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Thursday, May 31st 2012, 13:04


Here is a story written by Ayla which is entiled Quand le passé resurgit (Inuyasha) - chapter 25 - Faut-il que nous mourrions ensemble ?.

Chapitre 25 : Faut-il que nous mourrions ensemble ?

Quand la jeune femme se réveilla, elle décida d’aller chercher le hanyô, car dans quelques heures ce sera l’heure du dîner.
Une fois dehors, elle n’eut qu’à suivre son flair. A l’intérieur de la maison, elle ne pouvait plus l’utiliser à cause des trop nombreuses odeurs, mais une fois dehors, son odorat revenait. Elle pouvait sentir que le hanyô était au fond du gigantesque jardin. Elle prit son temps pour s’y rendre. Elle n’était pas pressée, après tout. Elle regarda les arbres qui se dressaient çà et là. Dans la plupart se trouvaient des nids d’oiseaux. La jeune femme écoutait leurs chants mélodieux et apaisants. Cet endroit lui avait tant manqué, elle était tellement heureuse d’être ici… Elle soupira d’aise et regarda devant elle. Inu yasha était recroquevillé sur lui-même près du mur beige.
-Inu yasha…ça ne va pas ? s’inquièta Aryel en s’approchant rapidement.
-Oh Aryel, si tu savais ! dit-il en se blottissant dans les bras de la jeune femme.
-Inu…yasha…
Elle s’accroupit. Elle sentait le hanyô trembler dans ses bras.
-Inu yasha que se passe-t-il ?
-Je suis…je suis désolé de ce que je t’ai fait… Je suis tellement désolé de t’avoir fait du mal. Mais c’est trop tard à présent… Je t’ai entendue…tu aimes ce Eikyo… Je…je t’ai perdue à jamais…
-Tu nous as écoutés ? Dans ce cas, tu n’as pas écouté jusqu’au bout, j’ai bel et bien dit que je l’aimais mais par amitié et non pas par amour.
Mais le hanyô ne semblait pas se calmer pour autant, balbutiant qu’il était désolé. La jeune femme ne savait pas quoi faire pour le consoler. Elle finit par le bercer doucement lui chantant une berceuse. Enfin le hanyô commença à se calmer, il ferma les yeux et écouta la douce mélodie que lui chantait Aryel. Il avait l’impression de replonger en enfance. C’était une sensation vraiment agréable.

Jaken, Rin et Aun arrivèrent près d’une source. Ils y firent halte, épuisés par leur course. Tous les yôkais du coin s’attaquaient à eux. Jaken pensait que la raison en était qu’ils servaient Sesshomaru et que les yôkais espéraient attirer leur maître en les capturant. Rin descendit de Aun et alla boire pendant que Jaken regardait autour de lui. Il devait faire très attention à présent que son maître n’était plus là pour les protéger. Il soupira. Pourquoi Sesshomaru les avaient-ils abandonnés ? Il aurait bien aimé le savoir.

Koga se promenait en réfléchissant à ce qu’il avait lu dans le livre. Il n’arrivait pas à y croire… Toute son histoire s’était d’elle-même écrite dans le livre et le livre avait grossi. Mais surtout, il n’arrivait pas à croire ce que le livre racontait sur Aryel. Il secoua vivement la tête.
-Saleté d’livre… grogna-t-il.
Il croisa Sango et Miroku qui discutaient.
-Ah Koga, on se demandait justement où tu étais passé ! déclara Sango.
-J’étais à la bibliothèque avec Kikyo, dit-il en haussant les épaules.
-Avec Kikyo ? s’étonna Miroku. Qu’avez-vous donc fait ?
-Lire, bien sûr…c’est ce qu’on fait généralement dans une bibliothèque…
-C’est tout ? demanda le moine, déçu.
-MIROKU ! s’exaspéra la chasseuse de yôkais en le giflant.
-Qu’est-ce que j’ai dit ? questionna-t-il en se massant la joue.
-Tu n’as pas honte de demander des choses pareilles ? On dirait que ça t’arrangerait bien que Kikyo et Koga soient ensemble ? Tu sais pourtant très bien que Inu yasha est amoureux d’elle.
-Inu yasha est amoureux de trois filles ? hallucina Koga.
-Oui, d’abord de Kikyo, puis de Kagome, et maintenant d’Aryel, résuma Sango.
-Il est vraiment pas possible… soupira le yôkai, très ennuyé.

Kikyo rangea le livre qu’elle avait terminé de lire et fixa celui qu’avait lu Koga. Il l’avait rangé à sa place et était parti sans rien dire. Un shinidamashu vola jusqu’au livre, le prit entre ses petites pattes pointues et l’apporta à la miko. La couverture était redevenue blanche. Kikyo l’ouvrit et remarqua elle aussi que toutes les pages étaient vierges, même sur la dernière page, elle ne vit rien. Elle fronça les sourcils et rendit le livre au shinidamashu qui rapporta le livre à sa place. Elle ne s’était pourtant pas trompée, elle avait bien vu le yôkai lire ce livre. Peut-être que seuls quelques privilégiés pouvaient le lire… Elle sortit de la bibliothèque et marcha silencieusement.

