(Une semaine plus tard, à l’infirmerie)
Shiyu et Sankai se réveillèrent, Peter en fut immédiatement averti.
- Docteur comment vont-ils?
- Peter, n’ayez aucun souci, ils sont tous les deux en très bonne santé.
- (Sankai) Mais que nous aient-ils arrivé Peter?
- Nous vous avons trouvés sans connaissance dans la salle d’entraînement.
- (Shiyu) Combien d’heure sommes-nous restés inconscients?
- (Peter) Des heures? Plutôt des jours, en fait une semaine jour pour jour!
- (Sankai) Mais c’est énorme!
Peter les laissa se rhabiller et leur demanda de les rejoindre dans la salle de réunion.
-(Sankai, gêné) Shiyu!!
- Quoi?
- Tu te souviens de ce qui c’est passé?
- (Pressée) Non! Pas du tout! Pourquoi, toi oui?
- (Sur la défensive) Oh que non, aucun, mais aucun souvenir.
Leurs attitudes à ces deux là étaient bizarres, voir même inhabituelles. On pouvait sentir une gène, voir une honte. Ils entrèrent dans la salle de réunion.
-(Sankai) Tu as quelque chose d’important à nous montrer?
- (Peter) Shiyu, assit-toi je t’en prie ; oui, et ça vaut le détour. Mon cher frère, tu as eu la bonne idée de filmer ton entraînement avec Shiyu et regarde ce que nous voyons!
Peter mit la cassette :
- Nos experts l’on étudié sous tout les angles.
Shiyu et Sankai regardèrent avec attention la cassette. Ils furent très surpris de ce qu’ils voyaient.
- (Peter) Je vous avez dit que ça valait le détour!
On voyait sur l’enregistrement Shiyu, Sankai derrière elle, méditant l’un contre l’autre. Leurs cheveux lévitaient, mais le plus extraordinaire, c’était la sorte de lumière qui se trouvait autour de chacun et dont on ne savait d’où elle venait. On aurait dit de l’énergie. Celle de Shiyu était bleu et celle de Sakai : rouge, et elles les entouraient. Au bout d’un moment, on put voir que les deux énergies se rapprochaient comme pour établir une fusion, c’est à ce moment-là qu’elles disparurent comme elles étaient arrivées, et on ne voyait plus que Shiyu et Sankai inconscient, allongés sur le sol. Les deux protagonistes de l’affaire restèrent scotchés devant ce qu’ils venaient de voir. Cependant, Peter, lui, était tout excité, et dès la fin de la cassette, rembobina, fit un arrêt sur image et dit :
- Nous avons revu cette cassette des heures et des heures et nous sommes arrivés à la conclusion, que sachant que cet exercice est fait pour rechercher notre instinct de loup, nous supposons que le loup est représenté par cette énergie. Le loup de Shiyu est représenté par l’énergie bleu et celui de Sankai par l’énergie rouge sur cet enregistrement. Maintenant à savoir pourquoi ils ont fusionnés, nous n’en avons aucune idée. Au fait, vous souvenez vous de quelque chose?
- (Ensemble et d’un ton catégorique) Non!!!
- (Peter) Heu!! C’est dommage, en tout cas il faut continuer, vous avez une énergie et une puissance extraordinaire.
Peter les laissa, il avait des choses à voir. Sankai sortit lui aussi sans rien dire, quant-à Shiyu, elle retourna dans sa chambre.
Cependant, Shiyu trouva dans celle-ci Lili endormit sur le lit. Elle la réveilla, sa première réaction fut d’enlacer Shiyu.
-Enfin tu es réveillée, je suis contente et soulagée.
- Cela me fait plaisir que tu te sois inquiétée pour moi.
- Oh mais il n’y a pas eu que moi, Peter aussi! Les nuits, il a souvent été près de toi et Sankai.
- Es-tu au courant de ce qui c’est passé?
- Sûre de l’être, tout le monde n’a fait que parler de ça!!!
Shiyu se sentit mal à l’aise, mais pour quelle raison, nul ne le savait. Cependant, Lili était une fille très perspicace et elle avait bien vu que quelque chose clochait, et comme toutes les petites filles de son âge, dès qu’on veut dire quelque chose, on ne se gène pas.
