Fan fics : saiyuki
Thème : death fic – one shot
SAIYUKI : comment pété une série avec un papier et un crayon ! « Le prix de l’éveil »
Lieu : monde de saiyuki passé alternatif/Tenjiku - Togenkyo
Du plus loin que je me souvienne j’ai toujours était seule. Le premier souvenir que j’ai c’est une rue dont les dalles sont couvertes de boue. Je ne devait pas être bien grande car je ne parvenait à voir des passants que leurs chaussures pleine de terre frôler mon corps. Pour eux je n’étais qu’une sale gamine, une emmerdeuse qui au milieu de toute cette agitation rester immobile à attendre…
Attendre quoi ? Attendre le sauveur ? Quelqu’un qui viendra m’aider ?
Mais mon sauveur, cette homme qui me pris dans ses bras et m’emmena loin de la misère ne m’offrit pas une vie belle et lumineuse comme dans les livres de contes ! Il ne me donna pas de beaux vêtements brodés d’or, il ne me couva pas d’un regard tendre pendant que je jouait innocemment dans un jardin.
Non…
Cette homme m’offrit une épée et m’initia à son maniement. Il m’expliqua comment contrôler ma capacité de régénération. Il m’escorta jusque dans les sous-sols froid et sombre de son laboratoire. Qui devint le leurs. A eux. Ces scientifiques en blouses blanches, visages mornes et lunettes parfaitement nettoyer.
Mais j’étais malgré tout reconnaissante à cette homme de m’avoir sortit de la boue de cette ruelle. Je ne me souviens plus vraiment comment, je ne me souviens que du pourquoi…
~°~
Cela faisait quelques années que je vivais avec Ukoku Sanzo. C’était un haut moine du bouddhisme, le maître d’un sutra et le grand penseur du temple où nous habitions lui, moi et Ren. C’était le plus jeune bonze de sa génération, il avait les cheveux noirs et portait des lunettes toujours impeccablement nettoyer. Mais tout cela n’a que peu d’importance. Toutes ces indications étaient si dénué d’importance pour moi que je ne les voyais presque pas. Un beau jour, il vînt nous annoncer notre départ alors que je m’entraînais avec Ren. Ren n’a jamais maîtriser le corps à corps, alors il fuyait sans cesse dès que je l’approchais…Ca en était presque agaçant.
Ukoku : Les enfants nous devons y aller.
Moi : Maître…Sommes nous vraiment obligés d’y aller ?
Ukoku : Pourquoi poses-tu une question dont tu connais la réponse…Crois-tu que c’est une interrogation qui vaille la peine d’être posé ? Ne t’inquiètes donc pas de ça mon petit rat.
Je n’ai jamais pu supporter son sourire. C’est quelque chose que j’ai remarqué il y a quelques temps. Comme ce surnom, ce sale surnom qu’il m’a donné… « Mon petit rat de laboratoire ». Pourquoi cela me fait-il donc aussi froid dans le dos à chaque fois que je l’entends ?
Je ramasse mes affaires et jette un regard à Ren qui s’est accroché à Ukoku. Ren est un orphelin qui a abordé Ukoku dans la rue en lui demandant de l’acheter. Il a le contour de son œil droit brûler au second degrés, je n’ai jamais vraiment su par quoi…Et d’ailleurs à quoi cela m’avancerait-il de le savoir ? Et si vivre dans l’obscurantisme nous aider à mieux vivre ? Nous nous entendons bien tout les deux même s’il est parfois trop insistant en voulant sans cesse que je joue avec lui. Comme si j’avais le temps de jouer.
Un peu plus tard dans la soirée un dragon volant viens nous chercher. Un yokais de grande taille en descend et nous invite à chevaucher un autre dragon qui se trouvait là Ren et moi. Ren est instable, il ne sait pas contrôler ses sentiments et c’est donc moi qui conduit l’animal jusqu’au château d’Hoto. A peine se profile-t-il à l’horizon que déjà j’ai envie de retourner en arrière. C’est la première chose en 15 ans dont j’ai eu envie. Je n’avais jamais eu envie de rien auparavant et là…Ce château aux tours noirs et entourer de désert me donner l’envie de fuir.
Nous nous posons sur la terrasse du bâtiment. Tout est sombre, noir, pas un rayons de soleil ne passe à travers les nuages comme si tout cela n’était qu’illusion immobile, mirage morbide où le sable est gris et le ciel noir. Bien vite des petites servantes yokais en kimonos apparaissent. Elles ne cessent de se courber devant nous en montrant le chemin. Lui aussi je m ‘en souviens, de ce chemin s’enfonçant dans les ténèbres…Les câbles courent sur les murs, les lumières vacillent alors que le vent s’engouffre en même temps que nous. Partout des incantations et des Jufus sont déchirés. Des anciennes incantation, puissante magie brisé d’un coup de cutter. La triste victoire du monde moderne. Nous arrivons dans une immense salle dont la vision me glace le sang. Mon corps s’immobilise et je ne peux faire un pas de plus. Devant moi se dresse une gigantesque statue de fer. Une statue d’où sortes des câbles et des fils, une formidable puissance est abrité dans cette armure de métal dont le possesseur est sans doute endormie.
Ukoku : Que fais-tu Micha ?
Je ne peux plus bouger. Je ne peux détourner mon regard de l’imposant monstre de métal dont la puissance me clou sur place. J’ai l’impression que je vais sombrer dans la folie tant cette force m’écrase, ma gorge est sèche et mes paupières refusent de privés mes yeux de la vision d’une apocalypse prochaine s’offrant à eux. Tant de sang, la vision d’un monde rouge et noir. De la boue partout, cette boue que j’ai fuit recouvrant le monde et les cadavres amoncelés.
