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Jeudi 31 mai 2012, 17:35


Voici une histoire écrite par Trimor et dont le titre est Chevalier - chapitre 61 - Retour au clan - Les hommes sauvages.

Bonjour, bonjour ^^

Onèan a prit la décision qui scellera le destin de sa vie, il combattra l'Inquisition même si pour cela il soit obligé de combattre les soldats du Conglomérats, et même les chevaliers. Il espère qu'il n'aura pas à le faire, mais il a enfin comprit ce qu'implique son devoir.
Lynaïs et ses compagnons sont maintenant dans la forêt de Veraï, mais à peine arrivée, les découvertes se multiplient. Mais les observateurs sont nombreux, et ils n'ont pas tous de bonnes intentions.

Bonne lecture ^^


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CHAPITRE 61
Retour au clan - Les hommes sauvages


La grande réunion des shamans koradjis de l’ensemble des clans venait de s’achever après plusieurs jours ponctués de fêtes et de discussions. La découverte des pouvoirs magiques chez un humain allait être annoncée dans l’ensemble des clans, pour tous les membres.
De nombreuses décisions devaient être prises maintenant avec cette annonce, les messagers allaient sillonnaient les bois pendant quelques temps. La prophétie venait de se mettre en route, c’était l’heure du renouveau pour les clans présents dans toute la forêt de Veraï.
Peu à peu, par petits groupes, les shamans et les apprentis repartaient chez eux. Miko serra dans ses bras ses nouveaux amis qu’elle avait bien du mal à quitter maintenant. Ses larmes étaient sincères, Anya et Onèan tentaient de la réconforter comme ils le pouvaient.
- Nous viendrons te voir, fit la jeune fille.
- Vous allez vraiment venir.
- Onèan doit rencontrer tous les autres clans et leur chef pour les connaitre et se présenter à eux, répondit la koradji, celui de la Grande Cascade en fait partie également.
- J’ai hâte que vous nous rendiez visite, je vous montrerais les plus beaux endroits de notre territoire, vous verrez c’est magnifique !
- Ce que tu nous as déjà dit nous a déjà donné envi de les voir, répondit Onèan.
Terla appela son apprenti, elle était déjà sur le départ et elle l’attendait avec un peu d’impatience.
- Je dois vous laisser, bon courage pour votre formation, et surtout pensez à vous amuser le plus possible tout les deux.
Miko ponctua sa dernière phrase d’un petit clin d’œil qui fit rougir les deux jeunes gens, la koradji était au courant de leur relation et elle s’en amusait beaucoup. Les jeunes gens se séparèrent sur une dernière embrassade, la jeune fille accourut vers son maître pour la rejoindre et se mettre en route.

Avec le départ des derniers groupes, la vallée leur parut soudainement bien vide. Il ne restait plus que ceux du clan des Chênes Noirs et Sekti qui s’attardait un peu. Le vieux shaman devait tout de même partir aussi, il se présenta devant eux deux grandes besaces de chaque coté.
- Se fut un plaisir de te revoir Oroky, j’espère qu’il ne faudra pas attendre l’année prochaine pour que nous nous revoyons de nouveau.
- Pour le moment je ne peux pas trop te donner une date précise, je suis parti depuis longtemps du clan et je vais avoir énormément de travail.
- Tu as toujours une bonne excuse, le clan des Eaux Blanches n’est pas si éloigné de celui des Chênes noirs.
- Je te promets de trouver un moment pour venir te voir, même si je dois pour cela me mettre à dos mon chef de clan.
- Je ne t’en demande pas tant que ça, même si je t’en sais tout à fait capable avec la malice dont tu peux faire preuve.
- Peut être, mais nous ne sommes pas encore rendu là.
Les deux vieux amis se firent une accolade, Sekti se tourna vers Onèan après s’être séparé de son comparse.
- Continue ton entrainement comme je te l’ai expliqué, maintenant que vous vous faites confiance, vous devez vous découvrir.
- Je suivrais vos conseils Maitre Sekti.
Le vieil homme leva les yeux au ciel.
- Tu vas arrêter avec tes « Maître », je t’ai dit de m’appeler Sekti, tu es vraiment un futur chevalier, tellement rigide.
- Désolé, répondit Onèan en souriant.
- Tu vas voir, c’est la meilleure période de ton entrainement qui commence.
- Merci pour tout.
- Va, laisse tomber, c’est Oroky qui me l’a demandé et je ne peux rien refusé à ce vieux grigou.
- Je suis plus jeune que toi à ce que je sache ! Lança le koradji.
Sekti sourit, il se tourna enfin vers Anya.
- J’ai été heureux de voir la petite fille de Naara, j’aurais juste un seul conseil à te dire pour la suite, écoute ton cœur et surtout pas ce que dises les autres.
Les paroles du shaman restèrent très énigmatiques aux yeux de la jeune fille, mais elle ne chercha pas trop et le salua en s’inclinant légèrement.
- Bonne route Shaman Sekti

