Identifiant  
  Password  
  Retenir      
  Inscription  
 
 
Accueil
News
Génériques
Génériques MP3
Packs de génériques
Sonneries mobiles
Paroles de génériques
Animes et mangas
Sorties mangas
Encyclopédie mangas
Dossiers mangas
Listes d'épisodes
Avatars
Images et wallpapers
Reportages
Mangas, DVD, Jeux
DVD animes
Mangas papier
Comics
Jeux video
CD et OST
Divers
Communauté
Forum
Dessins de membres
Fan fictions
Cours de japonais
Recettes asiatiques
Goodies
Tee-shirts
Wallpapers
Barre d'outils
Divers
Concours
Challenge
Sondages
Top-votes
Topsite
Ça manque ?
Codes promo
Fighting Cards
 Vous devez être membres pour accéder à la messagerie interne  Accéder à la Team Geneworld  Vous devez être membres pour accéder à la recherche d'affinités  Accéder à Geneworld contre le sida  Accéder aux statistiques  Accéder au formulaire de contact  Accéder à la F.A.Q.  RSS Affichez votre site sur : Geneworld - tous les generiques du net
Jeudi 31 mai 2012, 17:34


Voici une histoire écrite par Trimor et dont le titre est Chevalier - chapitre 58 - Le Maître forgeron.

Bonjour bonjour ^^

Revoilà Chevalier, en espérant qu'elle vous plaise comme les chapitres précédents.
Après avoir suivi les aventures d'Ekart et le traitement de Patinil, place à la troisième personne du groupe, Mel, l'écuyère pour suivre ses propres recherches.
En arrivant dans la cité perdue, elle s'est intéressée aux armes étranges que manient les soldats. La jeune fille n'a qu'un objectif maintenant, connaitre leur secret et tenter d'en posséder une à son tour.

Bonne lecture ^^


=========================================================


CHAPITRE 58
Le Maître forgeron


Mel ouvrit les yeux tout doucement, elle s’étira en écartant les bras. La jeune fille mit un peu de temps à remettre toutes ses idées en place. Elle se souvint alors de ce qu’il s’était passé hier soir, la découverte de leur sentiment mutuel. Bien qu’elle en fût encore un peu étonnée, l’écuyère devait bien se rendre compte de ce qu’elle éprouvait pour la jolie diplomate. Elle se demanda comment sa famille allait prendre la nouvelle, en particulier son père et son frère ainé.
La jeune fille pouffa se rire en imaginant la tête d’Ekart en l’apprenant. Les jeunes filles devraient en discuter un peu avant de dévoiler leur relation. Elle se tourna en direction du lit jumeau au sien. Patinil dormait encore d’un sommeil profond. Mel se prit à l’observer, malgré sa peau marquée par les traitements, la jeune fille était vraiment belle.
L’écuyère rougit en se retournant de l’autre coté, elle se sentait gênée de regarder ainsi Patinil. Elle avait encore un peu de mal à se faire à leur toute nouvelle relation qui les unissait. L’écuyère sourit, elle était heureuse d’avoir pu ouvrir son cœur.