« Il est magnifique n’est-ce pas !»
J’arrive enfin à me retourner. Une femme en yukata bleuté se tient derrière moi, un sourire étrange aux lèvres.
« Tu l’a sentie n’est ce pas ? La puissance de Gyumaho. »
Je ne peux répondre. Encore sous le choc de la vision que je viens d’avoir : le monde, ce monde à feu et à sang implorant la statue de calmer son appétit féroce et sa colère fatale.
Ukoku : Dame Gyokumen Cochue.
Mon maître arrive alors près d’elle et se prosterne en lui baisant la main. Les servantes de cette femme continue de brosser son yukata tandis que l’une d’elle apporte à sa maîtresse sur un coussin rouge un petit coffret de bois d’où elle sort un éventail.
Jamais je n’ai vu mon maître faire la révérence à qui que ce soit, c’est plutôt même le contraire. Pourquoi donc ce Sanzo courbe-t-il l’échine devant elle ?
Pousser par une obéissance quasiment encré dans ma chair, je m’incline à mon tour suivit de Ren. J’ai toujours était obéissante, on m’a toujours dit ce que je devais faire et je m’en suis toujours remis à ces ordres. Ce sont mes mantras quotidien, ma religion dont je ne peux me défaire, où les dieux se multiplie tels les troubles et les blessures en moi.
Cochue : Mon cher professeur je vois que vous êtes enfin arrivé.
Sur ces mots elle se dirigea vers la statue où elle s’assit sur un trône fais de bois et d’or. Ses servantes petites et craintives la suivirent avec d’infini précautions.
Cochue : Mais qui sont ces enfants ?
Ukoku : Ce sont mes élèves.
Cochue : Laquelle est-ce ?
Ukoku : Micha approche-toi.
Un frisson me parcourut la colonne vertébrale lorsque mon nom résonna dans la salle. Je me relevais et m’approchais du trône de Cochue. Son regard ce posa sur moi de façon avide. La dernière personne qui m’a regardé comme cela, avec ce sourire malsain, c’était Ukoku. Un pressentiment me serra le cœur. Comment se pouvait-il…Comment tout cela pouvait-il exister ? Comment tous ces fils, toute cette orgie de métal pouvait exister ?
Crois-tu que c’est une interrogation qui vaille la peine d’être posé ?
Non bien sûr…Aucune question ne sortant de ma bouche ne vaut la peine, aucune pensée, aucune de mes pensées chaotiques et vide de sens ne vaut la peine d’exister.
Cochue : C’est toi qui a le pouvoir de te régénérer ?
Moi : Oui madame.
Cochu : Voyons ne soyons pas si formelle chère enfant ! Tu peux m’appeler Gyokumen ! Nous serons amenés à nous voir souvent le sais-tu ?
Non je ne le sais pas. Non je ne le sais pas car je n’ai jamais rien su d’important dans ma vie même si cela me concerné directement. Je n’ai jamais su pourquoi mes parents m’ont abandonné, je n’ai jamais su comment je me suis retrouvé dans la rue, je ne sait pas comment j’ai atterri chez maître Ukoku mais je commence à discerner pourquoi.
Cochue : Vous ne lui avez donc pas expliqué Nî ?
Ukoku : A quoi aurait donc servi de lui expliquer ?
Cochue :Vous avez raison après tout à quoi bon.
Une jolie poupée en porcelaine. Voilà ce que je suis. Je les écoutent parler de moi sans comprendre, sans vouloir comprendre. Car j’ai comme le sentiment d’avoir compris tout depuis le début. Je crois que j’étais né pour arriver ici, pour servir leurs intérêts, né…pour être un rat de laboratoire.
~°~
J’ai appris des choses dans ce château. Appris que Ukoku Sanzo ne doit plus répondre qu’au nom de « Proffeseur Nî » et « maître », que mon corps allait servir pour l’apocalypse, que je ne sortirais plus jamais d’ici. Je devrais crier, hurler, pleurer et m’opposer à ce que l’on décide de ma vie ainsi mais je ne suis pas courageuse, pas lâche non plus…je suis…là pour ça.
Comme l’avait prédit Gyokumen, je la voit souvent. Je passe mes journées à dormir dans les sous-sols. Tout les jours c’est la même chose, j’arrive, ils m’attrapent et me déshabillent. Puis ils insèrent dans mes bras des tuyaux et après m’avoir attaché à la taille, un masque à oxygène sur le visage, le corps couvert d’électrodes, ils m’envoient dans la cuve. L’eau verte qui m’entoure commence à buller. Des chocs électriques parcourent mon corps tandis que je sombre doucement dans le coma. Tous les jours je vois Gyokumen qui s’approche du tube avec des yeux avides. Comme un coucou, vous savez ces oiseaux qui expulse les œufs du nid pour remplacer par les leurs. Et bien elle me regarde comme un coucou prêt à tout pour déposer ses œufs dans le nid d’un autre. Tous les jours Nî, un sourire satisfait aux lèvres, proclame à voix haute les résultats de ses recherches.