Le vieux koradji les salua de la main une dernière fois avant de se retourner, il marcha en direction de la forêt à son rythme chaloupé puis il disparut entre les arbres. Il ne restait maintenant plus que les jeunes gens et le vieil homme comme lors de leur première arrivée. Oroky s’étira en se tenant le dos, il poussa un grognement de douleur.
- Se fut une sacrée cérémonie, encore mieux que celle de l’année dernière.
- Un peu fatigante et déroutante tout de même, remarqua Anya.
- Les jeunes d’aujourd’hui, ils sont toujours fatigués.
Sans attendre, le shaman se mit en route en prenant la direction de leur bivouac, accompagné de prés par ses deux apprentis.
- Et maintenant, que faisons-nous ? Demanda Onèan.
- Nous allons quitter la vallée aussi, il est grand temps de rentre au clan.
- Nous n’avons pas besoin de rester plus longtemps pour notre formation ? Fit remarquer l’écuyer.
- Tu vois d’autres apprentis dans le coin ? Heureusement il n’est pas nécessaire de rester tout le temps ici, j’avais juste besoin d’un endroit plus propice pour révéler vos pouvoirs. Mais à partir de maintenant je peux continuer votre formation dans la zone du village.
A peine arrivé à leur campement, le shaman saisit sa couverture pour la secouer et enlever la poussière.
- En fait, reprit il tout en continuant, j’ai reçu un message de Korahyn, il voulait que je revienne après la réunion pour lui faire un compte rendu de ce qui s’est dit.
- Donc nous refaisons nos bagages et retour au village, commenta Anya.
- Tu as tout compris ma fille, c’est bien, pour une fois je vois que tu suis parfaitement le fil de mes pensées.
Elle soupira mais elle se mit au travail à son tour, imité par le jeune homme. Ils étaient silencieux et pensifs, l’un comme l’autre se posait la même question, mais ils ne pouvaient pas encore en parler directement.
Ils rassemblèrent tout ce qu’ils devaient ramener, les couvertures pour dormir, les ustensiles de cuisines, et leurs quelques affaires personnelles. Ils laissaient la cabane en état, elle pourrait très bien servir à d’autres voyageurs ou d’autres shamans. Oroky n’était pas le seul qui avait l’idée d’emmener ses apprentis dans cette vallée préservée.

Une fois le campement rangé et en ordre, Oroky se tourna vers les jeunes gens, ils affichaient toujours une mine soucieuse, se jetant de temps à autres des regards. Le shaman ferma les yeux quelques instants, il fallait bien qu’il en parle avec eux maintenant.
- Vous m’avez l’air peu enthousiaste de rentrer au village.
Ils sursautèrent, la question d’Oroky les prenait de court.
- Si … Si, j’ai hâte de revoir ma tante, fit Anya.
- Moi aussi, nous allons avoir un peu plus de confort, renchérit Onèan.
Le shaman soupira.
- Arrêtez votre cinéma tous les deux, je sais très bien ce qui vous tracasse, comment cachez au reste du clan votre relation.
Les jeunes gens soupçonnaient qu’il était ou courant, maintenant ils en avaient la certitude, et une fois encore, leur maître n’était pas aller par plusieurs chemins.
- Vous le saviez depuis longtemps ? Fit Anya d’une petite voix.
- J’ai l’œil vous savez, enfin bref là n’est pas la question, les sentiments sont une chose qui ne connait pas les races, mais j’ai bien peur que vous ayez plus de problème avec le reste du clan, et surtout avec Korahyn.
- Comment pouvons-nous faire alors, vous avez une idée ? Demanda Onèan.
Oroky secoua la tête.
- Je n’aurais pas du m’en mêler moi, bon pour commencer tu vas devoir mettre au courant ta tante.
Anya afficha un air horrifié.
- Je ne sais pas si se sera le plus simple.
- Autant commencer par le plus dur, surtout que le petit ne pourra surement pas rester longtemps chez moi, avec mon travail je n’aurais pas le temps de m’occuper de lui.
Les jeunes gens se regardèrent.
- Alors là oui, il va y avoir un problème, lança l’écuyer.
- Pour Korahyn, il faudra d’abord que tu mettes ta tante et ton oncle d’accord, ensuite je me chargerais que vous soyez entendu par le chef en ma présence. Là il faudra être convainquant, et vous attendre à devoir affronter tout le village.
Les jeunes gens se prirent la main instinctivement, ils avaient du mal à s’imaginer face à tout le village.
- Et si cela peut vous rassurer, le conseil des shamans était plutôt pour votre relation.
- Quoi ?! Lancèrent-ils à l’unisson.
Oroky parut surpris.
- Dites moi vous deux, vous ne vous êtes quasiment pas quitté durant tous ces jours, et vous dormiez ensemble, je pense que même un imbécile aurait compris que vous aviez une relation non ?
L’humain et la koradji ne s’en étaient pas rendus compte, ils avaient pris soin pourtant de rester le plus distant possible.
- Bon, nous n’avons pas toute la journée, nous reparlerons de ça plus tard, pour le moment une longue route nous attend.
Il chargea son paquet sur les épaules et se mit en route. Les jeunes gens se regardèrent quelques instants.
- Nous n’avons pas le choix Anya, nous savions bien que ce jour arriverait, fit Onèan.
- Oui je sais bien, mais je ne pensais pas que se serait aussi rapide.
L’écuyer se pencha vers la jeune fille et déposa un baiser sur sa joue.
- Ne t’en fait pas, si nous restons soudés, rien ne peut nous arriver.
- Tu as raison.
Elle retrouva le sourire, elle prit le sac à ses pieds à son tour pour le mettre sur ses épaules.
- Nous devrions nous dépêcher, sinon Oroky va nous distancer.
Onèan souleva son paquetage et poussa une exclamation de surprise.
- Pourquoi mon paquet est il aussi lourd ?
- Tu es un homme, et les hommes ne se plaignent pas.
La koradji partit en trottinant riant aux éclats, l’écuyer soupira mais afficha tout de même un grand sourire. Il souleva le lourd paquetage en le calant sur ses épaules et marcha d’un pas vif pour rattraper les autres.


