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Jeudi 31 mai 2012, 12:41


Voici une histoire écrite par Trimor et dont le titre est Paladin - chapitre 01 - La mort du Conglomérat.

Bonjour à tous ^^

Je viens vous présenter mon tout nouveau projet, "Paladin" qui est la suite directe de "Chevalier".
Cette première fic a débouché sur cette seconde qui va voir se poursuivre les aventures d'Onèan Terrenoir et de ses compagnons dans le Conglomérat face à l'Inquisition.
Je vous invite donc à lire "Chevalier" avant pour comprendre les précédents de cette histoire, après évidemment se n'est pas une obligation ^^
Surtout, n'hésitez pas à me laisser un commentaire pour le dire ce que vous pensez de cette nouvelle histoire, j'ai toujours aimé les réactions de mes lecteurs.

La grande bataille du Nord vient de s'achever sur la victoire des koradjis et des chevaliers. Les pertes ont été grandes mais le danger est écarté, maintenant les bouleversements vont secouer le Conglomérat dans ses fondations même.

Bonne lecture ^^


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CHAPITRE 01
La mort du Conglomérat

Les flammes dévoraient les charpentes avec voracité, les craquements sinistres résonnaient dans l’air comme le gémissement d’un monstre à l’agonie. Les fenêtres explosaient sous le coup de la chaleur en une myriade d’étoiles, jetant du verre dans la rue en une cascade de débris tranchants.
Une fumée âcre envahissait l’air, de la poussière et de la cendre voletaient partout alourdissant l’atmosphère lourde et épaisse. Les gravats jonchaient les rues et des chariots renversés formaient des barrières par endroit. Le chaos régnait partout, les incendies, les cris, les fracas, telle une fin du monde.
Un combat de rue secouait le quartier militaire de Paragahi mettant toute la cité en émoi. La bataille était âpre et violente, les cris des guerriers se répondaient s’élevant au dessus de l’effondrement des entrepôts en flamme.
Un homme menait ses troupes en avant, il lançait des ordres donnant les directions à prendre à des colonnes de guerriers. Les assaillants avaient fini par atteindre leur objectif principale, ils encerclaient maintenant le bâtiment et personne ne pouvait plus s’en échapper.
La grande bâtisse menaçante semblait trembler sous ses fondations devant le nombre des combattants qui en faisaient le siège. Les grilles en fer forgé étaient barricadées à la hâte avec tout ce qui tombait sous la main des défenseurs. Les bris de verre sur les hauts des murs ne paraissaient plus aussi redoutables devant la masse des combattants.

Au premier rang des soldats, la personne qui donnait les ordres s’avança pour voir de plus prés la situation. Plusieurs hommes en armure l’entourèrent presque aussitôt pour le protéger de projectiles jetés depuis une fenêtre du bâtiment.
- Commandant de Partdois, se n’est pas prudent de vous exposer ainsi !
Le chevalier regarda son subordonné avec un mélange d’amusement et d’agacement. Il connaissait les risques, mais il était l’officier supérieur d’une armée en marche et il voulait se rendre compte de la situation.
- Capitaine Garastian, vous êtes le chef de ma garde personnelle et donc présent pour me protéger, mais laissez moi faire mon travail tout de même.
Le chevalier ouvrit la bouche pour répondre, mais en voyant le visage de son supérieur, il comprit qu’il ne valait mieux pas répondre. Il s’écarta sur le coté pour le laisser avancer, mais il garda les yeux tournés vers le bâtiment pour surveiller les fenêtres.
- Alors, nous voilà devant le bastion de l’Inquisition.

