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Jeudi 31 mai 2012, 17:24


Voici une histoire écrite par Trimor et dont le titre est Océan - chapitre 06 - Dernières recrues.

CHAPITRE 06
Dernières recrues



Les quelques jours qui suivirent furent intenses pour Zeïna et tout l’équipage de l’Aurore Boréale. Sur le navire l’effervescence régnait pour réparer, consolider la structure du navire. Dans les mâts les hommes d’équipage s’entraîner pour les manœuvres pour créer un ensemble uni. Sur le pont, il y avait un balai incessant de dockers qui remplissaient les cales.

Grâce à l’aide de Yars Hapos et à son argent, Zeïna avait pu acheter tout ce qu’il fallait pour le départ, les pièces de rechanges, les voiles de réserves, les vivres, l’eau, mais aussi l’armement nécessaire. De son coté, Tyrande se démenait pour trouver des marchandises à convier et grâce à son travail acharné et à sa persuasion, il avait trouvé plusieurs petits chargements qui ensemble remplissait la cale.

De son côté Lantis avait continué de faire le tour des auberges et tavernes du ports, placardant des affiches un peu partout. Il avait même poussé jusque dans la ville haute, la ville des terriens pour essayer de trouver le plus de monde possible. Même si il avait l’impression qu’il brassait du vent, mais il continuait inlassablement. Après une autre journée harassante, il remonter la rue du port pour refaire le point avec son capitaine, quand il se souvint de la présence d’une petite taverne non loin de là. Il se dirigea dans une petite ruelle sur le coté.

La « Voile Rouge », une petite taverne sans prétention que Lantis avait bien souvent visité, le patron n’était pas un mauvais bougre et il savait écouter les gens sans jamais se lasser. Quand il entra, il retrouva immédiatement l’ambiance de l’établissement. Le patron en le voyant se pencha par-dessus son comptoir.
- Lantis ! Te revoilà par ici, viens donc boire un coup.
- Juste une bière, ma journée n’est pas terminée.
- Ta journée ? Tu as du travail toi ?
- Et oui, et je vais bientôt prendre la mer sur l’Aurore Boréale.
Le patron faillit renverser la bière qu’il était entrain de lui servir.
- Tu embarques sur un bateau toi ! Et en plus le navire de la demoiselle capitaine, tu as un sacré cran.

Lantis n’était pas surpris sur la réaction de l’aubergiste, il n’y avait pas grand monde sur le port qui aurait cru qu’un capitaine veuille bien de lui sur un bateau.
- Elle te surprendra, tu verras.
Lantis avala une gorgée de sa choppe, il remarqua alors dans un coin sombre à une table un vieil ami qui était entrain de boire seul. Le garde du corps fit un signe au patron et se dirigea vers lui. Il prit une chaise et s’y installa.
- Comment vas-tu Gouran ? Je ne t’ai pas vu depuis longtemps.

L’homme leva la tête vers Lantis, une main sur sa chope et l’autre jouant avec un scalpel sur la table en bois. Il portant un pantalon gris de tissu de bonne qualité, une chemise à manche bouffante et un gilet bleu de flanelle qui avait connu de meilleurs jours. La dentelle s’effilochait sur les manches, et les coutures fines et dorées disparaissaient presque toutes.
Son visage était blafard, les traits tirés, ses yeux gris étaient cerclés de noirs où des veines rouges se voyaient. Sur sa tête une perruque sale était posée sans raffinement, mal poudrée en bataille et sale. Ses cheveux visibles étaient bruns aux mèches grises coupés court. Malgré son aspect, ses mains étaient toujours fines blanches, aux longs doigts manucurés.

