CHAPITRE 30
Première chasse
- Nous sommes proche de la frontière entre les eaux du Royaume et le reste de l’Archipel, fit Acoya.
Elle désigna un point sur la carte qui était étalée sur le pont. Une table avait disposé à l’extérieur près de la barre, l’elfe pouvait ainsi discuter directement avec le timonier pour choisir la meilleure route à suivre.
Zeïna écoutait les explications de la pilote, le second, la métis et le garde du corps s’était réunis également.
- C’est ici que se trouve le meilleur endroit revenir dans l’Archipel.
- Pourtant nous avons pu traverser sans problème, remarqua Portyd.
- Vous avez eu de la chance, répondit l’elfe avec détachement, cette zone est infestée de récifs et de haut fond.
Tout le monde se regardèrent, bien qu’ils avaient compris que la navigation était difficile dans cette région, ils se rendaient compte maintenant de leur chance.
- Tu crois qu’ils savent pour ce passage, fit Cryanne.
La métis avait tutoyé l’étrange elfe dés le premier jour, à l’aise avec sa personnalité étrange.
- Ils ont volé les cartes que nous avions établies sur la côte, donc les navires du Seigneur marchand sont au courant de son existence.
- Alors normalement il nous suffit de rester ici et nous pourrons intercepter les bateaux de commerce, lança le second en hochant la tête.
- Le Seigneur Koarha n’est pas stupide, il doit avoir préparé des patrouilles de surveillance ici, fit Zeïna, se frotter à un navire marchand passe encore, mais un brick pirate ou un sloop armé s’est autre chose.
- Mes hommes sont là pour vous renforcer, intervint le Capitaine Ekoal’Jin en arrivant.
La capitaine acquiesça de la tête.
- Je ne doute pas du courage de vos hommes, mais je préférerais pour le moment prendre quelques navires de commerce pour augmenter la taille de la flotte de la reine.
- Alors comment procéder ? Demanda Lantis.
- Nous allons nous porter plus à l’avant, assez loin de la frontière pour éviter les patrouilles costières pas assez prés pour les surprendre alors qu’ils commencent à se préparer au passage dans les eaux plus dangereuses.
- Une très bonne idée, renchérit le second, les marins occupés aux préparatifs du gros temps auront moins de temps de réaction quand ils nous verront arriver.
Les autres officiers acquiescèrent.
- Barre au Nord Ouest, lança Zeïna au timonier, nous allons croiser dans ses eaux en faisant de larges courbes, en espérant rencontrer une proie digne de ce nom.
Cryanne Tolado appela ses hommes pour monter dans les mâts, les voiles étaient orientées les unes après les autres pour le changement de cap. L’Aurore se pencha légèrement sous le vent et plongea son étrave dans la mer. Acoya attrapa la rambarde du pont supérieur et se mit à rire à gorge déployée.
- Le navire est heureux, il rit à en perdre haleine !
Les officiers sur le pont la regardèrent, seul le capitaine de la garde royale était coutumier de ses paroles étranges. Des embruns leur arrivèrent en plein visage, ils se sentirent soudain plus joyeux à leur tour.
- Ah ! Mais c’est que je commence à être contaminé par cette folie, lança le second en s’emportant.
- Un petit grain de fantaisie te ferait du bien je trouve, fit Lantis avec humour.
- Ce n’est plus un navire, c’est une pièce de théâtre !
Portyd s’éloigna en maugréant sans répondre.
- Mr Alaster, mettez d’autres sentinelles dans les quatre directions, je ne veux pas qu’un bateau nous échappe
- A vos ordres.
L’équipage s’organisa peu à peu, et l’attente commença.
- Voile en vue par bâbord ! Cria un mousse de la joie dans les yeux.
Zeïna s’empara de sa longue vue pour voir le navire de plus près, elle devait s’assurer de la nature de l’inconnu. Beaucoup de marins s’étaient rassemblés pour voir, l’attente durait depuis deux jours et déjà les nerfs étaient à fleur de peau.
Lantis qui était de quart regarda dans sa propre longue vue, la plupart des officiers accouraient aussi après l’appel du guetteur.