Le commandant put enfin faire le point sur la situation, le combat durait depuis quelques heures à peine. Tout était parti d’un messager, qui avait galopé sans trêve ni repos depuis la chaîne du nord jusqu’à la cité de Paragahi.
Au départ, Sir de Partdois avait accueilli avec suspicion le cavalier, il exigeait de le voir en personne pour lui remettre un pli important. Quand il prit connaissance de la lettre écrite de la main du commandant de la forteresse du Corbeau, le chevalier fixa l’écuyer. En voyant les yeux remplis de peur et de fatigue, il comprit que tout était vrai.
Le Commandant regarda alors le tiroir de son bureau où était enfermé le livre que Sir Nartero lui avait remis. Ces lettres corroboraient les écrits dont il avait prit connaissance il y a quelques temps. Il prit alors une décision que allait changer son avenir et celui de toute la population du Conglomérat.
L’homme envoya une missive au Parlement de Paragahi et il donna l’alerte générale à tout le contingent de l’ordre de la lumière. Le premier conseiller arriva à peine quelques heures après avoir eut connaissance de la lettre du chevalier. Teran Heradrin avait demandé une cession extraordinaire du parlement pour voter une mise aux arrêts de l’Inquisition.
Sir De Partdois n’en attendait pas moins du premier conseiller, farouche opposant à la capitale et à l’Empereur. En frappant l’Inquisition, il frappait le maître de ces terres, les votes avaient été rapides et donnés presque à l’unanimité. Quelques membres avaient préféré ne pas venir à la réunion, et notamment ceux qui représentaient la Capitale.
Mais le plus important était l’ordre que venait de recevoir le commandant, l’attaque de l’Inquisition et l’emprisonnement de tous ses membres présent dans la ville. Alors, le combat de rue avait commencé et avec lui la panique générale et le chaos dans les rues du quartier militaire de la cité.
Les hommes de l’Inquisition organisèrent une défense farouche, d’abord de manière isolée puis de plus en plus organisée. Ils dressèrent des barricades dans les rues pour arrêter les assaillants et leur tendre des embuscades.
Mais bien moins nombreux que les soldats de l’ordre, ils ne purent que les ralentir un peu pour permettre à tout le monde de se regrouper dans le bastion central de l’Inquisition. Les soldats à la griffe prirent soin également de mettre le feu à tous les bâtiments qu’ils laissaient derrière eux pour ajouter encore plus de désordre.
Maintenant, le champ de bataille était devant le dernier carré de défense. Les prisonniers étaient peu nombreux, ils étaient connus pour ne jamais se rendre. Mais quelques uns s’étaient fait attraper plus facilement comme les blessés.
Après avoir combattu rue après rue les restes des forces de l’Inquisition s’étaient regroupés dans leur bastion. Retranchés derrière les hauts murs en brique, ils attendaient l’assaut arme aux poings, prêts à recevoir les assaillants.

Le commandant regardait le bâtiment, personne ne connaissait vraiment ce qui se trouvait à l’intérieur, même lui. Des rumeurs circulaient sur le bastion, des nombreux sous sol, des tunnels, des geôles. Des secrets plus sombres que leur habit existaient entre ces murs, et il allait les faire remonter à la surface aujourd’hui même.
- Commandant, que faisons-nous maintenant ? Demanda un capitaine des gardes de l’armée de la cité.
Sir De Partdois regarda l’officier, il n’était pas le même qu’au départ, mais l’armée avait du se séparer pour couvrir toute le quartier mais aussi toute la ville.
- Capitaine Hart je crois.
- Oui mon Commandant.
- Réunissez vos hommes que vous avez dans la zone et trouvez moi un chariot.
- A vos ordres.
L’homme partit à la recherche d’une charrette en haranguant ses hommes au passage. Le commandant apostropha les chevaliers les plus proches de lui.
- Encerclez le bâtiment, je ne veux voir personne sortir d’ici, c’est bien compris.
A nouveau des groupes de chevaliers se mirent en route, accompagnés par des soldats pour faire le blocus de l’enceinte. La charrette arriva bientôt avec le capitaine, elle était remplie avec du foin, encore mieux qu’espérait le commandant.
- Bien joué Hart, attachez des perches sur le chariot et mettez vos hommes à pousser, nous allons entrer dans ce bâtiment de manière flamboyante.
Il se tourna vers les chevaliers qui l’accompagnaient, autant sa garde rapproché que ceux encore présent à ses cotés.
- Dés que les grilles seront défoncées, nous pénétrons dans la cour, les soldats nous suivrons. Il ne restera plus que la porte à passer, et ce travail sera pour vous deux, Georn, Lockla, je compte sur vous.
Deux chevaliers à l’imposante stature hochèrent la tête en soulevant des pertuisanes d’une taille impressionnante. Le commandant serra son épée dans sa main et il engloba tous les soldats qui se trouvaient autour de lui.
- Nous allons donner l’assaut aux bâtiments, ils ne vont pas se laisser faire bien évidemment. Pour les premiers rangs, boucliers en avant pour éviter les flèches et les carreaux, dés que les grilles seront tombées que les hommes se déploient pour protéger ceux qui perceront le portail d’entrée.

