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Jeudi 31 mai 2012, 17:35


Voici une histoire écrite par Trimor et dont le titre est Chevalier - chapitre 63 - Enfin réunis.

Bonjour à vous ^^

Lynaïs et ses compagnons sont de plus en plus proche de leur but, retrouver leur ami disparu. ils ont du se battre, aller au delà de leur peur pour entrer dans le bois à la terrible réputation. Les jeunes gens ne pensent plus aux dangers mais à la découverte de la vérité sur la disparition de l'écuyer.
Onèan et Anya sont de retour parmi le clan des Chênes noirs, ils se sentent chez eux et ils laissent enfin leur amour s'exprimer pleinement. La nuit douce est encore dans leur souvenir, et ils ne pensent qu'à peine à la journée qui va suivre.

Bonne lecture, et laissez un commentaire pour savoir vos sentiments ^^


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CHAPITRE 63
Enfin réunis


Le soleil perçait à travers le feuillage des arbres, les deux amants se réveillèrent doucement, blottis l’un contre l’autre dans une étreinte pleine de tendresse. Ils avaient encore l’esprit ensommeillé, perdu dans un rêve d’amour après la nuit qu’ils avaient passé. La main d’Onèan parcourait le dos nu de sa compagne qui enfouissait sa tête dans le cou de son amant.
Après quelques minutes silencieuses, Anya finit par regarder le jeune homme en se relevant sur un coude. Elle frissonna en sentant la brise matinale caresser sa peau encore chaude de son étreinte avec son amant.
- Nous devrions rentrer, je suis déjà sûr que notre absence a été remarquée par mon oncle et ma tante.
- Tu as raison, il ne faudrait pas les inquiéter.
La koradji se rassit en s’étirant, puis elle marcha nue jusqu’au bassin pour se rafraichir. Onèan la contempla sans pouvoir se détacher de cette vision magnifique. Anya rougit, elle n’était pas encore habituée à ce voir ainsi observée, elle se mit de coté en serrant ses bras le long de ses flancs comme pour se protéger.
- Je ne pense pas que nous partirons plus vite si tu continues ainsi.
L’écuyer sourit.
- Dommage, j’aimais bien la vue.
- Viens donc te laver un peu au lieu de dire des bêtises.
Les jeunes gens se lavèrent rapidement à l’eau claire, elle était fraiche mais d’une pureté cristalline. Puis ils se rhabillèrent prestement en attrapant leurs vêtements éparpillés sur l’herbe qui leur avait servi de litière pour la nuit.
Onèan attira sa compagne contre lui et il l’embrassa, Anya se laissa aller, elle savait très bien qu’une fois au village ils ne pourraient plus se permettre ce genre de démonstration. Elle se détacha de lui à contre cœur en le repoussant doucement.
- Allons-y, sinon nous ne partirons jamais d’ici.
- Oui, tu as raison, mais j’ai bien du mal à me séparer de toi moi amour.
- Moi aussi, mais il faut rejoindre le village.
- Je te suis, fit Onèan en souriant.

Les jeunes gens se mirent en route, en marchant lentement tout en gardant les mains jointes. Bien qu’ils étaient pressés, il était bien difficile de ne pas faire durer ces doux instants un peu plus. Ils arrivèrent jusqu’à la maison de la jeune fille avec d’infinies précautions, mais pas assez car sa tante les attendait, affichant un air sévère.
- Vous voilà enfin tous les deux, vous pourriez prévenir quand vous sortez de la maison.
Anya baissa la tête.
- Désolé tante Najie.
- Je sais bien que vous êtes jeunes et amoureux, reprit la koradji, mais pensez à m’en toucher un mot, je me suis inquiétée, et ton oncle aussi.
Najie voyait bien que les jeunes gens étaient très gênés de s’être fait surprendre, elle espérait que cette petite explication suffirait à leur mettre un peu de plomb dans la tête. La tante décida de changer de sujet pour ne pas les ennuyer plus encore.
- Je suppose que vous avez faim, les enfants vont bientôt arriver pour manger, joignez vous à nous.
Ils sourirent en hochant la tête.
- Une chose encore Anya, lança la tante le dos tourné, pense à te changer, il y a une belle trace d’herbe sur ta jupe.
Les jeunes gens se mirent à rougir et la koradji partit précipitamment pour se changer, Onèan ne savait plus où se mettre. La tante sifflota fière d’elle en allant préparer la table, il était beau le temps de la jeunesse.


