Dans une salle sombre, une jeune fille se tient droite face au mur. La pièce est dépourvue de tout meubles ou objets; seule une bougie éclaire la salle de sa faible lumière. Tout est calme. Seul le léger grésillement de la chandelle recouvre le silence.
Dos à la lumière, la jeune fille regarde son ombre se refléter sur le mur froid de sa prison. Elle ondule… comme la flamme de ce bâton de cire juste derrière elle. Elle est imposante, prend toute la surface du mur sur lequel elle se dessine.
Mais la bougie a bientôt fini de fondre, la flamme perd progressivement de son intensité et peu à peu, la pénombre devient maître des lieux. La jeune fille se met alors en mouvement ; elle avance au centre de la pièce et lentement s’ accroupit. La prisonnière, avec des mouvements de pure grâce, regarde autours d’elle et, d’un geste simple, enfouit son visage dans ses mains. A travers le noir épais de la cellule, ses grands yeux bleu luisants s’ inondent alors de larmes ; ses sanglots résonnent doucement dans la salle. Le temps passe, indéfini, et les pleurs se font plus intenses mais, dans un spasme violent, s’arrêtent subitement. Un silence mortel se matérialise alors. La tête toujours dans ses mains, la silhouette ne bouge pas. Soudain, un rire strident se lève, déchirant alors le silence si bien logé dans la pénombre de la prison.
La jeune fille à présent debout et les bras le long du corps rit aux éclats, d’un rire glacial. Le son de plus en plus puissant se répercute sur les parois des murs. Le corps de la jeune fille tremble sous les respirations saccadées. Sans prévenir, la captive tombe a genoux et entame un rire calme, presque bienveillant jusqu’à ce que quelques secondes plus tard, après un dernier rire strident, elle disparaisse dans un amas de cendres et de sang.
Une pression trop forte n'est pas bon pour la santé, la vie que nous menons n'est pas si mauvaise qu'elle n'y parrait. Profitez en, vous n'en avez qu'une. Seuls les idiots se suicideraient. Comme vous n'etes pas idiots, peut être penserez vous à cet acte meurtrier mais vous ne le ferez pas. Se suicider est équivalent à faire un meurtre, mais de sois même. On ne revient pas en arrière apres s'être vidé de son sang...
Vivez ... La vie n'est pas si cruelle... une douleur peut être parfois immense, mais elle n'est jamais éternelle... |