Les soldats de la cité empoignèrent les perches, les flammes prirent dans la paille qu’elle contenait. Le capitaine Hart, au milieu de ses hommes, poussa un cri d’encouragement et le chariot se mit en branle, poussé par les guerriers.
Le fer des roues claquait sur les pavés avec une vitesse qui s’accroissait de plus en plus. La force des soldats transforma la charrette en un bélier de fortune d’une grande efficacité. Elle percuta la grille en fer forgé faisant sauter les charnières, arrachant au passage les charnières et une partie des deux colonnes en briques qui la flanquaient. Emporté par leur élan, les soldats pénétrèrent dans la cour du manoir de l’Inquisition.
Presque aussitôt, les fenêtres du premier et du deuxième étage furent brisées par les défenseurs. Une pluie de flèches et de carreaux s’abattirent sur les rangs des assaillants qui passaient le portail défoncé. Les cris de surprise et de douleurs s’élevèrent sous la violente contre attaque, un flottement survint parmi les troupes de la cité.
- En avant ! Cria Sir De Partdois. Il ne faut pas s’arrêter là, pas maintenant.
Les chevaliers de l’ordre se mirent en premier ligne, levant leur bouclier, ils entrainèrent les troupes derrière eux pour avancer jusqu’à la porte du bâtiment. La pluie de projectiles ne cessait pas mais grâce à leur armure ils étaient mieux protégés. Pourtant, certains le payèrent de leur vie, mais les assaillants arrivèrent au portail d’entrée de la sombre bâtisse.
Le commandant passa la grille défoncée par le chariot en flamme, sous la protection de sa garde personnel qui levait leur bouclier devant l’officier. En regardant par terre, l’homme vit parmi les victimes du premier assaut le capitaine Hart, étendu sur le sol, une flèche figée dans la gorge. Il était mort à la tête de ses hommes dans l’élan, mais son courage avait permis à l’attaque de réussir.
Sir de Partdois laissa échapper un soupire de colère, il avait été un homme d’exception qui avait suivi ses ordres avec efficacité. Cette bataille allait couter bien des vies encore, il espérait qu’elle ne serait pas veine, pour venger la trahison de l’Inquisition.
Alors que l’officier passait le portail, les deux chevaliers munis de pertuisane s’attaquaient à grands coups sur la grande porte bardée de fer. Les assauts répétés faisaient frémir la menuiserie, des éclats de bois et d’acier volaient dans les airs. Poussant des cris pour s’encourager, ils redoublèrent d’efforts quand les premiers craquements raisonnèrent.
Après un dernier effort, les portes explosèrent sous les assauts répétés, les troupes pouvaient enfin entrer dans le bâtiment. Une nouvelle volée de flèches plut sur les assaillants, mais cette fois les soldats l’attendaient. Des pavois furent levés devant les guerriers alors qu’ils entraient dans le vestibule. Les projectiles se plantèrent en grappe sur les boucliers, sauvant les vies de ceux qui se tenaient derrière.
Les soldats envahirent alors l’escalier, chargeant les rangs des soldats de l’Inquisition qui reculèrent pour trouver refuge dans les étages. Chevaliers et soldats de la cité pénétrèrent dans la bâtisse rapidement, ils devaient se rendre maître des étages pour que les renforts ne soient pas touchés par les projectiles.

Sir De Partdois fit son entrée à son tour, il se mit sur le coté pour permettre de commander les hommes et leur donner des ordres. Il laissa les officiers de l’armée régulière s’occuper des étages et des troupes ennemis qui y résistaient encore. Il avait pour sa part un autre objectif en tête et il ne fallait pas attendre pour y parvenir.
- Laissons les soldats s’occuper des étages, le plus important se trouve sous nos pieds, fit le commandant.
- Et que faisons-nous alors ? Demanda le capitaine Garastian à ses cotés.
- L’ordre va prendre les sous sol du bâtiment, c’est là que se trouve les geôles et des secrets bien plus sombres.
Les chevaliers furent surpris, ils trouvèrent rapidement l’escalier qui permettaient d’accéder aux étages inférieurs. Ils se ruèrent par grappe dans les marches, se séparant en groupe plus petit dés qu’ils arrivaient à une porte pour se rendre dans les pièces cachées.
Mais le Commandant savait très bien où il devait se rendre, le premier sous sol était celui des cachots. Il avait quelqu’un à aller chercher au fond d’une prison, une personne à qui il tenait beaucoup plus qu’il n’osait le dire.
Dés son entrée dans la zone, une petite troupe d’hommes en noirs les accueillirent avec l’arme au poing. Les chevaliers de la garde du commandant se jetèrent sur eux avec une efficacité redoutable. Les deux premiers soldats bloquèrent les gardes de l’Inquisition et les repoussèrent dans le couloir.
Le capitaine Garastian passa la porte pour prendre la pointe de la contre-attaque. Il brassa l’air devant lui de son épée à deux mains, brisant l’écu d’un de ses adversaires. Les lances l’entourèrent pour faire une protection rapprochée au guerrier qui menait l’assaut. Bientôt la totalité de la troupe du commandant prit place dans le couloir, se battant avec férocité.
Les gardes de l’Inquisition ne lâchaient pas le terrain, ils luttaient pas à pas sans fléchir. Il était visible qu’ils ne se rendraient pas, ils étaient prêts à mourir sans remord. Sir De Partdois prenait part au combat comme les autres, aux côtés de ses chevaliers. Il maniait son épée adroitement, bien qu’il ne combattait pas souvent, il s’entraînait de la même manière que les hommes qu’il commandait depuis longtemps.
Un soldat à la mine patibulaire se jeta sur lui avec un sabre et un bouclier rond. Il avait repéré le chef du contingent, et il espérait en profiter pour ralentir les assaillants. Mais Sir De Partdois était un chevalier comme tous les autres, il bloqua le sabre de son épée et il se servit de son écu pour déséquilibré son adversaire. Il le repoussa en utilisant sa force, et donna un coup d’estoc en direction du flanc exposé de son ennemi.
Le soldat en noir posa un pied en arrière pour reprendre ses appuis et il baissa son arme avec rapidité pour bloquer l’attaque. Il n’en resta pas là, relevant son arme pour créer une ouverture dans la défense du chevalier. Un autre guerrier de l’Inquisition voyant l’occasion en profita pour viser de son javelot le coté découvert.
Mais le capitaine Garastian veillait à la sécurité de son supérieur, il abattit son épée, brisant la pointe du javelot. D’un revers, il blessa grièvement à la poitrine son adversaire qui tomba en arrière dans une effusion de sang.
Le commandant utilisa cette action pour contre-attaquer à son tour, il donna une impulsion à son arme dont il avait le secret. Avec des à-coups répétés sur la lame de son adversaire, la vibration fit lâcher l’arme au soldat, dont la surprise était parfaitement visible sur son visage. Le chevalier leva son épée et posa la pointe sous la gorge du guerrier.
Au lieu de se rendre, l’homme de l’Inquisition repoussa de son bouclier la lame et il se saisit d’une dague à sa ceinture. Il poussa un hurlement de colère et il se jeta sur le commandant en pointant son poignard dans sa direction.
Sir De Partdois n’eut aucun mal à parer l’assaut désordonné à l’aide de son écu. Dans le même élan, il leva son épée en direction de la poitrine de son ennemi. La lame perça le plastron de cuir et il traversa de part en part le soldat. L’homme mourut sur le coup, il lâcha son poignard sur le sol et tomba à sa suite sans un bruit.