Kagome avait téléphoné à Hojo pour lui dire qu’elle était prête maintenant, et qu’elle voulait absolument reporter le rendez-vous à maintenant. Hojo lui promit de venir le plus vite possible. Il raccrocha et fixa le téléphone quelques instants. Il trouvait que Kagome se comportait bizarrement ces derniers temps. Il prit une veste bleu marine et sortit de l’appartement où il vivait avec sa petite sœur, Anshina.
-Anshina, je sors. Il y a des restes de poulet rôti dans le frigo et n’oublie pas, n’ouvre la porte à aucun étranger.
-Oui, Hojo-chan ! répondit une voix fluette.
Le jeune homme ferma la porte derrière lui. Leurs parents étaient décédés depuis quatre ans. Maintenant Hojo et Anshina avaient hérité d’une grosse fortune, mais Hojo avait décidé de déménager dans un appartement pour ne pas devoir travailler et laisser sa sœur dans une grande maison. Il repensa à l’accident.

C’était pendant l’hiver, la route était totalement gelée, mais son père assurait qu’il ne risquait rien. Pourtant, lorsqu’un renard traversa la route, son père freina et la voiture dérapa pour tomber dans la mer. Hojo avait eu juste le temps d’ouvrir la portière et d’en sauter en serrant sa sœur dans ses bras. Ils avaient ensuite fait de l’autostop et quand ils étaient arrivés enfin à l’hôpital, on leur avait annoncé que l’on avait retrouvé la voiture et les cadavres de ses parents. Anshina n’était depuis plus jamais sortie de la maison, sauf pour le déménagement et pour aller à l’école.

Il arriva devant la porte de la maison de Kagome et sonna. Kagome ouvrit la porte, elle portait une longue robe bleue. Elle le salua, mit ses chaussures et sortit. Elle ferma la porte et prit la main de Hojo.
-Tu es ravissante ! affirma-t-il en serrant doucement la main de Kagome dans la sienne.
-Merci ! répondit-elle en lui souriant.
Ils descendirent les escaliers.
-Que veux-tu faire ? demanda Hojo quand ils arrivèrent en bas.
Kagome réfléchit avant de répondre :
-En attendant que ce soit l’heure du film, nous pourrions nous promener ?
-Très bonne idée !
Il lui sourit et l’entraîna.
-Le parc est un endroit idéal, non ? dit-il en montant dans un bus.
-Lequel ? questionna Kagome.
-Tu verras dit-il en ayant un sourire malicieux. C’est une surprise !