« Résistance aux chocs électrique, aux brûlures jusqu’au 10e niveau, au cyanure, aux bactéries… »
Tous les jours avant de sombrer dans le coma, les bras troués par des câbles je me demande pour quoi je vis encore une journée de plus. Et tout les jours je voie le monde. Je suis là, dans ce désert aux couleurs de pierre. Je me sens vide, je suis née pour être dans cette cuve, je suis née pour être utilisé au château d’Hoto. Obéir, sans broncher, avancer, sans réfléchir, tuer, sans sentiment. Il paraît qu’il y a des gens qui vivent plus loin, au delà des terres d’Hoto…Depuis le départ je sais que je n’ai pas ce droit…Et à quoi me servirait de vivre ? Rester dans la rue en attendant le sauveur…J’ai du louper le coche…
Mais il y a des fois où j’ose me demander, moi qui depuis bien longtemps abandonner ce mot, quel aurait était ma vie si j’étais rester dans la rue.
~°~
Je déambule souvent dans le château et je ne m’arrête nulle part. Je n’ai pas d’endroit préféré…Je n’ai pas de préférence pour ce que je veux manger, pour ce que je veux boire, ce que je veux voir…Toutes ces choses n’on plus d’importance quand je me baigne dans l’eau verte de la cuve et mon existence n’a d’importance qu’à ce moment là. Je croise des gens, souvent des servantes qui m’adresse à peine un regard, des soldats qui fixent l’horizon comme si leur vie en dépendait, des scientifiques dédaigneux qui ne me reconnaissent même pas alors que chaque soir et jusqu’au matin il m’observe nu dans cette cuve à subir leurs expériences…La seule personne qui ne m’est jamais adressé la parole est le prince de ce château…Kokaidji je crois…Il a des yeux couleurs feu et des cheveux issu de ces couleurs. Je me souviens que je déambulais en regardant le sol lorsque je lui suis rentré dedans. Il m’avait demander si ça allait. Je ne me souviens plus vraiment de ce que je lui est répondu…Cela a-t-il vraiment une importance d’ailleurs. Dans le bouddhisme on parle de renoncement…Je crois que je n’en suis pas loin et donc pas loin de l’éveil du bouddha…Mais si je m’éveillé ça serait sans doute refuser parce que pour renoncer il faut déjà posséder quelque chose…
~°~
Un jour rien ne se passa comme prévu. Une fois dans l’eau je m‘aperçut qu’un petit détail avait changer. Les câbles implantés en moi étaient mal raccordés et fuyaient. L’eau verte se colora vite en rouge et ce n’est que lorsque l’entièreté de la cuve en fût rempli que je me rendis compte que je me vidais de mon sang. Aussitôt les cris fusèrent dans le labo. Le goût de mon sang envahit ma bouche tandis que mon corps se secoua de spasmes. Tout était tellement rouge…Je me noyais dans mon propre sang. Je ressenti une douleur fulgurante. La cuve avait été vidé et je m’écrasé sur la grille. Les tuyau enfonçaient jusqu’à l’os dans mes bras se retournés dans ma chair tandis que mon sang coulait…La chair a vif, mes jambes laissaient des bouts de peau significatifs sur la grille de la cuve. On m’arracha les câbles sans ménagement ni anesthésie…Mon sang gicla sous les cris horrifiés.
Ne perdez pas le sujet sinon toute nos recherches tombe à l’eau !
Ah oui c’est vrai…le sujet…
J’avait l’impression que j’allais mourir d’un instant à l’autre. Mourir. Mais ai-je vécu rien qu’à la base ? Le soleil était toujours caché par les nuages, le sable était toujours gris. Mais quelque chose avait changé en moi.
~°~
Mes paupières s’ouvrirent avec difficultés. J’étais dans ma chambre. Vivante ? Ce mot d’ailleurs définissait plus un état corporel que mental. Quelque chose me poussa à me lever et à sortir dans le couloir. Les prémisses d’un désir ? Je commençais à déambuler sans idée fixe et plus j’essayais de comprendre, de saisir ce qui avait changé plus cela m’échappé. Soudain des formes se profilèrent à l’autre bout du couloir. Je n’avais pas peur, je n’éprouvais aucun sentiment se rapprochant de celui-ci ni des autres d’ailleurs. Le groupe en question s’arrêta en me voyant arriver. Deux prunelles à l’iris allongé me fixèrent dans le noir. Des yokais probablement. Je me mit à fixer ces yeux. Comme un simple jeu…Cela faisait si longtemps que je n’avait pas jouer…Depuis quand n’avais-je pas tenu mon épée si fort dans mes mains que ma peau s’en déchirer. Le douleur du plaisir. Peu à peu les traits du yokais se dessinèrent dans le noir. Un beau jeune homme au teint halé, aux cheveux rouges et aux prunelles violettes…Kokaidji. Comme d’habitude suivit de sa demi-sœur et de ses deux fidèles amis. Je passais sans cérémonie à côté de lui quand il m’interpella…
Je me retournais. C’est à ce moment là que je perçut un bruit inhabituel. Comme un bruit de soie qui traîne. Sauf qu’en regardant mes mains je m’aperçut que c’était l’une de mes bandes qui s’était défaite. Des bandes ? Je regardais alors mes bras couvert de ces même tissus ensanglantés. Mon cou, mon œil, mon front en était recouvert. Mon corps avait était anesthésié. Mon sang se répandait sur le sol dans un bruit d’égouttement sinistre.
Comment en suis-je arriver là ? Je perds mon sang, je perds mon âme, je perds tout ce qui me reste…Et il ne me reste déjà plus rien.
« Nous serrons amenés a nous revoir »
Pourquoi suis-je dans cette état …
Mon corps ne peut plus me supporter et l’anesthésie ne fait plus d’effet. Je tombe à la renverse quand une main m’attrape et me redresse. C’est Kokaidji qui vient m’aider. Il me prend dans ses bras et commence à courir dans la direction opposé à ma chambre. Il faudrait peut-être que je lui dise…Et puis après tout qu ‘elle importance ?
