Bonjour à vous ^^
La suite, voilà la suite, toute nouvelle, toute chaude et toute belle, enfin c'est vous les lecteurs qui allaient me le dire. Pour moi je la trouve très bien, et vous qu'en dite vous ?
Onèan poursuit sa convalescence, il découvre peu à peu Anya, celle qui l'a sauvé et qui maintenant lui apprend peu à peu ce qu'est la vie dans la forêt des koradjis.
Pour Lynaïs, enfin le retour dans son foyer, elle est heureuse et pleine de joie de retrouver sa famille et ses amis. Enfin elle espère les retrouver, mais des nouvelles plus graves pourraient lui faire perdre son beau sourire.
Bonne lecture ^^
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CHAPITRE 29
Retour à Winrya
Jour après jour, Onèan faisait le maximum pour récupérer ses forces et toutes les capacités de son corps. La douleur intense du début de sa convalescence était du passé, seul les soins et les changements de pansements le faisaient encore souffrir. Les mains d’Oroky étaient particulièrement habile et ses médications d’une grande efficacité.
Les béquilles en particulier avaient donné du fil à retordre au jeune homme, il était difficile de les manier dans les bois et les sentiers de terre. Bien que convalescent, le jeune homme voulait toujours en faire plus, marcher encore plus longtemps et plus loin, au risque de tomber de fatigue. Heureusement Anya qui l’accompagnait partout et dans chacun de ses déplacements était là à ses côtés pour le contrôler, et pour éviter qu’il ne quitte le village.
Bien que le départ de leur relation fût compliqué, ils apprirent peu à peu à se connaître et à s’apprécier. Les habitants du village quand à eux n’arrivaient toujours pas à se faire à la présence du jeune homme parmi eux. Mais les enfants, poussés par leur curiosité naturelle, s’étaient tout doucement approchés.
Les premiers temps, ils avaient à peine osé venir à quelques pas, pour le voir de plus prés et l’observer de pied en cape. Et pourtant jour après jour, les enfants se firent à la présence de l’humain si différent d’eux, ils entendaient si souvent parler des monstres qui venaient les traquer dans leur bois.
La fontaine de leur première promenade était devenue un passage obligé. Les enfants se regroupaient près d’eux mais toujours en gardant une distance respectueuse, certains se lançant des défis pour s’approcher le plus possible. Onèan s’amusait de les voir faire, il se revoyait plus jeune avec ses camarades dans son paisible village. Anya ne trouvait plus cette étroite surveillance comme une corvée ou une punition, elle se faisait à la présence de l’humain à ses côtés et à son odeur étrange.
Un garçon avança jusqu’à la hauteur de l’écuyer, en tendant le bras il aurait pu le toucher. Personne encore parmi les petits spectateurs ne s’était autant approché.
- Quel courage, lança Onèan en souriant.
L’enfant fit un bond sur place, les autres reculèrent poussés par leur frayeur envers les humains et leur méchanceté.
- Tréarn aurais tu peur ? Fit Anya.
- Non, répondit le garçon sur un ton sans réplique, rien ne me fait peur.
Il bomba le torse en se grandissant, il voulait avant tout se faire bien voir au prés de ses camarades de jeu.
- Tu veux être un guerrier, reprit la koradji
- Oui, comme mon père, je défendrais le village contre les hommes des plaines maléfiques.
Onèan accusa le coup en le cachant le plus possible, il savait maintenant ce que le conglomérat avait fait aux koradjis. Il se pencha vers le garçon pour lui parler.
- Etre un guerrier demande beaucoup de courage mais il faut aussi un grand sens de l’honneur.
Tréarn fixa l’humain en le défiant du regard.
- Et comment tu le sais ? Tu es qu’un humain !
- Je suis un écuyer, un aspirant Chevalier Protecteur
- Tu sais te battre ?
Le jeune homme sourit.
- Oui avec une épée.
Le gamin renifla.
