Chapitre 18 : C’était toi !
Après qu’Aryel leur eut tout raconté, ils restèrent assis sans rien dire. Ils avaient du mal à croire ce que venait de raconter la jeune femme. Pourtant, cela expliquait bien des choses… Seul Koga semblait ne pas être éberlué par cette histoire. Et quant au hanyô, dès la fin du récit, il était parti sans que personne n’essaie de le retenir. Koga se leva et déclara :
-Bon, je vais aller accueillir Kagome si cela ne vous dérange pas ?
Il semblait attendre l’assentiment de la jeune femme, car il la ne cessait de la fixer. Aryel hocha la tête et le yôkai s’en alla.
-Bon eh bien moi, je vais me promener un peu… annonça Aryel en se levant et prenant la direction opposée à celle du yôkai.
Kagura accompagnée de Kohaku était sur une des plumes géantes du yôkai. Ils se dirigeaient vers le village où devait normalement se trouver Inu yasha, ainsi que Kikyo et Aryel.
-KAZE NO KIZU
Inu yasha, percevant l’odeur de Naraku, avait accouru et voyant Kagura, il avait immédiatement sorti son sabre du fourreau pour attaquer.
-Grrr… Kagura que viens-tu faire ici ? demanda-t-il, bien qu’il se doutait déjà de la réponse.
-Naraku m’envoie !
-Je le savais, dit-il entre ses dents.
-Kohaku, vas-y, je te rejoins ! murmura le yôkai au jeune garçon.
Celui-ci obéit et sauta de la plume.
-Hé attends ! cria Inu yasha en voyant le jeune garçon partir.
-Fujin no Mai
Inu yasha évita de justesse l’attaque du yôkai. Kagura était descendue de sa plume et tenait en main un éventail.
-Kagura, que veut Naraku ? demanda Inu yasha.
Lentement, la colère s’insinuait en lui. Le yôkai regarda autour d’elle pour voir si elle n’était pas surveillée, puis répondit :
-Naraku veut piéger cette jeune femme du nom d’Aryel.
-QUOI ?
-Il veut la mettre en colère, continua Kagura. Mais j’ignore dans quel but…
Inu yasha, lui, s’en doutait un peu…
-Il va sûrement essayer de dresser Aryel contre moi, comme il l’a fait avec Kikyo… pensa-t-il en serrant les poings.
-Je n’aurais jamais cru que Naraku se salisse les mains pour une simple humaine, ricana Kagura.
-Que veux-tu dire ? demanda le hanyô méfiant.
-Il est allé personnellement s’occuper du cas de cette femme.
-QUUUUUUUUUUUUUOI ?
Inu yasha, alarmé, focalisa l’odeur de la jeune femme et sentit l’odeur de Naraku s’approcher d’elle. Il voulut aller la rejoindre, mais Kagura l’en empêcha en envoyant une nouvelle attaque avec son éventail. Inu yasha ne vit pas l’attaque, mais fort heureusement Koga le poussa brutalement, l’empêchant d’être sectionné en deux.
-Inu yashaaa !
Kagome arriva en courant, suivie des autres. Kikyo lança une de ses flèches purificatrices que Kagura évita de justesse.
-Où…où est Aryel ? demanda le hanyô après avoir rapidement jeté un coup d’œil aux autres.
-Elle est partie expliqua Kikyo.
-O…occupez-vous de Kagura, il faut que j’aille la sauver, elle est en danger ! s’angoissa le hanyô.
A nouveau, il voulut partir, mais cette fois-ci ce fut un jeune garçon qui l’arrêta. Son visage était sans expression. Il portait des cheveux bruns en queue de cheval haute, et son visage était criblé de tâches de son. Il portait les même vêtements que la chasseuse de yôkais, sauf que les protections étaient jaunâtres.
-Kohaku ! dit Sango en reconnaissant son petit frère.
-Nous devons à tout prix vous empêcher d’aller rejoindre cette femme et nous le ferons, assura Kagura.
-Kagura ! Je croyais que tu détestais Naraku et que tu ferais tout pour qu’il meure, alors laisse-nous passer, se mit à supplier le hanyô.
-J’aimerais bien savoir ce que mijote Naraku, donc je n’ai aucune envie de l’interrompre, ce serait tellement dommage ricana Kagura.
Le hanyô tremblait de rage face à son impuissance. Il était obligé de s’occuper d’abord de Kohaku et Kagura avant de pouvoir rejoindre Aryel, mais Naraku n’était déjà plus qu’à quelques mètres d’elle.
Naraku avait pris l’apparence d’Inu yasha. Il s’approchait normalement de la jeune femme qui le fixait d’un air méfiant. Il avait l’intention de discuter un peu avec elle avant de mettre son plan à exécution.
-Aryel, pourquoi tu me regardes comme ça ? demanda Naraku.
-Pour rien ! répondit la jeune femme qui parut se détendre.
-Parfait, parfait pensa le hanyô.
-J’aurais voulu qu’on parle un peu tous les deux, avoua-t-il.
