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Jeudi 31 mai 2012, 17:24


Voici une histoire écrite par Trimor et dont le titre est Chevalier - chapitre 28 - Enlèvement.

Bonjour chers lecteurs ^^

Chevalier, Chevalier, Chevalier, mais où es tu Chevalier ?
Bas juste en dessous non ? Ah oui c'est vrai, en plus c'est moi qui l'écrit hihi
Bon j'arrête de délirer tout seul et je vous offre la suite sur un plateau.
Nous poursuivons les aventures des diplomates et de l'écuyère dans leur découverte de la magie et de son histoire. Mais maintenant, c'est au tour de l'Inquisition d'agir, que va t'il se passer ?

Bonne lecture et n'hésitez pas à mettre un ti commentaire ^^


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CHAPITRE 28
Enlèvement


La nuit commençait déjà à tomber alors que les trois jeunes gens revinrent de leur expédition dans la montagne en compagnie du maire du village qui leur servait de guide. Le voyage avait été plus difficile en raison d’un vent de plus en plus violent dans les hauteurs, mais grâce aux connaissances de Gero Proxin ils purent éviter une bonne partie du mauvais temps.
De retour au village, le vent s’était calmé pour laisser place à une brise légère et glaciale. A Barigne, la réparation se fit aussi discrètement que leur départ, le maire garder plus que jamais le secret de leur destination.
Ils furent accueillis par la femme de Proxin avec un verre de thé bien chaud. Les récipients fumant entre leurs mains, ils se surent en sécurité du climat des montagnes et de tous ses dangers. Dans la salle commune, les voyageurs se rendirent compte qu’une partie de la milice du village y était réunie avec les soldats de la forteresse. Ils étaient armés et prêt à partir dans l’instant.
- Et bien, que se passe t’il ? Demanda Gero Proxin à l’un des hommes devant lui. Je vous avais pourtant dit que nous serions de retour pour la fin de la journée.
- Nous nous sommes inquiétés de ne pas vous revoir venir plus tôt, répondit Otyd Liat, de plus le Père Garaine nous a parlé d’une tempête dans les hauteurs.
- Un petit coup de vent un peu fort, rien de plus, j’ai du prendre un chemin plus long pour revenir mais mieux abrité des bourrasques pour éviter les accidents.
Le chef du village regarda une personne parmi les miliciens.
- Dakie, tu ne comptais tout de même pas te joindre aux autres en pleine nuit dans la montagne.
- Mais père, je voulais me porter à ton secours.
Gero Proxin secoua la tête.
- Tu es vraiment inconscient, vous pouvez rentrer chez vous, tout va bien maintenant que nous sommes de retour.
Les villageois hochèrent la tête, ils quittèrent lentement la salle commune en saluant le chef ainsi que les jeunes gens revenus avec lui. Caner Tyuro se porta vers l’écuyère et les deux diplomates, il était visiblement soulagé de les voir avec eux.
- Nous avons bien failli partir dans ces sombres montagnes.
- Juste un peu plus de chemin, il ne fallait pas s’inquiéter, lança Ekart nonchalant.
- Il ne faut pas prendre les dangers à la légère dans cette région, répondit le soldat avec gravité.
Mel fit un geste d’apaisement dans sa direction.
- Nous n’avions rien à craindre en compagnie du maire, il nous a permis d’éviter le mauvais temps, j’ai bien cru moi-même qu’à cause du mauvais temps nous serions obligé de passer la nuit dans une grotte à l’abri du froid.
- Je n’aurais pas laissé faire une telle chose, nous avions des ordres et nous étions prêts à aller vous chercher même par nuit noir.
Caner Tyuro était un soldat de carrière qui respectait à la lettre les ordres que ses supérieurs lui donnaient, même s’ils venaient d’une écuyère qui aurait pu être sa propre fille.
- Je ne me suis pas trompée en vous choisissant sergent Tyuro, fit Mel, vous êtes un homme de valeur.
Le soldat se sentit gêné, peu habitué à recevoir des compliments.
- Merci mademoiselle, je ne fais que mon devoir.
Poussé par les murmures de ses camarades dans son dos, il reprit la parole d’une voix plus basse.
- Avez-vous pu rencontrer votre homme dans ce massif ?
Patinil hocha la tête.
- En effet, je peux vous assurer que les mages existent bien, et que tout ce que vous avez entendu et vu est bien réel, et même au-delà de votre imagination.
Les soldats de la forteresse poussèrent des exclamations de surprise en fixant la belle jeune fille qui avait parlé avec un tel aplomb.
- Pour le moment nous avons un début de piste, reprit Ekart, mais nous devons continuer notre voyage.
- Et pour l’Inquisition, ils sont dans les montagnes ou pas ? Demanda Mund Hasra de sa voix grave.
- Il ne nous a pas vraiment répondu, lança Mel, mais nous allons devoir rester sur nos gardes pour éviter les espions qui trainent dans chaque village que nous traverserons.
- Même ici ? Demanda un autre soldat.
- Je ne pense pas, répondit Ekart, nous aurions déjà été attaqués sans attendre avant que nous rencontrerions un mage.
La jeune fille prit alors la parole pour parler au sergent Tyuro.
- Rien de suspect depuis notre départ ?
- Nous avons suivi vos ordres, aucune sortie en dehors de la maison du maire. Les villageois sont venus nous voir, nous avons pu parler de la région avec des conseils pour la route à prendre par la suite.
- Les guetteurs ont il repéré quelques choses ?
- Non personne, mais nous pouvons aller les revoir pour s’en assurer.
Mel se tourna vers les deux diplomates.
- Je vais sortir avec Tyuro pour voir si tout va bien avec les gardes du village.
- Tu ne devrais pas autant t’inquiéter, lança Ekart, si quelqu’un les observait, ils auraient bien pu s’en rendre compte non ?
- Je préfère m’en assurer, il y a énormément de crêtes et de postes d’observation tout autour du village sans que les villageois ne puissent se rendre compte qu’ils sont observés.
- Tu n’y changeras rien alors, observa le jeune homme.
- Je préfère tout de même m’en assurer moi-même.
Ekart afficha un sourire espiègle.
- Tu es devenue bien sérieuse depuis l’Académie, où est donc passé la jeune demoiselle qui cherchait tout le temps à s’amuser ?
- Elle a décidé de mûrir, contrairement à toi, lança Patinil.
Les deux jeunes filles et les soldats de la forteresse se mirent à rire, Ekart ne se départit pas de son sourire pour autant.
- Je me sens très bien comme je suis, je n’ai pas besoin de changer un état qui est déjà proche de l’excellence.
- Que tu es exaspérant, ne put se retenir de dire Patinil en levant les yeux au ciel.
Le jeune homme prit le bras de son amie.
- Allons nous avons du travail, il faut coucher sur le papier tout ce que nous avons découvert.
- Très bien, je te suis, mais je n’ai pas besoin de ton aide, être suprême.
- Dommage.