La famille terminait de prendre leur repas, l’humain n’avait plus aucune gêne en la présence des koradjis. Il retrouvait la vie d’autrefois avec sa mère et sa sœur, les facéties et les farces du temps de l’enfance. A nouveau la nostalgie le prit, il se demanda bien comment se porter sa famille, mais aussi ses amis de Winrya, de l’Académie, ou d’ailleurs. Le jeune homme ne savait pas quand il allait bien pouvoir les revoir.
Onèan sentit la main d’Anya se glissait dans la sienne, il se tourna vers elle pour voir son visage souriant.
- Tu avais l’air bien songeur.
- J’ai l’impression que tu sais toujours à l’avance quand je ne me sens pas bien.
- Je comment à connaitre tes réactions.
Il sourit avant de reprendre la parole.
- Je pensais juste à ma famille et à mes amis.
- Ils te manquent ?
- Oui, un peu, je voudrais bien savoir ce qu’ils deviennent.
La jeune fille baissa la tête.
- Tu finiras bien par partir, fit-elle d’une voix basse.
Le jeune homme comprenait ce que ressentait sa compagne.
- J’espère que je pourrais te présenter à eux en même temps.
Elle sourit en le fixant.
- Tu m’emmèneras avec moi ?
- Si je peux oui.
Onwald qui se levait de la table intervint.
- Une koradji parmi les humains, je ne pense pas que se soit la meilleure des choses.
Les jeunes gens se rembrunirent.
- J’essaierais quand même, répondit l’écuyer avec force, je ne la laisserais pas en arrière, pas après tout ce qui s’est passé et ce qui se passera à l’avenir.
L’oncle sourit en secouant la tête.
- Nous verrons bien.

Des coups furent frappés à la porte de la maison, ils étaient fermes et faisaient trembler le chambranle de l’ouverture. Onwald qui était debout allait ouvrir avec prudence, il n’aimait pas la manière dont les coups étaient donnés.
Devant la maison, une demi-douzaine de guerriers koradjis attendaient bien droit. Ils étaient tous bien armés et ils ne semblaient pas être venus avec de bonne intention. Ban, l’ami d’Anya, était à la porte, affichant un air sévère, il prit la parole sur un ton dur et sans appel.
- Bonjour Onwald, j’ai reçu l’ordre par Korahyn et le conseil des anciens d’escorter l’humain et Anya à la Maison des Ancêtres pour qu’ils soient interrogés.
- Tu es bien impolie de te présenter de cette manière.
L’oncle était en colère de se voir ainsi sermonner par ce chasseur plus jeune que lui, il y avait des règles à respecter au sein du clan.
- J’agis sur l’ordre de Korahyn, j’ai le droit d’user de la force.
- Et de quoi sont ils accusés ? Intervint Najie qui se rangea au coté de son mari.
- Je n’ai pas été mis au courant, je dois seulement les ramener.
Les jeunes gens s’étaient levés de table, ils rejoignirent les parents adoptifs de la jeune fille. Anya posa une main sur l’épaule de son oncle pour l’apaiser.
- Ne t’en fais pas, nous allons les suivre, Oroky nous avait prévenu que cela arriverait.
- C’est vrai ? Demanda-t-il.
Onèan hocha la tête.
- Mais nous n’imaginions pas que cela arrive aussi vite, soit Oroky veut accélérer les choses, soit Korahyn veut avoir des réponses rapidement.
Ils sortirent de la maison pour suivre leur escorte, Ban remarqua que l’humain avait son épée sur le coté.
- Je dois te prendre cette arme.
- Il n’en est pas question, répondit le jeune homme.
Les guerriers pointèrent leur lance vers lui, la tension remonta d’un cran.
- Donne-moi cette arme, c’est un ordre !
Anya s’interposa entre les deux hommes.
- Il va attacher l’épée à son fourreau, ça te va ?
Ban réfléchit quelques instants avant d’acquiescer, Onèan s’exécuta de bonne grâce. Il ne pouvait maintenant plus tirer son arme sans défaire la cordelette. L’escorte apaisée, ils se remirent en formation et ils emmenèrent les jeunes gens vers la Maison des Ancêtres. L’oncle et la tante d’Anya les suivirent, ainsi que leurs enfants. Les maisons s’ouvraient aussi à leur passage et bientôt de nombreuses personnes se mirent également derrière eux.