Arrivés en fin d’après midi, les trois voyageurs furent accueillis avec chaleur par les membres du clan, l’absence d’Oroky et de ses remèdes commençaient à se faire sentir parmi les habitants. Korahyn avait fait le déplacement aussi, il voulait avoir les décisions du conseil des shamans et savoir si l’humain avait réussi ce pourquoi il avait été envoyé là bas.
L’imposant chef dominait le shaman de toute sa taille, mais sans vraiment perturbé le vieil homme qui poursuivait sa route en direction de sa maison.
- Oroky, je voudrais connaitre les décisions du conseil à l’encontre de ce jeune humain le plus rapidement possible.
- Ne t’en fait pas, répondit celui-ci, je vais venir te voir, tu peux aussi convoquer les anciens pour qu’ils soient également mis au courant.
Voyant qu’il ne le lâchait toujours pas, il le regarda en penchant la tête sur le coté.
- Je peux prendre le temps de poser mes paquets chez moi ?
Le chef se tassa sur lui-même, perdant un peu de sa superbe.
- Evidemment.
- Bien, tu n’as pas besoin d’en faire autant tu sais, je sais que tu es le chef du clan.
Oroky poursuivit sa route sans en rajouter plus, Korahyn soupira, puis il alla préparer l’entrevu. Les jeunes gens posèrent les lourds sacs dans la hutte en poussant un soupir de contentement, les sangles commençaient à mordre la chair même à travers les vêtements. Le shaman hocha la tête, il prit son bâton sans attendre et se tourna vers ses apprentis.
- Comme je vous l’ai dit, je vais être très occupé ses prochains jours, je vais devoir demander à ta tante si elle peut héberger Onèan quelques jours.
- Elle ne va pas être de bonne humeur en apprenant la nouvelle.
- Je sais bien, je la connais aussi, tu lui diras que je viendrais les voir demain pour arranger un peu les angles.
- Très bien, et … Commença Anya.
Oroky savait bien ce que voulait demander la jeune fille.
- Pour le reste c’est à vous deux de vous débrouiller, je vais m’occuper du chef et du conseil, tu peux tout de même en parler toi-même à ta tante et ton oncle.
- Nous n’avons pas le choix, répondit Onèan.
Chargés de leurs affaires personnelles ils quittèrent la maison du shaman pour se diriger vers l’habitation où vivait Anya. Ils croisèrent de nombreuses personnes qui rentraient chez eux, avec le soir les familles se réunissaient pour le repas. La koradji en profita pour parler un peu plus de sa famille au jeune homme.
- Tu connais déjà Najje ma tante, il y a aussi Onwal mon oncle, et mes deux cousins, Kern et Ulot ils ont 10 et 15 ans.
- Comment vont-ils prendre mon arrivée ?
- Je ne te cache pas qu’ils vont surement être surpris, mais je ne pense pas que tu seras mal reçu. Mon oncle et ma tante sont très gentils, et même si mes cousins sont parfois casse pied, ils ne sont pas méchants.
Onèan sourit.
- J’ai une petite sœur, je sais ce que sait
Ils se mirent à rire.
- J’aime beaucoup ma famille, et je serais vraiment triste s’ils prenaient mal nos sentiments.
La jeune fille baissa la tête, les oreilles en arrière, Onèan lui saisit la main.
- Je suis sûr que tout va bien se passer.
Elle lui sourit serrant la main dans la sienne.