- C’est un navire étranger aux royaumes des elfes, fit Lantis l’œil collé dans la lunette.
La capitaine hocha la tête.
- Je ne vois pas de mats renforcés comme sur un navire de guerre.
- Pas de catapultes, ni de balistes aussi, renchérit le garde du corps.
- L’emblème est celui de Koarha, intervint le Capitaine Ekoal’Jin.
- Vous en êtes sûr ? Demanda Zeïna.
- Une main tenant une bourse pleine d’or surmontée d’une couronne de laurier, je ne peux pas oublier cette marque qui est pour moi porteuse de malheur.
La voix de l’elfe était devenue dur et remplit de colère, un ton qu’elle ne lui avait encore jamais entendu. La jeune fille observa plus attentivement l’étendard à l’arrière du navire, elle reconnut la description de l’officier.
- Vous avez raison.
Elle se tourna vers le second qu’elle savait proche.
- Mr Odell, sonnez le brans le bas de combat !
- A vos ordres Capitaine, répondit l’homme avec enthousiasme.
- Je veux que ça se passe dans le calme, comme à l’entraînement !
Les marins se dispersèrent dans une belle pagaille, faisant soupirer la jeune fille. Ils avaient apparemment oublié tout le travail réalisé ces dernières semaines.
- Mr Alaster, appela Zeïna, laissez le pavillon de la guilde des marchands.
- Je préparerais le notre pour qu’il soit hissé au bon moment.
La jeune fille hocha la tête. Elle replia sa lunette d’un coup sec, et elle se rendit à grandes enjambées vers le pont supérieur.
- Mr Marslow, barre à l’est toute, nous allons le prendre en chasse.
- A l’est toute Capitaine.
Il tourna la barre d’un mouvement fluide, le navire pointa son étrave en direction du bateau de commerce. Passé les premiers moments de paniques, l’équipage se remit en bon ordre sous la direction des officiers. La capitaine pouvait se rassurer après le travail réalisé avec les marins pour préparer les attaques.
- Nous allons pousser à fond tout de suite, fit la jeune fille, toute voile dehors, l’Aurore va déployer ses ailes.
Les marins se lancèrent à l’assaut des mâts, les vergues se couvrirent de toile comme une pyramide. La mature ploya sous la puissance du vent, mais rien ne cassa. L’Aurore se pencha sur l’eau, l’étrave plongeant plus encore dans les vagues. L’impulsion était ressentie par tout l’équipage, des exclamations de surprise retentirent.
- Formidable, laissa échapper Portyd.
- Même du temps du Capitaine Dé Feryo je n’ai jamais ressenti pareille vitesse, renchérit Olaf Janferg.
Le charpentier et le second se regardèrent en souriant.
Avec la vitesse, la distance entre les deux bateaux diminua rapidement, le marchand comprit que l’étrange embarcation qui se dirigeait vers eux n’était pas un navire normal. Les marins à bord de la proie se mirent à courir dans la mature, les voiles étaient baissées et remontées les unes après les autres pour changer de direction.
Zeïna fit signe à Lantis.
- Vous pouvez lancer nos couleurs, je pense qu’ils ont compris que nous sommes là pour eux.
Le garde du corps fit envoyer le véritable pavillon de l’Aurore, il représentait un faucon survolant les vagues sur un fond jaune. Juste en dessous un drapeau aux insignes du Royaume des elfes flottait de concert. Le navire marchand ne pouvait plus douter de la nature de l’Aurore, il tenta de prendre le vent pour fuir, mais la manœuvre lui avait demandé trop de temps.
La jeune fille commandait ses marins d’une main de maître, les hommes répondant à ses ordres avec assiduité. Sur le pont, les guerriers elfes se rassemblaient, ils portaient tous le même équipement, épées ou haches d’abordage, une tenue en cuir légère parfaite pour bondir sur le pont d’un bateau.
- Capitaine Ekoal’Jin, dés que nous seront assez près de leur navire, prenez le à l’abordage, lança Zeïna.
- Nous nous tenons près, répondit l’officier.
Un groupe du marin du bord était armé pour accompagner les guerriers, mené par Sarn Hacknel habitué à ses attaques.