Mel regarda en direction de la fenêtre, l’aube venait juste de se lever. Si elle voulait en savoir plus sur les armes magiques des gardes, elle devait commencer par retrouver les soldats de la forteresse. Se glissant hors de ses couvertures chaudes, l’écuyère gagna le cabinet de toilette, l’eau était froide et elle frissonna à son contact. En silence, elle se changea rapidement, elle enfila sa tenue d’écuyère, elle se rendit compte qu’elle ne l’avait pas mise depuis longtemps.
La jeune fille se regarda dans une glace à la lueur du jour naissant, un pantalon de cuir souple, des bottes montantes jusqu’au dessus de ses genoux. Elle portait au dessus une armure de cuir clouté, le vêtement était adapté à ses courbes ce qui lui permettait d’être totalement à l’aise. Les manches de la chemise en lin qu’elle portait dessous lui serraient les poignets. Elle acheva sa préparation en fermant la boucle de sa ceinture autour de la taille, l’épée dans son fourreau bien visible.
L’écuyère était fin prête, elle s’apprêta à sortir de la chambre sur la pointe des pieds. Une petite voix ensommeillée l’interpela au moment où elle posait la main sur la poignet de la porte d’entrée.
- Tu pars déjà ?
Patinil se releva sur un coude, ses yeux papillonnant légèrement.
- Je devais partir tôt et je ne voulais pas te réveiller.
Mel se rapprocha du lit de son amie.
- Je ne suis pas vraiment la championne de la discrétion, je suis désolée.
- Ce n’est pas grave, répondit Patinil
La diplomate sourit en posant sa main sur celle de sa compagne.
- Bonne chance dans tes recherches, j’espère que tu arriveras à trouver ce que tu cherches.
- Merci Patinil, j’espère que tu vas te reposer un peu de ton coté, ne travaille pas trop en mon absence, surtout que je ne peux pas te surveiller.
- Avec Ekart qui étudie la magie, il faut bien que l’un des deux réunisse les documents que nous avons besoin.
Mel fit la moue.
- Celui là, je vais le mettre au travail.
- Tu crois vraiment pouvoir tenir tête à ce cher Ekart, un espoir qui est vint je t’assure.
L’écuyère soupira, elle n’avait pas tord sur le jeune homme.
- Tu devrais partir, sinon tu ne te seras lever tôt pour rien.
- Tu as raison, mais toi tu dois dormir.
Mel posa ses mains sur les épaules de la diplomate et l’obligea à se recoucher. Penchée vers son amie, l’écuyère déposa un baiser doux sur ses lèvres entrouvertes. Patinil sentit le rouge lui monter aux joues.
- J’espère être de retour ce soir.
- Je ne m’inquiète pas de toute façon, répondit la diplomate, prend ton temps, nous sommes en sécurité ici, encore mieux que dans notre propre pays.
- L’Inquisition n’existe pas ici, tu as raison.
- Prend soin de toi.
- Toi aussi Patinil.
Les jeunes filles échangèrent un dernier regard avant de se séparer. Mel passa la porte de la chambre et la referma doucement pour ne pas faire de bruit, elle ne voulait pas réveiller toute la maisonnée. Sans attendre elle se dirigea vers le hall d’entrée pour quitter le manoir, elle rencontra un serviteur qui la salua.

Une fois dehors, Mel put se rendre compte que le ciel était complètement dégagé, une belle journée en perspective. Elle prit l’allée principale pour sortir par le portail de ronce, elle ne devrait pas avoir de mal à quitter la propriété toute seule. La jeune fille se retrouva devant les deux vantaux de la porte végétale, elle se demanda comment elle pouvait l’ouvrir quand une silhouette apparut à ses cotés. Mel sursauta de surprise en reconnaissant la deuxième maître, elle ne l’avait pas entendu venir.
- Bonjour jeune fille, tu es bien matinale.
- Bonjour Dame Malna, je me rends à l’auberge pour retrouver les soldats de la forteresse.
- Tu peux sortir quand tu veux tu sais, je n’ai pas besoin d’être au courant de tout.
L’écuyère hocha la tête, puis elle hésita à reprendre la parole. Malna s’en rendant compte la devança.
- Tu as peut être une autre question ?
- Et bien … Comment ouvre t’on le portail ?
La magicienne sourit.
- Tu n’as pas à avoir peur, l’aventure qui est arrivée à votre ami diplomate ne t’arrivera pas. Tu es une invitée et le portail le sait, il suffit que tu lui demandes de t’ouvrir et il le fera.
- Simplement ?
- Oui, tout simplement, tu peux partir tranquille, je m’occuperais bien de Patinil.
- Merci Dame Malna, bonne journée.
Mel salua la magicienne et s’approcha du portail. Malgré les paroles rassurantes de son hôte, elle restait tout de même sur ses gardes. Une fois devant, la jeune fille marqua une pause pour respirer un grand coup, et enfin elle se pencha vers le portail.
- Tu pourrais m’ouvrir s’il te plait ?
Les deux vantaux frémirent, comme s’ils venaient de se réveiller, faisant faire un pas en arrière à Mel. Puis avec douceur, le portail s’ouvrit pour lui laisser le passage. Elle soupira contente que tout se soit bien passé.