Gouran Dé Hydalis regarda Lantis dans les yeux, sa tête dodelinant tout doucement.
- Salut à toi Grand Guerrier !
Sa voix était pâteuse comme un homme qui avait trop bu.
- Que se passe t’il pour que tu te sois mis dans un tel état ?
- Moi oh ! Mais tout va bien ! Je fais la fête au contraire, je fête le départ de tous mes clients après q’un autre médecin m’a traité de charlatan et d’assassin devant eux, je ne suis même plus appelé médecin.
Gouran leva sa choppe et bu une longue gorgée. Lantis poussa un soupir, son ami était pourtant un grand médecin qui avait étudié dans une grande école, issu d’une famille noble. Il avait fallu d’une fois, une seule fois, où il avait tenté l’impossible et qu’il avait échoué. Alors ses propres parents s’étaient détournés de lui, ses collègues l’avaient décrié devant toute la population. Il avait du s’installer dans les quartiers et là encore sa malédiction le suivait.

Lantis se sentait proche de lui, il avait connu la même déchéance et il connaissait que trop ce sentiment de solitude et de rejet. C’est alors qu’il eu une idée, le garde du corps avait peut être trouvé le moyen de l’aider.
- Gouran, dis moi, que dirais tu de t’embarquer sur un bateau ?
Le médecin avait posé sa choppe et regardait son ami sans comprendre.
- Sur un bateau ?
- Oui, je te propose de partir d’ici, de repartir à zéro pour refaire ta vie. Qu’en penses tu ?
Gouran semblait sortir d’un brouillard opaque.
- Mais où veux tu que j’embarque et avec qui ?
- Avec le capitaine qui m’a fait confiance pour partir avec elle.
Sans attendre de réponse il se leva de sa chaise et prit son ami par le bras pour qu’il se lève. Puis le garde du corps lança quelques pièces sur le comptoir avant de sortir entraînant toujours le médecin avec lui qui était trop surpris pour émettre un son.

Les deux hommes traversèrent le port comme une flèche, les passants en les voyant se demandaient bien qui étaient ces deux fous. Avant même de s’en rendre compte ils arrivèrent devant le comptoir Dé Feryo, Lantis s’y engouffra sans attendre, surprenant Zeïna et Tyrande en grande conservation.
- Capitaine, j’ai trouvé un médecin.
Gouran était bouche bée, autant pour la jeune fille et le vieille homme, sans s’en rendre compte il venait de se faire engager sur l’Aurore Boréale.

C’est alors que les portes du comptoir s’ouvrirent brusquement avant d’entendre un bruit sourd de meubles casser, tout le monde s’était plaqué soit au sol soit contre un mur. Quand ils se relevèrent, ils virent une forme noire se débattre dans les restes d’une table et de quelques chaises.
- Craaah ! Loan pas toujours trrrrrrès fort pour aterrrrirrrrr.

Lantis s’approcha avec précaution du nouvel arrivant au sol et poussa une exclamation de surprise en voyant la forme se relever, c’était un homme oiseau, ce qui expliquait sa diction si étrange, se n’était pas une race commune dans l’Archipel. Il avait un corps fluet, comme un oiseau, mais il se tenait debout et atteignait la taille de Zeïna, il portait une simple tunique de lin grise maintenue par une ceinture en cuir.
Ses ailes étaient soutenues par deux bras musclés se terminant par une main à quatre doigts. Sa peau était recouverte de plumes noires et brillantes sur son corps, et marron sur sa tête, une grande queue faîte de plumes noires touchait presque le sol derrière lui. Sur sa tête une petite houppelande se redressait par intermittence. Ses serres noires raclaient sur le plancher en bois à chacun de ses pas. Il possédait un bec jaune puissant aussi affuté que celui d’un rapace, et deux grands yeux bleus sans pupille.

- Déééésolé pour cette entrrrééée, Loan paierrrrra dégats.
- Qu’est ce … Que venez vous faire ici ? Demanda Tyrande remit de sa peur.
L’homme oiseau s’inclina.
- Moi Loan Nuit-Sauvage, moi vouloirrrrr partirrrrr avec belle demoiselle.
Zeïna ne put s’empêcher de rougir.
- Et pourquoi je te prendrais sur mon navire ? Fit elle.
- Moi voirrrrr loin, trrrès loin, et même dans le noirrrrrrr, bonne recrrrrrue pourrrrr bateau, Loan veut parrrtirrrrr avec vous.