Dans le couloir, la courte bataille venait de prendre fin, les soldats de l’Inquisition étaient tous morts, pas un seul ne s’était rendu. Parmi les chevaliers, ils comptaient un mort et deux blessés qui se faisaient soigner par leur camarade à même le dallage en pierre du conduit.
- Je n’arrive pas à comprendre ses hommes, fit le capitaine Garastian, pas un seul ne s’est rendu, même quand nous avons pris l’avantage.
- Ces hommes sont des fanatiques, ils n’ont aucune conscience à part d’obéir aux ordres que leurs chefs leur ont donnés.
Sir De Partdois regarda dans la direction des cachots un peu plus loin. Il n’y avait pas de son, et une terrible angoisse envahi son esprit.
- J’espère que nous n’allons pas trouver que des cadavres dans les cellules.
- Nous verrons bien, répondit le capitaine.
Il regarda ses hommes.
- Neta avec moi devant, nous avançons.
Le chevalier nommé se rangea au coté de l’officier et ils avancèrent lentement, l’arme pointée devant eux. Le reste de la troupe suivait de prés, le commandant en tête juste derrière les deux premiers soldats.
Les rumeurs de combats étaient encore audibles au loin, mais dans ce lieu écrasé par la pierre, la douleur et la peur transpiraient presque des murs. Combien d’hommes avaient ils emmené ici pour y mourir dans d’atroce souffrance ? Sir De Partdois avait du mal à se l’imaginer, mais maintenant la terreur de l’Inquisition était terminée dans ce bâtiment.
Le groupe passa une grille en fer forgé, la serrure était ouverte, les gardes n’avaient même pas pris le soin de la garder fermer. Ils avancèrent lentement, plusieurs passages latérales étaient visibles mais pas de soldats de l’Inquisition.
- Sir Garastian, prenez deux hommes et passez le passage de droite, lança le commandant, moi je prends le passage de gauche avec deux autres chevaliers, les autres vous restez ici.
- Ce n’est pas prudent de se séparer ainsi, commença le capitaine.
- Si nous avions d’autres gardes, ils nous seraient déjà tombés dessus, en avant vous avez vos ordres.
Sir De Partdois prit le tunnel qu’il désirait voir sans un regard en arrière, accompagnés de deux chevaliers. Il savait très bien où il se rendait, se souvenant parfaitement de l’endroit où se trouvait le prisonnier. Plusieurs cellules étaient disposés de chaque coté, une demi douzaine en tout avec des portes bardées de fer.
Le chevalier se dirigea directement vers le cachot de droite le plus au fond du passage. Il sortit le trousseau de clefs qu’il avait récupéré sur un des corps à l’entrée du sous sol. Prenant l’une d’entre elle, il fit un premier essai qui s’avéra infructueux. De l’angoisse monta en lui, il n’y avait pas eu de bruit derrière la porte, comme si la cellule était vide.
Le commandant ne se relâcha pas et continua à tenter d’ouvrir la porte. La troisième clef fut la bonne, les cliquetis de la serrure annoncèrent son ouverture au soulagement de celui-ci. La porte s’ouvrit avec un grincement lugubre, illuminant l’intérieur sombre et mal éclairé. Une odeur de moisissure et d’humidité remonta aux narines des trois chevaliers.
- Edwin, tu es là ? Demanda l’officier en faisant un pas en avant.
Une forme se découpa vers le fond de la cellule, se retenant à un mur, un homme apparut à la lumière tel un fantôme. Il leva une main pour protéger ses yeux habitués à l’obscurité presque complète de la cellule.
- Sir De Partdois, c’est vous ?
- Oui, nous sommes venus te chercher.
- Ce n’était pas la peine de déclencher une guerre pour moi, plaisanta Sir Nartero.
Il perdit l’équilibre, ses jambes trop faibles ne pouvant plus le porter après toutes les privations. L’un des chevaliers se précipita et rattrapa son camarade avant qu’il ne tombe sur le sol. Sir De Partdois arriva à son tour pour redresser le jeune chevalier.
- Sortons d’ici, tu as besoin de respirer de l’air frais.
- Merci Commandant.

