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Jeudi 31 mai 2012, 17:33


Voici une histoire écrite par Trimor et dont le titre est Chevalier - chapitre 52 - Premiers résultats.

Bonjour les lecteurs ^^

J'espère que vous êtes prêt à lire la suite de Chevalier, j'espère qu'elle vous plaira.
Le présent chapitre va nous ramener dans la vallée cachée où vibre la magie. Ekart commence sa formation de magicien en retournant sur les bancs de l'école. Patinil continue son traitement pour tourner la page sur les marques de sa torture, Mel toujours à ses côtés.
Nous allons pouvoir voir les premiers résultats de leur vie au sein de la cité de la magie.

Bonne lecture ^^


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CHAPITRE 52
Premiers résultats


La table s’élevait lentement dans les airs, elle pencha sur le coté droit mais son assiette se remit en place peu à peu. Le meuble fut bientôt au plafond, à quelques centimètres des épaisses poutres en bois.
- Bravo Mr Caras, c’est impressionnant pour un novice comme vous.
Le professeur Lépher hocha la tête avec satisfaction.
- Par contre, reprit l’homme en robe rouge, pourriez vous la reposer sur le sol, se serait plus pratique pour vos camarades.
- Oui tout de suite, répondit Ekart.
Le diplomate se concentra et reposa la table à sa place. Le jeune homme était fier de lui, après quelques heures de travail et d’étude, il avait pu recourir à la lévitation sans éprouver de difficultés. Il ne s’étonnait plus ces derniers jours de ce qu’il était capable de faire avec ses pouvoirs tant son évolution était rapide.

Le lendemain de sa première journée de découverte de la magie, Endarius avait décidé de lui donner un programme précis pour qu’il puisse développer ses capacités dans de meilleures conditions. Le matin et l’après midi, le jeune homme participait aux cours des élèves de l’école de magie. En fin de journée, Ekart recevait les instructions du premier maître, là il apprenait à une vitesse prodigieuse. Endarius était un très bon pédagogue, il aimait partager ses connaissances et développer celles des autres.
Pour son retour dans une école depuis le départ de l’Académie qui semblait si loin, il avait eu bien du mal à se retrouver sur des bancs à coté d’autres élèves. Maintenant le jeune homme avait retrouvé son caractère habituel, même si pour la première fois il était le plus âgé de tous. Le diplomate partageait les cours avec des élèves de quinze ans, lui qui en comptait trois de plus par rapport à eux, il faisait presque office de grands frères.
Son exercice réalisé avec succès, il rejoignit les autres élèves, un autre prenait sa place pour faire le même test de la table. Déjà ses voisins le félicitaient sur sa réussite, il sourit sans répondre, il ne voulait pas trop en faire.

Ekart n’avait pas besoin de tourner la tête pour savoir qu’une personne le fusillait du regard, une élève n’avait pas particulièrement apprécié l’arrivé de ce nouveau. Le jeune homme se redressa sur sa chaise et regarda dans la direction où cette personne se trouvait normalement. Comme il le pensait, elle le fixait avec des yeux noirs remplis d’amertume.
Elle s’appelait Rosaline Nashert, des cheveux châtain clair longs et épais, des yeux marron ronds et curieux. L’adolescente était la majore de sa promotion, avant l’arrivée du jeune homme évidemment. De ce fait, Rosaline l’avait immédiatement prit comme un rival, obligeant pour la première fois de sa vie Ekart à travailler pour parvenir à suivre le rythme.
Loin de s’en préoccuper, le diplomate s’en amusait, il n’osait pas lui dire, mais il se retrouvait beaucoup en l’adolescente. Elle était plus jeune que ces camarades, ayant des facilités pour apprendre bien plus rapidement que les autres. Lui aussi avait sauté une classe et bien souvent Ekart avait été le souffre douleur des autres élèves, mais Onèan et ses amis étaient toujours là pour l’aider et le soutenir.

Le cours se termina peu après, les dernières personnes de la classe étaient passées devant le professeur. C’était le début de l’après midi, Ekart n’avait plus de leçons et il allait en profiter pour enfin avoir des nouvelles de ses amies. Il n’avait plus vu les jeunes filles depuis le matin où elles étaient parties de l’Auberge. Bien qu’il savait qu’elle ne courrait aucun danger, il voulait en connaitre un peu plus sur ce qui les retenait là bas.
Endarius avait accepté de lui laisser son après midi, le mage l’avait tout de même mis en garde avec le manoir de la deuxième maître Malna. Le jeune homme l’avait regardé sans vraiment comprendre, le mage n’avait rien dit de plus sans préciser la nature des risques. De toute façon, une maison n’était pas un danger, et même ici le diplomate pensait qu’un manoir restait une habitation normale.