Les deux diplomates se dirigèrent vers l’étage pour mettre en place tout ce qu’ils avaient entendu. Mel et Caner Tyuro sortirent de la maison du maire, les autres soldats en profitèrent pour prendre enfin un bol d’air après cette journée enfermée entre quatre murs.
Le ciel était nuageux, la lumière du soleil avait presque totalement disparu derrière les montagnes. Il n’était pas très tard, mais dans les hauteurs, les journées étaient très courtes, il ne fallait jamais l’oublier.
Mel rejoignit les gardes à l’entrée du village, ils avaient dressé une barricade de fortune qu’ils mettaient en place tous les soirs. Les hommes étaient armés d’arbalètes et de lances, ils n’étaient pas de véritables guerriers, mais en cas de combat ils étaient capables de se battre comme des lions féroces.
- Bonsoir, fit l’écuyère en arrivant à leur hauteur.
Ils hochèrent la tête en silence.
- Je voudrais vous demander si vous aviez aperçu des mouvements sur les crêtes, ou des choses qui pourraient sortir de l’ordinaire.
- Il y a eut quelques chèvres sauvages qui sont passés au loin, mais rien de bien surprenant dans nos montagnes, répondit l’un des hommes, vous craignez d’être suivi.
- Les hommes de l’Inquisition étaient toujours à la forteresse quand nous sommes partis, répondit Mel, je préfère prendre quelques des précautions.
Le milicien leva une main devant lui.
- Sage décision demoiselle écuyère, mais nous n’avons rien vu d’extraordinaires, le temps ne se prête pas à des observations bien précises, je suis d’accord, mais avec le temps qu’il fait, mieux vaut être à l’intérieur qu’à l’extérieur.
- Je suis désolée de venir ainsi vous ennuyer avec mes questions, mais je dois d’être la plus prudente possible.
- Avec les gars en noir vous avez bien raison, répondit le villageois, mais écoutez moi bien, avec eux il n’y a pas de négociations possible, seulement un bon coup d’épée en travers de la poitrine, voilà ce qu’ils comprennent le mieux.
L’homme ponctua sa phrase d’un crachat sur le sol, Mel sourit en voyant la réaction du garde.
- Merci pour le conseil, bonne garde à vous.
- Merci demoiselle écuyère.
Tyuro et la jeune fille s’écartèrent de l’entrée pour reprendre le chemin de retour en direction de la maison du maire. Elle s’arrêta soudain et elle se retourna en direction des crêtes surplombant le village.
Mel plissa les yeux en tentant d’apercevoir un mouvement dans les hauteurs, mais elle ne vit absolument rien.
- Que se passe-t-il ? Demanda le soldat surpris.
- Je ne sais pas, j’ai comme la sensation d’être observé en permanence.
Caner Tyuro fit un signe de la tête de compréhension.
- C’est normal dans les montagnes, je suis ici depuis bien plus longtemps que vous, au début nous avons toujours l’impression que des yeux vous épient n’importe où.
- Pourtant, j’en étais persuadé.
- Vous finirez par faire la différence entre les mirages et les véritables espions, vous verrez avec le temps.
Ils se remirent en route pour se retrouver à l’abri du vent glaciale qui soufflait cette nuit. La jeune fille ne se satisfaisait pas de l’explication du soldat, elle n’arrivait pas à s’enlever de la tête cette sensation. Mel tenta d’oublier ces doutes, elle était fatiguée et elle avait besoin de dormir pour récupérer de leur excursion dans les montagnes.