Lantis se rapprocha de son capitaine.
- Ce qu’il dit est vrai, les hommes oiseaux sont connus pour voir à des centaines de mètres aussi bien que nous de prés, et ils voient aussi dans le noir. Nous ne pouvons pas rêver d’une meilleure vigie.
- Et il faut bien avoué que nous manquons d’hommes d’équipages, renchérit Tyrande, même si celui là encore risque de faire hurler le second, un homme oiseau et un médecin alcoolique dans la même soirée.
Gouran rajustait sa perruque que sa tête, tandis que Loan lissait les plumes de ses ailes avec son bec.
- Et bien il devra s’y faire, dit Zeïna avec un grand sourire.
Elle se rapprocha des nouveaux membres de l’équipage.
- Vous êtes engagés sur l’Aurore Boréale, présentez vous demain au second, il vous montrera vos affectations. Docteur …
L’homme fut ébahi que quelqu’un puisse encore l’appeler ainsi.
- Euh … Docteur Gouran Dé Hydalis, je vous remercie humblement de me prendre dans votre équipage, j’embarquerais demain avec tout mon matériel à votre bord.

Il s’inclina devant son capitaine faisant tomber sa perruque, il la ramassa très vite et la remit sur sa tête encore plus en désordre. Pour la première fois depuis des jours Gouran avait envi de sourire.
- Loan juste un sacccccc, peut embarrrrrrquer tout de suite.
- Lantis te montrera le chemin alors, répondit Zeïna.
Alors qu’elle regardait les deux nouveaux membres de son équipage sortir, elle ne put s’empêcher de sourire. La jeune fille allait y arriver maintenant, elle en était persuadée.



Demain, l’Aurore Boréale allait quitter le port pour une nouvelle vie de marchand après plusieurs mois d’arrêts. Ce soir là, c’était le sujet principale des conversations, la jeune fille capitaine et son équipage étrange, des rebus de la société, des non humains, il y avait même des paris sur le nombre de jour que tiendrait le navire à flot. Dans une auberge près du port, une dispute résonnait dans la cuisine, elle montait même aux oreilles des clients.

Un adolescent de 16 ans faisait face à son père, les poings serrés, une lueur de colère dans ses yeux marrons. Il n’était pas très grand avec une carrure plutôt fine, il portait des chaussures de cuir élimées, un pantalon de tissu et un juste corps blanc, un tablier taché était attaché à sa ceinture. Son visage plein de colère était encore juvénile, avec une peau restée rose de l’enfance, ses cheveux avait la couleur des blés mûrs, coupé court.
Son père était grand et musclé, sa voix rugissait telle la tempête, sous les yeux impuissants de sa mère et de ses deux soeurs.

- Que me parles tu d’embarquer sur ce navire Alek ! Je t’ai déjà dit qu’il n’était pas question que tu partes sur les mers, ta place est ici pour s’occuper de l’auberge avec nous.
- Mais je veux voyager, voir le monde, et je sais que ce capitaine à grand besoin de plus d’homme.
- Un homme toi ! Mais tu es encore qu’un enfant dans les jupes de sa mère tu ne sais rien faire !
Son père avait parlé durement, Alek sentait des larmes de rages poindre à ses yeux.
- Je sais faire la cuisine, et ce n’est pas en restant ici que je deviendrais plus fort.
- Tu es le fils ainé de la famille, tu as un devoir envers moi, ta mère, tes sœurs et tes frères. C’est le devoir de l’ainé de s’occuper de sa famille !
- Je veux voyager, découvrir le monde !
- Tu n’es qu’un rêveur et je ne veux plus entendre parlé de ça, va donc t’occuper de la vaisselle ça t’apprendra à répondre à ton père.