Nî à toujours parler du prince en mauvais terme. Comme un être indigne d’exister, comme quelqu’un d’inutile qui se débat vainement…
Ne trouves-tu pas ça vain de se battre alors qu’on connaît l’issu du combat ?
Plus mon sang se répand plus je comprends. Je comprends que le combat que je mène pour être en vie prend fin au moment où mes dernières pensées s’envolent…Après tout on connaît l’issu de notre vie…Et c’est la mort.
~°~
Une pair de claque me réveille en sursaut. Une jeune fille aux cheveux violets se trouve près de moi, une des sous-fifres de Kokaidji qui se trouve lui-même à mon chevet. Je le regarde comme je regarderai une plante verte, comme je regarde tout le monde d’ailleurs, sans émotion.
Ko : Tu vas mieux… ?
Moi : Sans doute.
Yaoné : Tu t’es évanouie à cause de la douleur, je t’ai fait avalé des médicaments anesthésiants.
Ko : Qui es-tu et d’où viens-tu comme ça ?
Moi : Ca a de l’importance ?
Ko : Oui ! Réponds !
Micha…tu es une jeune fille bien obéissante et consciente, c’est appréciable…
Moi : Je m’appel Micha et je viens de ma chambre qui se trouve dans l’aile Ouest.
Ko : Tu n’es pas la protégé de Nî ?
Protéger…Ou vois-tu une quelconque protection ?
Moi : Je suis son rat…
Yaoné : Son rat… ?
Nî : Exactement !
L’apparition du maître…Venant chercher son petit sujet d’expérience.
Ko : Comment as-tu su qu’elle était ici ?
Nî : Tel le petit Poucet semant des bouts de pains…Suivons ensemble les gouttes de sang sourit-il en agitant son lapin devant le prince. Il s’avança vers moi et me leva. Je vous remercie d’avoir pris soin de ma petite disciple mais je vais prendre congé maintenant. Au revoir.
Sur ce je fis le chemin vers ma chambre en sens inverse sans adresser un seul regard à Kokaidji ou Yaoné. Je ne les reverraient peut-être plus vu l’état dans lequel je suis…Alors à quoi bon ?
Nî me fit asseoir sur mon lit avant de me questionner…Que m’avait-il demander ; que lui avais-je répondu ; avais-il eu vent des expériences…Et quand il fut enfin satisfait de mes réponses il s’assit à son tour sur une chaise qui traînait là.
Ni : Aux lumières de ce qui c’est passé l’autre jour nous avons tous, d’un commun accord, décidé que tu étais devenu un sujet d’expérience trop dangereux. Ton corps à rejeté notre technologie et nous avons toutes les données qu’il nous faut.
Je relève ma tête que j’avais gardé baissé vers lui. Alors que vais-je faire maintenant ? Comment vais-je passer le reste de ma pitoyable existence…
Moi : Alors je ne sers plus à rien.
Dans ce cas pourquoi m’avoir sauver…La mort n’aurait était qu’une souffrance de plus pour une délivrance. La délivrance de cette inutilité. Je suis né pour être exploiter à cause de mon pouvoir de régénération…Alors si cela prend fin…Que vais-je faire ?
Nî : D’un point de vue totalement scientifique tu es aussi utile qu’un déchets ria-t-il.
Un déchet…Ca ne me blesse même pas…S’en est effrayant que ça ne m’atteigne pas…
Nî : Mais je t’ai trouvé une nouvelle mission tu peux me remercier…
Moi : Je vous remercierai en accomplissant ma mission le mieux que je peux…Cela sera plus utile que des mots.
Nî me contempla avec étonnement puis partit dans un rire sonore. Je venais de découvrir quelque chose…En plus de ne pas aimer son sale sourire de psychopathe, je n’aimais pas son rire non plus.
Nî : Je vois que tu as tout compris au sens de la vie !
La vie…de quel vie parles-tu…tu vois bien que je ne vie pas…
Nî : Demain tu ira voir Dame Gyokumen, soit présentable.
Sur ces mots il sortit avec un sourire mesquin et j’entendit ses pas s’éloigner. Je me laissais allé sur le matelas. Une mission…son composé ne m’intéressait pas plus que ça…Ce qui m’intéressait c’était d’avoir une nouvelle raison de vivre, on se raccroche à ce qu’on peut, au peu qu’on a. Et peut-être si j’ai du temps j’essaierai de savoir pourquoi je me sens si mal…Ce qui a changé en moi…
~°~
Me voilà donc agenouillé devant Cochue. Du haut de son trône d’or elle m’observe, la moindre de mes défaillances sera savamment noté dans un recoin de sa tête, je le sais, alors je ne bouge pas attendant les ordres. Quand enfin elle est satisfaite de ma dévotion elle m’ordonne de me relever. Même si certaine personne s’incline devant vous, vous pouvez vous sentir en position d’infériorité. Alors avec moi, ils sont tranquille sur leurs grands échafauds…Je transpire l’infériorité et l’obéissance.
Cochue : Il y a une question que je veux te poser depuis toujours. Réponds honnêtement. Qu’as tu ressenti la première fois que tu as vu mon cher époux ? demanda-t-elle en montrant Gyumaho d’un signe de tête.
Quelle est l’intérêt de cette question…
Moi : J’ai sentie…
Je ne voie vraiment pas…
Moi : la puissance
Comment mon avis…
Moi : la fureur
Ou mes sentiments…
Moi : la force…
Pourrait importer…
Moi : mais ce n’est que mon avis…
Tu as entendu ce que tu voulais entendre peu importe ma réponse…
Cochu : Brave, brave fille…Voilà ta mission…élimine cet homme.