Dans la salle d’étude, Ekart finissait d’achever son plan pour accéder à l’endroit qu’il désirait visiter. Il n’avait pas encore eu la possibilité de se promener dans la cité et il ne la connaissait toujours pas très bien. Les carte qu’il avait déniché dans la bibliothèque était particulièrement bien détaillé, il en avait profité pour prendre note de plusieurs petits détails supplémentaires qu’il aimerait visiter quand il aurait plus de temps. Une personne observait son manège de loin, et elle brûlait de savoir ce qu’il trafiquait avec le plan de la ville.
- Tu travailles encore, même pendant les heures de repos.
Rosaline Nashert se tenait dans l’entrée de la salle, elle utilisait un ton dédaigneux vis-à-vis du jeune homme.
- Tu n’es pas rentrée chez toi petite demoiselle.
L’adolescente devint rouge de colère, elle détestait le ton plein de morgue de celui qu’elle avait déclaré comme son principal rival. Elle entra alors dans la salle d’un pas décidé et elle porta un regard intéressé sur les occupations de l’étranger.
Elle écarquilla les yeux de surprise en découvrant sur quoi il était penché, c’était loin de ressembler à un livre de magie.
- Se sont les plans de la cité ?!
- On ne peut rien te cacher, tu as un œil avisé.
Rosaline poussa une exclamation plein d’arrogance.
- Si tu penses me flatter avec de belles paroles, tu te trompes lourdement.
- Ce n’était pas mon but, je t’assure.
La jeune fille croisa les bras.
- C’est vraiment étonnant de ta part que tu ne sois pas entrain de travailler sur tes devoirs pour apprendre plus vite encore. J’ai même l’impression que c’est tout autre chose qui t’anime, vas-tu faire du tourisme ?
- Je ne vois pas pourquoi je te le dirais Rosaline.
- Mademoiselle Nashert, nous ne sommes pas intimes !

Ekart se contenta de quitter la pièce non sans oublier de sourire largement à l’adolescente. Rosaline serra les dents en se retenant de répondre à cet individu qu’elle ne supportait vraiment pas. Elle remarqua que le jeune homme avait laissé la carte sur la table après son départ, elle poussa un soupir, il était qu’un primate sans éducation. Alors qu’elle s’apprêtait à quitter la pièce à son tour, sa curiosité la poussa à aller voir d’un peu plus prés s’il restait des indices intéressants qu’elle puisse utiliser contre lui.
L’adolescente se pencha sur la carte et regarda les notes. L’écriture de ce nouveau était presque illisible, comment pouvait il être aussi doué avec aussi peu d’élégance. C’est alors qu’elle remarqua l’adresse qu’il cherchait sur la carte, Rosaline écarquilla les yeux, se rendant compte où il se rendait. La jeune fille quitta la pièce à la poursuite de son rival pour le suivre le plus discrètement possible.
Le diplomate de son coté avait déjà quitté l’école, il avait dessiné un petit plan sur une feuille qu’il tenait à la main. Il scrutait avec intention les rues pour ne pas se perdre, il ne connaissait vraiment pas cette ville mais il trouvait qu’elle ressemblait à n’importe qu’elle ville qu’il aurait pu traverser au-delà de la barrière magique de la vallée.
Après avoir prit un grand boulevard, le jeune homme suivit une rue plus tranquille qui menait vers un quartier résidentiel, loin du centre de la cité bruissant d’activité et de vie. Ekart saluait les gens qu’ils croisaient, il reconnaissait certains mages qu’il avait aperçus lors de son passage au concile.
En observant ce qui se trouvait autour de lui, les trottoirs, les maisons, les massifs de fleurs, il était dans une zone où les nobles avaient établi leur grande propriété. Partout où le jeune homme posait les yeux, il voyait de riches maisons avec de grands jardins. Des grilles en fer forgé empêchaient les gens de pénétrer sur les domaines. Il voyait même parfois la lueur des sorts de protection briller sur les clôtures.