- Nos lances sont plus puissantes que votre acier, et nos flèches plus précises.
- Tu as fini Tréarn, laisse le tranquille.
Anya s’était levée pour faire reculer le gamin, il n’avait pas attendu pour s’enfuir en courant, de même que tout le reste des enfants spectateurs. La jeune fille revint s’asseoir près de l’écuyer.
- Tu n’étais pas obligée de faire ça, il ne m’ennuyait pas du tout.
- Il te provoque pour pouvoir se vanter auprès de ses amis, je le connais bien il est aussi têtu que son père.
- Se sont des enfants …
Onèan laissa sa phrase en suspend, il se sentait parfois si loin de chez lui. Anya commençait à comprendre le malaise du jeune homme, elle le connaissait de mieux en mieux chaque jour qu’ils passaient ensemble.
Ils restèrent en silence l’un près de l’autre, le vent souleva les feuilles en un doux murmure. L’écuyer appréciait ses moments, il oubliait sa tristesse et sa rancœur après ce qui lui était arrivé.
- Ta famille te manque, fit doucement Anya
- Oui, de voir ces enfants me rappelle mon village du Trynchao.
- Winrya, si je me souviens bien.
Onèan regarda la jeune fille avec surprise.
- Tu te souviens de son nom ?
- Nous passons beaucoup de temps ensemble, et en plus je t’écoute, ce n’est pas extraordinaire.
Le ton ironique de la koradji fit sourire l’écuyer.
- Tu as raison, je suis désolé, j’aurais cru que de faire la garde malade te soit comme un fardeau pour toi.
- Au début, je dois bien reconnaitre qu’un peu, entre ma tante et toi je n’ai plus autant de temps à courir dans les bois.
- Une véritable chasseuse.
- Evidemment, si seulement ma tante pouvait le comprendre, mais elle veut que je sois une bonne épouse et une bonne mère pour mes enfants.
Anya faisait des gestes tout en parlant, elle avait un caractère emporté qui s’animait aussitôt qu’une discussion tournait autour de son avenir. Le jeune homme l’observait en souriant, elle avait la même réaction que son amie Lynaïs.
- Pourquoi tu me regardes ainsi ? Demanda soudainement Anya.
Onèan se redressa.
- Tu ressembles à une amie de Winrya.
- J’ai une tête d’humaine ?
- Mais non, je parle du caractère, elle s’appelle Lynaïs, elle est du genre à s’emporter très facilement quand quelqu’un lui cherche des ennuis, un peu comme toi.
- C’est l’un de tes camarades ?
- Oui, depuis mon enfance, j’avais à peine quelques années, elle a suivi les cours à l’Académie également.
Un souffle léger souleva les branches d’arbres autour de la fontaine, les rayons du soleil frappèrent le sol par intermittence. Ils gardèrent le silence, regardant le jeu d’ombres et d’étincelles qui s’animaient devant leurs yeux.
Les matinées passées ensemble étaient devenues une routine que l’un comme l’autre appréciait un peu plus à chaque fois. Les humains et les koradjis se vouaient une haine farouche, mais cette réalité semblait oubliée quand les regards se posaient sur les deux jeunes gens sur cette pierre face à la fontaine.
Mais le temps défilait trop vite, et il suffisait à Anya de lever la tête pour s’apercevoir que le soleil était bien haut dans le ciel. Ils devaient rentrer chez le vieil Oroky pour que le jeune homme puisse se reposer.
Onèan avait fini par abandonner ses béquilles, elles n’étaient plus utiles pour marcher. Il les avait remplacées par une canne, prêtée par le shaman, il s’en servait pour paraitre plus vieux qu’il ne l’était en réalité. Le jeune homme avait bien compris que le koradji était une personne facétieuse qui adorait faire des farces.
- Tu n’auras bientôt plus besoin d’elle aussi pour te déplacer.
- Je n’ai plus de douleur dans la jambe.