Sur une ligne de crête surplombant le village, un observateur vêtu d’un manteau gris sombre ne perdait rien des mouvements qui se passaient plus bas. Malgré les yeux affutés des gardes du village, son camouflage était parfaitement en harmonie avec les teintes de la pierre des montagnes.
L’Inquisiteur Phorse avait les yeux rivés sur le poste de garde de l’entrée du village plus bas. Il était sûr que quelque chose s’était passé aujourd’hui, il n’avait pas vu les diplomates sortir de la maison du maire une seule fois ni aucune autre personne de la délégation de toute la journée. Mais soudainement, la fille écuyère et les soldats de la forteresse étaient apparus à l’entrée, surgissant de la grande maison.
L’homme se fiait toujours à son instinct et il était persuadé qu’une chose importante était arrivée durant cette journée. Il descendit vers le campement que les hommes de l’Inquisition avaient dressé en contrebas. Ils avaient passé la journée en silence, sans pouvoir allumer un feu pour se réchauffer. La mauvaise humeur planait que le groupe et en particulier sur l’un d’entre eux, qui ne tenait pas en place.
- Alors maître inquisiteur que faisons nous ?
L’oblat Kaze avait bondit à l’arrivée de son supérieur, il était à fleur de peau. Le jeune homme n’en pouvait plus de rester ainsi à ne rien faire, il avait soif d’action.
- Je deviens fou ici, dans ce coin paumé.
L’attente était une chose, manquer de respect à son supérieur en était un autre. L’inquisiteur se campa devant l’oblat en le dominant complètement, le jeune homme comprit qu’il avait été trop loin.
- Si tu veux un jour avoir un avenir dans l’Inquisition, sache rester à ta place oblat.
Kaze baissa les yeux presque immédiatement, il ne voulait surtout pas se mettre à dos un homme tel que Phorse. Très en vu au sein de l’Inquisition, il était une personne qui avait un bel avenir dans l’organisation.
- Je suis désolé Maître Inquisiteur, je me suis emporté.
L’inquisiteur se recula, le calme revenant peu à peu. Les soldats n’avaient pas bougé sans s’inquiéter de la brusque colère. Ils étaient tous des guerriers aguerris qui connaissaient ce qu’il fallait faire et surtout ne pas faire. Les punitions étaient particulièrement cruelles pour ceux qui défiaient l’ordre en place.
Phorse reprise la parole après s’être assuré que le jeune homme avait compris la leçon qu’il venait de recevoir.
- Mais j’ai tout de même une bonne nouvelle, je veux savoir ce qui s’est passé aujourd’hui.
L’oblat avait retrouvé le sourire, et les guerriers avaient levé la tête soudain plus intéressés.
- Je veux mettre la main sur un des diplomates et lui poser quelques questions.
Les soldats se mirent debout sans attendre d’ordres, ils savaient qu’ils allaient bientôt se remettre au travail. La nuit serait longue mais ils avaient passé tout leur temps à se reposer, ils avaient soif d’action.
- Comment allons-nous faire Inquisiteur Phorse ? Demanda l’oblat Kaze. Ils sont nombreux et sur leur garde, nous ne pouvons pas les prendre comme ça.
- Il n’y a pas que la force dans le monde, la discrétion et la finesse peuvent surpasser les muscles. Nous avons des moyens que même eux ne pourrons pas contrecarrer, nous allons nous en servir dés maintenant.