L’écuyère sortit de la propriété et se retrouva debout dans la rue tandis que la porte se refermait avec un claquement.
Mel se mit en route d’un bon pas, elle n’était pas très loin de l’Auberge où elle voulait se rendre. Elle apprécia cette marche, cela faisait bien longtemps qu’elle n’était pas sortie de la propriété de la deuxième maitre du Concile. Elle retrouva rapidement un rythme soutenu, elle aurait bien aimé avoir un cheval pour aller plus vite mais elle se contenterait de la marche à pied.
La jeune fille croisa plusieurs personnes sur la route, des marchands, des mages. Les rues semblaient s’animaient comme dans toutes les grandes cités du Conglomérat. Des scènes banales du quotidien qui enchantèrent l’écuyère, elle se remémora la ville de son enfance, sa famille. Ses parents commençaient à lui manquer, une fois cette mission terminée, peut être aurait elle enfin une permission pour retourner les voir ?
Mel fut bientôt devant l’Auberge « la Table d’argent », l’établissement était toujours aussi impressionnant avec ses fenêtres parfaitement alignées et sa façade en bois aux poutres plus que centenaires. Elle pénétra dans l’établissement, le patron la salua en la reconnaissant, l’accueil était toujours aussi chaleureux.
Après quelques minutes de recherche, elle retrouva Caner Tyuro, assis à une table, un journal ouvert devant lui. Il était seul à la table, elle marcha jusqu’à la table pour s’asseoir à ses cotés.
- Bonjour sergent Tyuro
- Bonjour écuyère Darvard.
Le soldat se leva un peu surpris de la voir apparaître.
- Vous avez l’air d’aller bien, fit l’homme en lui tirant une chaise.
La jeune fille s’assit en lui souriant.
- Merci je vais bien, j’espère que de votre coté les deux semaines n’ont pas été trop longues.
Caner Tyuro leva les yeux au ciel.
- Sans vous mentir, la première semaine a été particulièrement longue, bien que nous sommes toujours content d’avoir un peu de repos les gars et moi, mais au bout d’un moment nous ne savons plus trop comment faire pour passer le temps.
- Il n’y a pas eu de problèmes, ou de bagarres ?
La jeune fille savait très bien que des soldats désœuvrés pouvaient devenir violent rapidement, surtout avec un peu d’alcool.
- Non, rien de tout ça, je vous rassure tout de suite, en fait nous avons suivi votre conseil, vous n’avez rien remarqué en arrivant ?
Mel le regarda sans comprendre.
- Non, pas vraiment.
- Nos gardes ne sont plus là.
Elle se retourna et regarda dans la salle, elle se rendit compte qu’il avait raison.
- Vous n’êtes plus surveillés ?
- Et bien, nous nous sommes un peu rapprochée d’eux, et en fait peu à peu nous sommes devenus amis, nous avons même pu participer à plusieurs de leur patrouille en montagne. Nous avons pu ainsi en apprendre un peu plus sur les lieux et surtout sur ce qui vous intéresse.
- Les armes magiques ?
Caner Tyuro hocha la tête.
- Apparemment, ils reçoivent cette arme en prêtant leur serment d’allégeance au Concile, c’est une arme qui se transmet de père en fils, un honneur pour eux.
- Et ils vous ont dit qui les fabriquaient ?
- C’est un forgeron unique en son genre, si vous voulez nous pourrons aller voir les gardes, nous avons une patrouille prévue aujourd’hui avec eux.
- Justement, je suis libre, j’aimerais bien vous suivre.
- Cela ne posera pas de problèmes.
Le patron de l’auberge apparut.
- Vous voulez manger quelque chose ou boire un verre ?
Mel n’avait pas prit de repas avant de partir, et elle commençait à avoir faim.
- Pourquoi pas, qu’avez-vous à me proposer ?
- Si je peux me permettre, fit le soldat à coté d’elle, je vois les autres qui arrivent, si vous voulez partager notre repas.
- Volontiers, répondit Mel.
Les autres soldats de la forteresse saluèrent l’écuyère quand ils s’installèrent. Même si elle était leur officier, la jeune fille avait toujours un très bon contact avec les soldats. Elle partagea le repas des soldats en échangeant les dernières nouvelles, notamment sur les deux diplomates qu’ils avaient accompagné ici.