Une de ses servantes descend aussitôt et me tend un papier toute tremblante. Je la regarde un instant puis attrape la photo. Elle est toute petite à force de faire des courbettes, toute fine à force de courir derrière Cochue, toute tremblante à force de craindre. Moi je ne crains rien, ni les coups, ni la douleur, ni al mort, ni la solitude. Ce n’est pas du courage…c’est peut-être plus du désespoir…
Cochu : Dossier HY-956. Tu peux disposer !
Moi : Bien.
Cochu : Micha ! L’échec n’est pas une option.
Moi : Oui. Dame Gyokumen.
Je marche dans les couloirs sombre de ce château d’horreur. Je me demande…je me demande comment ça se fait, comment ça se fait que depuis l’accident je me sente si mal. Avant je ne ressentais rien du tout, alors pourquoi est-ce que je me sens à l’agonie ? Je rentre le mot de passe et pénètre dans la salle des archives.
Un dossier attire mon attention. En grosse lettre dessus est écrit dessus « SANZO IKKOU : POTENTIELLEMENT DANGEREUX » Mes doigts ouvre la couverture et je tombe sur la photo d’un androgyne aux yeux améthyste et aux cheveux blonds. Genjo Sanzo. Le terme de Sanzo m’interpelle, n’était-ce pas comme ça qu’on appelait Nî avant ? Avant…C’était quand avant…Me voilà en proie à un doute. Je ne me souviens même plus comment c’était avant, au temple, les émotions que j’ai ressentie, les gens que j’ai rencontré…Tout cela est tellement vague et loin…Je commence à parcourir le dossier…Tout son passé jusqu’à son présent y est transcrit…Comment on-t-il pu savoir tout cela ? Comment on-t-il pu a ce point cerner sa personnalité ? Puis viennent d’autres images…Un jeune homme aux cheveux longs et rouges, aussi rouges que ses yeux. Une clope dans la bouche, il aborde une jeune fille qui rougit. Sha Gojyo. Enfant tabou, frère de Dokukakudji. En même temps que je parcours le dossier je comprends peut-être un peu plus comment ils en sont arrivés là…Cho Hakkai : yeux verts, cheveux brun,…sourire de fou ! Voilà ce que je me dis lorsque je vois l’image de ce jeune homme souriant. D’ailleurs il sourit, d’un sourire somme toute chaleureux mais pourquoi je ressens tant de tristesse lorsque je le voit…Je lis rapidement son passé à l’image des autres membres du groupe. Il ne reste plus qu’un membre de ce groupe, un jeune garçon de 18 ans aux yeux dorés… « aberration né de l’aura de la terre, délivré par Sanzo de sa prison ». Soudain mon cœur se serre…Une aberration prisonnière…Pourquoi me suis-je sentit concerné par ces mots ?! Soudain les blessures à peines refermer de l’accident me brûle, j’ai l’impression de revivre ce moment…C’est juste psychologique ! C’est moi qui cloche ! C’est moi qui suit une erreur ce n’est pas la peine d’avoir mal, avoir mal ne fera rien de plus…Ca ne fera que m’empêcher d’accomplir ma mission…Je dois accomplir ma mission ! Jusqu’à la mort pour ne pas dépérir comme une vulgaire coquille vide. Il ne peut pas me ressembler, il ne doit pas me ressembler…Ce garçon…Je dois oublier, je dois oublier ce putain de dossier…Je cherche rapidement le dossier HY-956 et l’emporte avec moi. Je cours à travers le château comme une dératé jusqu’à la sortie. On n’a rien en commun ! Quedal ! Pourquoi ai-je attraper ce foutu dossier ? Pourquoi ? J’étais bien ! Sans douleurs, sans émotions , sans ressentiments, avant. Avant que je ne sache ce que ça faisait d’être au bord du gouffre, avant de savoir ce que ça faisait d’espérer sans sortir, avant de savoir ce que ça faisait de vouloir mourir…
Je suis enfin sortit du château et je continu à courir a perdre haleine. Mais je ne cours pas pour les mêmes raisons…Je cours parce que je dois effectuer ma mission ! Pas parce que je fuis ! En tout cas c’est ce que j’essaie de me dire. Je m’arrête bientôt près du dragon volant qui m’est assigné. Je me calme avant de monter. Je redeviens ce que je dois être…Calme, sans émotion, une entité vivante sans sentiments…Tout marche tellement mieux quand je suis ainsi. Quand je ne me pose pas de questions. Quand j’ignore…jusqu’à mon nom de famille. Le dossier serré contre moi je m’envole le plus loin possible du château. Bien décider à prendre connaissance de ma mission plus tard, lorsque je serais redevenu moi-même…Qu’est-ce qui me prend de me mettre dans des états pareilles…
Adossé à la fenêtre, Nî me regarde m’envoler à dos de dragon.
Cochue : Professeur Nîîîîîîîîîî
Nî : Oh c’est vous Dame Gyokumen ?
Cochue : Que regardez vous donc ?
Nî : Micha partir…
Cochue : Accorderiez vous de l’importance à cette enfant ?