Ils arrivèrent devant la maison, des voix s’élevaient de l’intérieur, apparemment toute la famille était là. Anya passa la première le petit portail et entra dans la maison suivi de près par Onèan.
- Bonjour, je suis rentrée !
- Anya, tu es enfin là !
Najjie quitta sa préparation pour prendre sa nièce dans ses bras, derrière elle, deux autres koradjis accoururent pour se jeter sur la jeune fille. Seul l’oncle restait un peu en retrait, mais ses yeux brillants parlaient à sa place.
En relâchant Anya, sa tante remarqua alors l’humain qui se tenait debout juste derrière elle. Najjie le regarda avec étonnement.
- Toujours aussi discret à ce que je vois, tu peux approcher.
L’écuyer hocha la tête en affichant un sourire un peu gêné.
- Bonjour.
- Tu es venu raccompagner la petite, lança Onwald, c’est gentil de ta part mais elle n’a pas vraiment besoin de ça.
- Et bien, commença Onèan.
Mais Anya le coupa.
- Il ne m’a pas seulement accompagné, il n’a pas d’endroit où dormir ce soir, alors Oroky m’a demandé si je pouvais l’héberger chez moi quelque temps, c’est possible ?
Najjie poussa un soupir d’exaspération.
- Ce vieux grigou ne perd rien pour attendre, il aime sa solitude plus que tout.
- Il peut alors ?
Anya se tourna vers son oncle.
- Il y aura bien une place pour lui, fit Onwald, qu’en penses-tu ?
- Evidemment, renchérit sa tante, je ne vais pas laisser ce garçon dormir dehors.
Elle se tourna vers l’écuyer.
- Sois le bienvenu, tu vas surement trouver notre compagnie plus intéressante que celle de ce vieux grincheux.
Onèan sourit.
- Je vous remercie vraiment.
L’oncle lui indiqua un siège pour s’assoir, Anya vint se mettre à ses cotés.

La nuit tomba tandis que l’écuyer gouttait à nouveau à un repas en famille, les habitants du foyer voulaient tout savoir de ce qui s’était passé. La jeune fille leur raconta son initiation et la magie, présentant le jeune homme comme un grand mage paladin le faisant sourire.
A la fin du repas, le plus jeune des garçons s’endormait déjà, sa tante demanda à son frère de l’emmener au lit. C’était un prétexte pour que le couple soit seul avec les jeunes gens, Najjie avait bien remarqué que quelque chose n’allait pas. Plusieurs fois, sa nièce avait changé de ton subitement, ils s’échangeaient souvent des regards qui allaient au-delà de l’amitié.
La femme attendit que ses deux fils soient dans leur chambre pour fixer Anya, la jeune fille eut un mouvement de recul involontaire.
- Il y a un problème tante Najjie ? Fit-elle un peu paniquée.
- C’est plutôt moi qui devrais te demander ça, je sens bien qu’il y a quelque chose que tu veux me dire, mais que tu n’arrives pas à le faire.
La koradji regarda l’humain, ils n’avaient pas pu tenir très longtemps.
- Nous vivons ensemble depuis longtemps, ta tante te connait, lança Onwald qui allumait sa pipe avec une brindille enflammée.
Anya prit la main d’Onèan sous la table pour se donner du courage, c’était à elle de leur dire.
- Je … Je dois vous dire quelque chose d’important, mais ce n’est pas facile.
- Prend ton temps.
La jeune fille prit une grande inspiration.
- Onèan et moi sommes amoureux, nous sommes ensembles.
Najjie sourit, tandis que son oncle se callait à l’arrière de sa chaise.
- Je me doutais bien que c’était quelque chose comme ça, fit la femme, j’avais bien vu que tous les deux vous passiez beaucoup de temps ensemble.
- Je sais que cela peut paraitre étrange, reprit Anya, mais je l’aime et il m’aime aussi, je sais bien que pour nous les humains sont des êtres cruels, mais Onèan est différent.
Elle fixa ses parents adoptifs dans les yeux, avec ce regard de défi qu’ils avaient si souvent vu. Najjie se pencha vers son mari en souriant.
- Tu ne trouves pas qu’elle ressemble beaucoup à sa mère comme ça ?
L’homme hocha la tête, il se tourna alors vers l’humain qui était resté silencieux.
- Et toi alors qu’en dis tu ?
Un peu surpris, Onèan releva la tête en restant bien droit.
- J’aime Anya, je suis humain et elle koradji, deux races qui sont censées se haïr, pourtant je l’aime, et s’il faut je traverserais toutes les difficultés pour elle
Onwald resta pensif, puis il regarda sa femme.
- Que faisons-nous ?
- Nous voulons la même chose tous les deux, répondit Najjie, le bonheur d’Anya, et même si elle le trouve auprès d’un humain qu’importe.
- Vous acceptez notre relation ? Fit la jeune fille.
Ils hochèrent la tête en même temps.
- Merci !
Anya quitta son siège et se jeta au cou de ses parents adoptifs. Les jeunes gens étaient rassurés, ils avaient enfin un peu d’espoir et des alliés pour affronter Korahyn et le reste du village, et ils en auraient bien besoin.


