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Tuesday, December 2nd 2008, 23:18


Here is a story written by Wsephiroth which is entiled Et si on inversait les rôles... - chapter 02 - Un coin tranquille pour finir sa lecture.

Une fois totalement détendu, Thomas se leva et il commença à déambuler dans les multiples couloirs de cette fourmilière qu’est le lycée « des bois endormis ». Vu qu’il préférait attendre le retour de Éric pour retourner en classe il se mit à la recherche d’un endroit où il pourrait continuer la lecture entreprise ce matin sans qu’on le dérange à nouveau.

En peu de temps il conclut que le meilleur endroit son projet était sans aucun doute la bibliothèque. Et vu qu’il devait retrouver Éric dès son arrivé au lycée, autant choisir un endroit d’où il pouvait voir la grille d’entrée du lycée tout en étant assez proche pour ne pas avoir à trop marcher.

C’est en s’approchant de la porte s’ouvrant sur le repaire des binoclards que Thomas se souvint qu’une seconde espèce, autrement plus dangereuse, avait pris ses quartiers dans cette maison de papier et de carton : le conseil des élèves du lycée (évidemment composé uniquement de filles), sans doute entouré par la meute de « guides ». Devait-il y aller malgré le risque d’un accrochage entre lui et les ultra féministes ou devait-il s’en retourner et chercher un autre endroit où assouvir sa curiosité sur le livre aux idées « révolutionnaires » ?

_Bah ! Si rixe il y a, je pourrai peut-être me débarrasser de ce rôle de guide.

Thomas décida donc de se jeter dans la gueule du loup. Il ouvrit la porte et avança d’un pas, on voyait les premières étagères formant les allées de livres mais on n’entendait aucun son provenant de l’intérieur.

*Cela ne veut rien dire, méfie toi !

Un second pas suivit aussitôt par un troisième, on commençait à entrapercevoir les tables de travail situées au fond de la bibliothèque où se réunissait habituellement les membres du club « la binocle » et les ceux du conseil des élèves. Cependant, toujours aucun son.

*Étrange… Seraient-ils absents ?

Puis un quatrième, un cinquième… Et ainsi de suite jusqu’à arriver à une sorte de bureau où Mme Lère, la responsable de la bibliothèque, était installée. Cette femme est l’archétype de la bibliothécaire, une vieille harpie grisonnante à lunettes ovales et habillée à la mode du siècle précédent. Son bureau était recouvert de livre divers et variés, de la bande dessinée au dictionnaire. On aurait put croire qu’elle était débordée mais Thomas la connaissait suffisamment bien pour savoir que ce n’était qu’une simple façade pour faire croire qu’on ne la payait pas à ne rien faire. Thomas savait également que Mme Lère renseignait la directrice sur les actions entreprises par le conseil des élèves et les derniers ragots circulant dans l’établissement.

_Encore en train de ne rien faire.
_Et vous que faites-vous ici ? Je ne savais pas que les garçons savaient lire. -avec la voix la plus aigre que vous pouvez imaginer-
_Mais non, bien sur que je ne sais pas lire, je fais seulement semblant pour paraître occupé.
_Ne vous moquez pas de moi jeune homme. Ne devriez-vous pas être en cours ? Je ne permettrai jamais que les petits voyous n’aillent pas en cours en se cachant dans MA bibliothèque.
_Oh oh oh ! Calmez-vous enfin. C’est la directrice qui m’a dit de venir ici et de m’instruire.

Apparemment, le simple fait d’entendre prononcer les mots « c’est la directrice qui m’a dit de », lorsqu’on n’est pas d’accord, devait provoquer de violents problèmes gastriques. En effet, le visage de la bibliothécaire se déforma en une suite de grimaces rendant sa propriétaire encore plus étrange qu’à son habitude. Après 5 secondes de transformation, Mme Lère se recomposa un visage tant bien que mal.

_De toute façon vous êtes seul. Vous ne pourrez ennuyer personne.
_Le conseil des élèves n’avait pas de réunion ce matin ?
_Si, mais la présidente est tombé malade donc ils ont annulé. Oh la pauvre chérie.
_Tant pis.
_Mmh, qu’avez-vous dit ?
_Non, ce n’est rien.

Le plan de Thomas consistant à se mettre à dos le conseil des étudiants tomba donc à l’eau. Celui-ci se déplaça donc sans grande motivation entre les allées.

_Arrêtez de vous traîner comme une limace, vous êtes encore jeune nom d’un chien.

Thomas n’entendait pas les réflexions de la vieille bibliothécaire.

*Au final je vais devoir servir de « guide » aux nouvelles et faire sorte qu’Éric ne fasse pas la bêtise de se faire virer, voire pire.

Thomas s’installa sur la table la plus éloignée de la porte d’entrée et la plus proche de la fenêtre. C’était une table circulaire, blanche possédant un unique pied central large. Placé à cet endroit il pouvait observer sans aucune difficulté le surveillant, Mr Maleau, dans son survêtement totalement gris.