En arrivant à destination, une foule s’était rassemblée attendant de pouvoir pénétrer dans la grande bâtisse. Une fois la porte passée par le petit groupe, les autres villageois entrèrent pour assister à l’échange qui allait avoir lieu.
Onèan découvrit pour la première fois ce grand bâtiment, il était intimidé, mais après avoir affronté les shamans, il se reprit rapidement. Anya à ses cotés regardait les personnes présentes, il y avait les anciens dans leur siège sur l’estrade, Korahyn se tenait debout les bras croisés apparemment impatient de commencer. Oroky leur fit un signe de la main pour tenter de les rassurer, les jeunes gens pouvaient compter sur lui pour les défendre et les aider.
Le chef attendit qu’ils soient tous les deux debout devant lui pour prendre la parole, en se grandissant un peu plus pour paraitre plus imposant.
- Je vous ai convoqué ici pour pouvoir faire la lumière sur les derniers événements que nous a rapportés Oroky.
Korahyn reprit sa respiration avant de reprendre la parole.
- Tu as été présenté au conseil des shamans, ils ont pris la décision de t’accepter comme celui qui apportera la lumière à notre peuple, te désignant comme mage paladin.
Le jeune homme hocha la tête.
- Oui, chef Korahyn, c’est exactement ce qui s’est passé.
- Je ne doute pas de la bonne fois du conseil qui a toujours été parfaitement droit et juste. Mais je vous ai convoqué ici pour une autre affaire qui doit être éclairci maintenant.
La colère transparaissait dans le ton de la voix du koradji.
- J’ai appris que vous entreteniez une relation intime tous les deux, c’est inacceptable ! Jamais je ne laisserais une koradji avec un humain, il en est hors de question ! Qu’avez-vous à dire à ce sujet ?
Le visage de Korahyn toute sa colère, même les anciens semblaient peu enthousiaste à cette idée, en particulier Mohuty, l’ennemi du shaman. Onèan et Anya regardèrent Oroky, il fit signe au jeune homme de prendre la parole et de répondre au chef. L’écuyer n’en menait pas large, la colère du chef était particulièrement grande, l’effrayant presque.
- Nous ne voulions pas le dévoiler ainsi, mais nous n’avons pas le choix, répondit Onèan, oui Anya et moi sommes ensemble, nous nous aimons.
Il appuya ses dires en prenant la main de la jeune fille à ses cotés. Korahyn le foudroya du regard, sa colère semblait avoir décuplé.
- De quel droit oses-tu dire une chose pareille ? L’amour ne veut rien dire, vous êtes deux membres d’une espèce différente qui se combattent depuis des siècles, comment pensez-vous aller outre cette évidence ?
- Justement, intervint Anya avec tout le courage dont elle pouvait faire preuve, c’est à nous la jeune génération de changer cela, je veux que par notre relation nous ouvrions la voie de la paix entre nos deux peuples.
Korahyn fixa la jeune fille.
- Les humains sont différents de nous, jamais vous ne pourrez rester ensembles, tu imagines ta vie au milieu d’eux, dans une de leur ville, avec toute la haine qu’ils éprouvent pour nous, leur regard, leur haine à peine voilée.
- Et comment agit Onèan alors, intervint Oroky, n’est-il pas au milieu d’un peuple qui est censé le haïr également ? Ne vit-il pas au milieu des koradjis qui traquent et chassent tous les humains qui osent pénétrer dans la forêt de Veraï ?
- C’est différent, répondit Korahyn, il a été accepté par le conseil des shamans et des anciens de notre clan.
- Je ne vois pas où est la différence, ajouta le shaman, le conseil pense comme Anya qu’ils pourront ouvrir un pont entre nos deux mondes, ils ont appuyé leur relation !
Le chef se recula de quelques pas, pour lui un humain et une koradji ne pouvaient être ensemble.
- Puis je prendre la parole ? Demanda l’oncle d’Anya en avançant au centre.
- Tu as l’autorisation, répondit Korahyn.
- Je suis le tuteur d’Anya, à la mort de ses parents nous nous sommes occupés d’elle comme notre fille, bien que j’étais réticent, j’accepte aussi la relation qu’ils entretiennent, ma fille est heureuse et pour moi c’est le plus important.
L’oncle sourit à la koradji qui lui rendit avec chaleur.
- Korahyn, reprit Oroky, je sais que pour toi et pour beaucoup d’entre nous les humains sont mauvais, mais si nous ne tendons pas la main vers eux, comment pourrons nous faire renaitre la paix du passé ?
- La paix ne peut pas exister entre nos peuples ! Intervint Mohuty en se levant de son siège pour appuyer ses dires.
- Notre monde va changer, ce n’est pas en se voilant le regard que nous pourrons nous ouvrir vers la prophétie.
Le shaman avait raison, et même le chef le savait bien, mais il était têtu. Les anciens hésitaient aussi, Mohuty s’était rassis pour parler à voix basse avec les autres membres du conseil. Ils ne savaient plus quoi penser, ce couple n’était pas conforme aux traditions de leur peuple.