Un peu plus tard, le sommeil gagnait peu à peu toutes les maisons du village, dans la pièce commune, Onwald était assis à la table mordillant sa pipe éteinte depuis quelques temps. Najjie terminait de ranger les ustensiles de cuisine, elle avait déjà préparé en partie le repas de demain matin, avec les deux jeunes gens en plus, elle allait devoir s’organiser.
- Tu m’as l’air bien pensif, lança t’elle en se tournant vers lui.
- Je revois encore Anya toute gamine après le drame.
Le visage de la femme s’assombrit.
- C’était il y a longtemps, je n’aime pas trop en parler.
- Je sais, excuse moi, mais de voir Anya amoureuse d’un humain est un peu troublant en y pensant.
Najjie hocha la tête.
- Je suis d’accord, mais comme je t’ai dit je me douter bien que cela arriverait, et puis il a l’air vraiment différent.
- Oui, il n’est pas comme ceux de l’Inquisition, un peu naïf d’ailleurs.
- Et puis il faut bien qu’elle murisse un peu, se n’est plus la petite fille d’autrefois.
Onwald sourit.
- Je suis bien d’accord, elle a beaucoup grandi.
La koradji posa une main sur l’épaule de son mari, ils allèrent se coucher sans faire de bruit, serein sur l’avenir de leur petite nièce qu’ils aimaient.


Au même moment, dans le silence de la nuit, Onèan et Anya courrait en faisant le moins de bruit possible. Ils étaient discrètement sortis de la maison pour profiter de quelques instants rien que pour eux. La jeune fille guidait l’écuyer vers un endroit qu’elle aimait particulièrement aux abords du village.
Après un dernier tournant, ils arrivèrent enfin, le jeune homme poussa une exclamation de surprise.
- C’est magnifique !
- C’est mon petit jardin secret.
Cachée par des arbres, une source pure jaillissait des rochers pour remplir un petit bassin. L’eau était si claire que le fond était visible, la lune se reflétait à sa surface de l’onde illuminant la petite clairière d’une lumière presque irréelle.
Anya poussa un profond soupir de contentement et vint s’assoir au bord de la source, Onèan s’installa tout près d’elle pour sentir la chaleur de son corps contre le sien. Ils profitèrent quelques instants de la beauté des lieux, en se serrant l’un contre l’autre.
La jeune fille reprit la parole au bout de ces quelques instants de paix et de silence partagés.
- J’aime venir ici quand je veux me reposer, personne ne connait ce lieu à ma connaissance, tu ne le diras à personne j’espère ?
- Non ne t’inquiète pas, se sera notre secret à tous les deux maintenant.
Le jeune homme se pencha vers sa compagne et ils s’embrassèrent tendrement. N’ayant aucune crainte d’être vu, ils se laissèrent aller à un long baiser langoureux, les mains jointes. Anya logea sa tête au creux du cou de son amant.
- Je t’aime, je suis heureuse que mon oncle et ma tante l’acceptent.
- J’ai eu peur aussi, mais maintenant nous pouvons aller de l’avant.

