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Friday, August 29th 2008, 23:27


Here is a story written by Joy which is entiled Shintos - chapter 01 - La sentence de Zoko.

(Les trois Grands, assis en hauteur, les Shintos, assis dans un coin à droite de la pièce, Zoko, arrêté au centre de la salle et tous les autres moines arrêtés en face de Zoko sont dans la Grande Salle du Temple).
Corbeau Génial (déroule un parchemin qu’il lit à haute voix) : Zoko. Accusé de trahison et de non respect du temple Nibon Shoki, qu’avez-vous à déclarer ?
Zoko : Je ne vois pas ce que j’aurais à dire ! Je suis condamné pour avoir voulu aider ma meilleure amie.
Dalsim : Cependant, vous avez failli mettre en péril la vie de votre supposée meilleure amie.
Toki : Et surtout, vous avez dérobé les trois objets donnés par la déesse Amaterasu en personne à son petit-fils Ninigi-no-mikoto. Ceci est un crime impardonnable !
Zoko : Est-ce tout aussi impardonnable de vouloir respecter la dernière volonté d’une mourrante ?
Hwoarng (A Zoko) : S’il te plaît, explique nous les raisons de tes actes !
Zoko : Il n’y a rien à expliquer.
Corbeau Génial : Vous refusez de prendre la parole, qu’il en soit ainsi ! Mais sachez que dans notre verdict, même si nous vous acquittons pour la tentative d’enlèvement sur la personne de Midori, sachez que le vol des objets sacrés n’est pas un crime pardonnable.
Toki : Nous allons donc nous concerter pour décider de la peine de Zoko.
Dalsim : Vous pouvez tous disposer !
(Tout le monde sort de la salle).
*
Zoko (entre dans sa cellule, s’assoit au pied du lit, puis soupire) : Je vais y arriver ! C’était le dernier souhait de Midori. (Il observe le coucher de soleil à travers la fenêtre de sa cellule).
*
(Midori sort discrètement du Temple, mais se fait surprendre par Kusanagi).
Midori : Qu’est-ce que tu fais ici en pleine nuit ?
Zoko : Je n’arrivais pas à dormir, alors je... mais je pourrais te retourner la question ! Tu fais quoi ici ? En habit de combat en plus !
Midori (chuchotant) : Chut ! Tu vas ameuter tout le temple ! Si je sors, c’est pour livrer un combat pour une bonne cause.
Zoko : Livrer un combat ? Mais t’es inconsciente !
Midori (chuchotant) : Doucement ! J’ai aperçu hier deux hommes du village voisin agresser une pauvre petite fille et lui voler ses joyaux. Je suis intervenu et j’ai réussi à les leur reprendre. Par contre, ils ont emporté la petite fille et ils voudraient livrer combat contre moi. Si je gagne, la petite fille est libre et si je perds, je leur rends les bijoux.
Zoko : Mais t’es complètement folle ! Et s’il t’arrivait quelque chose ?
Midori : Si c’est les cas, rentre au temple et fais comme si tu ne sais rien. Pour le cas où je reviendrais, reste devant le portail pour m’ouvrir. Ce sera plus facile pour moi de rentrer sans me faire repérer.
Zoko : On fait comme ça mais sois très prudente !
Midori : Promis. (Ils se tapent dans la main, Midori s’en va).
*
(Dans le dojo, les Shintos s’entraînent. Hokuto est seule dans un coin).
Hwoarang (s’assoit près d’elle) : Qu’est-ce qui ne va pas ? C’est Zoko qui t’inquiète ?
Hokuto : Mais qu’est-ce qui lui a pris ?
Hwoarang : C’est ce que tout le monde aimerait comprendre ! Je connais Zoko ; s’il a agi ainsi, ça ne devait être que dans l’intérêt de quelqu’un.
Hokuto : Mais pourquoi ne rien vouloir nous dire ? Pourquoi tant de mystères ? Pourquoi se laisser ainsi accuser ? Qu’est-ce qui lui prend ?
Hwoarang : Ne te fais pas trop de mourrons ! Je ne pense pas que le Conseil sera dur avec lui, ils connaissent bien Zoko.
(Toki entre dans le dojo, chacun arrête son activité).
Hokuto (se précipite vers lui) : Grand Sage, qu’en est-il ? Qu’avez-vous décidé ?
(Toki baisse la tête baisse la tête).