Inu yasha s’était finalement endormi dans les bras d’Aryel. La jeune femme lui caressait toujours doucement les cheveux.
-Finalement, tu es toujours un enfant ! murmura-t-elle en riant allègrement.
-Aryel-chan…c’est l’heure ! dit une voix.
Aryel se retourna brusquement, lâchant le hanyô qui tomba face dans la boue et se réveilla aussitôt.
-Beurk ! Mais qu’est-ce que je fais dans la boue, moi ? grogna-t-il.
Il s’essuya le visage avec la manche de son kimono et remarqua Eikyo.
-Eikyo-kun…tu étais là ? demanda la jeune femme légèrement mal à l’aise.
-Oui !
-Je…écoute…ne sois pas triste, mais…
-Tu n’as pas besoin de t’expliquer, tu as le droit d’aimer qui tu désires après tout.
Le jeune homme partit.
-Mais attends Eikyo… dit la jeune femme en lui courant après.
-Mais c’est qu’elle lui court après, ma parole ? s’énerva Inu yasha. Hé, attendez-moi !
-Ecoute Eikyo ! Tu ne vas tout de même pas te mettre à bouder parce que j’ai pris Inu yasha dans mes bras ? C’est ridicule !
-Alors, comme ça il s’appelle Inu yasha ?… Mais tu as vu pourtant… Il n’est pas humain.
Aryel s’arrêta, et dit d’une voix ferme :
-Moi non plus je ne suis pas humaine Eikyo !
Le jeune homme s’arrêta lui aussi et se retourna.
-Quoi ?
-Non ! Même si je t’aimais…tu vieillirais et finirais par mourir pendant que moi, je reste la même…
Troublé, le jeune garçon entra dans la bâtisse. Aryel soupira et entra elle aussi. Inu yasha la suivit silencieusement. Ils entrèrent tous les trois dans une grande salle.
-Bon retour parmi nous, Mademoiselle Aryel ! dirent tous les serviteurs en chœur.
-Venez vous deux ! dit la jeune femme en prenant la main des garçons.
Elle plaça le hanyô à sa droite et le jeune homme à sa gauche. En face d’elle était assis Densetso.
-Je lève mon verre à nos retrouvailles que j’ai tant espérées, déclara la jeune femme en joignant le geste et la parole.
Elle but le vin rouge vif et retomba brusquement sur sa chaise.
-ARYEL ??? s’alarma Inu yasha en se levant de son siège. Mais ?
Il toucha son visage. Elle était aussi froide qu’un cadavre et en avait l’aspect, tellement elle était blanche. La jeune femme semblait avoir perdu connaissance. Très inquiet, le hanyô posa sa tête sur la poitrine de la jeune femme. Il entendait le cœur de la jeune femme battre faiblement. Il fut soulagé qu’elle soit toujours en vie, mais s’inquiéta de ce subit malaise. Il tourna la tête vers le verre et grogna. Il le prit et alla rapidement dehors. Une fois en-dehors de la bâtisse, il renifla le verre et put sentir un poison en émaner.
-Saleté ! fulmina-t-il en jetant le verre dans l’herbe.
Le verre éclata en mille morceaux et le liquide se répandit dans l’herbe qui fana instantanément. En voyant ça, le hanyô courut rapidement vers la salle à manger. Il fut frappé de stupeur en voyant Densetso et les autres morts, lacérés. Il y avait du sang partout. Seule la jeune femme avait échappé au massacre. Il courut vers elle et la prit dans ses bras. C’est alors qu’il sentit du sang couler entre ses doigts. Quelqu’un l’avait bel et bien attaquée avant de la replacer sur son siège. Inu yasha se sentit bouillir de rage. Il n’avait pas senti l’odeur du sang et même maintenant, il ne la sentait pas. Il emporta Aryel et se dirigeait vers le hall quand il y eut une grande explosion. Il fut plaqué au sol par le souffle tandis que le corps de la jeune femme alla heurter les escaliers. Il se reprit et vit que la maison était en feu. Il saisit rapidement la jeune femme dans ses bras et courut vers la porte d’entrée, mais celle-ci était scellée.
-Et merde ! cria-t-il apeuré.
Il déposa la jeune femme sur le sol au milieu de la pièce, où se trouvait le moins d’objets qui risquaient de leur tomber dessus, et enleva le dessus de son kimono rouge. Il en enveloppa la jeune femme pour la protéger du feu qui progressait rapidement.
-Vous allez mourir tous les deux. Ne suis-je pas gentil ? J’aurais pu vous tuer séparément, mais Naraku voulait absolument que je vous tue ensembl,e retentit une voix masculine.
-Cette voix ??? Tu… EIKYO, TU ES UN SERVITEUR DE NARAKU ??? hurla le hanyô.
-Eh oui… je vous ai bien embobinés tous les deux ! ricana-t-il satisfait.
Inu yasha eut beau regarder autour de lui, il ne voyait le jeune homme nulle part.
-Montre-toi, espèce de salaud !
-Pourquoi le ferais-je ?
-C’est toi qui a empoisonné son verre hein ?
-Eh oui…elle mourra des flammes ou du poison, alors à quoi bon la couvrir avec ton kimono ? Je sais qu’il protège contre le feu, mais pourquoi protéger quelqu’un qui est déjà mort ?
-TAIS-TOI ! SON CŒUR BAT TOUJOURS ! TANT QU’IL RESTERA UNE ONCE D’ESPOIR DE LA SAUVER, JE LA PROTEGERAI ET MÊME SI ELLE MOURRAIT ,JE CONNAIS QUELQU’UN QUI POURRA LA RESSUSCITER, hurla-t-il.
Il bouillait de rage. Même si Sesshomaru était capable de ressusciter Aryel, il n’avait aucune envie qu’elle meure…même temporairement.
Les murs commencèrent soudainement à tomber vers eux. Inu yasha se jeta sur la jeune femme pour la protéger de son corps. Les murs s’écroulèrent sur la colonne vertébrale du hanyô. Il sentit son dos se briser en miettes. Maintenant il écrasait Aryel de tout son poids sous les masses rocheuses. Chaque mouvement lui était douloureux.
-JE CROYAIS QUE TU L’AIMAIS ? dit-il espérant que le jeune homme sauverait Aryel.
-Tant pis pour elle ! Elle a refusé mon amour, alors elle mourra.
-Sauve-la, je t’en supplie…peu importe que je meure, mais ne la laisse pas mourir…pas elle, supplia Inu yasha en versant quelques larmes qui tombèrent sur le visage pâle comme la mort de la jeune femme.
-Non ! Elle périra dans les flammes avec toi… et j’ai de la chance, on dirait. Regarde-toi, tu as perdu tes forces démoniaques.
-Comment ?
Inu yasha regarda ses mains et remarqua que ses griffes avaient disparu. C’était donc le jour de la nouvelle lune ?
-Il manquait plus que ça ! maugréa-t-il.
Les flammes étaient à présent à quelques centimètres d’eux et menaçaient de les brûler vifs à chaque instant. Tout à coup, une poutre se détacha du plafond et atterrit en plein sur la nuque d’Inu yasha qui était redevenu un humain. Sous le choc et la douleur, le hanyô s’écroula complètement sur la jeune femme.
 
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