- Tu dois reprendre encore des forces.
- Peut être que je pourrais enfin sortir du village.
- J’en ai parlé avec Oroky, il serait d’accord pour te laisser aller plus loin si je reste toujours avec toi.
- Nous avons son autorisation, mais avons-nous aussi celle de Korahyn ?
Le chef du village des Chênes Noirs n’était pas partisan de la présence de l’humain ici. Il avait finit par accepter que l’écuyer se déplace dans le village mais seulement si celui-ci était accompagné.
- J’essaierais d’en parler avec Korahyn pour savoir si le vieux shaman a pensé à le prévenir, en cas du contraire, je plaiderais ta cause.
- Merci, mais ne va pas t’attirer des ennuis.
- Ce n’est pas seulement pour toi, je n’en peux plus de ne pas quitter cet endroit, je veux retrouver la tranquillité des bois.
- J’aurais bien envi de découvrir ce qui se trouve autour de ce lieu, la forêt que je croyais connaitre est totalement différente à celle que j’imaginais.
- Oh oui !
La jeune fille se tourna vers l’écuyer.
- Si tu veux, je te montrerais de très beaux endroits, je connais les alentours comme ma poche.
Les deux jeunes gens s’étaient mis en route lentement, ils prenaient toujours le même chemin pour revenir à la maison du shaman. Onèan aurait pu partir seul, il connaissait maintenant la route comme la plus part des habitants.
Un étrange affolement s’était emparé du village à la grande surprise des deux jeunes gens qui ne s’en était pas aperçu avant. Anya arrêta une amie qui passait près d’elle pour en apprendre plus sur ce qui se passait.
- Mina que se passe-t-il ?
- Un ours hibou a été vu tout près de la rivière de rochers.
L’endroit était tout près d’ici, la jeune fille comprenait pourquoi un vent de panique soufflait sur le village. La koradji se retourna vers le jeune homme soudainement.
- Les enfants vont jouer là bas ! Il faut aller voir s’ils sont encore. Tu pourras retourner seul chez le vieux shaman, je dois y aller.
- Mais vous n’avez pas des guerriers pour s’en occuper ?
Le jeune homme ne pouvait imaginer qu’Anya puisse courir ainsi face au danger sans réfléchir avant.
- Les chasseurs sont tous dans les bois, il reste quelques guetteurs, mais ils n’arriveront jamais à temps.
Le regard de la koradji était plein de conviction, son camarade ne pouvait rien dire contre une telle détermination.
- Je t’accompagne, je ne vais pas te laisser seule.
La surprise se peignit sur le visage de la jeune fille.
- Mais avec la canne, tu ne sauras pas me suivre.
- Ne t’en fais pas, je suis assez fort maintenant, je peux très bien courir à tes cotés.
- Attend, tu ne peux pas aussi quitter le village, Korahyn a été bien clair.
- La vie des enfants a bien plus d’importance que tous les interdits, il faut agir sinon il y aura des morts que nous aurions pu éviter.
Anya hésita un instant, mais elle était bien trop pressée pour réfléchir plus longtemps.
- Alors reste à ma hauteur pour ne pas te perdre, tu ne sais pas où tu vas et je ne voudrais pas que tu te perdes.
La jeune fille prit la direction de la sortie du village sans même prendre le temps de voir si l’humain pouvait la suivre. Mais Onèan était juste derrière elle, il avait oublié ses blessures et sa canne qu’il tenait à la main. Pour la première fois depuis de longues semaines, il sentait l’adrénaline parcourir son corps, et il se sentait mieux que jamais.
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Lynaïs était rayonnante depuis que le petit groupe avait quitté le bosquet où ils avaient bivouaqué. La bonne humeur de la jeune fille augmentait au fur et à mesure qu’ils avançaient, bientôt ils seraient en vu de Winrya, le but de leur voyage.