- Chef du clan des Chênes noirs, membres du conseil des Anciens, lança Onèan, je comprends très bien tes réticences, je vais vous montrer ma bonne foi.
L’écuyer défit le nœud qui retenait son épée et la tira de son fourreau, les guerriers koradjis l’entourèrent immédiatement, les lances dirigées vers lui. Sans s’en émouvoir, le jeune homme se concentra et la salamandre apparut au bout de l’épée. Les koradjis reculèrent d’un pas, impressionné, le chef resta de marbre attendant où voulait en venir son interlocuteur.
- Je vous présente à tous mon pouvoir, et je le mets à ton service Korahyn, ainsi qu’à tous les membres du clan des Chênes noirs. Tant que je resterais parmi vous, la salamandre sera au service des koradjis pour les défendre.
Onèan mit un genou à terre en dirigeant son arme vers le bas, le serpent de feu cracha son désaccord, mais il rejoignit son maître en posture de soumission. Oroky félicita la clairvoyance de son élève, en faisant ça il respectait le pouvoir du chef et du conseil tout en montrant sa volonté. Le shaman avait fait du bon travail avec le jeune humain, il en était persuadé maintenant.
Dans la Maison des Ancêtres les autres koradjis retenaient leur souffle, attendant avec impatience la réponse de leur chef et du conseil dans cette affaire. Les habitants étaient venus en masse après le bouche à oreille qui avait parcouru le village en totalité.
Korahyn était impressionné également, il ne s’attendait pas à ça aussi. Anya se mit à genou à son tour, se mettant au même niveau que son compagnon, elle glissa sa main dans la sienne en courbant l’échine.
Le chef se tourna vers les anciens pour les consulter, ils avaient changé d’avis sur l’humain et ils hochèrent la tête en le regardant. Mohuty n’osait plus intervenir, tout comme ses collègues, il respectait les traditions et le respect, et ce jeune humain venait de leur en faire un bel exemple.
Le koradji lui-même devait bien reconnaître la sincérité chez le jeune homme et la marque de son respect envers son pouvoir. Bien que cette relation lui semblait impossible, il se devait de réagir maintenant pour ne pas perdre sa crédibilité vis-à-vis du clan. Il se racla la gorge pour signaler qu’il allait prendre la parole.
- Jeune humain, je trouve ta réplique audacieuse et courageuse. Bien que je ne le voie pas d’un très bon œil, j’autorise cette relation, si les membres du conseil sont en accord avec ma décision également.
Les anciens hochèrent la tête après quelques instants, entérinant les paroles du chef du clan. Les deux jeunes gens se relevèrent en souriant sans se lâcher la main, la salamandre bondissait dans les airs à l’image du cœur du jeune homme.
- Mais sache que les paroles lancées dans ce lieu son sacré, ton bras est maintenant au service des koradjis.
- Je respecterais ma parole, répondit Onèan, merci pour votre décision.
Les jeunes gens s’inclinèrent devant le conseil, Korahyn fit seulement un signe de tête, restant droit sur l’estrade.
- La réunion est terminée, vous pouvez sortir.
Les villageois sortirent de la salle, ils parlaient entre eux en jetant de temps à autre des regards en directions du couple. Dans peu de temps le reste du village serait au courant de la nouvelle, les choses commençaient déjà à changer dans le clan.
Onèan et Anya remerciaient Oroky et son oncle pour leur intervention, ils étaient heureux d’avoir pu se sortir de ce premier obstacle. Même si d’autres se dressaient ils savaient qu’ils pourraient toujours les franchir ensemble.


Dans la forêt, près des ruines d’Yghasia, le petit groupe parti de Paragahi progressait en formation serrée. Ils avaient décidé de lever le camp et de s’éloigner du fort pour suivre la piste possible où avait disparu Onèan.
L’expédition se retrouva au même endroit où Lynaïs et son groupe avait découvert des indices le jour d’avant. La zone se plaçait au bord d’un précipice qui plongeait dans les entrailles de la forêt. Yurda se pencha par-dessus l’extrémité pour tenter de percer la frondaison pour voir le fond, mais sans succès.
- Vous pensez qu’il pourrait être tombé là ?
- Ce n’est qu’une supposition, répondit Lynaïs, en tout cas c’est à cet endroit qu’il a été aperçu en dernier.
Impa acquiesça de la tête. Yurda se mit à réfléchir en se tenant le menton.
- La pente est bien trop raide pour un cheval ou pour Karez avec ses béquilles.
L’elfe s’appuyait sur une canne improvisée pour marcher, après la bataille du jour d’avant avec les hommes sauvages. Il n’aimait pas être traité en infirme et repoussait les mains tendues pour l’aider à avancer.
- Il va falloir le contourner alors, répondit Lynaïs.
- Nous n’avons pas le choix, cherchons un meilleur moyen de descendre en bas de cette ravine.
Ils se remirent en marche le long de la crête en faisant bien attention où ils mettaient les pieds. Après quelques minutes infructueuses de recherche, ils finirent par trouver un sentier praticable.
Avec précaution, ils descendirent un à un le chemin qui restait tout de même difficile. L’elfe du se résoudre à être aidé par Brom qui le porta pour atteindre le fond. Impa et Fared firent avancer le cheval avec douceur pour le mettre en confiance. Tous arrivèrent sans encombre, ils purent poursuivre leur progression pour revenir au pied de la crête.
Une fois au fond du ravin, ils cherchèrent des indices prouvant le passage du jeune homme, où une trace au moins. En cherchant, Elifain remarqua les nombreux filaments qui étaient accrochés dans les branches hautes. Elle écarquilla les yeux en comprenant ce qu’était vraiment ce bosquet où ils se trouvaient.
- Ecartez vous, vite !
Les jeunes gens se regroupèrent immédiatement autour du cheval et du blessé en cherchant d’où venait le danger. Des cliquetis retentirent suivi par des cris suraigus à faire glacer le sang.
- Il ne faut pas rester ici, nous sommes tombés sur le territoire d’araignées géantes, nous devons courir pour nous éloigner le plus possible de leur territoire, expliqua l’elfe paniquée.
Un énorme arachnide apparut alors, surgissant des fourrais. Elle atteignait facilement la taille d’un humain, ses mandibules s’agitaient dans tous les sens, fixant les jeunes gens de leurs multiples yeux. Le corp du monstre était fait de plaque de chitine couvert d’une fourrure drue, son abdomen gigantesque était noir avec des rayures jaunes.
Les aventuriers ne demandèrent pas leur reste après cette apparition et ils se mirent à courir, guidés par Elifain à travers sentiers sinueux. Brom avait de nouveau attrapé sans ménagement Karez pour le porter sur son dos, l’archer se laissa faire sans broncher, connaissant que trop bien les créatures.
Deux araignées se dressèrent devant eux, agitant leurs pattes avant pour attirer leur proie vers elle. Tout en courant, l’elfe tira une flèche qui pénétra la créature entre les mandibules, elle poussa un cri de douleur en se recroquevillant sur elle. Yurda se jeta sur la suivante en repoussant les mandibules de la créature. Il prit appui sur un arbre tomba et poussa un cri de rage et de colère pour se donner de la force. Il renversa l’araignée qu’il transperça de son épée de plusieurs coups faisant gicler son sang vert.