Le trio et l’ancien détenu refirent le chemin inverse pour revenir au croisement des tunnels. Ils retrouvèrent les chevaliers laissés en arrière, ils attendaient avec impatience le retour des deux équipes d’exploration. Alors qu’ils allaient emmenés Sir Nartero, le capitaine arriva à grandes enjambées, le visage crispé.
- Sir De Partdois, vous devez venir voir ce que nous avons trouvé, nous ne savons pas ce que nous devons faire de …
- Qu’est ce que vous avez découvert ?
- Venez, s’il vous plait.
Laissant le chevalier prisonnier au soin des autres hommes du groupe, il suivit Sir Garastian jusqu’à la deuxième partie de la prison souterraine. Les mêmes portes de cellule étaient visibles, plus nombreuses que par l’autre passage. Devant l’une de ses geôles, les deux chevaliers qui avaient accompagné le capitaine se tenaient dans le couloir, l’arme au poing.
- Dans cette cellule, regardez.
Intrigué, le commandant jeta un coup d’œil dans la pièce sombre, toujours la même odeur de pourriture insoutenable. Ses yeux s’habituant à l’obscurité, il vit une forme sur le sol, tout comme Sir Nartero il y a quelques instants plus tard. Mais en voyant mieux, il écarquilla les yeux en découvrant la silhouette musculeuse, les griffes aux mains et aux pieds, l’épaisse toison sur le corps. Les yeux jaunes et le museau de loup qui étaient tournés vers lui ne pouvaient mentir sur la nature du prisonnier.
- Un koradji ?! Lança Sir De Partdois à voix haute.
- Voilà pourquoi je voulais vous montrer notre découverte, que faisons-nous ?
Le commandant regarda l’homme loup qui restait sur le sol, sans intention d’attaquer les nouveaux venus. Son corps était fatigué mais son regard exprimé toute la fougue et la force de caractère qu’il possédait toujours.
- S’il se trouve dans cette prison, c’est qu’il est autant l’ennemi de l’Inquisition que nous, enlevez lui ses chaines et remontez le à la surface.
- Mais c’est un koradji, fit Sir Garastian avec surprise et crainte.
- Je le sais bien, je ne suis pas aveugle, mais je ne laisserais personne dans ce lieu de mort, nous verrons après ce que nous ferons de lui.
- Très bien, fit le capitaine.
Il entra dans la cellule avec les deux autres chevaliers derrière lui. Le koradji n’avait prononcé aucune parole, mais le commandant pouvait lie dans ses yeux les profonds remerciements de celui-ci. Sir De Partdois sentait que cette rencontre n’était pas anodine, le Conglomérat allait connaitre bien des changements maintenant.


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Au Nord de la forêt de Veraï, les traces du champ de bataille étaient encore parfaitement visibles dans la plaine bordant la passe qui menait au Conglomérat. Les charognards de toute sorte venaient prendre leur du sur les cadavres des vaincus. Plusieurs bandes de loups avaient été attirées également, l’endroit devenait particulièrement dangereux.
Quelques groupes de barbares Taugres et d’orcs avaient osé se montrer, pour récupérer les bannières de clans ou les cadavres de leurs camarades. Les vainqueurs les laissèrent faire, respectant l’honneur de leurs ennemis, tant qu’ils ne s’approchaient pas du campement des blessés. Des gardes étaient tout de même disposés pour éviter qu’ils ne parviennent trop prés du lieu de repos de leurs compatriotes.
Les hommes de la forteresse proposèrent à leurs nouveaux alliés koradjis de venir se protéger dans la citadelle. Les chefs de clans refusèrent poliment, préférant rester dans leur forêt qui était leur foyer. Sir Tafaric, le commandant remplaçant de la forteresse, mit en place plusieurs patrouilles pour protéger le campement des blessés.
Parmi les guerriers des clans du bois de Veraï un petit groupe de jeunes gens se différenciait des hommes loup. Il y avait des humains, des koradjis, des elfes, tous différents et pourtant lié par un sentiment d’amitié plus fort que tout. Ils tenaient une réunion pour écouter les différents voyages et les expériences que tous avaient vécu de leur coté.
Onèan et ses compagnons allaient de découvertes en découvertes, apprenant l’existence d’une vallée peuplée de mages. De leur coté, ils commentèrent la vie dans les bois à leurs amis, la rencontre avec le gardien de la tombe des héros disparus.