*Un chien de garde…C’est tout ce que tu es, et pourtant tu es heureux de ton poste.

À cet instant, Mr Maleau refoula un élève tentant de venir en cours en retard. Ne laisser personne passer la grille d’entrée après 8h00, tel était l’unique ordre qu’il avait reçu. Évidemment les filles elles étaient autorisées à arriver en retard tant que les résultats n’étaient pas moins bons. Ainsi le taux de retard ou d’absence chez les filles était d’environ 30% alors que pour les garçons il était de 2%. Thomas s’assit sur une chaise et repris sa lecture là où il avait été interrompu :


« Dès lors les mesures pour faire vivre les femmes de manière royale furent une priorité. Tout comme celles faisant d’elles les responsables mondiales reconnues et légales.

Dans le domaine de la politique, plus de 90% des élus (locaux ou nationaux) seront des femmes. Cet accord fut signé par plus de 80% des pays mondiaux. Dans les autres cas ce n’est pas beaucoup mieux, la moyenne d’élus masculins dépassement à peine la barre des 20%. Donc la politique fut, à partir de ce moment, dominée par les avis féminins et les hommes n’avaient plus qu’à se soumettre.

Dans le domaine médical, soigner une femme est prioritaire à soigner un homme, quelque soit la blessure ou la maladie. Dans la continuité de cette mesure, une fillette malade aura plus d’importance qu’une vieille dame mais une jeune fille en âge de procréer sera soigné avant la fillette. Cette mesure fut assez bien comprise dans la mesure où à cet instant les femmes ne représentaient que 5% de la population mondiale. Ce genre de mesure demeurera tant que la survie de l’humanité sera en jeu mais après ?

Toujours dans le domaine médical, seules des médecins féminins peuvent soigner les femmes. C’est suite à cette mesure qu’un grand nombre de jeunes femmes durent s’inscrire en médecine pendant que les garçons se firent renvoyés les uns après les autres.

Dans le domaine économique, tous les chefs d’entreprises, ainsi que les conseils d’administration, devinrent entièrement féminins. Les postes de responsables des divers secteurs des grandes entreprises sont souvent alloués à des femmes bien que des hommes peuvent également occupés ses postes à condition que ceux-ci aient un lien familial avec une femme en poste plus haut dans la hiérarchie.

Il est évident que pour satisfaire les mesures précédemment citées impliquées des réformes du système éducatif afin que les femmes restantes et à venir puissent continuer à occuper le devant de la scène.

Donc dans le domaine éducatif le succès des filles de tout âge devint la priorité de toutes les institutions. Tout d’abord les filles furent réparties dans les pays du Vieux Continent, ainsi qu’en Chine, au Japon, aux Etats-Unis et au Brésil. Les pays choisis devaient tout mettre en œuvre afin de satisfaire les critères de réussites. Dans un premier temps, de nombreuses écoles pour filles, avec un staff 100% féminin, furent créés dans des espaces verts géants. Chacun de ses établissements se situe au milieu de parcs de centaines d’hectares dans lesquelles on retrouve toutes sortes d’installations : pour l’équitation, la natation… Ce sont de véritables palaces, nécessitant des budgets pharaoniques, qui furent construit chacun pouvant accueillir plusieurs milliers de fillettes, jeunes filles et jeunes femmes. De plus, les gouvernement déclarèrent ces zones comme « no man’s land » au sens propre du terme. C’est-à-dire que aucun « mâles », quelque soit son âge, n’est admis dans l’enceinte de ses établissements. Pour pouvoir y entrer, un garçon se doit d’y avoir été invité par une résidente et la direction doit avoir accepté sa venue après avoir minutieusement épluché son dossier. À l’image de ce « no man’s land » une nouvelle loi fut votée afin de conforter cette décision :

« Tout contrevenant à cette mesure pourra être sanctionné et la sanction sera laissée au bon soin des membres de la sécurité de l’établissement »

Une fois traduite cette loi explique que les hommes tentant de s’introduire dans ce genre d’établissement seront plus ou moins violement punis selon le genre d’établissement dans lequel ils se sont introduits, cela pouvant aller du simple renvoi de l’enceinte après une petite anesthésie totale jusqu’à une exécution pure et simple dans le cas d’intrus violent. Cette dernière mesure fut tout d’abord mal acceptée par l’ensemble de la communauté puis lorsque le gouvernement justifia cette décision par une simple façon de dissuader les téméraires les tensions retombèrent.

Il existe également des écoles dans lesquelles les garçons sont acceptés, mais celles-ci se divisent en plusieurs groupes :

_des écoles pour les garçons dont la mère est assignée à un poste important. En gros, des écoles pour riches. Ce genre d’école à pour but de transformer les petits garçons en mari parfait pour les futures grandes femmes du monde. Ces structures sont moins pharaoniques que celles pour jeunes filles mais elles n’en restent pas moins impressionnantes.