Les deux bateaux n’étaient plus qu’à quelques encablures, les marins sur le bateau poursuivi étaient maintenant bien visibles. Ils s’agitaient en tout sens pour tenter de gagner de la vitesse, mais l’Aurore n’avait aucun mal pour les rattraper. Le capitaine regardait dans leur direction, son regard croisa celui de la jeune fille. Elle put y lire de la colère, de la peur et de la surprise en voyant celui aux commandes de l’embarcation ennemie.
Les deux navires étaient presque bord à bord, Zeïna fit baisser plusieurs voiles pour ralentir l’Aurore. Des marins lancèrent des grappins en direction du bateau, cette fois il était piégé. Ekoal’Jin se tourna vers ses hommes en tirant son épée de son fourreau.
- Pour le roi et le Royaume des elfes des mers, à l’abordage !
Les elfes poussèrent des cris en sautant par-dessus l’espace les séparant. Les hommes du bateau pris au piège tentèrent de leur résister, mais ils n’arrivaient pas à donner un front uni. L’arrivée des hommes de l’Aurore acheva de mettre la panique complète sur le pont du navire marchand. En peu de temps, les elfes et les marins prirent le contrôle de leur proie avec un minimum d’effusion de sang pour les deux côtés.
Zeïna monta à bord de la prise, elle se dirigea vers Ekoal’Jin qui tenait en respect le capitaine du bateau capturé.
- C’est un scandale, de quel droit vous osez vous comporter ainsi, espèce de pirate ! Cracha l’homme en colère.
- Corsaire, ne m’insultez pas.
L’homme écarquilla les yeux, il baisa la tête en soupirant.
- A qui ai-je l’honneur ? Demanda la jeune fille.
- Capitaine Neander de « L’Horizon ».
- Capitaine Dé Feryo, corsaire au service du Royaume des elfes des mers, je prends possession de votre navire.
- Comment ça ? Mais, moi et mes hommes que faisons nous ?
- Vous serez débarqués sur une île avec des vivres.
Sans attendre de réponse elle se tourna vers le capitaine elfe.
- Réunissez les membres de l’équipage du navire et emmenez les dans notre prison.
- Très bien.
Zeïna remonta sur l’Aurore et interpella le second.
- Mr Odell avec une équipe de marin prenez le contrôle de notre prise et suivez nous.
- A vos ordres.
Les deux navires se séparèrent après avoir fait les échanges de marins. Ils se mirent à naviguer de concert, Zeïna avait décidé de continuer sur cette route quelques jours pour tenter de trouver une autre cible.
L’attente ne fut pas longue, le lendemain, une nouvelle voile était en vue, le bateau voguait lentement se sachant protégé. Zeïna qui était montée jusqu’au nid de pie observait dans sa lunette sa nouvelle proie.
- Il a le même pavillon, lança l’homme oiseau tout excité.
- Tu as raison, nous allons le saluer.
Le branle bas de combat fut de nouveau sonné, l’Aurore resta volontairement à la hauteur de sa précédente prise. Le navire marchand ne se méfierait pas de le voir venir vers eux étant donné qu’il avait les même couleur.
L’attaque fut encore plus rapide que la précédente, les guerriers elfes bondirent à l’abordage du pont adverse. Les marins de leur proie étaient encore plus surpris que ceux de l’autre prise, ils n’eurent pas le temps de prendre leurs armes, et ceux qui purent le faire furent très vite réduit au silence.
De nouveau Zeïna monta à bord de la prise allant à la rencontre du capitaine. L’homme était âgé, il commandait une troupe réduite de marin, une quarantaine, à peine suffisant pour faire deux quarts. Il avait gardé son calma malgré l’abordage qu’il venait de subir, attendant patiemment des explications. Voyant arriver la jeune fille avec son uniforme, l’homme comprit que le commandant venait vers lui.
- Je suppose que vous êtes l’officier supérieur ?
- En effet, Capitaine Dé Feryo, corsaire au service du Royaume des elfes des mers.
Le vieil homme soupira.
- J’imagine que cela devait arriver, Capitaine Kahelis du « Madelan », vous prenez possession du vaisseau et de tout ce qu’il contient.