*
Zoko : (assis les jambes en tailleur, entend un bruit) : Midori ?
Midori : Zoko ?
Zoko (se lève): Midori ? Mais où es-tu? (Midori sort de l’ombre, la main droite contre le ventre, ensanglantée) Midori ? Que s’est-il passé ? Qui t’a fait ça ?
Midori (en suffoquant) : Je t’en prie Zoko, rends-moi un dernier service !
Zoko : Tais-toi et viens plutôt à l’infirmerie avec moi ! (Midori s’écroule, Zoko la rattrape avant qu’elle ne tombe par terre) Midori !
Midori (pose un paquet dans la main de Kusanagi) : Ce sont les joyaux donnés par la déesse… Rends-les à la fille, s’il te plaît !
Zoko : Quelle fille ? De quoi parles-tu ?
Midori : S’il te plaît, fais-le !
Zoko : Dans ce cas, promets-moi de t’accrocher !
Midori : Je te le promets, mon ami. Mais ne te fais pas trop d’illusions. Je sens le dénouement proche. Fais attention aux habitants du village voisin ! (Elle perd connaissance).
*
Zoko : Non, Midori. Tout ne fait que commencer.
Dalsim : Bonsoir jeune rebelle. (Zoko sort de ses rêveries) J’espère que tu réalises la gravité de tes actes et que tu comprendras le verdict.
Zoko : Abrégez ! Je n’ai pas de temps pour le suspense.
Dalsim : Comprends que ce verdict est inéluctable. (Il pose du papier Xuan, une pierre à encre, un pinceau et un bâton d’encre sur le lit) Tu as jusqu’à demain midi.
Zoko (sourit) : J’en suis donc à rédiger mon jisei no uta !
Dalsim : Je suis désolé, nous n’avons fait que respecter le règlement des anciens.
*
Hokuto (en larmes) : Par Daïkoku ! Pourquoi une telle décision ?
Toki : À vrai dire je ne suis moi-même pas d’accord avec cette décision, mais elle était hélas inéluctable.
Hokuto : Je n’arrive pas à y croire !
Ayamé : C’est pourtant écrit clairement dans les lois ancestrales : celui qui viole un Jinja, qui offense un guji ou un kannushi est tenu à le payer en exécutant une pénitence sévère et pratiquement irréalisable. Cependant, celui qui venait à offenser le Kannushi guji suprême ou à s’attaquer à l’un des trois objets sacrés doit le payer de sa vie.
King : C’est pour cela que Zoko a été si sévèrement puni.
Ranma : Combien lui reste-t-il de temps ?
Toki : Il a jusqu’à demain midi pour finir de rédiger son jisei no uta. (Hwoarang prend Hokuto qui est en sanglots dans ses bras) King et Ayamé, vous avez pour mission de nous ramener les deux successeurs de Zoko et Midori. Vous irez dès ce soir pour Osaka. Ramenez les au plus vite.
Hwoarang : Mais c’est inhumain ! Zoko ne s’est même pas encore fait hara-kiri et vous avez déjà trouvé quelqu’un pour le remplacer.
Toki : N’oubliez pas que les objets sacrés sont en jeu. Plus vite nous serons au complet et plus vite nous pourrons les ramener au Kannushi-guji Suprême. Si nous ne sommes pas neuf comme de coutume pour le faire, le Kannushi-guji va flairer la chose et nous châtier de façon horrible.
(Zoko se dirige discrètement vers l’infirmerie. Il entend un bruit, se précipite, et quand il ouvre, il voit Yèye et Jinga en train de s’enfuir en portant Midori).
Zoko : Arrêtez !
(Yèye lance une bombe de ninja et Jinga tire deux coups de feu en direction de Zoko qui stoppe les balles avec son épée. Au moment où sa vision redevient claire, les deux hommes ont disparu avec Midori, et il est tenu en respect par les gardes).
Dalsim : Toi, Zoko? Tu nous trahi ?
Zoko : Je n’ai trahi personne !
Garde (découvre le paquet sur lui) : Regardez, Grand Moine !
Dalsim (ouvre le paquet) : Par tous les dieux ! Zoko ? (Il ferme les yeux puis soupire) Emmenez le ! (Ils obéissent).
*
Hokuto (entre dans la cellule) : Zoko ! Je suis désolée de tout ce qui t’arrive !
Zoko : Désolée ? Mais il n’y a aucune raison d’être désolée !