- Mon frère, Peter, est peut-être trop excité par sa découverte pour voir qu’il y a quelque chose qui ne va pas, mais ce n’est pas de famille, heureusement!
- De quoi parles-tu?
- Arrête de mentir, dit moi la vérité.
- Ce ne sont pas des choses pour les enfants!!
- (Tirant la langue) Heuuu….
Lili partit, un peu vexée. Shiyu décida d’aller s’entraîner toute seule. Elle se dirigea vers la salle d’entraînement, prit place et refit le même exercice qu’elle avait fait avec Sankai. Au bout d’une demi-heure elle rouvrit les yeux et vit Sankai assit juste en face d’elle.
-Heu!! Je passait par là et je t’ai vu t’exercé, alors j’ai décidé de regarder si tu y arrivais.
- Et alors, j’étais comment?
- Tu avais toutes les caractéristiques d’une bonne maîtrise de soi et de ton instinct animal.
- Et tu as vu cette énergie autour de moi?
- Non pas du tout! (Se levant)Shiyu, il faut que l’on se parle.
- (Se levant à son tour) Mais de quoi veux-tu que l’on parle!
- Tu sais très bien! Je veux parler de ce qui c’est passé quand nous avons fait cet exercice.
- Je n’ai pas tellement envie d’en parler.
- Mais il le faut, on ne va pas vivre comme ça!
- Comme quoi?
- Ah! Tu m’énerves! J’ai bien vu que l’on s’évitait.
- Et alors, toi aussi tu m’énerves! Tu veux que je te dise quoi? Que j’ai adoré ce que j’ai ressenti. Te sentir en moi, cette sensation intense, cette chaleur, ce plaisir, oui j’ai adoré et j’ai honte.
- Ouah! Je n’en attendais pas autant!
- Sankai, tu n’es qu’un pauvre type et je te déteste.
Shiyu lui tourna le dos et parti, mais Sankai l’empoigna et la ramena vers lui. Elle allait parler, mais il ne lui laissa pas le temps de dire un mot et l’embrassa. Shiyu ressentit la même sensation qu’elle avait eu durant l’exercice avec lui. Une fois ce baiser langoureux terminé, il prit la parole :
-(Parlant d’une seule traite) Je ressent la même chose!
Shiyu s’enfuit de la salle et s’enferma dans ses appartements. Trois jours passèrent, Sankai était devenu antipathique, dès qu’il ouvrait la bouche c’était pour engueuler ses employés. Il était devenu très dur et très exigeant. Shiyu quant à elle, s’était beaucoup entraînée, elle touchait un peu à tout, si bien qu’elle avait une maîtrise parfaite d’elle-même et de son instinct animal. Elle avait aussi des notions de karaté, de kung-fu et de yoga. En ce qui concernait le tir, elle était l’une des meilleurs de tout le réseau, elle ne manquait jamais une cible à 300 mètres, ce qui était impressionnant. Pour ce qui était de Peter, il ne comprenait rien à tout ces changements d’attitude, mais il n’avait pas le temps de s’attarder sur chaque cas, car devant le désintéressement de Sankai, il avait eu, du coup, plus de responsabilité. Lili, quant à elle, ressemblait de plus en plus à Shiyu, elle imitait ses moindre fait et gestes. On aurait dit un petit poussin suivant sa mère partout.
Shiyu et Lili se trouvaient dans une salle d’entraînement quand une alarme se fit entendre dans toute la base.
- Lili, qu’est-ce que c’est?
- Vient, suit-moi! Vite!!
Elle lui prit la main et l’entraîna dans la salle d’information. Il y avait presque tout le monde réunit dans celle-ci. Peter monta sur une table et dit :
- Ceux que je vais appeler se dirigeront dans la salle de réunion, il y a urgence! : Sankai, docteur Orwell, professeur Fijo et Shiyu.