Les archers avaient débuté leur voyage sous un beau soleil, ils ne leur avaient fallu qu’une journée de marche pour en sortir. Les deux elfes s’étaient déjà éloignés de leur bois, mais jamais pour une si longue période et à une si grande distance. La présence de Lynaïs avec eux les rassurait, elle serait capable de les guider et de leur éviter les pièges que la route pouvait comporter.
Pour minimiser les problèmes, ils avaient préféré éviter les grandes villes et les routes importantes à fort trafic. Les deux elfes attiraient l’attention partout où ils passaient, un peu trop à leur goût. Ils étaient tellement rares de voir des membres de leur peuple voyager dans le Conglomérat à part quelques marchands.
Elifain était la plus curieuse, elle voulait tout voir et tout comprendre. Elle posait s’en arrêt des questions à son amie pour qu’elle lui explique les étranges choses qu’elle pouvait voir le long de leur périple. Elle n’hésitait même pas à s’arrêter en plein milieu de la route en désignant quelques choses du doigt comme une enfant.
Karez, quand à lui, était son exact contraire, il se montrait particulièrement discret et ne parlait que très peu. Le jeune elfe préférait cacher son intérêt pour ne pas le montrer à ses compagnes de route. Quand Elifain demandait quelque chose à la jeune humaine il se penchait discrètement pour les écouter parler.
- J’ai hâte de voir ton village, fit Elifain avec son enthousiasme quotidien.
- Nous devrions y arriver bientôt.
- Tu nous en as tant parlé que je me l’imagine déjà en tête, répondit Karez.
- Donc tout compte fait, tu t’intéresses aux humains !
Elifain ponctua sa tirade d’un rire, récoltant un regard noir de la part de son compagnon.
- Je me renseigne sur nos ennemis, tout simplement.
- Mais c’est évident, où avais je la tête ? Lança la jeune fille.
Elle se tourna vers Lynaïs.
- Tu l’entends, il est ton ennemi parait il.
- Arrête de l’ennuyer, il agit comme bon lui semble, et puis nous sommes presque arrivé, il suffit juste de remonter cette pente.
Aussitôt ils grimpèrent un chemin à flanc de colline que la jeune humaine connaissait parfaitement, pour l’avoir emprunté de nombreuses fois. Arrivée la première en haut, la jeune fille se tourna vers ses compagnons. Elle arborait un grand sourire sur le visage, et elle se mit de profil en désignant le paysage de la main.
- Voici Winrya.
La petite bourgade apparut aux yeux des deux elfes. Typique de cette région très campagnarde, des petites maisons simples se nichaient autour de grands champs et de bosquets épars. Le village était paisible, comme fiché dans le temps, rien ne semblait altérer le rythme des champs.
Winrya s’articulait autour de la place centrale, avec la forge, une petite taverne et une fontaine en son centrer. Les petites rues sinueuses s’étiraient entre les maisons, deux routes principales permettaient de quitter le village pour voyager. Le manoir des Terrenoir était un peu au dessus de Winrya, avec son enceinte entourée de murs en pierre.
Lynaïs était heureuse de retrouver son chez elle intact comme lors de son départ, rien n’avait changé. La jeune fille aurait pu décrire chaque maison, chaque route, chaque chemin et chaque bosquet les yeux fermés. La bourgade était toute sa vie et toute son âme, elle se sentait déjà mieux en voyant ce paysage familier.
- Alors, comment trouvez-vous mon village ?
- Je trouve qu’il ressemble à Kelen’Hardel, lança Elifain.
Karez la regarda intrigué.
- Ah bon ? En quoi un village dans les arbres ressemble à un village de plein pied.
- Fais preuve d’un peu d’imagination.
L’elfe se contenta de hausser les épaules, il se tourna vers Lynaïs qui semblait ne put te tenir sur place.
- Allons y tout sans attendre, nous ne serons pas assez de deux pour te retenir avant que tu partes en courant, lança Karez avec un sourire.