Peu après, Mel et les hommes en arme quittèrent l’auberge. Ils avaient revêtu cotte de maille et casque, la jeune fille ne différenciait pas trop d’eux malgré tout. Ils traversèrent une partie de la ville pour se rendre dans l’une des casernes se trouvant à l’une des entrées de la cité.
Caner Tyuro salua les deux gardes à l’entrée en arrivant devant l’entrée de la cour du bâtiment, ceux-ci lui répondirent en souriant.
- Voilà nos visiteurs du Conglomérat, vous arrivez tôt, la patrouille n’est que dans une petite heure.
- Je sais bien, répondit le soldat, mais je voulais montrer les lieux à notre officier, l’écuyer Davard des Chevaliers Protecteurs.
Les deux hommes remarquèrent alors la jeune fille, ils ne cachèrent pas leur sourire.
- Et bien, vous êtes commandés par une gamine ?
La moquerie ne fut pas au gout de Mel qui se posta face au garde en le fixant. Il s’arrêta de rire soudainement en voyant le regard noir qu’elle lui jetait.
- Qu’est ce qui vous gêne le plus, mon âge ou peut être le fait que je n’ai rien entre les jambes ?
Cette fois se fut le compagnon du garde et les soldats qui se mirent à rire en voyant le visage déconfit de l’infortuné. Il bassa la tête en mettant les mains en avant en signe d’apaisement, cherchant à ne pas envenimer les choses.
- Je suis désolé, ce n’était qu’une plaisanterie, je ne voulais pas vous vexer.
- Ce n’est pas très grave, j’ai pris l’habitude de répondre à ce genre d’attaque avec le temps, répondit Mel.
La jeune fille passa entre les deux gardes la tête haute, suivi par les soldats de la forteresse qui pouffait de rire. Plusieurs hommes en arme d’Alantaria les accueillirent, les poignets de main étaient chaleureux, le jour et la nuit pour l’écuyère par rapport aux premiers jours de leur sortie au grand jour. Elle se souvenait encore des regards plein de suspicion que leur lançaient ces hommes il y a quelques semaines.

