Une rencontre inattendue
Criscioss s'avança dans le couloir mais s’arrêta devant une porte où son nom était marqué. Intrigué, il regar-da à travers la vitre. Ce qu’il aperçut le stupéfia. C’était lui à l’intérieur de la pièce, un autre lui. Les mêmes gestes, les mêmes traits, la même taille, ni plus gros ni plus maigre. Lui. Il eut même l’impression qu’il était plus musclé, légèrement bien sur. Il en resta bouche-bée, il ne pouvait y croire. Une foule de pensées se bousculaient dans sa tête. Une seule obsession : entrer ! Après avoir repris ses esprits, il enclencha un bouton sur le mur, la première porte du sas s’ouvrit. Il pénétra à l’intérieur et une fois que la première porte se ferma, la deuxième s’ouvrit. L’inconnu ne parut pas réellement perturbé par l'apparition de Criscioss. Ce fut quand il le vit s’approcher de lui, et qu’il remarqua leur ressemblance qu’il parut intrigué. A force de s’approcher, Criscioss se retrouva nez à nez avec l’inconnu.
- Alors c’est ça ! Quel enfoiré ! S’énerva-t-il.
L’inconnu restait muet, surpris par l’énervement de l’intrus. Jamais il n’avait rencontré de personne de ce genre auparavant, la venue et la réaction de Criscioss l’inquiétèrent.
- Il a crée des clones de moi, poursuivit-il plus bas. Il a bien fait de ne rien me dire.
- C’est marrant, d’habitude, les gens qui rentrent dans cette pièce ne me parlent pas, déclara le clone.
Le son de sa voix était exactement le même que lui. Cela le décontenança d’avantage. Il s'affala sur la ban-quette, son clone s’assit à côté de lui d’une manière assez naturelle. Celui-ci paraissait intéressé.
- Tu as beaucoup de visite ? Demanda Criscioss.
- Des gens en blouse blanche lui dit-il, ils ne sont pas très causant ... Qu’est ce que tu fais là ? Embraya-t-il enfin pour combler sa curiosité.
- C’est un hasard, un pur hasard. Je….
Le Criscioss orginal n’était pas à l’aise.
- Et ben, je vais pouvoir te poser plein de questions, reprit son clone qui comptait bien en profiter. D’abord t’es qui ? Tu viens d’où ? Il y a quoi derrière cette porte ? Tu vas rester longtemps ?
- Attends, pas tout en même temps le coupa Criscioss qui lui-même avait du mal à faire le point.
Un mal de crâne lui prenait la tête. Que devait-il faire ? Lui avouer qu’il n'était qu'un clone ? Il devait faire ce qu’il lui semblait le plus juste, lui dire tout, tout ce qu’il savait.
- Ok, je vais te répondre, mais accroche-toi bien : je t’assure que tu vas en prendre un coup alors...
- Pas de problème, vas-y, le coupa-t-il, impatient d’avoir enfin des réponses à ses questions.
- Tu sais quoi du monde extérieur ?
- Rien, lui répondit directement le clone.
- Bon commençons par le commencement, lui dit-il en se prenant la tête dans les mains.
Il allait jouer cartes sur table.
- T’es un clone, c'est-à-dire que tu as été créé dans un seul but : t’utiliser si jamais j’avais un accident pour remplacer la perte de mes organes. Je suis l’original, tu as été créé à partir de moi, tu es comme moi, tu réfléchis comme moi. Enfin, à quelques différences près bien-sûr.
Le jeune homme était conscient de se lancer sur un terrain glissant. Que savait-il, après-tout, des pensées de son clone. Il reprit, en embrayant justement sur cette question d’éducation.
Une seule chose diffère, ton éducation et ton âge véritable. J’ignore depuis combien de temps tu es réellement en vie. Les scientifiques, les gens en blouse blanche, dit-il comme un cliché que son clone compredrait, ont arrêté ta croissance au même stade que le mien, du moins je suppose. Dans la logique, tu as donc dix-sept ans. Le monde ne se limite pas à cette pièce, loin de là, et je ne vais pas prendre la peine de te le décrire puisque je vais te le faire découvrir.
Le clone palissait à vue d’œil. Tout s’expliquait maintenant !
Les clones n’étaient pas totalement ignorant. Pour ne pas les garder à un stade dit de « légumes » qui était dévalorisant pour la recherche, les scientifiques incorporaient aux clones la mémoire de leurs clients respectifs. Par conséquant, il n’était pas totalement ignorant, il avait été crée comme son modèle, il avait ses souvenirs sauf que ceux-ci ne s’étaient pas éveillés. Tout ce que Criscioss venait de lui dévoiler lui fit comme un déclic. Les morceaux du puzzle se mettaient bout à bout.
- Je ne vais pas te laisser là compléta Criscioss.
Mais avant d’aller plus loin, il eut un gros doute. Il attrapa le bras de son clone et le tira vers le sas. Puis comme Criscioss se stoppa, les deux jeunes s’arrêtèrent. Dans l’esprit de Criscioss quelque chose clochait. Si son hypothèse était juste, il ne devait pas faire de son clone une priorité. Pour cela il devait chercher dans le couloir un cadre avec noté le nom de Lilée. Si celui-ci apparaissait, il devait réagir, si ce n’était pas le cas, il pourrait toujours retourner rechercher son clone pour le faire fuir.
- Écoute- moi, tu vas rester ici, je vais revenir demain, lui expliqua Criscioss.
Le clone paniqua, il resta près de lui, près à partir lorsqu’il ouvrirait la porte du sas.
- Il ne faut pas que je reste plus longtemps ici, je sens que je vais devenir fou, lui répondit-il.
- Écoute-moi bien, une amie va être transféré ici, elle a eu accident. Si je ne vais pas faire évader son clone, il passera à la casserole.
Le clone esseya de se ressaisir et compris la priorité à laquelle il se devait de passer son tour.
- Ok, très bien. Je vais rester. Tu reviendras ?
- Oui répondit l'original avant de verrouiller le sas, fait le point. Avec tout ce que je t’ai dit tu devrais avoir des flash, des informations vont te revenir. Certains points vont s’éclaircir et vont éveiller ta conscience.
Criscioss partit, cette rencontre le faisait encore trembler, s’il avait su !
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