Hokuto : Je crois que je ne supporterai pas la vie ici sans toi. Tu apportes un plus dans notre vie, et …
Zoko : Arrête de dire des bêtises ! La vie sans moi ne sera que plus supportable pour vous comme pour moi. Je n’ai fait que m’attirer des ennuis et vous n’avez cessé de vous y impliquer, mais finalement les échecs me retombaient dessus. En tout cas, moi je serai bien heureux !
Hokuto (le gifle puis éclate en sanglots) : Tu n’es qu’un rustre !
Zoko : Peut-être, mais tu peux encore me rendre un dernier service. (Hokuto le foudroie du regard, il pose ses mains sur les épaules de cette dernière) Tu le ferais bien pour un pauvre rustre qui n’a plus rien à perdre à par son honneur qu’il tient à garder intact ?
Hokuto : Qu’est-ce que tu racontes ?
Zoko : Mourir ne me fait pas peur. Je veux juste tenir ma promesse en réalisant le dernier souhait de Midori avant de m’en aller à mon tour.
Hokuto : Je ne peux pas te refuser ça : que puis-je faire pour te venir en aide ?
Zoko (se rapproche de la fenêtre les bras dans le dos, faisant dos à Hokuto) : Dans un premier temps, j’ai besoin que tu m’aides à sortir d’ici. Ensuite, j’ai besoin que tu m’apportes mes trois sabres et les joyaux sacrés d’Amaterasu.
Hokuto : Comment ?
Zoko : Je comprendrais que tu ne veuilles pas prendre un tel risque pour un pauvre rustre qui ne représente rien pour toi, mais sache que je n’oublierai jamais tout ce qu’on a vécu ensemble. (Il s’étend sur le lit) Merci d’être passée.
(Hokuto reste un moment la tête baissée, puis sort de la pièce d’un pas lent).
*
(Yèye et Jinga sont dans une cellule avec Midori qui y est suspendue et ligotée).
Jinga : Je répète : où as-tu caché les joyaux de notre roi ?
Midori : C’est idiot ! A force de recevoir des coups, j’ai tout oublié.
Yèye : Je n’en suis pas si sûr ! (Jinga frappe violemment dans les côtes de Midori avec son bâton) Allez ! Tu vas y arriver ! (Midori lui crache du sang à la figure).
Jinga (assène un coup de poing dans la figure de Midori) : Encore un geste déplacé et je t’achève !
Midori : Tu me fais vachement peur, là !
Jinga : Pauvre fou ! (Il s’apprête à le frapper de nouveau quand Raoul entre) Bonsoir Raoul.
Raoul : Bonsoir. C’est donc elle Midori Himeno ? J’ai beaucoup entendu parler de toi.
Midori : J’ai toujours su que j’étais prédestinée à un avenir une vedette !
Raoul : En tout cas, tu es la vedette du moment ! Tout le village ne demande qu’à t’arranger le portrait. Tu ferais mieux de me faire gagner du temps en me révélant l’emplacement des joyaux.
Midori : Je ne dirais même pas à Izanagi où je les ai caché ! Si je dois en mourir, qu’il en soit ainsi !
Raoul (siffle) : Sens de l’honneur ! Que c’est admirable ! Je pouvais bien attendre que mes espions qui sont postés autour du temple me révèlent si les joyaux sont en possession d’un de tes petits camarades, (il tapote la cuisse de Midori) mais puisque tu m’obliges à en arriver là, tant que tu refuseras de parler, quelqu’un sera exécuté à chaque heure.
Midori : Et alors ? C’est toi qui auras ton village sur le dos ensuite.
Raoul : Avec ce que j’ai réussi à leur faire avaler pour qu’ils te détestent comme c’est le cas en ce moment, je réussirai facilement à leur faire comprendre que tu es la seule responsable de toutes ses morts. (Il feint de s’en aller) J’oubliais ! Ce sera soit un enfant soit un vieillard qui sera exécuté. (Il s’en va, suivi de Jinga. Yèye continue de battre Midori avec son bâton sous le regard de Tortue Géniale qui est assis dans un coin sombre de la pièce).
*
Jinga (rattrape Raoul dans les couloirs) : Vous n’allez quand même pas exécuter un gamin à chaque heure !
Raul : Elle va bien vite s’apercevoir que je ne bluffais pas.
Jinga : Vous ne pouvez pas faire ça !
