Auteur : Ayaka.
Titre : Foi d'Inuzuka.
Disclamer : Ni Naruto, ni Kiba, ni Limace-Man, ni personne ne m'appartient, ils préfèrent tous appartenir à Masashi Kishimoto. Et moi on s'en fout. Beuh.
Note : Oui, donc, heu, le titre, j'ai inventé vite fait, 'y en avait pas jusqu'à maintenant. C'est un défi qu'on s'est lancé avec mon frangin, on piochait deux noms du manga "Naruto", puis on devait écrire une fan fiction dessus, avec - évidemment - certaines contraintes.
Elle devait obligatoirement contenir moins de mille mots, le mot "limace" au moins une fois, une romance entre les deux personnages piochés, et un nom de film. Avec la chance que j'ai, j'ai pioché Naruto et Kiba. (Ca aurait pu être pire, hein, je suis d'accord. Par exemple, j'aurais dû faire un SasuSaku j'aurais pas survécu. Mais quand même.)
Musique Générique : ANTIC CAFE - Smile Ichiban ii Onna.
|[ Bonne lecture ! <3 (homophobes s'abstenir) ]|
Mardi 17 juin, 18 heures 06.
Cher Journal. Je viens de te trouver planqué au fond du tiroir à chaussettes de ma sœur, et comme t’as pas l’air d’avoir beaucoup été utilisé, autant que tu serves.
Je m’appelle Inuzuka Kiba.
J’ai 16 ans. De bonnes notes en cours. Une sœur. Un chien.
Cheveux châtains, coupés courts, yeux noirs.
Et jusqu’à ce jour, je menais une vie parfaitement normale. Jusqu’à ce que Môsieur Destin-t’avais-une-trop-belle-vie-jusqu’à-maintenant-tiens-prends-ça-dans-tes-dents ne s’en mêle. Et on dit merci.
Je vais te raconter l’histoire depuis le début, même si je me sens très con à parler avec un paquet de feuilles. Bridget Jones le fait bien, je vois pas pourquoi moi je pourrais pas.
C’est à la pause intercours de midi que ma vie est brusquement devenue très bizarre. Juste après que la cloche ait sonné, je suis sorti de la classe avec mon bentô pour aller manger sur le toit de l’école. J’aime pas déjeuner en classe. Déjà qu’on y reste enfermés toute la journée, pas besoin de manger là-dedans aussi.
J’étais donc gentiment en train de m’installer, quand Naruto (un pote, blond, cheveux courts, yeux bleus, qui plaît beaucoup à une fille de la classe d’à côté) est venu taper une légère incruste. En général, j’ai droit à sa visite quand il a oublié son bentô.
- Je peux venir m’asseoir avec toi ? qu’il m’a demandé.
- Si ça te chante. Bizarre, tu restes pas avec ton chewing-gum de Sakura et sa clique ?
- Pas envie.
Là, déjà, si tu connaissais Naruto (et si tu étais un être de chair et d’os, occasionnellement), tu te serais rendu compte que quelque chose clochait. Tous les midis, Naruto mettait au point des plans drague à deux balles, allait voir Sakura, et se prenait une baffe. Toujours.
- Tu t’es pris un râteau ?
- Kiba, je me prends tous les jours des râteaux.
- … Juste.
Attend, c’est là qu’on va entrer dans la quatrième dimension. Voyant qu’il avait pas de bentô à déballer, j’allais sagement lui proposer de piocher dans le mien, quand il a attrapé mon visage entre ses mains, et qu’il m’a roulé un patin. Ca a duré quoi, deux secondes. Après, il s’est levé, et est repartit en courant. J’ai dû rester en mode bug plus longtemps que ce que je croyais, parce que quand j’ai recouvert l’usage de mon cerveau, la cloche s’est remise à sonner.
Tu captes le problème ? Naruto Uzumaki, qui fait partie de mes meilleurs potes, m’a bécoté. J’y comprends rien. Et j’ai intérêt à élucider tout ça avant le 30 juin, parce qu’après, on se reverra plus ; il déménage.
Mercredi 18 juin, 13 heures 34.
Cher Journal,
Il est pas venu en cours. Je commence à me demander si j’ai pas fait une connerie quelque part. J’hésite à aller chez lui. J’ai demandé conseil à Akamaru, mon chien, mais je crois qu’il s’en fiche. J’aimerais bien que tu saches parler. Je transmettrai cette idée à un fabriquant de cahiers.
Lundi 23 juin, 16 heures 14.
Cher Journal,
Je viens seulement de revoir Naruto. Il était absent tout le reste de la semaine passée, et là, on dirait qu’il m’évite à mort. J’ai pas réussi à lui parler de la journée. Demain, je le coince dans un couloir.
Mardi 24 juin, 20 heures 22.
Raaaah, il m’énerve ! Oui, j’ai réussi à le coincer. Oui, j’ai réussi à lui parler. Mais POURQUOI est-ce qu’il chialait, hein ? Quand je lui a demandé des explications, il m’a fait « Désolé, Kiba, je voulais que tu saches avant que je partes », et il s’est cassé.
Mais que je sache quoi ? Si il veut que je comprennes quelque chose, il sait pas me le dire en face ? Ce gars m’exaspère. Et ça depuis que je le connais.
Mercredi 25 juin, 17 heures 30.
Cher Journal,
Naruto s’en va demain. C’est Shikamaru qui me l’a dit. Il est venu chez moi tout à l’heure. D’ailleurs, ça m’étonne qu’il soit venu chez moi rien que pour me dire ça. Ce mec est d’un fainéant, c’est alarmant. Parfois, il me fait penser à une de ces limaces que Tsunade, notre prof de bio, s’amuse à élever.
En parlant de Shikamaru, il avait l’air bizarre, aujourd’hui. Il m’a lancé un de ces drôles de regards quand il m’a annoncé que Naruto partait plus tôt.
Je me demande si je dois comprendre quelque chose ?
Jeudi 26 juin, 18 heures 02.
J’ai compris. Ce qu’il essayait de me dire, j’ai enfin percuté.
Et je le dois encore à Shikamaru-la-limace. Ce matin, je suis passé devant sa classe. Il m’a pris à part, et m’a dit que j’étais con, que je faisais jamais attention à rien, et que si Naruto était comme ça avec moi, c’est qu’il était amoureux, bêtement.
J’ai dix minutes pour arriver à la gare.
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Essoufflé, Kiba débarqua brusquement dans le hall de la gare. Personne. Merde, mais comment il allait savoir où est-ce que Naruto était allé ?
Finalement, il décida de faire tous les quais un à un. Quand on aime, on compte pas.
Ce fut lorsqu’il passa en coup de vent sur le quai numéro 3 qu’il remarqua un blond aux yeux d’azur déjà confortablement installé dans le train qui n’allait pas tarder à partir. Les yeux dans le vague, il ne remarqua même pas le brun qui s’énervait tout seul derrière la vitre.
Lorsque Kiba frappa un grand coup contre ladite fenêtre, Naruto daigna enfin tourner la tête. Il écarquilla les yeux, et le train siffla, avant de démarrer.
- NARUTOOOO !
Le dénommé sourit tendrement, pendant que l’autre courait à côté du train. Il sortit du mieux qu’il pouvait un petit cahier vert de son sac, en arracha une page, et gribouilla dessus avec un feutre noir.
« Moi aussi je t’aime. »
Le brun trébucha, et tomba à terre. De toutes façons, peu importe où il irait, il le retrouverait.
Foi d’Inuzuka.
|[ Fin. ]| |