Un officier se présenta devant elle en faisant un salut militaire.
- Capitaine Malio, de la 3ème Caserne, le sergent Caner Tyuro m’avait déjà parlé de vous, c’est un plaisir de vous rencontrer.
- Ecuyer Davard de Kiny’Hor des Chevaliers Protecteurs, merci pour votre accueil capitaine Malio, je suis sincèrement heureuse également que nos hommes puissent aussi bien s’entendre malgré des débuts un peu difficile.
L’officier sourit.
- Nous vivons constamment sous la menace de l’Inquisition et de ses espions, d’où nos craintes et notre comportement.
- Je le comprends très bien, nous avons eu à faire à leurs méthodes.
L’homme la regarda plus attentivement, gênant un peu la jeune fille.
- Je connais la réputation des Chevaliers Protecteurs du Conglomérat, mais je ne savais pas qu’il y avait des membres aussi jeunes.
- Je suis pour le moment qu’écuyer, je n’aurais mon grade de Chevalier que lorsque mes supérieurs m’en penseront assez digne.
- Je comprends mieux maintenant.
Les soldats derrière eux se rassemblaient, donnant une idée à l’officier.
- Une patrouille va partir dans les montagnes pour une mission de surveillance, vos hommes se sont proposés pour y participer, voulez-vous vous joindre à eux ?
Mel devait profiter de cette entente pour tenter d’en savoir plus sur les armes magiques.
- Se serait un honneur, mais je suis venue pour autre chose, la première fois que j’ai vu vos hommes qui nous escortaient, mon attention a tout de suite été attirée par leurs armes, je n’en avais encore jamais vu de pareille.
Le capitaine Malio la regarda quelques instants sans réagir, puis il sourit largement.
- Vous avez beau avoir pris les armes, vous restez tout de même une femme avec une immense curiosité.
Le visage de la jeune fille s’éclaira, laissant l’officier continuer.
- Ces armes sont notre atout majeur dans les combats, chaque arme est faite sur mesure à celui qui doit la manier, elles ont des pouvoirs issu des éléments primaires de la magie.
Il tira son épée de son fourreau et la présenta à la jeune fille.
- Voici mon arme, son élément est la lumière.
L’arme était magnifique, Mel en avait le souffle coupé.
- Elle est vraiment superbe, mais …
L’écuyère hésita quelques instants, le capitaine Malio hocha la tête, comprenant ce qu’elle allait dire.
- Vous voulez savoir peut être comment en avoir une aussi ?
- Oui en effet, je sais que je ne suis qu’une invitée, mais j’aimerais tant pouvoir en posséder une.
L’homme rengaina son épée en se relevant.
- Ce n’est pas le problème majeur, voyez vous tous mes hommes n’ont pas d’armes magiques, il faut avoir un certain potentiel pour en posséder une et seul le Maître forgeron Nokara peut savoir si vous en êtes capables.
- Puis je rencontrer cet homme ?
L’officier se mit à rire.
- Vous avez bien du courage de vouloir voir ce vieux fou, répondit Malio, il est encore plus bourru qu’un mage ermite.
- Ce n’est pas grave, je veux le rencontrer.
La détermination de Mel se lisait dans ses yeux, l’homme comprit qu’il ne parviendrait pas à la faire changer d’avis. Il soupira s’avouant vaincu.
- Je vais vous y conduire si vous y tenez tant.
- Merci Capitaine Malio.

L’officier donna ses derniers ordres à ses subalternes pour la patrouille et le reste des troupes. Après quelques minutes, il fut de nouveau au coté de la jeune fille qui avait patiemment attendu près des écuries. Elle était contente de pouvoir revoir des chevaux, elle flattait le museau de l’un d’eux quand l’officier arriva.
- Pour aller à la forge, nous allons prendre des montures, se sera plus rapide, savez vous monter à cheval ?
- Oui bien sûr, répondit aussitôt Mel, cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu l’occasion d’en prendre un.
L’officier entra dans l’écurie et en ressortit en tirant deux montures par les rênes. Mel saisit la longe que lui tendait l’homme. Ils montèrent sur les selles et se mirent en route, le capitaine devant et l’écuyère qui le suivait.
La jeune fille découvrit une nouvelle partie de la vallée, de nombreux artisans travaillaient ici en de grande corporation, des potiers, des tisserands, des menuisiers. Il fallait parfois réussir à se frayer un chemin entre les chariots qui venaient livrer des matières premières. La jeune fille se rendit mieux compte de l’importante population qui vivait dans cette vallée cachée.
Les deux cavaliers se dirigèrent vers le coté est d’Alantaria pour découvrir une grande bâtisse en pierre surmontée de plusieurs cheminées. Des petites maisons étaient construites tout autour du bâtiment. Le bruit des marteaux frappant l’enclume pouvait déjà s’entendre, la fumée des foyers remplissait les narines, piquant les yeux.
- Voici les grandes forges d’Alantaria, lança le capitaine Malio.
- Il y a beaucoup d’activités, répondit Mel.
- Se sont les seules forges de toute la région, elles ont énormément de commandes.
Ils descendirent la route pavée pour arriver dans la cour, les livraisons de matière première se mêlaient avec les chariots qui emmenaient les produits finis. Les ouvriers ne se préoccupèrent pas des deux cavaliers qui venaient d’arriver. L’officier descendit de sa selle, imité par la jeune fille qui ne voulait pas perdre son guide.
L’homme désigna l’une des maisons en bordure de rivière, elle avait la particularité d’avoir une cloison de bois en devanture qui semblait pouvoir s’enlever.
- C’est l’atelier du Maître forgeron, il n’aime pas trop que quelqu’un le dérange, je ne sais pas si nous serons bien accueillis.

