(Sept mois avaient passés)
Durant ces sept mois, rien n’avait changé, le réseau de résistance avait pris plus d’ampleur mais pas assez pour inquiéter l’ambitieux Hirotshu qui avait à sa manière le pouvoir du monde entre ses mains.
Quant à Shiyu, elle avait un bien joli ventre rond mais, cependant, son état mental s’était aggravé. Elle ne sortait plus de son lit, elle n’avait pas de réaction.
- Écoutez-moi bien, si vous ne la guérissez pas, je vous tue.
- (Paniqué) Monsieur Hirotshu, s’il vous plaît, calmez-vous, son état ne peut se soigner avec des médicaments, nous ne savons pas ce qu’elle a.
- Il n’y a donc plus rien qui me retient de vous tuer. (Sortant son flingue)
- Si, pour l’accouchement! Sans médecin c’est du suicide!! Je vous en prie!
- (Rangeant son arme) Voilà un petit veinard, c’est rare que je sorte mon arme et que je ne m’en serve pas! Que cela ne soit pas une habitude.
Hirotshu était vraiment énervé, ses hommes évitaient même de croiser son chemin, car il avait la gâchette plus facile que d’habitude depuis l’état de sa sœur. Sa nervosité augmentée, de plus, l’état de Shiyu n’évoluait pas.
Hirotshu se dirigea vers la chambre de Shiyu, qui l’attristait de jour en jour. Il ouvrit la porte et là, il la vit, encore une fois allongée sur son lit, inerte, les yeux fixés dans le vide.
S’approchant d’elle, il lui dit :
- Dit-moi ce qui ne va pas! Tu sais très bien que je ferai tout pour toi.
Elle ne réagit même pas à ces mots, cela en était trop pour Hirotshu, il se jeta sur elle et la secouant dans tous les sens, lui cria :
- Mais enfin, tu vas dire quelque chose! Je suis à bout, je n’en peux plus de te voir dans cet état.
Il était comme fou, enfin je veux dire que d’habitude il apparaissait comme un fou ambitieux, mais c’était comme si la folie était entière, aussi bien dans sa tête que dans son corps. Il continuait de la secouer comme un pruneau en hurlant quand soudain, son regard fut attiré par celui de Shiyu qui le regardait justement.
Il stoppa net, son regard était foudroyant et effrayant, jamais elle n’avait eu ce regard-là, Hirotshu reçu une gifle:
- (Criant) Je te déteste sale monstre!!
Hirotshu frotta sa joue, se mit à sourire et dit en se relevant :
- Bien, bien! Continue, dit-moi tous ce que tu penses!
- (Les mains sur son visage, pleurant) Oh mon dieu, tu as tué Peter, non ce n’est pas possible (Snif, snif) …….. et Xiapong Wu, pourquoi? Pourquoi? PourrrrrrrquOII?
- Parce qu’ils ont eu l’audace de vivre des bons moments avec toi, qui m’appartient.
- (Pleurant de plus en plus) Mais c’étaient mes amis, je tenais à eux. Oh mon dieu, j’ai mal! Je ne veux plus rester ici, je n’en peux plus, je n’ai plus la force de le supporter.
- Pour qui te prend-tu, je suis ton frère.
Il se rapprocha brusquement vers elle, lui prit les mains et dit :
- Ne m’aimes-tu pas soeurette?
Elle le repoussa si violemment du lit qu’il en tomba et lui cria :
- Je te hais d’amour!!!
Suite à ses mots très forts, elle se mit à courir en direction d la fenêtre, elle l’ouvrit et monta dessus prête à faire le grand plongeon. Hirotshu la voyant debout sur le bord de la fenêtre fut pris d’une grande panique et pour la première fois de sa vie, il perdait le contrôle de la situation :
- Shiyu, non ne fait pas ça!
- Je ne peux plus vivre, mon cœur est meurtri, je ne veux pas que mon bébé vive dans ce monde plein de haine et d’intolérance.
Hirotshu ne savait pas quoi faire, si il s’approchait, elle allait sauter, mais si il ne faisait rien, il y aurai de grande chance qu’elle saute aussi. Soudain elle se pencha en avant, ses cheveux flottaient, ainsi que sa robe de chambre blanche. On aurai dit un ange voulant quitter ce monde pour s’élever dans les cieux. Shiyu s’était donc laissée tomber mais voilà que Hirotshu n’était pas prêt à lui faire ses adieux.
En se précipitant il réussit à lui attraper le bras droit.
- Hirotshu lâche-moi!!
- (Essayant de la ramener) Hors de question, soit je te ramène, soit je me laisse entraîner avec toi.
Il essaya de toute ses force de la ramener, Shiyu, en levant la tête, put voir pour la première fois de sa vie des larmes coulaient le long des joues de Hirotshu. Cet homme si froid avait bien un cœur, la preuve en était là,. Son corps dans le vide, et le seul lien qui la rattachait à la vie était son frère, la main forte et chaude de son frère et ses larmes.
- Shiyu, je t’en prie, attrape mon autre main, je n’ai pas assez de force pour te hisser d’une seule main.
Devant son attitude elle attrapa son autre main et il la ramena. Assis par terre, Shiyu contre sa poitrine, la main sur sa tête.
- Oh mon dieu! Merci, j’ai eu si peur. Ne refait plus jamais ça!
- Je sais…
- Hein???
- Je sais à présent que tu as un cœur et qu’il bat pour moi!
Les semaines avaient passé, Shiyu serait bientôt à la fin de sa grossesse, cependant, il se produisit une chose inattendue : Shiyu avait décidé d’ouvrir son cœur à ce frère qui lui avait montré maladroitement qu’il avait un cœur sous toute cette haine de souffrance. Ils apprenaient à se connaître, Shiyu s’était faite à l’idée qu’elle ne reverrait plus Sankai, le père de son enfant, conçu dans l’amour, et son très cher ami Yuding, sans oublier l’adorable Lili.
Il lui arrivait de repenser à tout cela et, en agissant ainsi, Hirotshu était devenu plus équilibré et ils avaient ainsi de meilleur rapport, plus sain.
De plus, il avait même accepté l’enfant et commençait à jouer son rôle d’oncle à merveille. Il lui avait déjà acheté une centaine de peluches et une chambre avait été aménagée spécialement pour son arrivée.
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