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Jeudi 31 mai 2012, 10:29


Voici une histoire écrite par Gounie et dont le titre est De l'Occident en Orient - chapitre 07 - Le grand ménage.

Aujourd’hui Leya était très pressée, elle n’arrêtait pas d’appeler Seyo mais rien à faire, il ne descendait pas alors au bout d’un moment elle décida de monter voir ce qui se passait et là en ouvrant la porte, il était dans son lit mais il était éveillé. Elle s’approcha de lui et instinctivement elle mit sa main sur son front, il était brûlant. Il lui dit qu’il était désolé mais qu ‘il n’avait pas la force d’aller en cours, alors elle lui dit qu’il n’avait pas à s’excuser ce n’était pas de sa faute s’il était malade et que de toute façon on avait cours que le matin. Elle le couvrit, remit ses coussins afin qu’il soit le mieux possible pour se reposer et comme lui faisait sa mère lorsqu’elle était malade elle lui fit un bisou sur le front le regarda en souriant et lui dit : « dort un peu ca te fera du bien. » Avant de partir, elle alla dans la cuisine où se trouvait Hari elle lui expliqua la situation et dans la foulée elle lui demanda si elle pouvait lui emprunter sa bicyclette et ses produits de nettoyages. Hari ne chercha pas à comprendre, elle lui dit oui et se précipita vers la chambre de son fils. Avec toute cette agitation, Leya arriva en retard à son premier cours mais le professeur de français fit une exception et Miri lui avait gardé une place près d’elle .Les deux heures passées, ce fut le moment d’une petite pause

Miri lui demanda pourquoi elle était arrivée en retard, elle lui dit simplement qu’elle s’était perdue car elle n’était pas encore habituée. Leya constata que les filles de sa classe étaient beaucoup agitées et Miri lui expliqua que c’était parce que Seyo n’était pas venu en cours et qu’une des filles de terminale a dit qu’il avait fait l’école buissonnière avec Ami (la fille du cirque, souvenir . . . ) donc ça parle aujourd’hui. Leya se mit à dire tout haut «c’est complètement faux »ce qui n’échappa pas à Miri qui lui demanda comment elle savait et Leya se rattrapa en supposant que c’était étonnant de la part de Seyo, tout en ajoutant malicieusement que si elle le connaissait un peu, alors Miri se jeta sur la perche tendu par Leya et dit qu’elle était d’accord et que cela l’étonnait aussi venant de la part de Seyo, puis la dernière phrase qu’elle ajouta la fit réfléchir, elle lui dit que encore cela aurait été Koaku cela n’aurait choqué personne alors Leya lui demanda pourquoi et elle lui dit qu’il était plutôt du genre à agir ainsi sans réfléchir aux conséquences. La matinée fut longue et ennuyeuse pour Leya qui ne pensait qu’à une seule chose rejoindre sa salle secrète et y faire le ménage. La sonnerie retentit ce qui annonçait la fin des cours. Elle ramassèrent leurs affaires et Miri lui dit qu’il existait un café pour les jeunes et que souvent ils se réunissaient là bas et elle l’invita à y faire un tour mais Leya refusa en prétextant qu’elle voulait aller au CDI et Miri n’insista pas et avant de partir elle lui dit qu’elle comprenais pourquoi son sac était si gros. Leya n’aimais pas mentir mais elle voulait garder ce secret alors elle fit un petit hochement de la tête et sourit.

Leya se précipita vers le placard et prit un ballet à brosse pour laver le par terre, le plus vite possible et le plus discrètement possible elle rejoignit sa salle. Elle l’ouvrit, alluma les néons et commença à faire le grand ménage. Elle prit le torchon et le produit pour les poussières et se mit au boulot. Une fois tout dépoussiéré, elle désinfecta la salle entièrement autant les chaises, les tables que le tableau. Une fois ceci finit ce fut l’heure du lavage, elle transpirait, elle était fatiguée mais elle continuait, toujours avec le sourire car elle était contente de ce qu’elle accomplissait, elle prit le balai à brosse, la serpière et dans le seau qu’elle avait trouvait en chemin elle versa le produit spécial lavage et elle s’activa. Ceci lui prit beaucoup de temps car le par terre était très sale, elle du frotter longtemps et très fort ce qui finit par l’épuiser.