Une bonne heure plus tard, le jeune homme découvrit enfin la rue qu’il recherchait. Il commença à la descendre lentement, il suivait une grande haie touffue qui ne laissait rien voir à travers les branchages. Il marcha un moment toujours tout droit, ne rencontrant personne le long du chemin. Ekart finit par s’arrêter devant ce qui semblait être un portail, il était fait de lierre tressé formant des motifs originaux.
- Et bien, je pense que c’est le manoir que je cherche, fit le diplomate tout haut.
Il regarda le portail, cherchant une sonnette ou un moyen de signaler sa présence. Il n’y avait rien d’apparent, et il ne semblait pas y avoir quelqu’un de l’autre coté du portail. Tentant sa chance, le jeune homme appela depuis la rue.
- Excusez-moi, il y a quelqu’un ?
Rien ne se passa.
- Je m’appelle Ekart Caras, je suis un ami de Mel Davard et Patinil Ojir. Elles doivent se trouver entre les murs du manoir, se sont des invités de Dame Malna.
Il n’y avait toujours pas réponse, le diplomate resta debout dans la rue, la tête baissée. Il se trouvait vraiment idiot à crier par-dessus un portail clos. Le jeune homme entendit rire dans son dos et se retourna pour apercevoir la personne qui se moquait ainsi de son infortune. Il trouva Rosaline Nashert qui était pliée en deux de l’autre coté de la rue, elle riait à ne plus pouvoir se contenir en ayant même oublié sa discrétion.
- En plus de devoir te supporter pendant les cours, je dois aussi t’avoir derrière mon dos quand je suis dans la rue.
La jeune fille n’arrivait toujours pas à se calmer, riant de plus en plus fort, presque à tomber sur le sol.
- Je vois qu’au moins tu n’as pas fait tout ce chemin pour rien, j’espère que tu profites bien de ce moment.
- Oh oui, répondit l’adolescente.
Le diplomate la regarda en poussant un profond soupir d’exaspération, il n’aimait pas que quelqu’un puisse se moquer aussi ouvertement de lui. Il croisa les bras en adoptant une position bien droite pour montrer du mépris.
- Je pense que tu devrais te calmer un peu non ?
La jeune fille finit par se reprendre en réprimant les derniers éclats de rire qui manquèrent de la faire tomber sur le sol.
- J’ai manqué de réserve, excuse moi.
- Bon, alors maintenant que tu fais preuve d’un peu plus de sérieux, pourrais-je savoir pourquoi tu me suis ainsi ?
Rosaline se redressa à son tour de la même manière, elle regarda fixement celui qu’elle considérait comme son rival.
- Je voulais seulement savoir ce que tu venais faire ici.
- Et je peux savoir en quoi cela peut t’intéresser ?
- Ce ne sont pas tes affaires, répondit l’adolescente à brûle pour point
- Et bien je peux t’en dire autant !

Sans se préoccuper plus de la jeune fille, Ekart s’approcha du portail. Après tout peut être fallait il entrer directement sur la propriété pour s’annoncer à la propriétaire des lieux. Le jeune homme s’apprêtait à saisir les montants végétaux du portail quand l’adolescente reprit la parole derrière lui d’une voix pleine de morgue.
- Je crois que tu ne devrais pas faire ça.
- Et qu’est ce que tu en sais.
- Je t’aurais prévenu.
Le diplomate saisit le portail et tenta de pousser l’huis pour pouvoir entrer. La porte ne bougea pas du tout, le jeune homme força encore en pesant de tout son poids cette fois. Une branche de lierre entoura soudainement sa main, Ekart ne pouvait plus retirer sa main du montant.
- Qu’est ce que …
Le portail s’ouvrit soudainement entraînant le jeune homme avec lui, le faisant tomber sur le sol. Sans attendre, les portes se refermèrent d’un seul coup en libérant la main du diplomate. Ekart fut propulser dans les airs, il atterrit lourdement sur le sol roulant jusque sur le trottoir d’en face. Il poussa un râle de douleur en cherchant son souffle.
Rosaline se posta au dessus de lui, les mains sur les hanches, un sourire vainqueur sur les lèvres. Elle n’avait absolument rien fait pour l’empêcher d’agir à sa guise, mais elle ne se priva pas du spectacle
- Au lieu de donner des conseils aux gens, tu devrais écouter un peu plus ceux qui t’en donnent.
Ekart ne répondit pas, bien trop vexé par sa mésaventure. Il se rassit sur le trottoir en se tenant la tête, le paysage était encore flou il devait remettre toutes ses idées en place. Le jeune homme se releva enfin, époussetant la poussière qui recouvrait ses vêtements. L’adolescente n’avait pas cessé de sourire, elle avait particulièrement apprécié le vol plané par-dessus la rue.