Shiyu fut surprise d’entendre son prénom, mais suivit quand-même le mouvement. Elle entra dans cette salle qu’elle connaissait assez bien. Peter les invita à s’asseoir, les places étaient distribuées : en bout de table : Peter, à sa droite : Sankai, en face de celui-ci : le docteur Orwell, à l’autre bout de la table : Shiyu, et à sa gauche : le professeur Fijo. Une fois que tous furent installés, Peter prit la parole :
- Je vous ai convoqué car nous avons un grave problème, et qu’il faut trouver une solution. Voilà la situation, deux de nos espions, qui avaient réussi à s’infiltrer dans la base secrète de Ryan Corp, viennent d’être démasqués par l’adversaire. Regardez plutôt ce que l’un d’eux nous a envoyé avant que nous perdions le contact.
Les images qui suivirent ses propos furent assez douloureuses à regarder, on y voyait des êtres humains dans des cages de un mètre de haut sur environ deux mètres. On pouvait voir sur leurs visages la douleur et le désespoir. Shiyu fut horrifiée par ce qu’elle voyait, elle avait même put entrevoir une petite fille, un ours en peluche tout poussiéreux dans ses bras. Ces images étaient tellement insoutenables que Peter stoppa la vidéo. Le professeur Fijo prit la parole :
- Nous nous doutions bien qu’il se tramait quelque chose comme ça dans cette base, aujourd’hui, nous en avons la preuve.
- (Sankai) Il faut que nous fassions quelque chose, on ne peut pas ne pas agir.
- (Peter) Il y a autre chose, notre adversaire nous a envoyé un petit message.
Il lança la deuxième cassette. On y voyait un militaire, ce personnage n’était en aucun cas rassurant et ce n’est pas cette horrible cicatrice sur son œil droit qui aurait pu nous faire penser le contraire. Au bout de 20 secondes, cet homme se mit à parler d’une voix grave et morose, on voyait très bien que cet homme respirait la mort et la souffrance.
- Tout d’abord, je tiens à vous dire bravo pour votre ténacité mais… laissez moi vous dire que votre bataille est vouée à l’échec. Votre ennemi est trop fort pour vous. Cependant, j’ai voulu mieux vous connaître avant de vous détruire et avec votre ami que voici nous avons beaucoup papoté, plus lui que moi!
L’ami en question n’était autre que Yuding dans un état sévère. Il avait tellement d’hématome qu’on ne pouvait même plus distinguer correctement son visage. Shiyu était terrorisé devant l’état de son ami ; l’homme continua son discours :
- Il n’a pas été trop loquace, on avait beau taper, rien, aucune parole convenable ne sortait de sa bouche ; heu, désolé de ce qui en reste ; alors, un de nos généreux docteurs lui a fait une piqûre magique et là je fus très content. C’est pourquoi, j’ai un marché à vous proposer. Je vous promets de libérer tous vos amis et en échange je veux la dénommée Shiyu! J’ai appris certaines choses dont j’ai envie de discuter avec elle. Je ne vous donne pas mon adresse, vous la connaissez déjà, je suppose.
Le message s’arrêta, et les réactions se firent immédiatement entendre, la première fut celle du docteur Orwell :
- Je suis navré pour nos amis qui se trouve là-bas, mais nous ne pouvons pas lui donner pour ce quoi on se bat, en autre chose!
- (Peter) C’est un argument valable.
- (Shiyu) Moi aussi j’ai un argument et irréfutable! Ce problème me concerne et je suis seule maître à décider!
- (professeur Fijo) Nous le savons bien Shiyu, mais tu doit prendre en compte le fait que si il t’arrive malheur, l’humanité et perdu.
- (docteur Orwell) De plus, j’ai cru comprendre que tu avais attends ton ultime niveau dans la maîtrise de soi et de ton instinct.
- (Shiyu) C’est vrai, mais je ne me suis toujours pas transformée!
- (Peter) Cela ne devrait plus tarder maintenant.
- (docteur Orwell) Donc elle est tout à fait prête à procréer. On ne peut donc pas la perdre, j’ai l’impression d’être le seul, mise à part Yuhi Fijo, à réaliser l’ampleur de la situation.
- (Fijo) Sankai, vous n’avez rien dit pour le moment! Ne pensez-vous donc rien de la situation?
Sankai se leva brusquement et posa à plat ses mains sur la table avec une telle brutalité qu’on entendit un gros boum, et il dit avec rage :
- Sommes-nous avant tout des êtres humains ou des bêtes?
- (fijo & Orwell) Des êtres humains bien sur!
- (sankai) Pour vous je n’en suis pas si sur!