Leya était assise sur l’une des chaises et contemplait son travail tout en se reposant quand soudain elle se leva et réalisa que le temps avait passé très vite alors elle regroupa ses affaires et sortit de la pièce. Une fois dehors elle réalisa qu’il faisait nuit, il devait être dans les environs de 18h30 elle se précipita vers le bâtiment où elle avait trouvé le seau et le balai mais il était fermé, il n’y avait plus personne dans le lycée. Leya qui avait beau être courageuse, seul face à la nuit elle commençait à avoir peur, mais heureusement pour elle, elle était logique alors elle décida d’abandonner le seau et le balai sur place sachant qu’on les trouverait et qu’on les rangerait. ceci fait, elle se mit à courir vers la sortie, les portes n’étaient pas fermées, pourquoi ? Leya ne chercha pas à comprendre, elle grimpa sur le vélo et commença à pédaler. A ce même moment, le ciel fit des siennes et la pluie se mit à tomber à grosses gouttes mais Leya ne se découragea pas, elle pédala aussi vite qu’elle avait peur, elle était toute trempée. Elle ne voyait pas grand chose car l’eau, lui dégoulinait sur le visage mais elle pédalait un peu trop vite avec son gros sac sur le dos et soudain sa roue avant heurta un petit cailloux qui la déstabilisa et ce fut la chute. Leya resta un moment à plat car sur le coût elle avait été sonné puis elle se releva regarda autour d’elle et là, horreur elle ne reconnaissait rien elle était perdue, c’était la panique totale en plus avec cette pluie qui ne cessait pas, Leya ne savait plus quoi faire, elle mit sa tête sur ses genoux et attendit. Au bout de quelques minutes elle entendit des bruits de pas, mais assez vague car avec cette pluie battante c’était presque impossible.

Soudain Leya ne sentit plus les gouttes se fracasser sur elle, elle ouvrit les yeux et vit une paire de chaussure elle avait peur mais même dans ces moments là, la curiosité resta, elle leva donc la tête et là, une jolie silhouette lui tendant la main, la regardait, un parapluie à la main au-dessus d’elle. Elle prit cette main si chaude par cette pluie si froide, elle était au bord des larmes mais elle les contenait. Ce visage si angélique était celui de Koaku, Leya le reconnut et elle put le voir de près et ses yeux par la même occasion qui était d’un vert limpide. Il lui demanda si elle allait bien et elle fit un signe de la tête. Après il lui demanda si elle était perdue, elle murmura un tout petit oui. Il essaya de la rassurer en lui disant qu’il connaissait beaucoup de monde dans ce quartier et aux alentours mais ceci n’était qu’un gros mensonge car il ne voulait pas la paniquer, elle l’était déjà assez comme ça. Il tenta sa chance en lui demandant chez qui elle vivait et elle lui répondit : « madame Okata » cette réponse le surprit mais il n’en montra rien car son seul objectif était de ramener cette jeune fille blonde à bon port. Il lui dit qu’il connaissait très bien cette famille et il commença à lui prendre la main et à entamer la marche en direction de cette maison mais soudain Leya tomba et il comprit que sa chute de vélo (car il avait aperçut le vélo avec la roue voilée) lui avait foulé la cheville alors il se baissa et lui dit de s’accrocher, mais Leya baissa la tête et n’en fit rien, Koaku amena sa main vers son visage et délicatement lui releva la tête et dit :« regarde-moi dans les yeux » ils se regardèrent, lui avec ses yeux verts pleins de tendresse et elle avec ses yeux bleus terrifiés.
Il mit quelques secondes avant de parler tellement leurs regards étaient intense :
- Ecoute, tu ne peux pas marcher alors il faut que je te porte si tu ne veux pas me faire confiance ce n’est pas grave mais dans ce cas je resterai ici avec toi.

Ce mot confiance qu’il avait utilisé était rempli d’énergie et d’assurance alors doucement, elle avança et s’accrocha délicatement à lui. Koaku se leva, il décida de laisser le parapluie car il les ralentirait et il se mit à courir. Leya sentait la chaleur de son corps et elle entendait son cœur qui battait en cadence avec son allure. Au bout d’un moment elle s’endormit sous l’effet de la douleur. Koaku au bout d’un moment compris qu’elle dormait car le rythme de son cœur s’était ralenti ce qui le soulagea. Il arriva devant la maison des Okata toutes les lumières étaient allumées. Il frappa, Hari et Seyo ouvrirent la porte et avant même qu’ils prononcent un mot, il leur fit : « chut ! » Hari compris. Elle lui indiqua la chambre de Leya et il la déposa. Hari s’occupa d’elle (elle lui enleva ses vêtements et l’a couvrit puis elle sortie). Seyo s’occupa de son ami, il lui donna des vêtements propres et l’invita à dormir à la maison mais avant d’aller se coucher il dut raconter ce qui s’était passé et c’est ce qu’il fit devant une tasse de chocolat bien chaud.
 
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