Nî : Vous n’y penser pas ma chère ! Elle m’est et donc vous est totalement dévoué…
Cochue : Ce que j’apprécie chez elle c’est que c’est une des rares personne consciente de son inutilité ! ria-t-elle. Mais tout de même son départ avait des airs de fuite…
Nî : Ne vous inquiétez pas Dame Gyokumen ! dit-il en enlevant la ceinture de son kimono. Elle reviendra…Il commença a dénouer ses cheveux tandis qu’avec des yeux satisfaits elle le regardait s’afférer…Car comme vous le disiez, elle est consciente de sa propre inutilité.
~°~
C’est à ça que ressemble donc le monde de l’extérieur…Tandis que je survol des maisons je me dis que ce n’est pas exceptionnel et même plutôt banal. Quand j’étais seule au creux de la ville pluvieuse je croyais vraiment être tombé en enfer. Alors je me disais que si ça c’était l’enfer, le reste ça devait être le paradis…Mais en fait non, ce n’est même pas le paradis…Est-ce déjà l’enfer à la base ? L’enfer existe-t-il ? De toute façon il ne me fait pas peur…Je me pose sur une colline au bord de l’eau. Après avoir attaché mon dragon près de la rivière je m’assied et commence à parcourir le dossier. Un ancien allié à Gyumaho fait des siennes et Cochue veut s’en débarrasser. Il se trouve à 25km au Nord…Je serais au rapport demain matin au plus tard. Je m’approche du dragon volant lorsque je me reçois une pierre dans le dos suivit d’un grand éclat de rire. Je me retourne et fait face à un mioche de douze ans qui rit à plein poumons. Je m’approche de lui mais il ne cille pas et me montre à ses copains en criant : « Parce qu’elle croit qu’elle me fait peur ? » Je le soulève par le col et mets ma main sur son cou. Je l’entends crier à l’agonie tandis que ses copains mort de peur déguerpissent. Je vais de découverte en découverte en ce moment…Je viens de découvrir que je haïssais les mioches de 12 ans…J’entends un hurlement, une forme humaine, probablement sa mère, me fonce dessus en criant. Mes yeux se portent sur le gamin…Il ne suffoque même pas je ne serre pas qu’elle idée de faire tout ce cinéma. Je lâche le gosse qui s’écrase sur le sol et va en pleurant se cacher derrière les jupes de sa mère. Elle, elle hurle encore et encore…Je n’écoute pas jusqu’à ce que quelques mots m’interpellent : « Quelle genre de mère feriez vous ? » Je me retourne vers elle en lui décochant un regard qui la pourfend comme une flèche.
Moi : Je ne serais jamais mère car je ne suis pas le genre de femme à pouponner un enfant comme une poupée. Je trouve tellement pathétique, je vous trouve tellement pathétique de croire que donner la vie est un miracle alors que ce n’est que le début de la fin. C’est pathétique d’être mère, encore plus pathétique d’être une mère poule et tellement gerbant de les abandonner ces enfants…
Elle s’est tut…Enfin. Elle reste muette et interdite devant moi. J’enfourche ma monture et m’envole sans plus de considération pour cette pauvre femme. C’est vrai quoi, si c’est pour enfanter des enfants qui n’on rien demander et surtout pas de vivre c’est pas la peine.
Quelques heures plus tard je me retrouve devant l’antre du démon. C’est une maison assez imposante et tout aussi lugubre que le château d’Hoto…Mais je n’ai pas à y rentrer car une dizaine de yokais sortent des buissons.
« Que fais-tu là étrangère ? »
Leurs mouvements sont désordonnés, ils essaient de se grandirent…Je n’auraient aucun problème avec eux pour les éliminer s’il le faut.
Moi : Où est le maître de cette maison ? Sur ordre de Gyokumen Cochue je viens lui prendre la vie.
J’entends la porte qui s’ouvre derrière moi et sans me retourner j’évite une massue qui s’abat sur moi. Après mon saut j’arrive au milieu des yokais qui ébahit par ma vitesse s’écartent. Mon premier sentiment était véridique…Du menu fretin.
« C’est donc à moi que tu veux t’en prendre insolente ! Je suis Hyugan ! Ancien lieutenant de Gyumaho ! A ce que je vois Cochue n’as plus personne à m’envoyer…C’est donc toi gamine que je boufferais aujourd’hui ! »
Il est immense, 2 à 2m3O…Assez imposant il me menace en riant grassement avec sa masse. Je fais apparaître ma lame et je me jette sur lui. Il m’envoie la masse dans le ventre mais je l’évite in extremis pour m’appuyer dessus et je me tient le long du manche lui assénant un coup d’épée dans l’épaule. Ma lame le transperce quand je sens une violente douleur au mollet. Non content d’être immense il est aussi agile et m’enfonce ses griffes dans la jambe tandis qu’il m’extirpe et me balance contre un arbre. Je me réceptionne comme je peux et me remet en garde à quelques mètres de lui.
Hyugan : Tu ne connais donc pas la peur petite ! Ton corps est immunisé contre la douleur !
Moi : Que cela peut-il te faire ?
Pourquoi parles-tu donc alors que tu vas bientôt mourir ?
Hyugan : Tu es beaucoup plus jeune et agile que moi, je sais que je vais mourir alors je tiens à connaître mon assassin.
Cette conversation n’a ni intérêt ni sens…
Moi : Mon esprit ne craint rien.
Hyugan : Tu as donc tant de courage ! Cela m’étonne car tes yeux sont vide ! Pourquoi te bats-tu donc ?
Il me fatigue…alors pourquoi est-ce que je lui réponds ?
Moi : Je n’ai aucune raison.
Hyugan : Tu ne te bats pas pour toi ? Tu ne te bats pas avec la flamme des combattants ? Tu te bats parce qu’on te l’ordonne ?
Pourquoi d’autre me battrai-je ?