- Tu as tout à fait raison, j’ai tellement hâte de me retrouver dans les rues.
Avec un petit cri de plaisir, Lynaïs prit le chemin vers son village avec empressement. Son arrivée ne passa pas inaperçu, des habitants la repérèrent de loin. Plusieurs s’étaient réunis pour l’accueillir tandis que d’autres étaient allés prévenir sa famille.
Les villageois écarquillèrent les yeux en voyant ses compagnons de voyage. La plus part n’avait jamais rencontré un seul elfe, croyant même qu’ils n’étaient qu’un mythe ou tout simplement une légende.
Ses parents avaient quitté la boutique pour l’accueillir comme il se devait. Ils se jetèrent littéralement sur elle en fendant la foule réunie là, en la serrant dans leurs bras. La jeune fille rougit face à cette marque d’affection soudaine, elle ne la comprenait pas.
- Ma chère enfant, lança Néante Amarra, son père.
L’homme la serra contre lui.
- Nous n’avions plus de nouvelles depuis longtemps, commenta Elia sa mère, je me désespérais de te revoir.
- Grande sœur !
Trois jeunes enfants se jetèrent sur elle en la faisant presque tomber sur le sol. Ils se ressemblaient tous les trois comme des jumeaux, les trois petits frères de la jeune fille lui étaient très attachés.
- Moi aussi, je suis content de vous revoir.
- Et qui sont tes amis qui t’accompagnent ? Demanda Néante en regardant derrière sa fille.
- Bien sûr, je vous présente Elifain Nilyre et Karez Bandaka, mes compagnons de formation pour devenir maître archer.
Les deux elfes saluèrent les parents de la jeune fille et les habitants de Winrya présent.
- Justement, reprit Lynaïs, est ce qu’il serait possible de les héberger le temps de notre séjour ici ?
- Evidemment, répondit Elia Amarra, je préparais ta chambre pour accueillir ta camarade, ce jeune homme pourra très bien dormir avec tes frères, ils lui feront une place avec plaisir.
- Merci maman, je vais faire visiter un peu le village à mes amis, nous nous arrêterons à la maison une fois terminé.
- Prenez votre temps, je veux préparer ton retour comme il se doit.
La mère de la jeune fille était déjà entrain de réfléchir sur ce qu’elle allait faire pour fêter le retour de sa fille. L’attroupement à l’entrée de la bourgade se dispersait, tout le monde devait retourner à son travail.
Une fois sa famille repartie, Lynaïs se tourna vers ses deux camarades pour avoir leur réaction.
- Vous voyez, vous être les bienvenus ici, même chez des humains, n’est ce pas Karez.
- Oui, oui, répondit l’elfe en bougonnant.
- Où allons-nous maintenant ? Demanda Elifain toute excitée.
- Au centre du village, pour rencontrer un de mes amis.
Restant derrière la jeune fille, ils la suivirent dans la rue principale pour se rendre sur la place centrale de Winrya. Lynaïs s’arrêta à la forge de son ami Bron, elle ne pouvait pas faire autrement en arrivant ici. L’apprenti forgeron écarquilla les yeux en la voyant apparaitre sur la place, il quitta son travail pour pouvoir l’accueillir à son tour.
- Lynaïs te voilà de retour !
Il la serra dans ses bras, il sembla à la jeune fille que son ami avait encore grandit, elle sentait son imposante musculature à travers ses vêtements. Après tant de temps séparé, le jeune forgeron n’arrivait pas à contenir et sa joie de retrouver Lynaïs.
- Arrête tu vas m’étouffer.
- Désolé, je ne contrôle pas ma force.
Bron se recula gêné après l’avoir lâché.
- Tu n’es pas revenue seule, remarqua le jeune homme.
- Oui je te présente Elifain Nilyre et Karez Bandaka, mes amis de la forêt du Sud Est qui m’accompagnent sur les routes.