Après ces longues heures d’échanges et de paroles, les jeunes gens devaient faire le point et choisir ce qu’ils allaient faire pour la suite.
- Nous en avons fait du chemin depuis le départ de l’Académie, fit remarquer Ekart, mais maintenant nous devons prendre des décisions.
Le diplomate aimait être le centre d’intérêt, et dans ce cas là, tous les regards étaient braqués sur lui.
- Et j’imagine que tu en as déjà pris sans nous demander notre accord, lança Patinil.
- Mais non, pas sans vous, mais j’ai déjà en effet quelques points à vous soumettre tous.
- Qu’est ce que tes réflexions ont permis de découvrir ? Demanda Onèan.
Le jeune homme inspira avant de prendre la parole.
- Chacun de notre coté, nous avons fait avancer le changement du Conglomérat. Maintenant il faut en profiter, les documents envoyés à Paragahi ont du être reçu, profitons de cette erreur de l’Inquisition pour commencer notre révolution !
Les jeunes gens restèrent interdits.
- Tu crois que cela suffira à faire changer les choses ? Demanda Mel hésitante. Nous ne sommes qu’un petit groupe sans importance.
- Mais tu plaisantes, répondit Ekart en se redressant, nous avons là les trois peuples réunis, nous manipulons presque tous la magie. La bataille a bien eu lieu, nous en avons la preuve et surtout les témoignages directs des combattants. Il ne faut pas hésiter, c’est le moment de nous montrer plus fort et de bousculer l’Inquisition.
- Je suis d’accord avec toi.
L’intervention d’Onèan surprit tout le monde.
- Tu ne crois pas qu’il faudrait attendre encore un peu ? fit Anya.
- Non, j’ai compris une chose avec ce combat, l’Inquisition est prête à tout avec ses manigances, il faut les arrêter maintenant !
La certitude du mage paladin était étonnante, mais elle commença à faire naitre des idées dans la tête de ses compagnons. Patinil croisa les bras sur sa poitrine en réfléchissant sur les paroles entendues.
- D’un point de vue diplomatique, nous n’aurons pas d’autres chances, nous manquons de poids, mais je pense que nous pouvons le faire.
- Nous allons donc retourner dans cette grande ville surpeuplée, lança Karez, je n’avais pas hâte de la retrouver.
- Tu n’es jamais content, elle était pourtant magnifique, intervint Elifain.
- Les boissons aussi étaient à ton goût également, lui rappela son ami en esquissant un sourire.
Le rouge monta aux joues de la belle elfe.
- Au moins, elle s’est intéressée aux autres, contrairement à toi qui ne pensais qu’à dormir dans ta chambre, intervint Lynaïs.
L’archer souleva les épaules en secouant la tête, faisant mine de ne pas comprendre ce qu’elle lui disait.
- Bon, reprit Ekart pour ramener la conversation vers son but, nous sommes tous d’accord, nous nous rendrons le plus rapidement possible à Paragahi pour parler au parlement de la cité avec les preuves que nous avons.
Les hochements de tête lui répondirent, les jeunes gens s’étaient mis d’accord rapidement. Pour certains, la nouvelle de ce voyage faisait naître un sentiment d’aventure qu’il désirait vivre depuis toute leur vie.
- Je vais découvrir une ville humaine ! Lança Miko en applaudissant avec ses mains.
- Tu viens avec nous ?! Cria Yurda avec surprise.
- Et bien évidemment, il faut bien représenter les koradjis devant les humains.
- Je te rappelle que je suis là, intervint Anya.
- Et alors, répondit la jeune shaman, à deux nous aurons plus de poids, et puis nous nous soutiendrons.
- J’ai l’impression que nous n’avons pas vraiment le choix, dit Impa en souriant, allons Yurda, fais toi à l’idée qu’elle ne te lâchera plus.
L’écuyer rougit, tous ses compagnons avaient remarqué leur soudain rapprochement, et ils s’en amusaient à ses dépends. Mais Miko se tourna vers le jeune homme en affichant un regard brillant.
- Laisse le dire, c’est la jalousie qui fait bouger sa langue dans sa bouche.