Moi : Des ordres sont des ordres.
C’est tellement simple. Pas besoin de savoir, juste obéir.
Hyugan : Ha ha ! Alors ne dit à personne que tu m’as tué ! Ce sera la honte sur moi de m’être fait tuer par une telle paumé !
Il n’as pas le temps de réagir que je le décapite. Son sang gicle sur les murs de sa maison tandis que je rejoint doucement le sol.
Une paumé…Quel gâchis de salive.
~°~
Cochue : Je suis contente de toi Micha ! Tu as rempli ta mission en une journée…C’était une épine bien désagréable dans mon pied tu sais…
Moi : Merci Dame Gyokumen
Cochue : Dans 2 jour, il y a une grande fête chez le général Jintsu ! Infiltre-toi et tue-le !
Moi : Bien.
Cochue : Tu peux disposer. N’oublie pas ! Dossier JI-045 !
Moi : Bien Madame…
Je fais une courbette et me dirige vers la salle des archives. Je vais chercher ce dossier et bien regarder dans celui-là si c’est encore un pie bavarde à qui je dois arracher les ailes. Une fois dans la salle des archives je repose le dossier HY-956. Je l’ai tâché de sang…Un désagréable souvenir de lui que j’ai emporté. Je jette un regard vers l’endroit où j’ai posé le dossier de Sanzo Ikkou. Pourquoi me suis-je mis à ce point dans tous mes états ? Ce ne sont jamais que des mots…En quoi cela me concerne-t-il qu’il est était emprisonné ? Qu’est-ce que cela peut bien me faire…Maintenant que j’y pense, je n’ai pas vu la photo de ce garçon. Je tends une main vers le dossier que je la rétracte immédiatement. Je suis entrain de faire quoi là ? Je regarde ma main qui à mal supporté l’expérience et qui est encore bandé. Elle me rappel que je suis inutile et friable…Alors peu importe le visage qu’il a…A quoi ça me servirait de le savoir…Je prends le dossier JI-045 et sors de la salle d’archive lorsque quelque chose m’interpelle. Une silhouette que je connaissais bien…Ren ! Je m’approche de lui, esquissant pour la première fois depuis 8 mois un sourire. Au moment où je tends mon bras pour l’accoster le vide se fait sous ma main. Sans un regard, il est passé à côté de moi. Je me retourne, il a changé…Il porte des vêtements noir des moines prêt à renoncer et un chapelet. Pourtant demeure sa poupée, sa première poupée qu’il tient dans ses bras.
Moi : Ren…
Ren se retourna et me dévisagea avant de pousser une grande exclamation.
Ren : Oh c’est toi Micha ! Je ne t’avais pas reconnu ! Avec tous ces bandages tu as l’air si misérable !
Quoi…
Moi : Que fais-tu ici… ?
Ren : Maître Ukoku va me donner son titre de Sanzo ! Je suis tellement heureux !
Il va te donner quelque chose… ?
Moi : C’est bien…Dit Ren tu fais toujours des rêves prémonitoires ?
Ren : Oui mais ils sont sans importance tu saiiiiiiis ! Comme celui où tu m’attaques ! Tellement inutile !
Sans importance…
Moi : Ca te dit de jouer avec moi ? Comme avant ?
Comme avant…Comme quand on était au temple…
Ren : Non merci ! Tu pues la mort !
Sur ces mots il s’éloigna alors que mon dossier me tomber des bras. Je ne comprends pas…Ren…Pourquoi…Je croyais que j’avais un peu d’importance pour toi…Même si on ne s’aimait pas comme on aurait dû, même si on ne se voyais jamais je pensais…je pensais.
Il faudrait peut-être que j’arrête de penser. Je ramasse le dossier qui est tombé. Arrêter de me poser des question, arrêter de vouloir revenir en arrière. J’ai mal au cœur et j’ai envie de vomir. Mon corps exprimait à ce moment là ce que mon esprit refuser de voir…Le rejet.
Tu as l’air si misérable !
Je crois que cette rue pleine de boue, finalement, je ne l’ai jamais quitté. Je n’ai fait que changer de rue et changer de boue.
~°~
6 autres mois ont passés…Je me demande comment je fais pour tenir depuis tout ce temps…Je traîne ma pauvre coquille de noix qui me sert de corps sur les champs de batailles. Je tue, répands le sang, fait pleurer les veuves et hurler les enfants. Je pue la mort à des kilomètres à la ronde. Je ne me nourrie ce qu’il faut pour que mon corps marche, je dors ce que je peux pour oublier que je suis en vie, je suis un peu perdu.
J’ai décidé de me purger de toute émotion. J’ai arrêté de penser, j’ai avorter l’embryon d’humanité qui avait germé en moi après l’accident. Selon la loi du karma je me repentirait de tant de déshumanisation…Mais je ne crois pas en bouddha. Je ne crois pas j’agis. Je ne réfléchit pas, j’obéis. C’est une logique froide, implacable. Aussi implacable et inexorable que ces machines monstrueuse qui s’assemblent autour de l’apocalypse prêt à le faire renaître. Le seule moyen d’empêcher ça serait de tout briser et moi je suis comme ça. Je me dirige vers la salle d’audience où Gyumaho trône et je ne sais pas qu’à la sortit de ce sanctuaire dédié au vices du genre humain je serais brisé et émietté aussi finement que le sable gris du château du Tenjiku.
Cochue : Jusqu’ici tu t’es toujours acquitté de tes missions mais celle-ci est plus difficile en raison du nombre d’adversaire.
Moi : Combien sont-il ?