Raoul : Tu ne vas pas commencer à faire du sentiment ! Il n’y a pas de place pour les mollassons ici. Si tu ne te sens pas capable d’assumer ton rôle, tu peux t’en aller tout de suite.
Jinga : Si c’est ce genre de pratiques que vous utilisez pour arriver à vos fins, je préfère m’en aller avec joie. Moi vivant, personne ne sera exécuté.
Raoul : Je ne demande qu’à voir ça ; tu n’es rien sans moi ! Dis-moi ce qui te fait peur ! Que ce soit toi que je choisisse comme victime ? (Jinga le foudroie du regard puis s’en va. Raoul empoigne Yoma 1 qui est à côté de lui) Suis-le ! S’il nous quitte vraiment, tue-le !
*
Hokuto (un kimono plié en main, monte jusqu’à la cellule de Zoko) : Je viens apporter au prisonnier les habits qui vont lui servir pour la cérémonie. (Le garde ouvre la porte, elle entre, il referme) Bonsoir Zoko. (Etendu sur le lit l’air pensif, il ne répond pas) Je t’apporte ton kimono et à manger. (Il ne répond toujours pas) Tu ne pourrais pas activer un peu ?
Zoko : Je n’ai toujours pas d’idées. Cette tradition d’écrire un poème avant de se donner la mort est totalement ridicule ! Qu’est-ce qu’ils veulent que j’écrive ? Je n’ai aucun regret.
Hokuto : J’en suis heureuse. Tu manges maintenant ?
Zoko : Parce que tu penses que manger est ma priorité ? Je suis heureux de constater que tous les autres n’ont pas daigné venir me rendre visite !
Hokuto : Qu’est-ce que tu veux qu’ils fassent ici ? Qu’ils participent eux aussi à ton évasion ? (Elle sort deux sabres de son kimono et les pose sur la table) Finis de manger, on verra la suite après le dîner !
Zoko (émerveillé, regarde Hokuto qui lui sert son repas) : Hokuto…
Hokuto (lui tend les baguettes) : Régale toi !
Zoko : Tu l’as vraiment fait !
Hokuto (soupire) : Oui, je l’ai fait. Si tu veux vraiment me remercier, mange !
(Zoko se met à déguster son repas).
*
Jinga (en frappant sur un bambou avec son épée) : J’en ai marre de travailler pour Raoul ! Il n’a aucun respect pour nous ; il se sert de nous pour réaliser ses basses besognes.
Yèye : Fais attention à ce que tu dis !
Jinga (donne un violent coup dans le bambou qui se fend) : Est-ce que tu te rends compte du massacre qu’il va causer ? Tout ça pour ces satanés joyaux !
Yèye : Tu connais toi-même l’importance de ces joyaux.
Jinga : Ne me dis pas que tu l’approuves !
Yèye : La voix dans laquelle nous nous sommes engagés ne nous permet pas de faire du sentiment. Tu comprendras un jour que dans le monde où nous vivons, la fin justifie les moyens.
Jinga : Je ne suis pas prêt à assumer une telle vie. (Il range son épée dans l’étui qui est accroché à sa ceinture) : Mon ami… Je crois que nos chemins doivent se séparer ici.
Yèye : Qu’est-ce que tu racontes ?
Jinga : Je quitte le village. Je ne supporte plus d’avoir à supporter Raoul.
Yèye : Nous devons déjà nous séparer ?
Jinga : Nos états d’esprit différents ne nous permettent plus de poursuivre la même destinée. Je ne suis pas fait pour cette vie. J’espère que nous nous reverrons un jour. (Ils se serrent les poignets) Adieu mon ami.
Yèye : Adieu Jinga.
(Ils se regardent longtemps, puis Jinga disparaît dans la forêt tandis que Yèye retourne au village sous le regard de Yoma1 qui est caché entre les arbres).
*
Hokuto : Vas falloir que j’y aille. Tu en profites pour faire comme on a dit.
Zoko : C’est bon, on peut y aller ! (Il range un sabre dans l’étui à sa taille, et l’autre à son dos, puis se colle au mur).
Hokuto (tape à la porte) : Garde ? Nous avons terminé.
(Le garde ouvre la porte, Zoko lui donne un violent coup à la nuque qui le rend inconscient).