Alors que les jeunes gens riaient, Mel et Patinil échangèrent un regard, il était peut être temps à elle aussi de se déclarer ouvertement.
- Excusez-moi, lança l’écuyère.
Le silence se fit et tout le monde la fixa, elle avala sa salive avec difficulté, ayant du mal à trouver son calme.
- Qui y-a-t-il Mel ? Demanda Onèan. Tu veux dire quelque chose.
- Oui … Oui, je voudrais faire une annonce.
Elle sentit la main de sa compagne se posait sur la sienne pour l’aider à parler. Le cœur plus léger, elle finit par reprendre la parole avec plus d’assurance.
- Si nous sommes aux annonces, j’en ai une aussi à vous dire …
Mel se tourna vers la diplomate en serrant sa main, avant de refaire face à ses amis ?
- Patinil et moi sommes amoureuses l’une de l’autre.
Un peu surpris à part Ekart qui connaissait déjà leur relation, les jeunes gens les regardèrent quelques instants rendant mal à l’aise les jeunes filles. Mais Anya reprit la parole pour couper le silence un peu gêné.
- Je me disais bien qu’il y avait un lien fort entre vous, je ne me trompais pas.
- Je suis un peu surpris, mais l’amour ne se contrôle pas, reprit Onèan.
Lynaïs sentit son cœur faire des bonds, elle n’osa pas répondre, étant encore sous le coup de sa révélation. Elle voulait en parler avec ses deux amis, mais elle n’avait toujours pas trouvé le courage de le faire.
Un à un, le reste de leurs les félicitèrent, les deux amantes sentirent leur cœur se soulager d’un poids bien lourd.
- Nous avions peur de votre réaction, commenta Mel, se n’est pas vraiment ordinaire comme relation.
- Merci, renchérit Patinil en souriant.
- Nous en avons fini avec les révélations, lança Karez avec lassitude.
Elifain jeta un coup d’œil en direction de Brom, mais elle n’avait pas le courage de parler, elle n’était pas encore sûre de pouvoir le faire, tout comme le forgeron.
- Il faudrait prévenir les chefs de clans que nous allons partir, ainsi que Sir Tafaric de la citadelle, lança Ekart.
- Je dois voir mon père aussi, intervint Miko.
Elle saisit alors le bras de Yurda.
- Viens, je dois lui parler, avec toi je suis sûre que tout va bien se passer.
- Comment, voir ton père, enfin …
Sans laisser le choix au jeune écuyer, la koradji l’obligea à se lever pour retourner vers le campement.
- Impa, Karez, suivons ces deux là, je sens que la scène va être drôle, fit Fared.
- Tu crois que le faiseur de merveille va le tuer tout de suite ou pas ? Demanda Impa en riant.
- Nous verrons bien.
L’elfe se laissa emmener par les deux écuyers, il n’avait rien à faire pour le moment de toute manière. Ekart se leva à son tour en enlevant de l’herbe sur ses vêtements.
- Je vais m’occuper des chefs de clan, je te laisse la citadelle.
- Très bien, répondit Patinil.
Le diplomate prit la direction prise par les autres, vers le campement des koradjis. Tandis que les deux jeunes filles partaient en direction des montures du groupe pour se rendre vers la citadelle des chevaliers.
Onèan et Anya allaient suivre Ekart, mais Lynaïs les retint par leur vêtement, la tête baissée sans oser les regarder.
- J’aurais besoin de vous parler.
Les deux jeunes gens se retournèrent.
- Oui, évidemment, répondit le mage paladin, la voix un peu mal assuré.
Voyant la situation, Elifain prit le bras du forgeron en le tirant vers le campement des koradjis.
- Viens, allons voir si Ekart à besoin de nous.
- Je ne pense pas qu’il souhaite …
Il remarqua soudain le regard appuyé de l’elfe, le surprenant.
- Qu’y-a-t-il ?
- Suis-moi et ne pose pas de question !