La route dégagée, le groupe reprit sa course durant de longues minutes, la peur de tomber entre les griffes des araignées décuplait leur agilité et leur souffle. Le cheval d’Onèan poussait des hennissement de terreur, mais Impa tenait sa longe avec fermeté, le guidant à sa suite. Enfin, Elifain s’arrêta en s’appuyant contre un arbre pour reprendre sa respiration, elle se tourna vers ses compagnons.
- Nous avons quitté leur nid, nous pouvons souffler un peu.
Chacun poussa un soupir de soulagement, les poumons en feu, ils accueillaient cette pause avec joie. La peur faisait encore battre le sang à leur tempe, les cris aigus des araignées retentissaient encore derrière eux pour leur rappeler cette mauvaise rencontre. Une fois leur souffle reprit, Impa posa la question que d’autres n’osaient pas dire tout haut.
- Si Onèan est tombé au même endroit, je ne pense pas qu’il s’en soit sorti.
Le silence se fit dans la clairière, personne ne voulait croire en cette conclusion funeste mais pourtant si plausible.
- Il n’est pas mort, j’en suis persuadé, lança Lynaïs, peut être a-t-il été aidé ?
- Par qui ? Répondit Karez. Par les koradjis peut être ?
- Et pourquoi pas !
La jeune fille affronta du regard l’elfe qui poussa un soupir exaspéré en tournant la tête. Yurda s’approcha de l’archère.
- Tu dois bien quand même avouer qu’il est difficile de penser qu’il s’en soit sortie indemne.
Lynaïs détourna le regard, elle l’avait pensé mais elle n’osait pas y croire. L’écuyer qui venait de lui parler voyait bien sa tristesse qui se peignait sur son visage, il décida de reprendre les choses en main.
- Nous devrions reprendre les recherches à la falaise en tentant d’éviter les araignées, qu’en pensez-vous ?
- Nous pouvons les contourner, je sais reconnaître leur marque, répondit Elifain.
- En avant alors, fit Yurda.
Lynaïs le remercia d’un sourire, le jeune homme hocha la tête, sans dire un mot. Ils se remirent en marche en faisant attention aux toiles d’araignées, grâce à l’attention de l’elfe, ils purent éviter leur piège.
Sans le savoir, ils passèrent non loin de deux chasseurs koradjis perchés dans un arbre, ils les repérèrent aussitôt. L’un deux partit en direction du village pour donner l’alerte tandis que l’autre resta à les surveiller.


Au clan des Chênes noirs, la nouvelle de la découverte d’un petit groupe d’étrangers fit sensation. Les guerriers se réunirent avec leurs armes pour vérifier qu’ils n’étaient pas l’avant-garde d’une armée. Onèan se présenta à Korahyn pour se porter volontaire pour l’expédition, le chef fit un signe négatif de la tête.
- Ce n’est pas par manque de confiance, mais tu ne sais pas encore comment nous nous battons, tu ne ferais que nous gêner.
- Très bien, je resterais ici.
- Tu peux par contre participer à la défense du village, Anya, montre lui où il doit se mettre et n’en bougez pas, compris.
La jeune fille hocha la tête, trop heureuse de ne pas être relégué dans le village avec les femmes et les enfants. Elle entraîna le jeune homme à son poste de défense, sans oublier au passage de prendre leurs armes.
Les guerriers étant près, Korahyn prit leur tête et ils se mirent en route, guidés par le chasseur qui avait repéré les ennemis. Avec leur agilité et leurs connaissances de la forêt, ils retrouvèrent sans mal l’autre koradji qui les attendait. Voyant le chef du clan, il lui fit son rapport sur ses observations.
- Ils sont sept, cinq humains et deux elfes.
Korahyn fixa le chasseur.
- Des elfes, tu es sûr ?
L’homme acquiesça.
- En plus ils ne semblent pas l’avant-garde d’une quelconque armée, ils font le tour du nid des araignées en se rapprochant de l’ancienne cité.
Le chef ne comprenait pas ce qu’un petit groupe faisait ici, et en plus avec des elfes. Il ne savait pas comment il devait réagir, les humains étaient leur ennemi, mais pas les elfes. Il y avait bien longtemps que l’un d’entre eux n’avait été vu ici. Ces guerriers attendaient ses ordres, ils étaient armés et près à s’en servir.
- Nous allons les encercler et les prendre au piège, que personne n’attaque sans mon ordre, c’est compris ?!
Ils hochèrent tous la tête. La troupe se dispersa et peu à peu elle prit dans leur filet le petit groupe d’étrangers qui ne s’en était toujours pas aperçut. Enfin, après quelques minutes d’attente, Korahyn donna le signal, et les koradjis surgirent des feuillages, encerclant les étrangers qui se regroupèrent, l’arme au poing.
- Que faisons-nous ? Demanda Impa qui n’en menait pas large.
- Pour le moment rien, répondit Yurda d’une voix ferme, attendons de voir la suite.
- Je pense que s’ils voulaient nous tuer, ils l’auraient fait depuis longtemps, renchérit Karez.
Un koradji immense se dressa devant eux en quittant les rangs des guerriers, il avançait sans aucune peur sur le visage face aux armes tendues vers lui.
- Rendez vous, lança t’il d’une voix qui ne demandait aucune réplique.
Les aventuriers se regardèrent, ils n’avaient pas grand choix de toute manière.
- Déposons nos armes, nous ne pouvons pas gagner cette fois, fit Yurda.
Les autres acquiescèrent en silence, ils posèrent à terre épées et arcs au sol et levèrent les bras pour signaler qu’ils se rendaient. Les koradjis les attachèrent immédiatement et prirent leurs armes. Les guerriers leur mirent des bandeaux sur les yeux pour qu’ils ne puissent pas reconnaître la route pour aller jusqu’au village du clan des Chênes Noirs. Dans le noir, tenu par un bras pour les guider, les jeunes gens se demandèrent bien ce qui allait leur arriver.