- Satané portail, fit le diplomate en regardant dans la direction de l’entrée.
Le lierre semblait former un visage moqueur.
- Et en plus j’ai l’impression qu’il se rit de moi.
- Mais c’est le cas, répondit Rosaline.
Ekart regarda la jeune fille, il tentait de garder son calme, mais il n’était pas loin d’exploser contrairement à son habitude.
- J’espère que tu t’es bien amusée, mais maintenant je dois trouver un moyen de rentrer dans cette propriété. Si seulement il y avait une sonnette, ou quelque chose pour pouvoir s’annoncer à quelqu’un.
Le diplomate s’était de nouveau rapproché du portail, il détaillait l’entrée en cherchant un moyen de passer ce porche caractériel. Rosaline n’apprécia pas de se trouver ainsi ignorée, elle marcha jusqu’à la hauteur de son camarade de classe.
- Et d’abord qu’est ce que tu veux faire dans ce manoir ?
- Je veux voir des amies qui se trouvent à l’intérieur, répondit Ekart avec agacement.
Il se rendit compte qu’il lui avait répondu sans vraiment réfléchir à garder le motif de sa venu dans cette maison. Il se remit à chercher sans jeter un regard supplémentaire dans la direction de l’adolescente.
- Tante Malna n’est pas du genre à accepter des étrangers chez elle ainsi, je suis persuadée que tu te trompes d’endroit.
Le jeune homme poussa un grognement.
- Miss je sais tout tu as …
Soudain Ekart écarquilla les yeux, se rendant enfin compte des paroles de Rosaline, il venait juste de comprendre le sens de ses paroles.
- Tu as bien dit ta tante ?
- Ferais tu enfin attention à ce que j’essaye de te dire ?
Ekart préféra ne pas chercher à rétorquer sur la pique verbale lancée par sa camarade de classe.
- Mais connais-tu le propriétaire de ce manoir ?
- En fait, tu ne m’as pas écouté …
- Mais si je t’ai entendu, fit-il agacé, la deuxième maître est donc ta tante ?
Il s’était tourné vers elle d’un bloc.
- Bien oui, je ne me vante pas pour autant.
- Alors tu pourrais me faire rentrer.
- Non !
L’adolescente lui tourna le dos les bras croisés sur sa poitrine. Ekart n’aurait pas d’autre chance pour rentrer sur la propriété, il allait devoir jouer avec ses talents d’orateur.
- Allons Rosaline, je souhaite seulement prendre des nouvelles de mes amies qui sont là bas, je ne suis pas un voleur.
- Non !
- Je ne les ai pas vu depuis une semaine, elles doivent aussi se demander ce que je deviens, il ne faudrait pas qu’elles s’inquiètent.
- Non, non !
- Si tu viens avec moi, tu pourras t’assurer que je n’ai aucune mauvaise intention.
- Non, non et non !
Ekart était au pied du mur, il se mit à chercher un moyen de la convaincre.
- Mais peut-être que … Reprit l’adolescente toujours retournée.
- Oui ? Répondit le diplomate, retrouvant un peu d’espoir.
Rosaline lui fit face avec un sourire en coin.
- Si tu veux que je te laisse rentrer, il faudra que tu restes tout le temps avec moi quand nous serons à l’école, et d’obéir à mes désires.
Ekart en resta bouche bée, tandis que la jeune fille affichait un air triomphant. Il ne pouvait pas vraiment refuser, il ne voyait pas comment il pouvait entrer chez la deuxième maître sans son aide. Le diplomate serra les dents, il était battu.
- Très bien, mais je ne ferais rien de préjudiciable pour moi ou pour les autres.
L’adolescente sautilla sur place, elle ne pensait pas qu’elle arriverait à le faire plier aussi facilement.
- Ne t’inquiète pas, répondit Rosaline, je ne tiens pas à ce que tu es des ennuis, je ne suis pas un monstre.
Ekart ravala sa remarque acerbe, se n’était pas le moment d’envenimer la situation. Il voulait passer ce satané portail de lierre sans devoir refaire un vol plané dans les air et se retrouver à nouveau le nez dans la poussière.
- Maintenant que tu as eu ce que tu voulais, nous pouvons rentrer ?
- Oui évidemment.
Rosaline se campa devant le portail et caressa le battant d’une main douce.
- Tu peux t’ouvrir s’il te plait, je voudrais rendre visite à ma tante.
Le portail s’ouvrit lentement sans effort, l’adolescente montra l’entrée à Ekart.
- Et voilà, tu peux entrer maintenant.
- Les demoiselles d’abord, répondit le diplomate avec un sourire un peu forcé.
- Quelle galanterie.