Sur ces mots, il se dirigea vers ses bagages, fouillant dans un sac en cuir fermé. Il en retira un livre relié de cuir, la couverture était noire, craquelée et couverte de glyphes étranges. Un silence pesant s’imposa, tous les regards se fixèrent sur l’ouvrage, de l’inquiétude se lisait sur certain d’entre eux. L’oblat Kaze avait au contraire des yeux plein d’envi, il avait hâte d’en posséder un lui aussi.
Les soldats ne gardaient qu’une arme légère sur eux, pour s’alléger au maximum, les paquetages et les boucliers restant au campement. L’oblat s’approcha de l’Inquisiteur, il regardait toujours avidement le carnet. Le jeune homme aurait tant voulu se plonger dans son étude, même qu’une petite heure.
- Je sais ce que tu désires, mais tu es loin d’être prêt à connaitre son contenu.
La déception se lut sur le visage du jeune homme.
- J’ai pourtant hâte de pouvoir utiliser cette puissance.
- Comme tous les oblats, mais apprend aussi la patience et la maitrise de toi, et alors je t’initierais à nos plus noirs secrets.
L’oblat Kaze hocha la tête sans dire un mot, il était prêt à tout pour avoir le pouvoir, même à aller contre sa nature violente. Il la tairait assez longtemps pour mieux en profiter une fois le livre entre ses mains.
Sans regarder le jeune homme, Phorse se mit à consulter l’ouvrage, il tourna plusieurs fois les pages en silence avant de s’arrêter sur une en particulier. L’homme lut quelques instants les lignes qui y étaient inscrites avec attention. Quelques instants plus tard, il leva le nez de sa lecture pour faire face aux hommes rassemblés devant lui.
- Approchez vous tous de moi et mettez vous en ligne.
Les soldats s’exécutèrent, l’oblat se positionnant en dernière position. L’Inquisiteur Phorse garda le silence un instant, respirant profondément pour retrouver son calme. Une fois prêt et apaisé, il énonça à haute voix les phrases les unes après les autres, les mots semblaient sortir d’un autre monde. Ils raisonnaient dans la tête des soldats et de l’oblat faisant ressurgir de sombres peurs qu’ils croyaient avoir oublié.
Pour l’inquisiteur, le pouvoir s’insufflait en lui de son étreinte glaciale, il lui semblait que le monde était à sa portée, qu’il tremblait au simple son des syllabes maudites. Sa main devint sombre comme la nuit, presque invisible comme englouti dans le néant.
- Viens vers moi, intima Phorse avec une voix étrangement métallique.
Sans une hésitation, le premier soldat fit face à l’inquisiteur. L’homme prononça quelques mots, puis il toucha le front du guerrier en traçant un signe particulier. Son corps se changea en une ombre uniforme se mouvant dans la nuit.
Un à un, tous les membres de l’expédition se changèrent en des ombres. Une fois le l’inquisiteur sous sa nouvelle forme, il s’adressa aux autres.
- Nous sommes invisibles aux yeux humains, mais ils peuvent toujours nous entendre, alors il faut rester discret.
Ils acquiescèrent en silence.
- En avant.

