Je marchai en direction de mon nouveau collège. Des fois, j'ai vraiment l'impression que je vais tuer mes parents, ils m'avaient lancés le plus naturellement du monde qu'on déménageait, et pas en France, comme on pourrait s'imaginer de la part de français, non ! Évidemment, il a fallu que l'on déménage en Amérique ! Ils savent pourtant que j'ai des difficultés en anglais, c'est pourquoi je prends des cours particuliers. Je vais devoir me rattraper en espagnol aussi, car aux États-Unis, la première langue vivante est évidemment, l'espagnol. Ça va être dur pour rattraper tout ça. J'ai un assez bon niveau scolaire, mais je dois m'intégrer dans ma nouvelle école, dans une langue étrangère. J'ai pris le français en deuxième langue vivante. Au moins une matière où j'aurai de bonnes notes !
Arrivée au collège, tout le monde me dévisageai. Il faut dire que mon style vestimentaire ne passe pas inaperçu. J'ose des choses que personne ne pourrai porter. Aujourd'hui j'ai laissé mes cheveux détachés, ils sont noirs et me tombent sur les épaules, ma frange cache un peu mes yeux bleus. Mes mèches rouges et jaunes ressortent beaucoup. Je portai un jean noir serré en bas des chevilles, des chaussures quadrillés noires et blanches. Ma ceinture n'était pas attaché a mon pantalon, descendant sur mes fesses, quadrillée comme mes chaussures. Ma veste était remontée jusqu'aux coudes, dévoilant mes bracelets où le noir, le rouge et le blanc étaient les couleurs dominantes ; j'avais aussi un bracelet avec des pics imposants, je l'aimai ce bracelet, il ne me quittait jamais, sauf pour dormir. Ma veste était en majorité blanche, le bras gauche noir avec des os, le côté avant droit reprenait ce motif et la poche gauche aussi. Un dessin en deux parties étaient au dessus des poches, le côté gauche représentait la moitié d'une tête de mort et l'autre moitié la tête d'un ours. Je n'avais pas osé en faire trop pour ce premier jour, mais les regards ne se détachaient pas de moi. Était-ce parce que j'étais la nouvelle ? Je détestai ces regards. Je me dirigeai vers le bureau du principal en essayant d'oublier toutes ces têtes qui se retournaient sur mon passage et qui continuait à fixer ma capuche avec des oreilles. Même si j'avais l'habitude des regards dans mon collège de France, c'était tout aussi agaçant. Je frappai au bureau et entrai. Le principal dit quelque chose que je compris être un « bonjour » en anglais, décidément, mes premiers jours allaient être difficile.
- Asseyez-vous, me dit-il.
J'obéis.
- Vous êtes Laure ******* ? me demanda-t-il.
- Oui.
Il feuilleta quelque papier et plongea ses yeux gris dans les miens. Il cria quelque chose que je ne compris pas mais quelqu'un vînt dans son bureau.
- Suivez-moi, me dit la femme qui venait d'entrer.
Je sortis du bureau et suivis la blonde qui me promenait dans le collège. Il était énormément grand. J'allais me perdre une fois seule !! La cloche avait sonné depuis déjà dix minutes. Elle frappa à la porte d'une salle. La salle deux mille vingt trois. Elle entra sans attendre la réponse. Un homme qui avait environ la quarantaine, mécontent car on l'avait dérangé pendant qu'il faisait son « speach ». Il se ravisa en m'apercevant. Il n'était pas très mince, portant une chemise blanche, un costard noirs. Son pantalon était trop petit et laissait voir ses chaussettes ... rose fluo, accordées à sa cravate. Ça promettait ! Il me demanda en français de me présenter. Je disais dans un anglais pas super mon prénom, mon âge et d'où je venais. Certaines personnes rigolèrent, d'autres leurs lancèrent des regards meurtriers et une partie se fichait royalement de se que je pouvais bien raconter, j'aurais parler un russe ou je les aurai insulter ça aurait été pareil. Le professeur, M. Gartes, qui était écrit sur une petite plaque sur son bureau, me montra une table vide où je m'installai. J'étais cernée par des garçons. M. Gartes enseignait le français, c'était aussi notre professeur principal. Il donna un exercice à la classe et vînt me voir pour m'expliquer plusieurs choses. Il me donna mon carnet de liaison, mon emploi du temps et toutes les babioles habituelles. Il appela le délégué – un garçon à lunettes, boutonneux, les dents dépassant de sa bouche, tout du parfait intello – et lui demanda de me faire visiter le collège pendant la pause. M. Gartes m'explique que Joey savait très bien parlé français et que se serait parfait pour me faire visiter le collège. L'heure de la pause sonna et Joey vînt me voir.
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