(Le soir dans les appartements de Hirotshu)
Cela allait faire, jour pour jour, une semaine que Lili n’avait pas vu Hirotshu. De plus, sa famille lui manquait, mais bon, elle avait déjà de la chance de se trouver en vie, bien que le fait de ne pas savoir pourquoi Hirotshu la garder en vie, et dans quel but, l’oppressée. Lili était en train de dessiner quand Hirotshu entra :
- Bonsoir Lili, alors tu vas bien?
- Oui!!
- Oh! Mais tu dessines! Fait moi donc voir!
Hirotshu saisit le dessin sans attendre l’accord de Lili. On pouvait y voir trois personnages.
- C’est très joli, je suppose que les deux garçons sont tes frères, Sankai et Peter, et qui est la jeune fille sur le dessin.
- (Hésitante) Ben c’est Shiyu…………..
Il resta là, les yeux figés sur le dessin, il fit même le contour du dessin représentant Shiyu avec le doigt. Lili ne comprenait rien à l’attitude de Hirotshu. Soudain, il fut surpris, comme si quelque chose l’avait interpellé et dit :
- Ce dessin… Oui, ne serait-ce pas la fille qui était avec toi, celle qui c’est transformée en loup pour te sauver?
Lili ne voulait surtout pas lui dévoiler que Shiyu avait été juste en face de lui, alors elle baissa la tête tout en craignant la réaction de Hirotshu face à un refus de réponse de sa part. Soudain, Hirotshu froissa le dessin et se jeta sur elle, il mit ses deux mains sur ses épaules et serra assez fort pour entendre un gémissement de sa part.
- Écoute moi bien, vois-tu, je t’aime bien et cela serait vraiment dommage pour toi que ça change. (La secouant) Alors répond moi, c’était elle ou pas?
- … Oui c’était elle.
- (La jetant par terre) Mais c’est pas vrai! Elle était en face de moi et moi le l’ai laissée partir! Je ne suis qu’un idiot! Ah! Il me la faut absolument!
- (Avec courage) Pourquoi faites-vous une fixation sur elle? Vous voulez tuer la race des loups, alors pourquoi tant d’acharnement justement sur elle?
- Ce ne sont pas tes oignons! Va donc te coucher! Je dormirai su le canapé, comme on dit la nuit porte conseil.
Au même moment, Peter frappait à la porte de chez Shiyu :
- Oui, entre Sankai.
- Heu, désolé ce n’est pas Sankai, c’est Peter. Il ne viendra plus les soirs.
- Mais pourquoi?
- (S’avançant vers elle) Parce que je suis jaloux.
- Peter mais de quoi parles-tu?
- Quels sentiments as-tu pour mon frère?
- Ben …. Heu, mais je n’ai pas envie de répondre à cette question!
- Et alors pour moi, qu’est-ce que tu ressens?
- Mais …….
- Ecoute, il va falloir que tu fasses ton choix entre mon frère et moi! Mais ce qui est sûr, c’est que moi je t’aime et que je ne supporte pas que mon frère se rapproche de toi.
- Peter ….. Laisse-moi s’il te plait.
- Shiyu, je veux res……..
- J’ai dit « laisse-moi », va-t-en immédiatement.
Peter repartit sans rien dire, il n’avait pas au de réponse. Finalement, il se demandait si il n’avait pas pris la mauvaise décision. Pourtant, il était si soulagé d’avoir dit ce qu’il avait à dire, cependant, il aurait tellement voulu avoir une réaction de sa part, négative ou positive, au lieu de cela, elle l’avait mis à la porte.
Le lendemain matin, Sankai frappa à la porte de Shiyu, qui était déjà toute prête., elle ouvrit la porte mais ne fut pas heureuse de voir Sankai, et dit en baissant les yeux :
- Si tu viens me faire la même scène que ton frère, hier soir, je t’en prie va-t-en, je ne le supporterai pas.
- Shiyu, je ne te ferai pas ça, je viens te voir car Yuding voudrait te parler.
- Oh, oui! Je te suis, emmène-moi vers lui!
Sankai emmena Shiyu à l’infirmerie, pendant qu’ils marchaient dans les couloirs en direction de l’infirmerie, Sankai regarda le visage de Shiyu, il s’était ré assombri, Sankai savait que son état était dû à ce qu’avait dû lui dire Peter, hier soir. Avant que Sankai laisse Shiyu entrer dans l’infirmerie il lui dit :
- J’espère qu’il comprendra.
Shiyu entra dans la pièce, elle aperçut Yuding allongé dans un lit d’hôpital. A sa vue, il se redressa et se força à sourire, malgré ses douleurs. Shiyu ne put se contenir, et se jeta sur lui en larme. Impossible pour elle de s’arrêter, Yuding avait beau lui dire de se calmer, elle se trouvait dans ses bras, qu’elle connaissait si bien et rien que de penser qu’elle aurait pu le perdre des larmes refirent leurs apparitions, coulant le long de ses joues.
- Si tu savais comme j’ai eu peur.
- Oui je le sais, désolé de t’avoir tant donner de souci. Mais maintenant, je suis là, près de toi et je n’ai pas l’intention de te laisser.
- Quand tu es parti pour sauver le président, et qu’ils m’ont emmené ici, en m’expliquant mon rôle, j’ai été désemparée et paniquée.
- Je sais, mais j’avais des ordres et je ne pouvais y déroger.
- Oui, je comprends mais je te fais (serrant les poings) la promesse que je me chargerai de Hirotshu pour tout le mal qu’il t’a fait et pour tout les autres.
- Non!!! Il faut que tu te concentres sur ta mission. Maintenant que notre adversaire t’a démasqué, notre temps et compté.
- Relaxe Yuding, tout se passe bien, mise à part quelques petits problèmes.
- Ne serait-ce pas des problèmes affectifs…
- Comment as-tu deviné?
- C’est le seul thème dont tu as du mal à aborder, et c’est aussi la seule fois où je te vois rougir comme un enfant… et …
- C’est bon faut pas t’exciter.
Shiyu considérait Yuding comme le frère qu’elle n’avait jamais eu et c’était en sorte comme sa famille. Elle y tenait beaucoup et n’avait pas de grand secret pour lui. Elle lui expliqua donc ce qui c’était passé avec Sankai et Peter, cela lui prit une bonne demi-heure.
- Finalement, tu en es où maintenant? Sankai ou Peter ou les deux, tu sais…
- Tu es désespérant. Mon cœur balance plutôt vers Sankai mais tu me….
- Connais très bien. Ma petite Shiyu n’est pas du genre à ouvrir son cœur aussi facilement, il faut s’armer de …
- Patience!!!
- Je n’aurais pas dit ça!
- Hum!!!
- Plutôt d’un marteau-piqueur.
- Qu’est-ce que tu dis là et avec toi, ça c’est très bien passé.
- Evidement, je te connais depuis que tu as 2 ans, je t’ai vu grandir, ton corps c’est métamorphosé, des formes…….
- Mais tu vas arrêter tes délires!
Ils se mirent à rire de bon cœur, après une discussion de franche camaraderie et un bon gros fou rire, il y eut comme un blanc. Shiyu baissa un peu la tête comme si elle avait une confession à faire :
- Yuding, j’ai quelque chose d’important à te dire.
- Vas-y je t’écoute.
- Ben voilà…..
BOOM
Un bruit sourd se fit entendre, sans avoir le temps de réagir, la porte de l’infirmerie vola en mille morceaux et de la fumée blanche et asphyxiante envahit la pièce, Yuding et Shiyu s’évanouirent sans avoir pu réagir.
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