La koradji regarda le visage confiant du jeune homme en souriant. Onèan glissa sa main dans le dos de sa compagne et la caressa doucement. La jeune fille avait gardé sa tenue légère, ne portant qu’une brassière et une jupe courte, le jeune homme laissa un doigt descendre le creux de son dos le long de la colonne vertébrale.
Anya frissonna en regardant Onèan, à son tour elle glissa sa main sous la chemise de son compagnon en l’ouvrant complémente pour toucher sa peau lisse. Les caresses devinrent plus passionnées, leur corps se lovant l’un contre l’autre. Le jeune homme s’enhardit et laissa une main se glisser entre les cuisses de la koradji.
Elle eut un léger mouvement de recul, mais elle le laissa faire. Il sentit la fourrure fine et douce de sa compagne sous ses doigts, les frissons parcourant la peau quand sa main la touchait. Anya ferma les yeux, se laissant aller à ces sensations nouvelles et enivrantes, elle laissa elle-même ses mains parcourir la poitrine nue de son amant.
- Mon amour, fit le jeune homme, je t’aime plus que tout.
- Je t’aime, répondit la jeune fille.
Elle hésita quelques instants, puis elle se releva pour lui faire face, le fixant dans les yeux. Sans le quitter du regard, elle retira ses vêtements lentement, d’abord sa brassière puis sa jupe courte et son pagne. La jeune fille resta ainsi nue devant son amant, tentant de calmer les battements de son cœur.
La koradji laissa le regard de son amant la parcourir, faisant naître dans son corps une chaleur qu’elle n’avait encore jamais ressentit avant. Elle n’aurait jamais pensé se dévoiler ainsi, elle était d’une grande pudeur mais pour son amant, elle irait au-delà de ses peurs.
Le jeune homme découvrait pour la première fois la beauté enfin révélée de celle qui faisait battre son cœur, il n’avait pas de mot pour décrire ce qu’il ressentait. Les courbes de sa compagne étaient un émerveillement à ses yeux, il voulait s’en approcher, les toucher, les découvrir autant avec les yeux que les mains.
Après ce qui lui sembla une éternité, Anya tendit la main vers Onèan pour l’inviter à la rejoindre. Le cœur prêt à exploser dans sa poitrine, l’écuyer quitta sa pièce en frémissant pour se rapprocher de sa compagne. Il la prit dans ses bras pour l’embrasser de nouveau, sentant sa fourrure douce contre la peau de sa poitrine.
Après ce doux moment, Onèan porta la jeune fille dans ses bras et il la déposa sur l’herbe au bord de la source. Il s’étendit à son tour tout contre elle, en prenant le plus de précaution possible. Ils se regardèrent, n’osant pas faire de mouvement, par peur de gâcher ce moment.
Anya posa un bras au dessus de sa tête en laissant l’autre posé le long de son flanc, elle sourit comme pour inviter son compagnon. Le jeune homme avança sa main et la posa sur le ventre de son amante pour la caresser avec tendresse.
Baignés par les rayons de la lune, les deux amants s’offrirent l’un à l’autre dans une étreinte passionnée, oubliant pour une nuit tous les obstacles que leur réserverait l’avenir.


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Karez et Impa était de garde cette nuit là, les deux hommes s’étaient disposés de manière à pouvoir voir tous les ennemis en approche. L’écuyer avait encore un peu de mal à rester avec l’elfe taciturne, il n’arrivait pas à trouver les mots pour pouvoir parler avec lui.
Le jeune homme faisait des allers et retours entre les deux saillies qui protégeaient leur campement. Ils avaient tenu à s’installer dans un endroit un peu en hauteur mais suffisamment protégé pour se défendre en cas de besoin. L’intérieur de l’enceinte en ruine regorgeait d’endroit propice à la défense d’un petit groupe, ils n’avaient donc eu aucun mal à dénicher l’endroit parfait pour s’installer.
Impa regarda en direction de la forêt, avec la nuit, les animaux nocturnes s’étaient réveillés et le moindre bruit faisait sursauter le jeune homme. Il avait encore en tête l’attaque qu’ils avaient subie par les hommes sauvages. L’apparition soudaine de l’archer faillit le faire tomber sur le sol, il se remit de sa frayeur.
- Préviens quand tu approches, je ne t’avais pas entendu.
- Voilà que le guetteur se fait surprendre, beau travail.
Impa se redressa, le visage rougissant.
- Je n’étais pas concentré je te l’accorde, mais avec tous ces cris d’animaux, comment veux-tu ne pas devenir fou ?
- J’ai vécu dans une forêt, je connais son visage la nuit aussi.
- Mais comment tu fais pour repérer un ennemi en approche ?
- Il faut écouter.
Sur ces mots, l’elfe rejoignit son poste, perché dans un arbre. Impa grommela, encore une fois il venait de passer pour un idiot devant l’archer. Préférant oublier ce qui venait de se passer, il se remit à son poste lui aussi, observant les sous bois.
Quelques formes furtives de biches passèrent subitement, l’écuyer fronça les sourcils en posant la main sur la garde de son épée. Il se mit à écouter plus attentivement, les animaux nocturnes s’étaient tus aussi soudainement qu’ils avaient commencé. Le jeune homme se sentit de plus en plus mal à l’aise, mais il n’osait pas réveiller les autres de peur d’une fausse alerte.
Impa se rapprocha de l’arbre où se tenait l’archer et tenta de l’interpeller de la voix la plus forte qu’il pouvait.
- Karez, je crois qu’il y a un problème.
Personne ne lui répondit, il retenta sa chance.
- Karez tu es là ?
- Arrête de hurler, répondit l’archer dans un souffle.
L’elfe était en équilibre sur une branche, il banda soudain son arc et lâcha la flèche qu’il tenait fermement. Un glapissement de douleur retentit presque aussitôt, suivi d’un bruit de course effréné.
- Réveille tout le monde, je crois que nous avons de la compagnie, lança t’il tout haut.
L’écuyer ne se le fit pas dire deux fois, en quelques instants toute la troupe était debout, les armes tirées de leur fourreau. Lynaïs rejoignit Karez sur son perchoir.
- Combien ils sont ?
- Une dizaine je pense.
- Des koradjis ?
- Je ne crois pas, ils agissent étrangement.
Un cri de bête retentit, ils chargeaient dans leur direction. Les archers bandèrent leur arc en même temps, trois tirent magiques illuminèrent la nuit à la surprise des assaillants. Les écuyers et le forgeron se préparèrent au choc, mais rien ne vint. Les jeunes gens restèrent sur leur garde, sans bouger, durant de longues minutes qui leurs parurent des heures. Pourtant rien d’autres n’arriva, et les animaux nocturnes reprirent leur vie habituelle, leurs cris emplissant l’air.
- Une idée de ce que s’était ? Demanda Yurda à Karez.
- Des humanoïdes c’est sûr, mais c’est étrange qu’ils n’ont pas continué à attaquer.
- Ils ont surement compris qu’ils étaient à découvert, répondit Lynaïs.
Yurda hocha la tête.
- Restons vigilant pour le reste de la nuit, je vais rester de garde avec vous.