- Oui, mais n’ayez craintes vous serez débarqué sur une île proche avec vos effets personnels.
- Merci pour votre courtoisie, je pense que nous ne sommes pas les premiers, c’est « l’Horizon » que je vois arriver ?
- Vous allez rejoindre le capitaine Neander et son équipage.
- Très bien, nous vous suivons.
Les transferts d’équipage eurent de nouveau lieux, Lantis est un petit groupe de marin monta à bord renforcé par une partie du contingent armé des elfes.
Zeïna donna le signe du départ, les trois navires se remirent en route l’Aurore en tête. Elle demanda à Acoya de venir.
- Où se trouve l’île déserte la plus proche ?
- A quelques heures de là, répondit l’elfe.
- Dirigeons nous vers elle.
L’armada mouilla dans une belle crique d’une île déserte, les marins prisonniers furent descendus à terre les uns après les autres avec leurs affaires personnelles. Elle fit face aux deux capitaines des navires capturés.
- Je pense que votre rembarquement ne tardera pas, les navires de patrouille sont fréquents.
- Scélérate, tu me paieras ça, grogna Neander en quittant le bord sans un regard de plus.
Le capitaine Kahelis salua Zeïna d’un signe bref de la tête.
- Mon séjour de prisonnier ne fut pas long mais je vous remercie de nous avoir si bien traité, je ne pense pas que le seigneur marchand vous traiterait aussi bien.
- Merci Capitaine.
- Dé Feryo, j’ai déjà entendu ce nom, votre père ?
- Rodéric Dé Feryo, l’ancien capitaine de l’Aurore de Calasta.
- Voilà, je savais bien que je connaissais ce nom, j’espère vous revoir dans d’autres circonstances.
- Moi de même Capitaine Kahelis.
Le vieil homme la salua une dernière fois avant de descendre à son tour dans la chaloupe. Une fois tous les prisonniers débarqués, les trois bateaux quittèrent leur mouillage en direction du port de Hadet Una, une cité elfique non occupée et non loin de la frontière du Royaume.
Après 4 jours de navigation, la petite armada mouilla dans le port de la ville non sans provoquer un début de panique. Mais le pavillon royale rassura les autorités, l’équipage de l’Aurore fut accueilli en héros, des barques partaient des quais pour s’approcher plus prés des navires.
Zeïna n’était pas encore prête à ce réjouir, il y avait encore beaucoup de travail. Elle se tourna vers le Capitaine Ekoal’Jin.
- Capitaine, je voudrais que vous vous rendiez à terre pour que les elfes prennent en charge les navires, ils doivent être emmenés au Havre d’Ynala le plus rapidement possible.
- J’ai tracé une route sûr sur une carte, lança Acoya.
Elle fit sursauter les deux officiers, ils ne l’avaient pas entendu arriver.
- Très bien, répondit Zeïna se remettant de sa surprise, il faudrait aussi que nous puissions avoir une dizaine de marins supplémentaires pour se joindre à nous.
- Plus de monde, pourquoi ? Demanda Ekoal’Jin.
- Ces marins nous seront utiles pour conduire les prises sans disperser trop les hommes à bord.
- J’ai compris, je me rends à terre immédiatement.
Le Capitaine de la garde fit approcher une chaloupe non loin du navire, il sauta à bord pour aller répondre aux ordres de la jeune fille.
- Il est très prompte à obéir, lança Acoya, j’ai comme l’impression que ce brave Ekoal’Jin a un petit faible pour toi.
- Je suis tout à fait d’accord avec toi, renchérit Cryanne.
Elle était toujours là quand il s’agissait de mettre les gens dans l’embarras. Zeïna se mit à rougir, elle baissa la tête.
- Mais qu’est ce que vous racontez !
La jeune fille s’éloigna très vite, donnant des ordres sur son passage, les rires des deux femmes retentirent sur le pont supérieur dans son dos. Malgré tout elle se permit de sourire, leur aventure commençait bien pour le moment.