L’inquisiteur en premier, ils se mirent en route vers le village. Ombres parmi les ombres, personne ne pouvait les distinguer du reste de l’environnement. Ils arrivèrent à l’orée du village, un habitant faisait le guet à l’entrée, caché par un rocher qui le rendait invisible du sentier.
Les soldats de l’Inquisition n’eurent aucun mal à pénétrer dans la petite communauté montagnarde endormie. Ils évitèrent soigneusement de prendre l’entrée principale, même sous forme d’ombres ils pouvaient être découverts. Faisant un grand détour, ils passèrent par la seconde entrée en direction des hautes montagnes.
Une fois le passage dangereux, ils firent une pause pour s’assurer qu’ils ne courraient aucun danger. Le Maître inquisiteur regarda autour de lui, pas un bruit ne troublait la bourgade, leur forfait était parfait. Ils se dirigèrent immédiatement vers leur objectif, la maison du maire qu’ils connaissaient déjà. Phorse arrêta son groupe, il fit des gestes rapides vers la bâtisse en murmurant des mots inaudibles. Il hocha la tête après quelques instants, il désigna un des soldats en indiquant la porte.
Le guerrier ouvrit la porte sans bruit, elle n’était pas fermée comme la plus part des autres maisons du village. Il n’y avait pas un seul bruit dans la pièce principale. Les ombres pénétrèrent furtivement à l’intérieur. Une latte grinça sous le poids d’un des intrus, les figeant tous sur place. Ils attendirent une réaction, mais rien n’arriva, ils n’avaient pas été découverts pour le moment.
L’Inquisiteur désigna un soldat pour rester ici, une porte de secours était toujours importante. Ils grimpèrent l’escalier au niveau des chambres, la première porte serait la bonne. Phorse s’apprêtait à saisir là poignet quand une porte s’ouvrit juste à coté de lui. Un vent de panique souffla un bref instant sur les membres de l’Inquisition, mais leur entraînement les empêcha de faire un faux pas. Tous se rapprochèrent des murs pour se cacher dans les ombres et profiter au maximum de leur camouflage.
Une jeune fille apparut dans le couloir, elle tenait une bougie allumée pour éclairer son chemin. Phorse put regarder à loisir la nouvelle arrivante, il remercia la chance que lui offrait cet instant. Elle avait les cheveux blonds, c’était la fille diplomate, un sourire gourmand se glissa sur ses lèvres.
L’Inquisiteur donna l’ordre à ses troupes de ne pas faire un seul mouvement. Elle passa entre eux sans se rendre compte de leur présence, pourtant si elle aurait tourné la tête, la jeune fille aurait sûrement remarqué que la lumière ne parvenait pas aux murs. Elle se dirigea vers l’escalier et descendit au réez de chaussée. Des ombres la suivirent de près, sans faire un seul bruit en essayant de ne jamais être trop éloigné.
Leur proie était maintenant isolée des autres, ils pouvaient passer à l’attaque. Les soldats se déployèrent tout autour de la jeune fille inconsciente du danger qui la guettait. L’Inquisiteur donna le signal et les ombres engloutirent la diplomate. Elle lâcha sa bougie de surprise et tenta d’appeler à l’aide, mais une main se plaqua sur sa bouche tandis que d’autres l’empoignaient férocement et sans ménagement. L’oblat saisit le manche d’une dague et la frappa à l’arrière de la tête, la jeune fille sombra dans l’inconscience. Tout c’était passé en un instant sans qu’aucun bruit ne soit audible par les autres habitants de la maison.
Immédiatement, l’Inquisiteur donna des ordres rapides des mains, deux soldats saisirent leur prisonnière après l’avoir attaché solidement et bâillonné. Ils ressortirent de la maison, tout aussi silencieusement, sans éveiller les soupçons des villageois. Mais la jeune fille inconsciente n’était pas une ombre, ils devaient redoubler de prudence.
- Notre camouflage n’est plus aussi efficace, et notre prisonnière est trop visible. Le chemin de retour va demander encore plus de précaution, murmura l’Oblat à son supérieur.
- Nous allons devoir utiliser d’autres moyens, nous n’avons pas le choix.
Les soldats quittèrent la maison aussi silencieusement qu’ils étaient venu, portant leur précieux colis. Une fois dans la rue, ils reprirent le même chemin, évitant toutes les patrouilles et toutes les mauvaises rencontres.
Le groupe de l’Inquisition fut devant l’entrée secondaire de Barigne, il n’y avait que deux gardes. Ils n’étaient pas très attentifs, les hommes s’attendaient à être attaqués depuis l’entrée principale. Loin de se douter du danger qui les guettait, les miliciens parlaient à voix basse en échangeant des banalités.
L’Inquisiteur désigna les deux soldats devant le groupe. Sans un seul geste, ils se détachèrent de la troupe et se glissèrent silencieusement derrière les deux gardes dont leur attention était détournée. Avec rapidité les deux hommes se jetèrent sur eux, une cordelette passée au cou d’un geste ample et professionnel. La mort les frappa avec avidité sans que les infortunés ne puissent appeler du secours.
Les assassins prirent les cadavres, avec eux pour les jeter dans un ravin proche, il ne devait pas rester de preuves pour gagner du temps. Ils accélèrent le pas pour retrouver leur campement, Phorse comptait repartir immédiatement pour mettre un peu de distance entre eux et le village. Une fois en sécurité, l’Inquisiteur aurait tout le temps de questionner la jeune diplomate, lentement. Un mauvais sourire ornait son visage.