-Je t’écoute…
-Eh bien voilà, que comptes-tu faire exactement… Pourquoi es-tu revenue ici ?
-Tu n’es donc pas content de me revoir ?
-Si, bien sûr, mais tu as sûrement une raison, non ?
-Oh, oui ! Je veux me débarrasser une fois pour toutes de Naraku et je crois que j’en aurai l’occasion plus tôt que prévu.
Elle s’approcha rapidement du hanyô et lui tint fermement l’épaule. Mais avant qu’elle n’eut le temps d’activer son pouvoir. Naraku se dégagea et reprit son apparence normale.
-Comment as-tu su ? J’avais la même voix et la même odeur, siffla Naraku entre ses dents.
-C’est simple ! Inu yasha ne me demanderait jamais ce que je fais ici et tu étais un peu trop détendu, expliqua la jeune femme.
-Fuh, pour des choses aussi futiles… On dirait par contre que ce n’était pas la même chose avec Inu taisho.
-Pourquoi parles-tu de lui maintenant ? demanda la jeune femme irritée.
-Oh, mais oui bien sûr, suis-je bête, tu ne le sais pas… Tu te souviens du jour où tu as tué Inu taisho, en fait c’était moi qui avait pris son apparence et qui t’a ensuite attaqué… ricana-t-il.
-C’est impossible ! répliqua la jeune femme. Quelqu’un comme toi ne sait sûrement pas se servir du Tessaiga.
-Eh bien si, vois-tu, je me suis emparé d’un corps humain et a envoyé des soldats attaquer le château pour t’en chasser. Ensuite, j’ai pris ton apparence pour aller rendre une petite visite à Inu taisho et lui ai demandé de me prêter le Tessaiga. Je n’ai eu après qu’à prendre son apparence et à t’attaquer. Pendant que tu te dirigeais vers le puits, j’ai pris une apparence quelconque et ai prévenu Inu taisho que tu étais mortellement blessée. Il est immédiatement parti pour t’aider. Comme je m’y attendais, tu l’as poignardé, mais c’est là que mon plan à échoué… Il aurait dû immédiatement te tuer après que tu l’eus poignardé, mais au lieu de ça, il t’a embrassée avant de te pousser dans ce puits. Ensuite, il est venu détruire le corps qui me servait de réceptacle. Mais il est mort juste après, ricana Naraku.
-C’était toi ! C’était toi ! répéta Aryel.
Elle serra les poings et la mâchoire.
-Mais ça n’a pas marché cette fois-ci, peut-être ne peut-on tout simplement pas prendre quelqu’un deux fois au même jeu… ajouta Naraku. D’ailleurs, tu avais Inu yasha avec toi. Quand je t’ai attaqué dans le dos, tu lui as dit : Fuis Inu yasha, mais surtout ne te retourne pas ! Ce gamin t’a obéi et avant que tu n’aies eu le temps de te relever, j’ai utilisé le Tessaiga.
Il sourit légèrement. Il sentait la colère qui ne cessait d’augmenter chez la jeune femme.
-Tiens, je me souviens même que tu as fermé les yeux avant de verser une larme lorsqu’Inu taisho t’a embrassée, dit-il satisfait.
-NARAKU ! TU ME LE PAIERAS, hurla-t-elle.
Son sang de yôkai avait fini par prendre le dessus. Ses ongles se transformèrent en griffes acérées, ses dents en crocs, sa cornée devint rouge et l’iris, bleu. Elle fonça sur le hanyô. Une seule chose l’obsédait à présent, tuer tous ceux qui se trouveraient sur son chemin. Naraku la repoussa avec son kekkai et partit, laissant la jeune femme en plan.
Inu yasha devint aussi blême que la mort. Il sentait que le sang de la jeune femme avait changé et il savait ce que cela signifiait. Koga avait l’air perturbé. Il restait sur place et cherchait sans cesse une brèche qui lui permettrait de partir. Pas pour fuir, mais pour essayer de ramener le plus vite possible la jeune femme à la raison.
-Oh non ! dit le hanyô tremblant. Oh non ! Pitié, pas ça.
Son visage était crispé par la peur et la douleur.
-Vous sentez ? demanda le moine. C’est la première fois que je sens une aura pareil…
-Alors ce n’était pas mon imagination…cette aura…elle est supérieure à celle de Sesshomaru, mais je pourrais dire qu’elle est également supérieure à celle de Naraku, déclara la chasseuse de yôkais.
Kohaku et Kagura, d’un commun accord, s’en allèrent. Kagome regardait le hanyô, inquiète. Elle posa un regard sur la miko. Celle-ci observait le hanyô, mais ne laissait transparaître aucune émotion.
-Elle s’approche… murmura le hanyô.
Koga, lui aussi paralysé de terreur, regarda la colline. Quelqu’un les observait de là, un sourire sadique s’affichant sur son visage.
-Mais c’est Aryel ! s’exclama Kagome. Mais ses yeux… et ses mains, mais…c’est impossible !
-C’est son sang de yôkai, il…il a pris le dessus ! gémit le hanyô. |