Loin de là, dans la capitale du Royaume des elfes Malath’Rhyne, des cris de colère pure se répercutaient à travers les couloirs du palais royal. La porte d’un bureau était ouverte d’où venaient les hurlements de rage. La pièce était richement meublée, éclairée par de grandes baies vitrées, les murs étaient décorés de fresques aquatiques et toutes les moulurations étaient dorées à l’or fin.
Au milieu de ce luxe, un volcan de colère se mettait en éruption au grand dam des deux hommes venus annoncés la nouvelle.
- Comment ça ils ont été capturé ! Cria le Seigneur Marchand Koarha
Un des hommes osa répondre malgré sa peur.
- Par un navire corsaire à la frontière du royaume.
- Un corsaire ? Oh nom de qui ?!
L’homme fit un pas en arrière avant de reprendre la parole.
- La famille royale des elfes des mers.
- Quoi !
Le Seigneur Marchand était furieux, il n’aurait pas pensé que ses faibles elfes puissent trouver un allier. Quelqu’un osait lui tenir tête, et cela était tout bonnement intolérable pour Koarha.
- Faites moi chercher Jundal, immédiatement !
Le ton était sans réplique, et les deux employés disparurent en quelques instants. Le dénommé arriva peu après dans le bureau du seigneur marchand. L’homme n’avait toujours pas décoléré, passant ses nerfs sur tout ce qui lui tombait sous la main, y compris les domestiques. Le pirate s’écarta pour laisser passer une jeune elfe en pleur au visage tuméfié.
- Sale engeance, cria l’homme furieux.
- Qu’est ce qui t’arrive koarha ? Te voilà bien en colère.
- Oh Jundal, c’est pas vraiment le moment de plaisanter, sais tu ce qui est arrivé ?
- Oui, je suis au courant, les deux navires capturés et les équipages récupérés sur une île.
- Les elfes ont engagé un autre pirate pour les aider.
- Pour ça tu te trompes, lança Jundal.
Le Seigneur Marchand le foudroya du regard.
- Tu te moques de moi maintenant ?
Le pirate mit ses mains devant lui pour apaiser son interlocuteur.
- Non, je n’oserais pas, ce que je voulais dire c’est que d’après ce que j’en sais, je bateau s’appelle « l’Aurore Boréale », conduit par une jeune fille qui en est le capitaine.
Koarha se tut intéressé.
- Tu connais son nom ?
- Oh oui, les pirates ont tous entendu parler de Zeïna Dé Feryo, qui a osé tenir tête au « Démon », empêchant ses esclavagistes de s’emparer de leur marchandise, et allant jusqu’à attaquer un navire de sa flotte. Elle a tué elle-même l’un des lieutenant du « Démon ».
Le Seigneur Marchand se mit à réfléchir, elle n’était pas n’importe qui.
- Qu’importe, lança t’il, nous devons nous débarrasser d’elle, sinon ces rats d’elfes vont croire qu’ils peuvent me faire partir. Je compte sur toi pour l’arrêter, je la veux vivante devant moi, après que je me serais amusé avec cette gamine je la ferais exécuter sur la grand place. Ils verront ces elfes si ils peuvent encore croire en leur liberté.
- Je prends la mer sur le champ.
- Tu as intérêt à revenir avec elle !
Jundal quitta le bureau du Seigneur Marchand, il n’aimait pas ce fourbe de Koarha, il n’était qu’un homme avide de richesse et de pouvoir. Mais malgré tout le capitaine lui obéissait, il payait royalement, et pour un pirate l’or était sacré. Et puis, combattre le bateau qui avait tenu tête au « Démon » n’était pas pour lui déplaire. Si lui et son équipage pouvait se défaire de l’Aurore, alors leur renommé augmenterait dans toutes les îles de l’Archipel.
Le pirate accéléra le pas pour arriver au port plus vite, il avait hâte de se lancer à la poursuite de Zeïna Dé Feryo et de son équipage.
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L'Aurore fait ses premières chasses et ses premières prises, mais évidemment les victoires entraînent aussi les problèmes.
Le seigneur marchand est furieux, les pirates sont maintenant à la poursuite du corsaire, le danger rode pour Zeïna et son équipage
Bonne lecture ^^ |