Zoko : C’est bon. (Il s’approche de la fenêtre puis se retourne vers Hokuto) Merci pour tout ce que tu as fait pour moi et pour les risques que tu prends pour moi. (Elle a les larmes aux yeux) Nos routes se séparent ce soir sans que nous ne sachions si nous nous reverrons encore de notre vivant. Je ne t’oublierai jamais, tu dois être celle qui s’est le plus souciée de moi.
Hokuto (émue) : Tu sais bien que ce que j’ai fait pour toi est tout à fait normal. (Elle lui tend un paquet) Voilà pour les joyaux !
Zoko (la regarde dans les yeux avec pitié) : Quel malheur pour toi de t’être attachée à un être tel que moi qui n’a rien à te donner en retour !
Hokuto (se jette dans ses bras) : Ne dis pas de bêtises ! Je ne te demande rien en retour, tu le sais bien.
Zoko : Tu mérites quelque chose en retour que je ne saurais te donner parce que je suis dépourvu de ce genre de sentiments humains. (Il prend le paquet puis la repousse violemment, alors qu’elle est en larmes) Efface moi au plus vite de ta mémoire ! Tu as toi-même dis que je ne suis qu’un pauvre rustre ! Tu souffrirais inutilement.
Hokuto (en pleurs) : Je t’en prie, ne me demande pas ça ! Tu peux m’oublier si tu veux, mais sache que moi je ne t’oublierai jamais et je serai toujours là pour toi. Je t’en fais le serment.
Zoko (attache le paquet au collier qui est à son cou) : Oublie moi pour ton bien et au nom de notre amitié! (Il l’observe quelques instants) Tu peux alerter les gardes ! (Il se sauve par la fenêtre).
Hokuto (en pleurant, hurle) : Le prisonnier s’est enfui ! Il s’est enfui !
*
(Les gardes s’affairent dans tous les sens, alors que Zoko s’enfonce dans la forêt en courant et se camouflant).
Corbeau Génial : Les objets sacrés ! Est-ce qu’il a pris les objets sacrés ?
Garde 2 : Ils n’y sont plus !
Dalsim : Il ne doit pas être bien loin. Rattrapez Zoko au plus vite !
Corbeau Génial : Fouillez les bois de fond en comble ! Il faut absolument les récupérer !
(Yoma 2, qui a assisté à la scène, caché dans les buissons, sourit de satisfaction et s’empresse de foncer vers la rivière où il monte sur un radeau).
*
Yoma 2 (arrive en courant, essoufflé) : Raoul ? Raoul ?
Raoul (assis sur son trône) : Qu’est-ce que tu as à t’égosiller de la sorte ?
Yoma 2 : Les joyaux ! Les joyaux !
Raoul : Quoi ? Qu’est-ce qu’ils ont ? Vas-y ! Accouche !
Yoma 2 : Ils les ont ! Ce sont les Shintos qui les détenaient, mais un de leurs prisonniers vient de s’en emparer et de s’enfuir dans la forêt. Ils sont tous à sa recherche.
Raoul : Imbécile ! Tu n’as pas eu l’intelligence de la suivre ?
Yoma 2 : C’est vrai qu je n’y avais pas penser, mais de toute façon il était bien trop rapide pour moi.
Raoul (avec le sourire, se lève) : Ce n’est pas très grave. De toute façon, on va faire d’une pierre deux coups. On va à la fois récupérer les joyaux et se débarrasser définitivement des Shintos. C’est du bon boulot.
Yoma 2 : A votre service, maître. Quels sont vos nouveaux ordres ?
Raoul : Le prisonnier possède-t-il une arme ?
Yoma 2 : Si ma vue ne m’a pas trompée, il possède deux magnifiques sabres.
Raoul : Bien. Rends-toi dans la forêt avec dix de nos meilleurs ninjas : vous éliminerez tous les Shintos que vous rencontrerez en train de rechercher le prisonnier. Vous ne les tuerez qu’à coups de sabres, et surtout vous veillerez à ce qu’ils ne voient pas vos visages.
Yoma 2 : J’ai bien compris : vous voulez faire porter la chapeau au prisonnier..
Raoul : Je vais me faire en plus une joie de me rendre à Isé pour rendre quelques comptes au Kannushi-guji Suprême.
Yoma 2 : Message reçu ! C’est comme si c’était fait ! (Il sort).
Raoul (à Yoma 3) : Prépare moi l’embarcation la plus rapide. Il faut que j’arrive à Isé le plus vite possible.
 
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