Cacher dans un arbre, les deux membres de l’Inquisition ne perdirent pas une miette de ce qui se passait non loin d’eux. Keridan jubilait, il avait enfin vengeance.
- Cette fois nous en sommes débarrassés, lança t’il avec allégresse.
- Moins fort, ils vont nous entendre.
Pearce tentait de calmer son maître pour qu’il reste discret.
- Nofolio, tu me gâches mon plaisir.
- Je ne voudrais pas qu’ils nous repèrent.
Keridan ne répondit pas se contentant de regarder les sauvages les emmener vers une mort certaine.
- Nous pouvons partir maintenant, avec ça je suis persuadé que nous ne les reverrons plus.
- Alors quittons cette maudite forêt, et retournons dans une ville civilisée.
- Oui, je pourrais dire à nos supérieurs que ces gêneurs ne nous ennuierons plus.
Les deux membres de l’Inquisition quittèrent leur observatoire et se mirent en route pour retrouver les terres du Conglomérat. Le noble était sûr qu’il ne les reverrait plus jamais, tout comme ce Terrenoir, de nouveaux horizons s’ouvraient devant les yeux du jeune homme.


Onèan et Anya apprirent la capture des étrangers à leur poste de défense. Ils se trouvaient dans un point surélevé des abords du village, trop éloigné de l’endroit par où était revenu le groupe de guerriers mené par Korahyn.
Les deux jeunes gens quittèrent leur point d’observation pour revenir vers les habitations comme la plus part des koradjis qui s’étaient postés là. Tous voulaient voir les prisonniers, ils avaient été installés dans un enclos au sud du village, sous bonne garde. La jeune fille se tourna vers son compagnon qui marchait près d’elle.
- Tu veux aller les voir ?
- Oui, je voudrais bien.
- Je suis curieuse également, tu sais qu’il y a deux elfes avec eux, tu te rends compte.
L’écuyer pensa immédiatement à Lynaïs qui avait fait le reste de sa formation dans leur forêt.
- Peut être qu’ils pourront me donner des nouvelles alors.
Onèan accéléra le pas, imité par la jeune fille qui aimait voir son ami arborant un si beau sourire. Alors qu’ils s’apprêtaient à atteindre l’enclos, ils furent arrêtés par un guerrier.
- Korahyn voudrait que tu viennes l’aider à interroger les humains.
- Justement je voulais les voir aussi, je te suis.
Anya en profita pour s’incruster avec l’humain. Ils pénétrèrent dans une maison où l’attendait Korahyn et Oroky, deux autres koradjis se tenaient dans la pièce, armés.
- Merci d’avoir fait aussi vite Onèan, fit le chef.
- Je vous aiderais du mieux que je peux.
Il s’assit là où lui indiqua le koradji, Anya s’installa près de lui sans que le chef ne puisse rien dire. Korahyn soupira, il indiqua aux guerriers qu’ils pouvaient amener le premier prisonnier. Ils entendirent les pas des gardes revenir, ils passèrent la porte en tenant par les bras le captif.
- Onèan ! Je savais que tu étais vivant !
Lynaïs se dégagea de l’étreinte des gardes pour se jeter sur l’écuyer qui avait les yeux écarquillés de surprise, la bouche ouverte incapable de parler. L’archère entourait le cou du jeune homme en pleurant des larmes de joie.
- Je t’ai retrouvé, je le savais, je le savais !
Les koradjis présents fixèrent le couple, Anya sentit les poils de sa nuque se hérisser. Onèan reprit alors ses esprits, il saisit la jeune fille par les épaules pour la repousser un peu et lui parler face à face.
- Lynaïs, mais que fais tu là ?!
- Nous sommes venus te chercher, je savais que tu étais vivant, j’en étais sûr.
Elle souriait tout en pleurant.
- Mais qui nous ?
- Mes amis du bois des elfes, Brom et les écuyers de Paragahi.