Le matin se levait doucement à travers un voile de brume, une agitation peu commune régnait à l’entrée Nord du village. Plusieurs hommes s’étaient regroupés devant le poste de garde vide, ils allaient former des groupes pour chercher les disparus. Le maire du village était avec eux, il observait le sol et il s’inquiétait de cette énigmatique disparition.
Mel les rejoignit, les soldats du fort l’avait prévenu de l’agitation. Elle voulait en connaître plus sur cette affaire.
- Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle en arrivant à la hauteur de Gero Proxin.
- Les deux guetteurs ont disparu, il n’y a aucuns signes d’eux, mais j’ai remarqué des traces de lutte, c’est vraiment étrange.
L’écuyère était tout aussi préoccupée, elle avait un mauvais pressentiment.
- Si vous voulez, nous allons participer aux recherches avec vous.
- Merci.
Ekart surgit de la maison du maire complètement chamboulé, c’est la première fois que Mel ne voyait pas de l’assurance sur le visage du diplomate.
- Patinil a disparu, je ne la trouve nulle part dans la maison, cria t’il.
Cette fois, l’écuyère était vraiment inquiète.
- Tu es sûr ?
- J’ai retrouvé ses vêtements dans sa chambre, tu crois qu’elle serait parti sans ?!
Les habitants se mirent à parler tous en même temps, leur voix était angoissée. Ils n’aimaient pas la tournure des choses, et le maire non plus.
- J’ai peur qu’ils ne vous aient suivi ?
Mel et Ekart se tournèrent vers le maire sans le comprendre.
- L’Inquisition.
- Comment aurait il pu nous suivre jusqu’ici ? Nous avons fait preuve de beaucoup de discrétion.
L’écuyère écarquilla les yeux.
- Les inquisiteurs au fort, ils ont sûrement du avoir un doute et nous faire suivre.
- Mais comment ont il pu enlever Patinil sans que nous l’entendions ? Clama Ekart.
Pour la première fois, le diplomate ne cachait pas son angoisse, il avait peur pour son amie, plus encore qu’il n’aurait cru.
- Ils ont des moyens qui dépassent votre compréhension, répondit Gero Proxin, maintenant elle est entre leurs mains. J’imagine ce qui va se passer pour elle.
Le ton de la voix de l’homme ne laissait aucun doute sur ce qui allait arriver pour la jeune diplomate. Ekart se campa devant l’assemblée, toute son assurance retrouvée.
- Nous devons la retrouver le plus vite possible, avez-vous un bon chien ?
- Vous comptez les prendre en chasse ! S’étonna un des habitants horrifiés.
- Et comment ! Je ne la laisserais pas entre leurs mains.
Mel se joignit à lui.
- En avant, nous allons sauver Patinil.

 
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Il y a 2 commentaires
Dark fullmetal le 18/11/2010 à 18:00:42
Eh bien ça commence à mal partir pour les trois, surtout pour Patinil =/ Décidément l'Inquisition est vraiment un ramassis d'ordures et de lâches --"

Héhé ça me fait rire parce que dans ton dernier commentaire tu parle de ton orthographe, mais là, je n'ai-absolument-rien vu! =D C'est pas mal pour un matheux xD
Nan sans déconner c'est vraiment bien écrit =D C'est tout fluide, j'ai pris plaisir à lire ce chapitre, de par sa qualité et aussi par l'histoire ^^

je te félicite encore du coup, et j'attaque la suite sans attendre =) Bye nee ^^
Trimor le 18/11/2010 à 19:09:34
Parfois je m'améliore sans le savoir XD Je fais un peu plus attention quand j'écris, même si j'en laisse passer pas mal. Je laisse aussi passer pas mal de mots qui ne devraient pas être à leur place, je suis pas doué des fois XD

Je suis content que tu es réagi ainsi vis à vis des hommes de l'Inquisition, tu as tout compris sur eux, se sont de véritables ordures, et tu n'as pas encore tout vu ^^

Merci pour tes commentaires, je vais enfin passer à 1 commentaire au lieu de 0 hihi

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