L’apprenti forgeron tomba sous le charme des yeux en amandes de la jeune elfe. Il ne put s’empêcher de rougir quand elle le regarda en souriant.
- Bonjour, fit celle-ci avec une voix très douce.
- Bon ... Bonjour.
Le grand jeune homme devenait soudainement tout petit devant l’elfe, il n’osait pas parler, ma trouvant vraiment très belle.
- Il y a un problème ? Demanda Elifain intriguée.
- Et bien Brom, tu vas bien ?
Le jeune forgeron se remit de le première rencontre, il retrouva l’usage de la parole.
- Je suis juste un peu surpris, désolé, je ne pensais jamais pouvoir rencontrer un elfe de ma vie, surtout à Winrya.
- Tu n’as pas à t’en faire, le reste des habitants sont tout autant surpris que toi, répondit son amie.
Brom sourit.
- Combien de temps comptes-tu rester avec nous ? Tu n’as pas des obligations avec l’armée.
- J’ai fini ma formation avec les elfes, je dois faire un voyage à travers le Conglomérat pour la parfaire, en compagnie de mes deux compagnons, après je ne sais pas encore ce que je vais faire.
La jeune fille ne l’avait pas encore envisagé, mais elle avait tout le temps de voir ce qu’elle allait faire de son avenir avec les connaissances qu’elle possédait.
- Je verrais plus tard de toute façon, mais dis moi as-tu des nouvelles des autres ? Demanda Lynaïs.
- Pas vraiment, Ekart a obtenu son diplôme de même qu’Onèan mais sinon rien d’autre, ils ne sont pas revenus au village depuis.
La jeune fille était déçue, elle aurait bien aimé avoir au moins des nouvelles de ses amis, surtout du jeune écuyer.
- Attend, intervint Bron, je sais qu’un chevalier est arrivé au manoir il y a peu de temps, peut être a t’il apporté du courrier pour sa mère.
- Je vais aller voir tout de suite, merci Bron.
Le jeune forgeron acquiesça d’un simple hochement de tête.
- J’aurais bientôt fini mon travail à la forge, nous pourrons nous retrouver à l’auberge pour parler.
- Pas de problème, à tout à l’heure.
Elle le salua de la main en prenant la direction du manoir des Terrenoir, suivi par les deux elfes qui ne voulaient pas la perdre de vue dans ce village humain. La jeune fille affichait plus que jamais un grand sourire, pleine d’espoir pour apprendre comment aller Onèan. Elle souhaitait avoir aussi où il se trouvait pour essayer de le rejoindre.
L’enceinte du manoir et son portail d’entrée étaient en vue. Toujours bien entretenu, le manoir restait tout le temps ouvert aux gens de passage où aux villageois qui voulaient s’entretenir avec Dame Mathilde. Les quelques hommes d’armes du manoir étaient les protecteurs du village en cas de danger.
Lynaïs et les deux elfes pénétrèrent dans la cour du manoir. La jeune fille était venue tant de fois ici qu’elle se sentait presque chez elle, avec tous les bâtiments et toutes les personnes qui y travaillaient tous les jours. Elle sut tout de suite qu’il y avait un problème. Il n’y avait ni rire, ni animation, personne ne parlait fort comme à l’accoutumée. Le garde affichait une mine bien triste, les palefreniers avaient la tête basse en évitant de croiser le regard des autres.
Au moment où elle allait frapper à la porte pour entrer. L’huis s’ouvrit sur le visiteur qui était venu au manoir comme l’avait dit Bron. Elle reconnut le chevalier qu’elle avait déjà aperçu lors du test d’entrée à l’Académie. Son visage austère était sombre, des cernes sous les yeux. Derrière lui, venant de l’intérieur du manoir, des gémissements d’une profonde tristesse se faisaient entendre.
Le sourire de Lynaïs s’effaça immédiatement, quelque chose venait d’arriver. Au fond d’elle-même, elle avait peur d’en deviner la raison.
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