais il se réveille pas ! Il se réveille pas ! Gojyo ne meurs pas !!!
La main de Sanzo siffla dans l'air et la tête d'Onis fit un tour à 45degrés.
Sanzo : J'en ai plus qu'assez de vos conneries ! Ca suffit maintenant bande d'abrutis !
Le silence se fit. Hakkai posa le corps inanimé de Gojyo sur le sofa de l'auberge tandis que Heaven et Blue relâchèrent avec une certaine méfiance leur emprise sur Onis.
La jeune fille avait cru tout perdre en voyant Gojyo s'effondrer. Elle avait alors fait apparaître son épée et avait transperçait son violeur (tout simplement, avec une facilité déconcertante qui ne lui était même pas venue à l'esprit lors de son agression...pathétique). Les traces de sang de ce dernier striait encore son visage envahit par les larmes. Elle était restait là, comme un pantin, à pleurer et à crier sur le corps de Gojyo. Comme folle. Heaven, Cendre puis Blue et Hakkai l'avaient trouvés et ramenés à l'auberge tant bien que mal alors qu'en proie à une crise d'angoisse, quand elle ne suffoquait pas, elle n'arrêtait pas de répéter en hurlant que Gojyo allait mourir.
Bien qu'ayant tous une vague idée de ce qu'il s'était passé, ils refusaient, un peu, d'y croire. Ils espéraient de tout cœur que cette agression, ce viol loupé ne se soit jamais produit.
Sanzo : Il n'est pas mort ! Il respire ! Cet abruti c'est fait assommé et en général quand on est assommé on ne réponds pas tout de suite aux cris d'une folle hystérique !
Heaven : Arrêtes ! Elle...
Sanzo : Je me doute ça n'empêche que hurler dans toute l'auberge ne changera rien !
Onis : Je suis...désolé...
Tellement...désolé...
Sanzo : C'est pas à moi qu'il faut dire ça. Fit-il en désignant le kappa sur le canapé. Demain on reprends la route tôt alors le prochain qui fait un bruit je le descends !
Sur ces mots le moine monta dans sa chambre sans plus de cérémonie. Le silence perdura et tous s'interrogèrent du regard allant de Onis à Gojyo. Ce n'étais pas une preuve de plus d'une pseudo cruauté du religieux, mais une certaine froideur raisonnable qu'il avait arboré. En tant normal il aurait dit à Onis, expliquer le pourquoi du comment au lieu de la gifler sèchement, mais dans son état cela n'aurait servit à rien. D'ailleurs mieux valait laisser ces deux là ensemble, enfin, plutôt que de tenter une approche raisonnable ou ne serait-ce que normal de la situation. Pensée partagée par la plupart du groupe. Mais alors que le silence se faisait de plus en plus pesant, le petit singe brisa celui-ci de son habituel innocence.
Goku : Uwah ! J'ai sommeil aussi !
Hakkai : Je crois que nous ferions mieux d'imiter Sanzo et d'aller nous coucher.
Blue : Et le gros truc dans le canapé ?
Hakkai : Ca ne sert pas à grand chose de le monter autant le laisser ici.
Tous se dirigèrent alors vers l'étage à l'exception d'Onis.
Cendre : Onis...
Onis : Je...j'arrive...elle se tourna vers la petite compagnie. Juste 5 minutes...
L'absence de négation fit office d'approbation et à pas feutrés chacun regagna sa chambre laissant la jeune victime seule en face de son sauveur en piteux état. Elle se dirigea sans un bruit et s'assis à côté du canapé de son kappa. Elle posa la tête sur l'accoudoir et le regarda. Sanzo avait raison, il ne risquait pas de mourir...Il dormait comme un bébé d'une belle respiration bien régulière. La jeune fille ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Vraiment, il était mignon quand il voulait...Elle s'approcha alors ne réfléchissant pas vraiment et posa ses lèvres sur les siennes. Ce que, par contre, elle n'avait pas prévu, c'est que Gojyo se réveille en sentant la chaleur de ses lèvres et approfondisse le baisé.
Cette fois, juste cette fois, Onis se laissa totalement faire par le beau métisse et ne protesta pas plus quand il passa sa main dans ses cheveux.
Au bout de quelques secondes, la jeune fille se redressa séparant son visage de celui de l'ex-dormeur qui affichait un sourire ravi.
Gojyo : Si seulement on me réveiller comme ça tout les matins. Lança-t-il avec un sourire goguenard.
Mais nul ne lui répondit. Il regarda le corps de Onis tremblait légèrement.
Eh voilà elle est furieuse ça va être ma fête...
Mais ce fut des yeux embués qui se braquèrent sur lui.
Et merde...
Onis : Je suis désolé ! Sanglota-t-elle en enfouissant sans préavis son visage dans le cou du demi-sang. J'ai eu si peur. Si tu savais...Si peur !
Gojyo : J'imagine que de se faire violer par un gars dans la rue n'est pas très réjouissant.
Onis : Non ! Ca je m'en fout !
Gojyo : Comment ça tu...
Onis : J'ai tellement eu peur de plus jamais te voir !
Gojyo la regarda interdit alors qu'elle continuait entre deux sanglots.
Onis : C'est pas que je voulais pas t'embrasser mais je voulais pas que ça soit pour une nuit. Et après on s'est fait la gueule alors je savais pas quoi faire. Et quand j'ai su que t'étais avec cette fille j'ai pété un câble parce que je t'...
Sa voix s'étouffa dans sa gorge brusquement et les sanglots ne furent plus interrompus que par des grognements impromptus...Elle reprit après quelques minutes d'une voix enrouée :
Onis : Et j'ai été stupide parce que...parce que quand j'étais en danger je t'ai appelé et tu es venu...Alors que moi je...
Gojyo : C'est bon arrêtes ça me gave.
Onis s'interrompue brusquement et posa un regard brillant sur le yokais. C'était la première fois qu'elle le regardait depuis le début de sa tirade et elle n'avait même pas remarqué qu'il s'était mis en tailleur la main enfoncée dans les cheveux.
Gojyo : Ca me gave que tu t'excuses alors que des deux c'est moi le crétin dans l'histoire. J'aurais du écouter Hakkai...Bref. Mais, y a un truc que je supporte pas chez toi...C'est quand tu pleures. Sérieux les filles qui pleurent c'est lâche ça donne envie de les protéger.
Un petit rire étouffé lui répondit et il vit la jeune fille s'essuyait avec forces ses prunelles.
Gojyo : Je veux plu...voir tes yeux embués...
Je déteste ça...
Sa compagne de salon leva alors vigoureusement la tête et en affichant un sourire quelque peu triste mais foncièrement doux elle souffla avec conviction : « Promis »
Le demi-sang ne put s'empêcher de lui répondre par un autre sourire, quoiqu'un peu plus charmeur.
On ne saurait dire si ce fût Gojyo qui prit Onis dans ses bras ou la jeune fille qui se blottit au creux de lui mais une chose est sûr c'est qu'on les retrouva le lendemain endormies tout deux sur le canapé et que le patron s'en trouva bien ennuyé quoiqu'un peu amusé.
Ce qu'il était aisé de deviner en revanche c'est que les deux jeunes gens avaient sûrement échangés quelques baisés avant de se rendre face aux assauts de Morphée.
Avant de s'assoupir Onis avait même murmuré un inaudible « Je t'aime ».
Gojyo c'était alors mordu la lèvre en regardant la lune qui laissait place au soleil.
Que voulez-vous que je réponde à ça... ?
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