Lynaïs se serra de nouveau contre lui sans arrêter de pleurer.
- Mes amis …
Onèan sentit des larmes naître aux coins de ses yeux, jamais il n’aurait cru que leur amitié aille jusqu’à braver les dangers de la forêt de Veraï pour le retrouver. Korahyn finit par intervenir, il avait perdu toute autorité dans cette interrogatoire, et il se trouvait bien idiot devant ses guerriers sous la tente.
- Euh … Onèan, pourrais tu me dire ce qui se passe ici ?!
L’écuyer essuya les larmes de ses yeux.
- Vous pouvez les libérer, se sont des amis venus me chercher.
- Des amis ?
Onèan se leva imité par Lynaïs qui avait arrêté de pleurer, elle rayonnait sans le quitter des yeux. Anya se leva à son tour avec rapidité pour se ranger au coté de son compagnon, elle regarda l’humaine.
- Qui est ce ? Fit-elle à l’écuyer sans détourner le regard.
- Ma meilleure amie Lynaïs de Winrya, elle est venue jusqu’ici pour me chercher. Korahyn, il faut libérer les autres.
- Attends un peu, lança le koradji, je ne suis pas encore sûr qu’ils soient tous de notre coté.
Lynaïs se tourna vers le chef.
- Vous pouvez avoir confiance en nous, nous sommes tous du coté d’Onèan.
La réponse surprit Korahyn et amusa Oroky qui posa une main sur le bras du chef.
- Suivons-les jusqu’à l’enclos, et nous verrons bien.
Onèan courut vers la palissade qui servait de prison aux nouveaux venus, quand il l’ouvrit, Brom et les écuyers poussèrent une exclamation de surprise.
- Brom, tu as quitté ta forge ! Lança l’écuyer.
Le forgeron ne put retenir ses larmes à son tour et attrapa le jeune homme dans ses bras en le serrant dans ses bras, le soulevant de terre. Il manqua de peu de l’étouffer sous sa force, amusant tout le monde.
Yurda, Impa et Fared n’en croyaient pas leur yeux, eux qui le pensaient mort, il était bien vivant et plus en forme que jamais. Impa était le plus ému, il pensait que son honneur serait à jamais entaché par ce terrible événement. Les elfes furent présentés au jeune homme, les deux archers rencontraient enfin celui qui les avait poussé à traverser toute une partie du Conglomérat.
Korahyn comprenait qu’ils n’étaient pas de l’Inquisition, c’était seulement des amis de l’humain venu le retrouver jusqu’ici. Il poussa un grognement dépité, tout cela faisait vraiment beaucoup d’un seul coup.
- Dites moi, lança le koradji, il n’y en a pas d’autres qui vont venir ensuite ?
Ils se regardèrent.
- Non, pourquoi ? Demanda Yurda.
- Pour rien, laissez tomber.
Il se tourna alors vers Oroky, Onèan et Anya, une petite lueur amusée dans les yeux après avoir eu une excellente idée.
- Puisqu’ils sont là pour vous, je vous laisse vous occuper de leur hébergement au sein de notre village, et de leur sécurité bien évidemment.
Le shaman sourit, le jeune chef apprenait vite et il venait de lui montrer qu’il était aussi capable de lui rendre ses politesses avec finesse.
- Je m’en occupe Korahyn.
Le chef hocha la tête.
- Que s’est-il passé ? Fit Lynaïs. Comment as-tu pu te retrouver ici ? Tu as été déclaré disparu, tout le monde te croit mort.
- Keridan et l’Inquisition, répondit Onèan.
- Tu connais l’Inquisition, tu as eu à affaire avec eux et avec ce Cerissac ? Demanda l’archère.
- Je crois que vous devriez échanger vos aventures respectives, intervint le shaman, je dois voir un peu les blessures de ce jeune elfe de toute façon, venez chez moi.
Les jeunes gens avaient de nombreux mois à rattraper, et il allait falloir beaucoup de temps pour tout rattraper.