L’ordre de l’homme était sans appel et mettait un terme à toute discussion. Alek poussa un cri de rage et de colère, il partit sans regarder son père maugréant contre son sort. Le jeune adolescent se mit à laver des assiettes avec des mouvements vifs. Il entendit le pas léger de sa mère s’approchait, une de ses sœurs cadettes l’accompagnait.
- Si tu continues comme ça, tu vas casser toutes les assiettes.
Alek soupira.
- Je sais maman excuse moi mais … J’en rage.
Il donna un violent coup de poing à une table en bois.
- Cela ne sert à rien de se faire du mal, répondit tranquillement sa mère, ton père ne veut que ton bien, et nous avons besoin de toi ici.
- Mina a 14 ans et Cisy 10, elles peuvent très bien vous aider maintenant.
- Je suis d’accord avec lui, fit immédiatement Cisy qui aimait beaucoup son grand frère.
Sa mère sourit à ses enfants.
- Pourquoi veux tu embarquer Alek ?
La question prit un peu au dépourvu l’adolescent, il réfléchit un moment cherchant comment répondre.
- Je veux voir les îles de l’Archipel, je veux vivre les aventures de ces marins qui s’arrêtent chez nous, je veux devenir un homme qui vous rendra fier, toi, papa, mes frères et mes sœurs.
La femme vit dans le regard de son fils une lueur si belle qu’elle en fut secoué, jamais elle n’aurait cru que son fils avait tant de passion dans son cœur.
- Pour le moment fais la vaisselle elle te permettra de reprendre ton calme, tu veux bien ?
- Je vais t’aider dit Cisy plein d’entrain.

Alek retrouva le sourire et fit une place à sa sœur. La mère s’éloigna en réfléchissant, l’image du regard de son fils emplissait son esprit, comme celle de son père au temps où ils n’étaient encore que des enfants.
Plus tard un moment après la fermeture de l’auberge, Alek finissait le ménage dans la salle commune, les tables étaient propres et les chaises bien rangées, le comptoir n’avait plus aucunes traces de graisse. Il finissait de passer un coup de balai, ramassant la poussière pour la mettre dehors. Le jeune homme rangea alors le balai à l’arrière salle, il écouta un instant le silence, ses sœurs étaient déjà couchées depuis longtemps et ses parents avaient fait de même il y a peu.

Alek ressentait une telle tristesse, voilà la vie à laquelle il devait s’habituer, cette vie de routine. L’adolescent baissa la tête, que pouvait il donc faire de plus. Il allait monter dans sa chambre quand il vit sa mère qui l’attendait au pied de l’escalier. Elle lui fit signe de la suivre, le menant dans la cuisine, à la porte arrière qui menait dans la rue. La femme prit un sac qu’elle tendit à son fils.
- Se sont tes affaires, j’ai mis aussi quelques provisions.
- Mais …
Alek ne comprenait pas.
- Va rejoindre ce navire, il part à l’aube demain, tu dois embarquer de suite pour ne pas le manquer.
- Et papa ?
- Ne t’inquiète pas j’en fais mon affaire, il était comme toi à ton âge mais il a un peu oublié.
- Merci maman.
L’adolescent serra sa mère contre lui.

- J’aurais bien voulu dire au revoir à mes frères et sœurs.
- Cisy t’a glissé un petit cadeau dans ton sac, elle pleurait quand elle a su ton départ mais elle tenait à m’aider pour faire ton sac.
Alek ouvrit le sac et vit un petit paquet sur le dessus. Il contenait une toute petite poupée de chiffon que sa sœur aimait fabriquer.
- Elle va me manquer.
- Prend soin de toi, sur un navire c’est bien différent d’une auberge, en plus tu seras le cuisinier, tu auras de plus grandes responsabilités qu’ici.
- Ne t’en fait pas je m‘en sortirais.
Alek affichait un grand sourire, et ses yeux brillaient d’un vif éclat, même si ils y transparaissaient la tristesse du départ. Sa mère ouvrit la porte derrière le jeune homme, le dernier obstacle à son départ tombait.
- Rejoins le navire, et vis ta vie comme tu l’as toujours voulu.
- Merci maman, merci pour tout.
L’adolescent embrassa sa mère une dernière fois puis il plongea dans l’obscurité sans se retourner pour ne pas changer d’avis. La femme le regarda disparaitre au tournant de la rue, elle poussa un soupir en affichant un triste sourire.
- Que les dieux des océans soient avec toi.