Le reste de la nuit passa sans incident, pourtant les aventuriers ne dormirent que d’un œil, si bien que le lever du jour fut accueillit avec un concert de grognement. Ils allèrent voir là où les attaquants étaient apparus, ils découvrirent du sang et deux cadavres. Ils ressemblaient à des humains mais avec une pilosité plus importante. La forme de leur visage étaient grossière, pourvu d’une dentition impressionnante. Vêtu de peau de bête, leur identité était facile à découvrir.
- Les hommes sauvages, lança Impa en frissonnant.
- Nous ne devons pas être très loin de leur territoire je pense, remarqua Elifain.
- En tout cas ils redoutent les archers, fit Brom.
- Que faisons-nous alors ? Lança Lynaïs. Nous devons poursuivre nos recherches malgré tout.
Ils réfléchirent quelques instants, puis ils se décidèrent pour former deux groupes, l’archère humaine serait avec Impa, Brom et Elifain pour trouver l’endroit où devait se rendre Onèan avant de disparaitre. Karez, Yurda et Fared se rendraient aux abords de l’ancienne cité pour trouver d’autres inscriptions.
Les deux groupes se séparèrent en se fixant une heure précise pour se retrouver. Impa emmena son équipe là où Onèan avait été emmené, ils traversèrent la forteresse pour se trouver par la sortie des ruines où l’écuyer avait été aperçu en dernier. La zone n’avait rien de particulière, elle était par contre complètement invisible depuis l’intérieur de la citadelle en ruine.
- C’est un endroit parfait pour un guet à pans vous ne trouvez pas, lança Lynaïs.
- Si j’aurais su, je l’aurais accompagné, si seulement je n’avais pas eu cette trouille.
La jeune fille le rassura.
- Tu aurais connu le même sort tu sais, l’Inquisition ne fait pas de détail comme tu as pu voir.
L’écuyer hocha la tête. Ils poursuivirent leur investigation, Brom découvrit le ravin et appela les autres. Ils se penchèrent en avant pour tenter de voir le bas, mais la végétation était bien trop importante.
- S’il s’est battu, il aurait pu tomber en bas ? Commenta Lynaïs.
- La pente est raide, mais pas à pic, détailla Elifain, cela pourrait être possible, mais nous n’avons pas le matériel qu’il faut pour descendre sans risque.
- Alors autant retourner au campement et …
Lynaïs fut couper par l’apparition d’un trait lumineux dans le ciel, il provenait de l’endroit où devait se trouver le reste du groupe. Comprenant qu’ils étaient peut être en danger, ils se précipitèrent dans la direction indiquée à toute jambe espérant arriver à temps.
Quand ils eurent disparu, deux formes noirs sortirent des fourrais pour regarder le ravin.
- Vous croyez qu’il est pu survivre à pareil chute ? Demanda Pearce.
Keridan resta silencieux en contemplant le vide.
- Seigneur Cerissac ?
- Oui, oui, que tu es agaçant, je ne sais pas, mais je commence à comprendre pourquoi ils sont là, ils espèrent retrouver vivant Terrenoir, mais c’est tout bonnement impossible, tu l’as vu comme moi tomber de la falaise, n’est ce pas ?
- Évidemment, tout comme vous.
Keridan regarda de nouveau le ravin, pensif, il ne savait pas vraiment ce qu’il devait faire à présent.