- Bienvenus aux Grandes Forges, lança un homme en tablier qui arriva à leur hauteur.
Le forgeron de taille moyenne portait seulement un pantalon de toile sous le tabard de cuir, restant torse nu à cause de la chaleur de la forge. Ses bras et son torse étaient couverts de cicatrices et de brulure. Son visage était rond et avenant avec des cheveux noirs très courts, il arborait une moustache broussailleuse.
- Bonjour Leriot, l’écuyère Davard souhaiterait voir le Maître Forgeron Nokara.
L’homme qui venait de les saluer fit la grimace.
- Vous ne tombez pas au meilleur moment, le maître doit terminer une arme pour ce soir et il n’est vraiment pas commode.
L’officier hocha la tête.
- Je savais qu’il n’était pas facile, mais si en plus il est énervé, je ne pense pas que se soit le moment pour le déranger.
- Je veux quand même le voir si c’était possible, fit Mel.
Les deux hommes écarquillèrent les yeux en la fixant.
- Qui y a-t-il ? Demanda-t-elle.
- Elle est plutôt têtue la demoiselle.
- J’avais remarqué, répondit Malio en souriant.
- Suivez-moi.
Leriot entraîna les visiteurs vers la petite maison, la porte était ouverte faisant entendre tous les bruits qui venaient de l’intérieur. Une activité intense y régnait, le choc régulier du marteau tombant sur l’enclume, le son métallique du métal qui rebondissait entre les mains de l’artisan. Leur guide s’approcha de l’entrée en osant à peine passer la tête.
- Maître Nokara, une personne souhaite vous voir, elle a insisté alors …
- J’ai dit que je ne voulais pas être dérangé, par qui que se soit, même si c’était Endarius lui-même !
La voix avait claqué dans l’air tel un coup de marteau sur une enclume, Leriot rentra la tête entre les épaules.

- Je vous avais prévenu, aujourd’hui ça ne va pas être possible.
- Je pense qu’il vaut mieux vous faire une raison, fit le capitaine, vous aurez qu’à essayer demain.
Mais l’homme se rendit compte qu’il parlait dans le vide, il chercha du regard la jeune fille et découvrit qu’elle entrait dans l’atelier sans plus de cérémonie. Leur guide voyant cela tenta de la rattraper en l’appelant.
- Mademoiselle Davard, vous ne devez pas rentrer !
Mel ne se préoccupa pas de l’avertissement et pénétra dans la maison. Contrairement à ce qu’elle pensait, l’endroit n’était pas l’antre sombre et sale à laquelle elle s’attendait. Plusieurs grandes baies laissaient entrer la lumière, une à chaque pignon et deux autres sur la façade donnant sur la rivière. La cloison bois n’était qu’une façade pour que la tranquillité du maître soit respectée.
Sur des étagères, des tables ou contre les murs, des dizaines et des dizaines d’outils semblaient s’accumuler mais aucuns n’étaient attaqués par la rouille. Le foyer de la forge était immense, le tronc d’un arbre entier aurait pu y bruler. Elle était entièrement faire de pierre et d’acier mêlé aux faces noircies par le feu et le passage du temps. La grande cheminée en pierre également s’élançait dans le ciel, traversant le toit. Un bassin de pierre rempli d’eau et une table en bois épaisse complétaient l’ameublement de la pièce.
Un homme se tenait derrière la forge, il avait une carrure imposante, avec un dos large et musclé. Ses bras et ses jambes étaient plus large que la tête de Mel qui paraissait bien insignifiante face à un tel colosse. L’homme ne portait qu’un pantalon de cuir épais, n’ayant aucunes craintes des éclats brulants qui tombaient sur sa peau. Il avait de longs cheveux gris attachés solidement pour ne pas le gêner quand il travaillait.