Alek courrait à en perdre haleine, il connaissait le chemin par cœur même dans l’ombre de la nuit, il l’avait fait si souvent pour observer le navire sur ses amarres. Il arriva enfin sur la jetée de l’Aurore Boréale, il du reprendre son souffle quelques instants. Puis le jeune homme s’avança vers la passerelle, là un marin montait la garde assis sur une bite d’amarrage fumant une pipe. Ses yeux se levèrent sur le nouvel arrivant.
- Qu’est ce que tu fiches ici gamin, il est bien tard pour se promener.
- Je viens m’engager sur le bateau !
Alek avait parlé d’une voix pleine d’enthousiasme, ce qui fit rire le marin.
- Et bien mon gars, tu n’es pourtant pas vieux mais tu es plein d’assurance, et qu’est ce que tu serais capable de faire sur le navire.
- Je suis cuisinier, je suis sûr d’être utile.
Le marin s’esclaffa de plus belle.
- Tu n’es pas un peu jeune pour venir avec nous, où est donc ta mère ?
- J’ai 16 ans je ne suis plus un enfant !

La discussion animée avait fait se rapprocher le second qui était de quart se soir là, il se porta au bastingage.
- Et Crowley, c’est quoi ce grabuge !
- C’est rien Monsieur Odell, un gamin qui veut s’enrôler avec nous.
- Je descend pour voir ça.
Bien que le second pensait que c’était inutile, il traversa la passerelle, après tout il était toujours à court d’hommes. La haute stature et l’œil masqué du nouvel arrivant firent forte impression sur Alek, il se redressa de lui-même.
- Je suis Odell le second du navire, c’est toi qui veut embarquer sur l’Aurore ?
- Oui … Oui Monsieur ! Je m’appelle Alek Baldi.
Le jeune homme se tint bien droit.
- Et qu’est ce que tu sais faire ?
- Je suis cuisinier Monsieur, je travaillais dans l’auberge de mon père.
- Comment s’appelle t’elle ?
- La Vigne Vierge Monsieur.
Portyd Odell connaissait l’établissement, le propriétaire était un brave homme avec une famille nombreuse, se devait être le fils ainé.
- Et ton père te laisse partir ?

Alek commençait à paniquer, son père ne savait pas où il allait et il ne devait pas être au courant, du moins pas tout de suite. Le jeune homme décida d’être honnête.
- Ma mère m’a permis de partir, mais mon père ne le sait pas encore. Monsieur Odell, je veux partir avec vous, je suis un bon cuisinier, je sais que vous n’en avez pas à bord. Je veux naviguer !
L’adolescent avait fini sa phrase avec force conviction, le second se revit plus jeune avec cette même envi de naviguer.
- Tu sais que si tu t’engages se n’est pas pour quelques jours, c’est pour plusieurs mois, et même si tu es cuisinier tu devras faire les tâches d’un marin du bord.
- Je sais Monsieur Odell, j’ai toujours voulu naviguer et je suis prêt à travailler.

Portyd réfléchit, ce n’était qu’un gamin mais il avait de la volonté. Et puis, il n’avait pas de cuisinier sur le navire, c’était tous les jours une personne différente qui était de corvée. Il fallait bien l’avouer que parfois c’était vraiment immangeable.
- Nous partons demain, tu ne pourras pas revenir en arrière.
- Je sais Monsieur Odell.
- Bon alors bienvenu à bord, viens avec moi je vais te montrer la cambuse, tu dormiras là bas.
Alek prit son sac et regarda le navire, un immense sourire éclaira son visage. Il avait réalisé son rêve, il savait que cela allait être dur mais il allait enfin avoir la vie dont il avait toujours rêvé. Le jeune homme fit un premier pas sur la passerelle, puis un autre, et il marcha vers son nouveau chez soi.


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Océan continue, le départ est proche et nous voyons là les derniers membres de l'équipage
Bonne lecture et n'oubliez pas un petit commentaire sur la fic ^^
 
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