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Vous connaissez maintenant l’histoire de David Parisot mais je suis sûr que vous savez qui est Benoît Barbeyrac…non plus ? Et bien c’est un peu le contraire de David Parisot. Il est le patron d’un garage dans le même arrondissement que la banque de David. Il n’a pas fait de très longues études : un BEP lui convenait très bien. Il vivait aussi en Alsace où il obtînt ses diplômes bizarrement : il a toujours été un élève qui ne faisait rien en cours mais réussissait toujours chaque examen, et sans tricher ! Tout le monde se demandait pourquoi et personne n’a jamais trouvé. D’années en années, il devenait de plus en plus étrange mais cela fascinait les filles, il en avait toujours qui lui couraient derrière et il en était fier.
Son BEP dans la poche, il monta à la capitale pour essayer de trouver un emploi comme mécanicien ; il ne trouva rien du tout et resta au chômage durant six mois. Mais un jour, la chance qu’il avait adolescent revînt et il trouva une femme : Adeline. Ce fut sa plus belle rencontre. Elle avait, et a toujours, les cheveux longs, bruns, les yeux verts, une taille fine et des vêtements branchés. C’était une fille d’avocats et recevait toujours beaucoup d’argent ce qui fait qu’elle commença sa vie active en étant très riche et, du fait que Benoît ne trouvait pas d’emploi, elle décida d’utiliser une partie de son argent pour créer avec lui son propre garage.
Voilà un an que ce dernier a ouvert mais très peu de gens y vont pour une raison ou pour une autre ce qui fait qu’avec l’achat du matériel nécessaire, le loyer du garage, les dépenses personnelles alors qu’ils ne gagnent à eux deux que très peu d’argent…ils sont déjà presque ruinés. Ils avaient l’intention de se marier durant les prochaines vacances d’été mais ils durent le reporter faute de moyens. Benoît empêchait même sa femme d’aller retirer de l’argent à la banque mais elle réussit toujours à le faire sans qu’on la remarque. Son mari commença à se poser des questions sur le sujet et, un après-midi, il décida de vérifier par lui-même et d’aller à l’agence la plus proche.
« Excusez moi, monsieur Parisot. dit Benoît qui lu son nom sur le badge épinglé à sa chemise
- Hein ? Oui…C’est moi. Je peux vous aider ? répondit le banquier
- J’aimerais savoir si ma fiancée est passée dans votre banque ce matin pour retirer de l’argent. répondit le mécano, mort de peur : et si Adeline avait retiré beaucoup d’argent et si oui, combien ? 200 € ? 500 ?
- Ca dépend, je reçois quelques dizaines de clients par demi-journée. C’est que notre agence est réputée. Quel est le nom de votre fiancée ?
- Adeline Louveau…
- Adeline Louveau…oui, elle est passée ce matin pour retirer 50 €. Il y a un problème ? Elle n’aurait pas dû ? Je suis désolé, je ne savais pas…
- C’est…c’est pas grave…merci…euh…au revoir… »
Monsieur Barbeyrac sortit de la banque comme une flèche et s’empressa de retrouver sa femme : elle était bien venue retirer de l’argent…De retour au garage, personne : comme d’habitude, pas un client mais cette fois ci, pas d’Adeline : elle était partie ; Pour une nuit ? Pour de bon ? Benoît s’écroula au milieu de ses outils, au milieu de l’huile de moteur ; il avait pris goût à cette odeur mais préférait de loin celle de sa fiancée.
La journée se termina, personne en vue, Benoît monta à l’étage, là où était son appartement et alla se coucher. Peut-être que demain, elle sera revenue ? |