Elifain emmena le jeune homme de force pour laisser leurs trois amis seuls pour discuter en paix. Le silence se fit alors sur la petite clairière, Anya une nouvelle fois le rompit avec douceur pour ne pas effrayer sa camarade.
- Tu voulais nous parler.
Lynaïs sursauta légèrement en entendant la voix de la koradji. Elle prit une profonde inspiration, pour trouver le courage de dire ce qui la tourmentait depuis qu’elle était revenue à la vie il y a quelques jours à peine.
- Prends ton temps, dit Onèan.
La jeune fille sourit.
- Je suis désolée de vous ennuyer autant.
- Ce n’est rien, tu as le droit de parler tout de même, répondit le mage paladin.
Elle baissa quelques instants son visage avant de le relever avec un plus d’assurance et le cœur battant moins fort.
- J’ai besoin de vous parler sur …
Elle hésita avant de finir sa phrase dans un souffle.
- Sur ce que j’ai dit avant de mourir.
Le mot était étrange dans sa bouche, elle avait eut la chance de survivre grâce au sacrifice du maître de ses deux amis face à elle. Oroky avait offert sa vie en échange de la sienne pour lui permettre de respirer de nouveau.
Onèan s’attendait à avoir cette discussion avec leur amie, tout comme Anya, eux aussi n’avait pas encore osé en parler. Ils se regardèrent ainsi sans rien dire, seul dans la clairière, personne n’osait prendre la parole en premier.
- Je ne veux pas être une gêne pour tous les deux, commença Lynaïs dans un souffle, un obstacle pour votre amour.
- Jamais je ne t’ai vu comme un poids, répondit Anya, j’ai eu peur la première fois que tu me l’as avoué, mais après t’avoir un peu mieux connu, toutes mes craintes se sont envolées.
Onèan regarda les deux jeunes filles avec surprise.
- Tu le savais déjà ? Je ne comprends pas.
La koradji expliqua la première altercation entre elles, et l’accord qu’elles en avaient conclu par la suite.
- Mais maintenant les choses ont changé, reprit Lynaïs, avec ma déclaration, je suis devenue de trop.
- Ne dis pas ça, intervint Onèan.
Il la regarda avec peine.
- Quand tu nous as quittés, j’ai senti un vide immense en moi, j’ai perdu le contrôle de mon pouvoir sous le coup de l’émotion.
Lynaïs sentit son visage rougir sur son visage, elle baissa la tête n’osant plus regarder le jeune homme dans les yeux.
- Je … Je …
- Je ressens la même chose, renchérit Anya, je ne pensais pas que ta disparition m’aurait autant touché.
La kordaji prit alors dans les mains de son amie dans les siennes.
- J’ai appris à te connaitre jour après jour en te côtoyant, découvrant ta personnalité, tes rires, tes pensées, ton cœur. Je me suis rendue compte à quel point nous étions proches, encore plus que notre amour pour la même personne.
Elle serra les mains avec tendresse.
- Je me vois mal poursuivre notre aventure sans te sentir à nos cotés.
Onèan posa alors ses propres mains sur celles des deux jeunes filles jointes.
- Tu es avec moi depuis mon enfance, tu as partagé mes joies et mes peines, tu connais le plus profond de mon âme et j’ai honte de ne pas avoir vu avant les sentiments que tu éprouvais pour moi. Je ne suis qu’un idiot aveugle qui aurait mieux fait de les ouvrir pour découvrir la personne qui se trouvait devant moi.
Lynaïs sentait son cœur faire des bonds dans sa poitrine, elle n’aurait jamais cru entendre ses paroles dans la bouche de ses amies.
- Mais, comment poursuivre notre vie comme avant ? Demanda-t-elle avec des larmes aux coins de ses yeux.
- Ne pleure pas, fit Anya avec douceur, oui nous ne pouvons pas continuer, mais nous pouvons très bien avancer.
La koradji se pencha alors vers Lynaïs et déposa un baiser sur les lèvres de la jeune fille qui ouvrait des yeux surpris, tout comme le mage paladin.
- En te perdant, j’ai découvert que mon cœur était partagé entre les deux personnes qui comptent le plus à mes yeux, Onèan et toi.
L’archère ouvrait la bouche sans pouvoir prononcer une parole.
- Nos destins sont liés, rajouta le jeune homme, je ne veux plus jamais être séparé de toi ni d’Anya.
Il se pencha à son tour pour embrasser Lynaïs, goutant à la douceur des lèvres de son amie. Elle ne savait plus où elle en était, elle se croyait dans un rêve éveillé après avoir autant hésité à parler. La jeune fille regarda ses propres mains serrées dans celles de ses amis, la chaleur de leur peau contre la sienne. Les larmes se mirent à couler le long de ses joues de manière incontrôlable à la surprise de ses camarades.
- Mais pourquoi pleures-tu ? Demanda la koradji.
- Je … Je ne m’attendais pas à ce que tous se passe ainsi …
Elle regarda Anya et Onèan tour à tour.
- Merci, je ne pouvais me résoudre à vous quitter, je ne peux pas vivre sans vous deux, sans pouvoir vous accompagner.
La jeune fille attira ses deux amies contre elle et ils se blottirent l’un contre l’autre sans dire un mot, les yeux fermés. Seuls dans la clairière de la forêt de Veraï, ils scellèrent pour toujours le lien éternel que les unissait.

 
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Il y a 2 commentaires
Dark fullmetal le 03/01/2012 à 18:43:30
HAaaaanw yeeees >3< Enfin la suite!! Ca faisait un moment que je l'attendais celle-là! Bon, j'ai un peu de retard certes xD Mais je suis content de pouvoir la lire aujourd'hui >3<

Comme toujours c'est très bien écrit! Les phases de combat sont bien racontées et ça fait plaisir de retrouver tous les personnages =D Et puis que de révélations >3<! mais c'est la réaction d'Anya et Onèan qui m'a le plus surpris =O Je veux lire la suite!!!

Bravo pour ce chapitre, ce premier chapitre de la série Paladin!
A bientôt!!! =DD
Trimor le 10/01/2012 à 18:40:30
Merci Dark pour ton commentaire, c'est toujours un plaisir de voir mon fan toujours présent ^^
Le premier chapitre annonce les changements et comme tu le vois, les sentiments parleront un peu plus.
Merci pour ces quelques mots et les encouragements, je continue l'écriture, et surtout j'ai enfin récupéré une ligne internet ouaaiiii XD
A la prochaine ^^

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