La jeune fille passa le portail, suivi par Ekart à sa suite. Le portail se referma violemment derrière le jeune homme manquant de peu de l’emporter en même temps. Le diplomate se retourna en montrant le poing au portail, il claqua en réponse comme pour le défier.
- Si tu ne veux pas te perdre, tu devrais rester prés de moi, lança Rosaline.
Ekart référa obéir à la jeune fille, il avait déjà eu assez de mal pour pénétrer dans cette propriété. Ils furent bientôt en vue du manoir, l’adolescente salua quelques personnes qu’ils croisèrent.
- Je pense que ma tante doit être dans son atelier, elle ne le quitte que très rarement, je préfère prévenir que je suis là avec un invité.
Ils pénétrèrent dans la grange près du manoir, l’endroit était très silencieux, les odeurs se mêlaient les unes aux autres. L’adolescente interpella un étudiant au travail pour savoir où se trouvait sa tante.
- Maîtresse Malna se trouve dans son laboratoire personnel, mais tu ne pourras pas y rentrer sans sa permission.
- Je vais essayer quand même, merci.
Elle entraîna le jeune homme vers le fond de la grange, une porte était légèrement entrouverte. Rosaline poussa l’huis lentement pour voir ce qu’il y avait à l’intérieur, elle n’avait encore jamais été jusqu’ici.
- Nous devrions éviter de pénétrer dans son laboratoire, les magiciens sont plutôt secret, fit Ekart, mais je pense que tu le sais déjà.
L’adolescente, se tourna vers son camarade de classe.
- Tu crois que je ne le sais pas.
- Je n’ai pas l’impression que tu sais très bien où tu vas.
Tout à se disputer, ils ne virent pas arriver Sania attirée par les cris.
- Rosaline, que fais-tu là ?
Les deux jeunes gens sursautèrent, ils se retournèrent en même temps avec rapidité pour faire face à la personne qui les avait trouvé. En apercevant le visage de la nouvelle venue qui leur faisait face, la jeune fille afficha un grand sourire.
- Sania, je suis contente de te voir, sais tu où se trouve ma tante ?
- Elle est dans son laboratoire, elle est très occupée.
- Excusez moi, intervint, le diplomate, je m’appelle Ekart Caras, je suis l’un des membres de la délégation venu du Conglomérat, je suis venu voir Mel et Patinil.
L’étudiante regarda un peu mieux le jeune homme, elle reconnut l’une des personnes qu’elle avait vue à l’auberge.
- Je ne sais pas si je dois vous faire confiance, votre visage ne me dit rien que je suis passée à l’Auberge pour prendre les deux demoiselles.
- J’étais déjà en route pour la grande bibliothèque avec le Premier Maître Endarius.
- Je peux t’assurer qu’il fait bien partie de la délégation, il partage les cours de magie avec nous, c’est le Premier maître en personne qui l’a accompagné.
Sania finit par se laisser convaincre, elle connaissait la nièce de sa maîtresse et elle ne mentait pas.
- Je vais vous menez à elle, mais elle a beaucoup de travail, il ne faudra pas l’ennuyer, je ne dois pas la déranger normalement.
- Merci, répondit Rosaline.

La jeune fille sourit à son compagnon en lui montrant qu’une fois encore elle le sortait des ennuis. Ekart préféra ne rien ajouter, il n’aurait pas pu passer toutes ses protections sans son aide, il devait le reconnaitre.
Ils entrèrent dans le laboratoire de la deuxième maître en silence sur la recommandation de l’assistante. La femme leva les yeux sur les nouveaux arrivants, elle fit claquer sa langue sur son palais pour marquer son agacement.
- Sania, je croyais t’avoir dit de ne faire entrer personne.
- C’est Rosaline votre nièce, accompagnée d’un ami de nos deux invitées.
Malna fut soudain plus intéressé, elle quitta sa table de travail où elle se tenait pour s’approcher d’eux.
- Tu es le diplomate, Caras si mes souvenirs sont exacts.
- Bonjour Deuxième maître du Concile
Le jeune homme s’inclina avec élégance.
- Tu es vraiment entreprenant pour arriver à venir jusqu’ici.
- La ténacité est une qualité pour atteindre ses buts.
- Mais un peu d’aide est toujours profitable, lança Malna en voyant sa nièce, tu vas bien Rosaline ?
- Oui ma tante, je suis désolée de venir ainsi sans avoir pu vous prévenir.
- Tu es toujours la bienvenue, ne t’en fait pas.
La deuxième maître indiqua une direction aux nouveaux invités.
- Tes amies sont là bas, tu as de la chance tu arrives pendant le bain de purification.
- Merci pour votre hospitalité.