Le forgeron avait déjà remarqué la présence de la jeune fille dans son atelier. Il l’interpela sans quitter son ouvrage des yeux.
- Je pensais avoir été clair, je ne souhaite pas être dérangé.
- Je ne vous dérangerais pas, je veux juste vous regarder travailler.
Mel vit les épaules de maître Nokara tressaillirent de surprise.
- Reste si ça te chante, mais ne me dérange pas.
- Merci Maître forgeron.
La jeune fille s’installa dans un coin de la pièce et elle le regarda travailler sans émettre un son. Dehors, les deux hommes étaient estomaqués, elle avait réussi à amadouer le forgeron. Comprenant qu’il y en aurait pour longtemps, l’homme fit un signe de la main à l’écuyère pour la saluer et quitta les Grandes Forges en laissant la monture de Mel, il savait qu’elle le ramènerait plus tard.
Les heures passèrent, la chaleur de la forge était étouffante, mais Mel resta dans son coin sans bouger. Nokara continuait son ouvrage imperturbable, il ne s’était pas arrêté une seule fois, concentrant toutes son énergie et sa force dans son travail. Il passait de la forge à l’enclume rapidement, presque comme un automate.
Après un dernier coup de marteau plus doux que les autres, il plongea la lame qu’il travaillait dans l’eau du bassin à coté de lui. Un nuage de vapeur envahit la pièce, le forgeron posa l’arme sur la table et se mit à caresser l’acier avec douceur, il hocha la tête comme si l’objet venait de lui parler.
- Tu es prête pour ce soir, murmura t’il.
Il se redressa alors en poussant un soupir de soulagement, il travaillait sans relâche depuis le matin du jour d’avant. Après s’être essuyé le visage avec un chiffon, l’homme remarqua alors l’écuyère, il l’avait presque oublié.
- Et bien, tu es toujours là ?
- Je vous ai obéi, répondit Mel, je ne voulais pas vous déranger.

