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Le lendemain matin, jour de congé de David, ce dernier pris sa voiture pour trouver un magasin pour s’acheter un nouveau classeur mais là, un imprévu survînt : le jeune banquier n’a pas eu le temps de faire 500 mètres qu’il entendit un drôle de bruit venant de son moteur puis, une fumée s’y échapper. Il s’arrêta directement et ouvrit le capot…il n’y voyait rien, il ne savait même pas d’où la fumée sortait exactement. Il regarda autour de lui :
« Pff…je suis pas prêt de trouver un garage…j’arrive encore à me perdre. maugréa David qui, après avoir fini sa phrase vît un panneau : « Garage Barbeyrac-Louveau, 100 mètres à droite ». »
Il s’y précipita…
Arrivé au garage, un homme l’accueilla comme un sauveur : Benoît :
« Vous êtes venu pour votre voiture ? demanda le garagiste
- Bien oui, je ne vois pas d’autres raisons. répondit David qui
se demandait si cet homme ne se fichait pas de lui. Cet homme qu’il a l’impression de connaître.
- Je suis désolé, c’est si rare pour moi de voir des clients.
Je crois que vous êtes le premier depuis 3 semaines.
- Si vous le dites…je suis donc venu pour ma voiture si vous voulez savoir. J’ai de la fumée qui sort du capot. Dans ce cas, ce serait quoi, question prix ? dit David qui commençait à perdre patience.
- Euh…le prix…ça tourne autour de 100 €. Laissez votre voiture à mes collègues et allez prendre un café. »
David se dirigea vers la machine, prit un thé et alla s’asseoir à une table. Le garagiste le rejoint quelques minutes après :
« Je suis désolé pour hier après-midi, j’étais un peu bizarre. déclara-t-il.
- Hier…on se connaît ? J’ai l’impression de vous avoir déjà vu…répondit le banquier.
- Vous avez oublié ? Je suis venu vous demander si ma fiancée a retiré de l’argent le matin…votre banque est le contraire de mon garage : vous recevez beaucoup de clients, vous.
- Qui sait, ça changera peut-être un jour…vous croyez aux miracles ?
- Les miracles…qui peut y croire ? Tout le monde les considère comme des interventions divines mais c’est seulement des coups de chance qui n’arrivent jamais. Moi, je ne crois pas en ce genre de chose.
- Pourquoi pas, si un jour ça arrive… »
Le garagiste semblait ne rien écouter, comme si on ne lui parlait pas. Il but une gorgée de café et changea vite de sujet :
« Au fait, je me présente : Benoît Barbeyrac, patron de ce garage. déclara-t-il, très gêné mais déterminé à ne plus parler de ce sujet
- Euh…d’accord…moi, c’est David Parisot, employé de banque. répondit David, inquiet. Pourquoi un tel changement de sujet ? Il déteste parler de ce sujet comme si ce dernier lui faisait peur mais préférait faire comme demandé car Benoît avait un regard particulier qui semblait transpercer l’esprit de tout ce qu’il regardait et qui n’inspirait pas confiance à monsieur Parisot.
- J’aurais juste une question : étant employé de banque, vous avez déjà…déjà…vous voyez de quoi je parle ? demanda Benoît. »
Le banquier compris aussitôt de quoi il voulait parler et s’exclama :
« Vous êtes fou ? Pourquoi je ferais ça, moi ? A quoi ça me servirait de gruger les gens ? Je suis honnête !
- Pff…et à quoi le fait d’être honnête sert ? Les gens ne sont pas honnêtes entre eux alors pourquoi vous le seriez ? Dans votre vie, personne ne s’est servi de vous ou quelque chose du genre ?
- C’est n’importe quoi ! Et tout de suite les grands mots : « servi de vous ». Vous devriez aller voir un psy ! »
Tout en criant, David réfléchit : c’était pas tout à fait faux : les gens sont égoïstes, dans la société et, dans son enfance, il lui est arrivé des bricoles semblables à plusieurs reprises. Mais de là devenir un banquier comme on voit dans certains films, c’est vraiment idiot.
« Et vous, vous avez déjà trompé des gens comme ça ? demanda le banquier.
- La dernière fois que j’ai été honnête…en fait je ne m’en souviens même plus. Là je vous ai dit que le prix de la réparation était de 100 € mais je vous l’ai dit parce que j’étais si content de voir un client que…normalement je la fait payer au moins 500 €. Il faut bien engranger le blé d’une quelconque manière, sinon à quoi bon. Déclara le garagiste, fier de ses actes. On est vraiment dans une société où la loi de la jungle prime. Vous ne garderez pas votre poste très longtemps à cette allure.
- Bien vous êtes le contraire : à force d’escroquer, aucun client ne vient chez vous ; avec ça, c’est sûr…la loi de la jungle…je ne vois pas quelle personne censée claquerait 600 € pour une réparation aussi bête. Et votre femme ? Elle travaille ou elle a préféré partir parce que vous l’empêchez de retirer le moindre euro ?»
A ce moment, le visage de Benoît s’obscurcit : il était sur le point de se lever quand soudain, la porte s’ouvrit, une ombre apparut derrière, une forme humaine fine, grande. Benoît réagit tout de suite…
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