Cochue : 4 ! Je t’y envoie car Kokaidji n’est pas capable de s’en débarrasser ! Ce ne sont que des insectes après tout mais je hais les insectes !
Je sens quelqu’un tiquer dans la salle. Je jette un regard discret et voit Kokaidji lancer un regard de dédain à Gyokumen. Il est droit, fier et charismatique. Tous ce qu’ils détestent ces gens sur leurs échafauds…Les gens droit doivent se courber, les gens fier doivent faire profil bas et les gens charismatique doivent inspirer la pitié…Je sens qu’elle le fera payer à Kokaidji mais étrangement je l’envie un peu…Je me dis que j’aimerais être en danger à sa place plutôt qu’en sécurité apparente à la mienne.
Cochue : Dossier SI-666 , l’échec n’est pas plus une option qu’avant !
Moi : Bien Dame Gyokumen.
Cochue : Toi aussi Kokaidji tu peux disposer.
Sans se le faire dire deux fois, Kokaidji tourna les talons et sortit de la salle. J’empruntais le même chemin que lui et je débouchais sur le couloir sombre et froid de tous mes cauchemars. Ce couloir par lequel j’étais arrivé…
Arrivé devant la salle des archives je perçut la silhouette du prince yokais adossé à la porte menant à celle-ci. Quand il me vit arriver il se redressa et fondit vers moi comme un faucon me bloquant le passage.
Kokaidji : Ce que cette salope à oublier de te dire c’est qu’ils sont redoutables ! Des milliers de yokais sont morts par leurs fautes ! Cela fait à peine 5 semaines qu’ils ont entamé leur voyage et ils ont réduit nos troupes de moitié…Et même moi je n’ai pu les battre ce jour là ! Je vit son poing se serrait à l’énonciation de cette vérité. Alors abandonne tu n’es pas assez forte et tu es seule !
Je suis toujours seule…
Le silence s’installa une fois qu’il eut finit de parler. Je lever la tête pour regarder ce prince qui venait de me demander d’abandonner ma vie spirituel pour conserver ma vie physique. Qui avait pris le temps de m’attendre pour me prévenir. Pour que je m’en sorte indemne…
Moi : Ce n’est pas aussi simple ! Ce n’est pas, vraiment pas aussi simple.
Je contournais Kokaidji, tapais le code de la salle des archives et ouvrit la porte.
Kokaidji : Je t’aurais prévenu !
Il amorça son départ lorsque des mots que je n’aurais jamais cru prononcer un jour franchir mes lèvres.
Moi : Ne te prosterne jamais devant Cochue…Tu vaux mieux que ça ! Mieux qu’eux et leurs machines…Mieux qu’elle sur son trône…
Je ne vit pas sa réaction et je ne désirais pas la voir. Je m’enfonçais aussitôt dans la salle. Une fois le clic de la porte enclenchait je me laissais lentement glisser jusqu’à terre. Quand je vis Kokaidji droit et fier ; inébranlable ; fort, de cette force que je n’ai pas et que je n’aurais jamais…Les paroles de Hyugan me sont revenu aux oreilles et me les on transpercés…
Ce sera la honte sur moi de m’être fait tuer par une telle paumé !
Je suis rester sourde aux ordres de Cochue, sourde aux appels de mon esprit qui me hurlait de faire colmater la fissure. J’avais décidé d’oublier tous ces gens que j’ai tué…Sans importance. Mais ce lieutenant là, je n’ai pu l’oublier. Comme je n’ai pu oublier le regard de dépit de Ren, le rire de Nî ou le sourire de Gyokumen. Comme je n’ai pu oublier la main tendu vers moi de Kokaidji, me redressant lorsque je voulais mourir. Pour la première fois de ma vie j’ai dit ce que je pensais et quand je l’ai fait…J’ai volé en morceau.
Je ne sais pendant combien de temps je suis rester là à essayer de recoller les morceaux éparpillés en vain. Trop fin…Fin comme du sel. Je me décidait à me lever et à aller voir ces mystérieux adversaire. SI-666 ! Je l’attrapais sans plus de mal ni plus de recherche que les autres mais quand je lu les lettres écrites sur la couverture…Il me fit résolument plus d’effet.
« SANZO IKKOU : DANGEREUX » Le potentiellement ayant été rayé au bic rouge. Je n’eu pas besoin de lire leurs histoires, je n’eu pas besoin de regarder les photos, car du jour où j’ai ouvert ce dossier pour la première fois je n’ai plus jamais oublié une seule de ces images, ni aucune des ces lignes à la virgule prêt. Je crois que si j’avais était humaine à ce moment là j’aurais tout envoyer par la fenêtre la plus proche. Mais même brisé je n’étais toujours pas humaine. Je pris le dossier et m’enfermais dans ma chambre avec pour lumière celle d’une petite lampe. Je passais la nuit à regarder ma lampe griller en tenant le dossier contre moi. Mon cerveau s’était déconnecté de mon corps comme si mon âme avait été aspirait par une entité plus puissante que moi. Quand le soleil se leva je me décidais enfin à bouger. J’éteignais la lampe et je me dirigeait vers l’entrée du château lorsqu’une photo s ‘échappa du dossier. Sans la retourner je l’enfournait dans ma poche et partit voir le dragon volant. Une fois sur son dos je le fit voler à toute vitesse. Le vent fouettait mon visage et mes vêtements claquaient, cette violence douce du vent…Je me suis rendit compte que je l’aimais. Je prit la direction du soleil couchant, la direction de l’Est.
Le vent d’Est était-il donc toujours si agréable ?
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