Nokara la regarda, elle était arrivée ce matin et maintenant il devait être pas loin de la fin de l’après midi. Elle était restée là sans bouger et sans se plaindre, elle remonta dans l’estime de l’artisan. Le forgeron la fixa alors avec un peu plus d’intérêt.
- Que me veux une jeune fille du Conglomérat ?
L’écuyère était surprise.
- Je m’appelle Mel Davard de Kiny’Hor, je suis écuyer de l’ordre des Chevaliers Protecteurs, je voulais vous demander si vous pouviez me faire une arme pour moi.
- Tu as fait tant de chemin pour cela ? J’imagine qu’il y a aussi des forgerons par chez toi non ?
- Oui, il y en a, mais eux ne savent pas faire des armes magiques.
Nokara attendait qu’elle lui dise par elle-même ce qu’il savait déjà depuis longtemps.
- Et crois tu que je fasse un tel travail seulement pour toi ?
- Je sais que votre temps est précieux, je sais aussi que tout le monde ne peut pas manier une telle arme, mais je voudrais savoir si moi-même j’en serais capable.
La jeune fille se leva en grimaçant, elle était ankylosée. Elle fit abstraction des douleurs pour se rapprocher du forgeron, l’homme la dépassait facilement de deux têtes. L’audace dont faisait preuve la jeune fille plaisait à Nokara, mais il garda un visage neutre malgré tout.
- Alors qu’en dites-vous ?
Le forgeron plongea son regard dans celui de la jeune fille, il lut toute la détermination et le courage de celle-ci. Les personnes qui pouvaient porter une arme magique, possédait une aura bien spécifique qu’il arrivait à détecter grâce à son expérience et à ses pouvoirs. Après quelques minutes de cet échange silencieux, l’homme fit un pas en arrière en se retournant, il marcha jusqu’à sa forge les bras croisés.
- Qu’avez-vous vu ? Demanda Mel. Suis-je capable d’en manier une ou pas ?
Nokara lui répondit en continuant à fixer sa forge.
- Que comptes-tu faire une fois que tu auras cette arme ?
La question troubla la jeune fille, il lui fallut quelques instants de réflexion avant de donner une réponse.
- Tout comme mon épée, si je peux avoir une arme magique, j’espère qu’elle me permettra de défendre ceux qui en auront le besoin.
Elle pensa soudain à Patinil et à l’horreur qu’elle avait traversée, causé par l’Inquisition, la jeune fille fixa le dos du forgeron.
- Je souhaite défendre ceux qui me sont chers pour que plus personnes ne souffrent par la faute de quelques gens qui veulent imposer leurs lois.
La réponse fit tiquer Nokara, il sentit que la jeune fille parlait avec son cœur et avec son âme. C’est ce que voulait savoir l’homme avant de lui donner la nouvelle qu’elle attendait. Il se retourna pour lui faire de nouveau face.
- Tu peux manier une arme magique.
Le visage de Mel s’illumina.
- J’en étais sûr, pouvez vous m’en faire une ? Je suis prête à travailler pour vous si c’est une question d’argent, je peux aussi …
- Doucement, doucement jeune fille, je ne pense pas que tu te rendes bien compte de ce qu’il t’attend. Ce n’est pas une question de prix, je ne me fais que très rarement payer pour mon travail, pour donner vie à l’arme tu dois donner une partie de toi-même.
- Une partie de moi-même ?
L’écuyère imagina devoir se couper un doigt, elle regarda ses mains en écarquillant les yeux faisant rire le forgeron.
- Pas une partie de ton corps, allons réfléchis, ce dont je veux parler est de te lier à l’arme que je vais te créer.
- Avec de la magie ?
- Oui, une magie qui m’est propre, celle des forgerons mystiques. Si tu veux en savoir plus, reste avec moi pour cette nuit, je dois justement lier l’arme que je viens de terminer à son futur propriétaire, tu comprendras alors ce que je veux dire.
Si Mel voulait obtenir cette arme, elle devait faire ce qu’il fallait pour l’obtenir.
- Très bien, je viens avec vous.
Le forgeron afficha un air entendu en se redressant pour se grandir encore plus. Loin d’être impressionné, la jeune fille se demanda bien à quel genre de cérémonie elle allait bien pouvoir assister.

 
Chapitre précédentChapitre précédent


Ajouter à vos fan fictions favorites

Il y a 1 commentaire
Dark fullmetal le 29/01/2011 à 17:02:01
je réponds un peu en retard par rapport à la lecture mais bon ^^'
Il est vraiment sympa ce chapitre =D on découvre un peu plus la personnalité de Mel ^^ j'ai hâte de voir sa nouvelle arme =D
(vraiment trop mignonnes Mel et Patinil <3)

Hihi, allez à bientôt =D Bye neee ^^

Anime Covers  | Fighting Cards  | Manga Exchange  | Hentaï Exchange  | Hentai Shop  | Mangavortex
Anoukis Shop  | Pavillon Noir  | Team Nono66  | Speed Racing Tour  | Le Site d'Arnaud  | Rififi World  | Boutique Pokemon
Copyright © 2004-2012, Anoukis Multimedia