_des écoles pour les garçons qui, à défaut de chercher à se marier, visent à être embauché à un poste à responsabilité.

_des écoles n’ayant ce nom que sur les papiers administratifs. Elles rassemblent tous les garçons n’ayant aucun des buts précédemment cités. Celles-ci ne reçoivent presque aucune aide des gouvernements et les professeurs qui y sont envoyés sont souvent ceux condamnés pour mauvais comportement envers des élèves. La plupart des garçons intégrants ce genre d’écoles termine avec un travail manuel.

En plus des établissements strictement masculins et ceux strictement féminins il existe un troisième type : les établissements mixtes. Ce genre d’établissement est se qui se rapproche le plus de ceux d’avant le "Quenn’s Death". Les différences entre ces deux types d’établissements sont les suivants :

_ces écoles étant toutes du domaine du domaine du privé elles possèdent un conseil d’administration féminin à l’instar des grandes entreprises ;

_comme de jeunes filles fréquentent ce genre d’établissement, très peu de professeurs sont des hommes ;

_les conseils des élèves et de discipline sont purement féminins, ceux-ci sont mis en place uniquement pour les collèges, les lycées et les niveaux d’études supérieures.

_les filles étant tout de même rare dans ce genre d’établissement, et afin d’éviter tout les problèmes pendant les heures de cours, un "guide" leurs aient assignées.

Ce guide est une sorte de garde du corps lorsqu’il y a des problèmes, porteurs lorsque la jeune fille veut faire des courses, accompagnateur lorsque celle-ci souhaite sortir voir même un pantin c’est-à-dire qu’il doit obéir au doigt et l’œil de la demoiselle. Ces "guides" sont choisis pour une durée de 1 mois par l’administration de l’établissement puis, suite à cette période d’essai, la jeune femme peut choisir de garder son "guide" jusqu’à se qu’elle s’en lasse ou en demander un autre pour une nouvelle période d’essai. Bien que ingrat le rôle de "guide" est presque devenu une carrière à part entière pour certains qui choisisse d’exercer aux cotés des femmes les plus influentes de la société féministe. En effet, une fois le lycée passé, le "guide" obtient un statut officiel et doit être rémunéré pour son travail.

Au niveau des mariages et des naissances c’est un ensemble de règles qui fut mit en place. La première étant de marier la jeune femme avec la personne choisie par l’ensemble de la communauté matriarcale entourant la demoiselle afin d'éviter que le futur époux ne soit simplement intéressé que par l'envie de vivre aux crochets de la famille. Les maris sélectionnés par cette méthode de mariage arrangée venaient souvent des écoles de garçons spécialisées précédemment citées. Il arrive cependant que ce ne soit pas le cas et que l’heureux élu provienne d’une école moins cotée voir même qu'il ait été le "guide" de sa femme si ils ont tout deux été dans un lycée mixte. La seconde règle concerne les enfants dans un couple, au moins une fille par couple voir plus si c'est possible. La troisième règle est un congé paternité longue durée. En effet c'est l'époux qui doit s'occuper des enfants, garçons ou filles, jusqu'à leur 10 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons. À ce moment les petites filles sont prises en charge par l'État et les jeunes hommes sont livrés à eux-mêmes et doivent se débrouiller par leurs moyens propres. Cette façon de faire a permit d'assurer l'avenir des fillettes mais en contreparties certains garçons échouent à s'intégrer dans la vie active.

Toujours au niveau des naissances, un certain nombre de femmes acceptèrent de devenir des mères porteuses à grande échelle afin de conserver un nombre d'hommes correct. En une seule grossesse elles donnaient naissances à au moins 3 enfants, souvent des garçons, en échange de quoi l'État subvenait à ses besoins pendant la grossesse et le sevrage des bébés. Après le dit sevrage les petits garçons étaient envoyés dans des familles d'accueil monoparental masculines c'est-à-dire des célibataires alors que les petites filles rejoignaient des orphelinats spécialisés. Cette institution portant le nom de programme "populi" a permit d'éviter une seconde vague de décès, ceux-ci étant naturels et masculins. Tout d'abord très répandu pour cause de sauvegarde de l'humanité ce service n'est plus vraiment apprécié.

Dans les autres domaines de la société : la sécurité, les services, le secteur primaire de l’économie et l’armée, rien ne changea à l’exception du fait que les postes à responsabilité sont occupés par des femmes. Ainsi sur le terrain ce sont les hommes qui font le sale boulot pendant que les femmes dirigent les opérations.

Pour simplifier tout cela, les femmes ont créé un système qui leur ait très favorable en de nombreux points. Et même si celui-ci a montré son efficacité à éviter les guerres, les faillites et autres crises, la question est de savoir si les hommes accepteront encore longtemps d’être dominés et totalement méprisés par les femmes. »
 
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