Le soir tombé sur le village, il y avait pourtant encore de nombreux koradjis près de la hutte d’Oroky. Ils voulaient voir les humains et les elfes qui étaient arrivés, tout le monde voulait apercevoir les étranges visiteurs de leurs yeux.
Les amis avaient terminé de raconter leurs aventures respectives, ils n’avaient absolument rien caché. Onèan avait dévoilé la découverte de la magie et de ses pouvoirs tout comme les autres. L’Inquisition les avait tous traqué ou attaqué, ils avaient le même but, faire découvrir la vérité au peuple du Conglomérat.
Pourtant l’une des révélations avaient jeté un froid chez Lynaïs, le jeune homme avait annoncé sa relation avec Anya. La jeune fille avait faillit hurler de colère et d’indignation, seule sa retenue et son entraînement d’archer lui permit de se tenir. Mais la koradji avait remarqué que l’humaine avait changé soudainement en apprenant la nouvelle.
Quand Lynaïs sortit pour prendre l’air, Anya prétexta un besoin urgent et sortit à son tour. Brom qui connaissait les sentiments de son amie pour l’écuyer sentait que quelque chose allait se passer, mais il préféra les laisser régler le problème sans mettre son nez. Son père lui avait toujours dit de ne jamais se mêler des affaires entre femmes, c’était bien trop dangereux.
Lynaïs s’était enfoncée à l’orée des bois, elle fixait la nuit, les yeux remplis de larmes de tristesse et de colère. Une brindille craqua près d’elle, la jeune fille se retourna pour faire face à celle qui était le centre de son malheur, la compagne d’Onèan.
- Que me veux-tu ?
- Parler avec toi.
- Tu pouvais très bien le faire là bas, pourquoi ici ?
- Je pense qu’il vaut mieux que nous soyons seules.
Le silence se fit entre les deux jeunes filles, Anya prit les devants.
- Je sais qu’Onèan est ton ami, mais il est plus que ça n’est ce pas.
Lynaïs serra le poing.
- Qu’est ce que cela peut te faire ?
- Il tient beaucoup à toi, et je tiens à lui, je ne veux pas être celle qui vous séparera.
- Alors pourquoi es-tu avec lui !
Sans prévenir, l’archère se jeta sur Anya. Les deux filles s’empoignèrent violemment et tombèrent sur le sol. Elles continuèrent à hurler et tenter de griffer l’autre, la koradji poussa un cri et donna un coup de genou dans la cuisse droite de l’humaine. Lynaïs serra les dents et répondit avec un coup de poing dans le ventre de son adversaire.
Le terrain était en pente, elles roulèrent en bas du fossé tout en se battant, les arbustes et les branches basses leur fouettant le corps. Les deux jeunes filles se cognèrent en même temps la tête sur un arbre abattue. Elles se recroquevillèrent en se tenant l’arrière de la tête, poussant des grognements de douleur.
Les deux filles se refirent faces, elles étaient toutes les deux couvertes de terre et de feuilles mortes, les cheveux hirsutes dans tous les sens. D’abord pouffant, elles éclatèrent de rire en se regardant. Elles se calmèrent lentement en reprenant leur souffle.
- Il y a un ruisseau pas loin, nous pourrons faire un peu de toilette, fit Anya.
Lynaïs hocha la tête, elles se rendirent près du ruisseau et enlevèrent la terre sur leur visage, tentant de retrouver une apparence normale. Après un moment de silence, l’archère prit la parole en première.
- Je suis désolée, je n’aurais pas du agir ainsi.
- Se n’est rien, je peux le comprendre.
Un nouveau silence s’installa, rompu de nouveau par l’humaine.
- J’aime Onèan.
- J’avais compris, moi aussi je l’aime.
Lynaïs se tourna vers Anya.
- Je me rends compte que c’est la première fois que je l’avoue à quelqu’un de vive voix.
- Je te remercie de ta franchise.
L’archère soupira.
- Je n’ai jamais pu lui avouer, et il ne l’a jamais remarqué aussi.
- C’est vrai qu’il ne voit pas plus loin que son nez parfois.
Les deux jeunes filles se mirent à rire.
- Nous avons besoin de nous connaître je pense, fit l’archère.
- Oui, je pense aussi.
Lynaïs tendit la main vers sa rivale.
- Amie ?
- Amie, répondit la koradji
Elles se serrèrent la main sans animosité.
- J’espère que je pourrais tout de même être un peu avec Onèan, lança l’humaine.
- Tu es son amie, je n’ai pas le droit de l’empêcher de te voir et de passer du temps ensemble, tu n’as pas à avoir peur.
- Je te remercie, encore une petite chose, vous pouvez éviter les grandes démonstrations d’affection devant moi ?
Anya acquiesça en souriant.
- C’est d’accord, retournons voir les autres, ils vont prendre peur s’ils ne nous voient pas revenir.
Les deux jeunes filles remontèrent la pente en s’aidant des branches, malgré leur toilette, elles portaient encore les traces de leur empoignade. Elles arrivèrent enfin en haut de la butte et avancèrent dans la lumière. Onèan apparut, il affichait un visage plein de soulagement en les voyant se montrer enfin.
- Vous voilà enfin, je commençais à prendre peur.
Il remarqua alors la boue et les déchirures sur leurs vêtements.
- Il y a un problème ? S’inquiéta-t-il.
Anya sourit en secouant la tête.
- Tu n’as pas à avoir peur, tout va très bien, n’est ce pas ?
- Tout à fait d’accord, renchérit Lynaïs.
Onèan les regardait dubitatif. Les deux filles le prirent chacune par un bras en le serrant contre elles.
- Ne cherche pas, fit la koradji, retournons voir les autres.
- En avant, lança Lynaïs.
Elles entraînèrent l’écuyer vers la hutte, souriante et sereine.
 
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Il y a 1 commentaire
Dark fullmetal le 01/02/2011 à 00:18:15
Yaaah trop génial =D Ils se sont enfin retrouvés!! J'avais hâte!! Je suis tout de même un peu triste pour Lynaïs, mais elle a su faire la paix avec Anya alors ça va ^^
Trop drôle le père de Brom et ses conseils xD Hihi!!
J'ai adoré ce chapitre! =D Il me tarde de lire la suite mais, pour l'instant, dodo xD

Encore bravo pour cette fic merveilleuse =D Bye neeeeee ^^

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