Le diplomate la salua respectueusement avant de prendre la direction qu’elle lui avait donnée. Il fut en vu des deux jeunes filles assez rapidement, découvrant une scène à laquelle il ne s’attendait pas. Patinil était immergée dans un bain, tandis que Mel était agenouillée près du bord, tenant la main de son amie.
- Bonjour vous deux.
Mel tourna la tête et elle l’aperçut. Patinil plongea un peu plus dans l’eau en rougissant.
- Ekart, tu ne fais pas un pas de plus, lança la jeune fille blonde en se cachant.
- Je ne comptais pas approcher plus, tu n’as pas à t’inquiéter.
Le jeune homme remarqua la peau rougie presque à vif de Patinil ainsi que les grosses cernes sous ses yeux, même de sa position il pouvait très bien le voir.
- Vous allez bien, je me suis inquiété de ne pas avoir de nouvelles.
- Désolé Ekart, nous aurions du t’en donner, fit Mel.
- Je préférais attendre que mon traitement soit fini, répondit Patinil, Maîtresse Malna m’a offert le moyen de faire disparaître les cicatrices qui me couvrent, mais c’est très long et particulièrement douloureux …
La voix de la diplomate se tut, les souvenirs seraient présents de longues années encore en elle. Mel prit à nouveau la main de son amie, elle avait compris qu’elle pouvait ainsi l’apaiser. Le jeune homme ne pouvait comprendre ce que venait de vivre son amie, mais il pouvait en avoir une petite idée en observant le visage de la diplomate. Par contre, il voyait bien que les deux jeunes filles s’étaient beaucoup rapprochées.
- Et toi, qu’as-tu fais ? Demanda Mel en l’interpellant.
Ekart était heureux de pouvoir s’enorgueillir de ses nouveaux pouvoirs.
- Et bien, une petite démonstration suffira.
Le diplomate psalmodia une formule en visant un tabouret. Le meuble s’éleva lentement dans les airs, il s’amusa à le faire tourner jonglant en souriant. Les jeunes filles regardèrent ce prodige les yeux écarquillés.
- Tu fais de la magie ? S’écrièrent-elles en même temps.
- Oui, j’apprends auprès du premier maître, j’ai là une preuve parfaite pour prouver l’existence de la magie.
- Justement les recherches, fit Patinil, tu ne les fais pas pendant ce temps.
- Endarius m’a dit de ne pas m’en inquiéter, qu’il préparera les documents pour notre départ.
Rosaline apparut à ses côtés, elle regarda les deux jeunes filles.
- Bonjour, fit Mel en souriant.
- Bonjour, répondit l’adolescente.
- Tu ne nous présentes pas ? Lança l’écuyère les yeux pétillants.
Ekart baissa la tête en soupirant, il aurait préféré éviter cela.
- Je m’appelle Rosaline Nashert, je suis une camarade de classe.
- De classe ? Tu es retourné à l’école Ekart ?
Le jeune homme soupira de plus belle, il aurait bien voulu cacher ça.
- Je peux vous l’assurer, répondit à nouveau l’adolescente, c’est même une personne vraiment agaçante.
Mel et Patinil pouffèrent de rire.
- Je suis les cours de l’école de magie
- Te revoilà en classe, tu dois vraiment être heureux, lança la diplomate riant de plus belle.
- Très drôle.
Patinil se laissa aller à rire de plus belle, pour une fois qu’elle pouvait avoir le dernier mot. Mel l’accompagna sans pouvoir se contenir, tandis que Rosaline exultait devant le visage déconfit du jeune homme.
Malna regardait les jeunes gens rire, elle admirait la jeunesse qui permettait d’oublier aussi vite les douleurs et les larmes. La magicienne, plus connue pour sa froideur, se permit un petit sourire, elle n’avait pas autant sourit en si peu de temps depuis de nombreuses années. Elle se remit au travail laissant les jeunes gens à leur retrouvaille.
Des éclats de rire fusèrent à nouveau depuis le bain, Sania s’approcha de sa maîtresse.
- Vous voulez que leur dise de parler moins fort ?
- Non c’est bon, laisse-les.
Malna se rendait compte que la bonne humeur avait du bon de temps à autre.

 
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