- (Fijo)Voyons Sankai!
- Fermez-là vieux fou, je vous signale que des hommes et femmes….
- (Shiyu) Et même des enfants.
- (Sankai) Vivent dans des cages! On lit sur leur visage le désespoir, la peur. Alors, je me fous de votre avis, et étant l’un des chefs de cette base, j’agirai en conséquence.
- (Peter) Messieurs Orwell et Fijo, calmez-vous s’il vous plait! Il n’a pas dit qu’il livrerait Shiyu.
- (Orwell) D’accord, mais qu’allons nous faire!
- (Peter) Les libérer!
Durant trois jours, pas plus, les experts mirent au point un plan de la structure de la base afin d’en découvrir une faille. Ces jours-ci, la chance devait être de leur coté car, leurs experts découvrirent quelque chose qu’eux-même n’auraient pu espérer. Peter et Sankai en furent immédiatement avertis, ils avaient découvert une sortie qui remontait directement à la surface, vu que leur base était elle aussi souterraine. Peter fit plusieurs copies de ce plan en traçant en fluo jaune l’itinéraire à suivre sans se faire remarquer. Sankai et Peter étaient en train de briffer l’équipe qu’ils avaient constitué quand, soudain, la porte s’ouvrit avec force et se referma aussi violemment qu’on entendit le bruit de l’écho. C’était Shiyu en colère et essoufflée :
- Ca veut dire quoi ça??
- (Peter s’approcha d’elle pour la rassurer) Shiyu mais calme-toi!
- Toi ne t’approche pas de moi ou je vais faire un malheur.
- D’accord, mais qu’est-ce qui ne va pas?
- Tu te fous de ma gueule quand tu dis ça? Pourquoi je ne fais pas partie de la manœuvre?
- (Sankai) Arrête, là tu rigoles! On ne peut pas laisser une nana venir avec nous, c’est trop dangereux!
Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase (comme on dit), elle sortit son flingue et tira immédiatement en direction de Sankai. Toutes les personnes dans la pièce furent tétanisées. Mais elle avait tiré juste à côté de l’oreille de Sankai. Ils avaient tous pu constater le précision de son tir. Shiyu, après que la balle se fut planté dans le mur, dit :
- Tu disait! Je suis une des meilleurs tireurs et, de plus, je ne suis pas en sucre! Je vous signale à tous les deux que mon métier était garde du corps du président Xiapong Wu et que je sache, il n ‘est pas mort durant mon service, non, il est bien vivant!
- (Peter) Shiyu….
- Si j’ai un refus de ta part ou de celle de Sankai, c’est simple, je ne ferais pas cet enfant!
- (Sankai) Tu n’est qu’une peste, c’est du chantage!
- Chacun sa méthode, y en a qui utilisent le pouvoir qu’ils ont pour ordonner ce qu’ils veulent, moi c’est le chantage.
- (Sankai) Tu parles pour moi?
- ( Ironique) Oh! Pourquoi? Tu te sens visé?
- Je ne sais pas ce qui me retient de t’en coller une.
- Le courage peut-être?
Sankai commençait à s’avancer vers elle, mais Peter le retint pour l’empêcher de commettre une bêtise, mais Shiyu savait très bien ce qu’elle faisait et jouait avec lui sachant qu’il ne la toucherait pas. Mais il lui lança un défi, ce à quoi elle ne s‘attendait pas :
- Tu te bats contre un de mes hommes, si tu gagnes tu viens sinon tu restes ici.
Shiyu accepta, ils partirent donc tous dans la salle d’entraînement. Shiyu attendit son adversaire, celui-ci arriva, il était immense, son surnom était « géant de muscle » ce qui n’était pas faux, mais Shiyu savait que ce n’était pas la force qui faisait que l’on gagnait un combat mais l’intelligence. Ce gros mastodonte fonça sur elle, mais étant petite, elle esquivait et se déplaçait rapidement, il finit, au bout du compte, par s’essouffler. Shiyu s’avança donc vers lui, avec la rapidité d’un guépard et la souplesse d’un chat, elle lui donna un seul coup, et ce monstre, de deux mètres, s’écroula à terre, puis elle dit avec fierté :
- Cela s’appelle le poing V, on part quand?
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