- Plus vite Yurda, il se rapproche !
Karez se retourna en se concentrant, il lâcha une flèche magique qui percuta le premier homme sauvage qui apparut. Il fut soulevé sous le choc, faisant tomber les autres derrière lui. Ces quelques secondes de répit permirent à Yurda de les rattraper.
Les deux écuyers et l’archer étaient à peine arrivés aux abords de la cité qu’ils s’étaient fait attaquer par les hommes sauvages. Cette fois, il n’était plus seulement quelque uns, mais plusieurs dizaines, poussant des cris de bêtes. Karez espérait que sa flèche avait été aperçue par leur compagnon, mais pour le moment ils devaient absolument retrouver la protection de la forteresse. Le terrain serait mieux dégager et plus à leur avantage.
L’elfe s’arrêta pour tirer de nouveau une flèche, mais l’un des hommes sauvages était plus en avance que les autres. Il s’apprêta à bondir sur l’archer, une épée le faucha, Fared se porta à sa hauteur.
- Tu vas te faire tuer, continue de courir c’est notre seule chance.
Karez hocha la tête, comprenant son erreur. Ils grimpèrent toute jambe dehors la pente menant aux ruines, les hommes sauvages semblaient encore plus nombreux, mais les jeunes gens n’osaient pas se retourner de peur de perdre l’équilibre et de tomber.
Enfin, ils gagnèrent les fortifications en poussant des cris de joie, l’archer bondit immédiatement sur un arbre pour prendre une position haute, les deux écuyers se mirent en position au pied de l’arbre. Les hommes sauvages surgirent de la pente comme un diable de sa boite, il en venait tant que certains se marchaient dessus. Ils portaient des armes rudimentaires, gourdins, haches de pierre, lances, mais avec une efficacité redoutable.

Le combat s’engagea, les trois défenseurs savaient qu’ils devaient tenir bon en attendant que les renforts n’arrivent. Karez tirait des traits magiques les uns après les autres, les créatures glapissaient à chacune de ses flèches faisant gagner un peu de temps aux écuyers. Mais il se vidait de son énergie peu à peu, pourtant l’elfe devait tenir bon.
Les hommes sauvages comprirent vite que l’archer était dangereux, plusieurs s’alignèrent pour le viser avec des lances et des pierres. Karez devait maintenant faire attention aux projectiles en même temps qu’il tirait lui-même. Mais nombreux et précis, il ne put tous les éviter, une pierre le frappa au bras lui faisant manquer son tir. Une lance manqua de lui transpercer la tête, il se baissa juste à temps, mais trop tard pour éviter la hache de pierre. Elle le frappa à la taille, ouvrant une grande plaie, l’elfe perdit l’équilibre et tomba.
Yurda et Fared réussirent à le garder près d’eux pour le protéger, mais combien de temps tiendrait-il ainsi ? Les deux écuyers frappaient sans relâche, restant sur une position défensive, ils savaient très bien qu’ils ne pouvaient pas tenir ainsi éternellement.
Deux traits magiques explosèrent en deux gerbes de lumière au cœur des rangs ennemis. Les hommes sauvages reculèrent en poussant des cris de terreur, les renforts étaient enfin arrivés. Lynaïs et Elifain continuèrent de tirer provoquant un peu plus de panique cher les créatures. Brom et Impa chargèrent en poussant des cris guerriers, les hommes sauvages devaient maintenant se battre sur deux fronts.
Comprenant qu’ils ne pouvaient pas l’emporter, les assaillants ramassèrent leurs blessés et leurs morts et s’enfuirent à couvert de la forêt. Les deux écuyers posèrent leur épée, ils étaient sauvés par l’intervention de leurs compagnons. Ils se tournèrent vers l’archer blessé, la blessure n’était que heureusement que superficiel, l’archer serrait la plaie pour éviter de perdre trop de sang.
- Ne bouge pas Karez, nous allons te soigner, lança Elifain en s’agenouillant près de son ami.
- Se n’est rien, fit le jeune homme en grimaçant quand l’elfe posa une compresse propre.
- Tais-toi et laisse-moi faire.
Le ton d’Elifain était sans appel, l’archer n’ajouta rien d’autre en serrant les dents sous l’effet de la douleur.
Lynaïs était penchée par-dessus les murailles, tentant de percer la végétation pour apercevoir leurs assaillants.
- Après une telle défaite, nous devrions être tranquilles, lança Yurda en remettant son épée au fourreau.
- Espérons là, répondit-elle, nous avons eu de la chance de nous en sortir avec un seul blessé.
- Je pense qu’il vaudra mieux éviter la cité pour le moment, fit remarquer Fared.
Ils hochèrent tous la tête, ils ne voulaient pas de nouveau avoir à faire aux hommes sauvages si imprévisibles.
- Je crois que nous devrions arrêter là pour le moment et faire le point, fit Lynaïs, nous avons peut être trouvé l’endroit où a disparu Onèan, il faut commencer par là je pense.
Yurda acquiesça.
- Maintenant restons groupé, et soyons sur nos gardes.
Les jeunes gens se regroupèrent au pied de l’arbre, ils formèrent une civière improvisée et transportèrent Karez à leur campement. L’exploration du bois de Veraï allait être plus longue et plus difficile à ce quoi ils s’imaginaient.

 
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