Chapitre 27 : Contrepoison mortel
Inu yasha sentit une douce main lui caresser le visage. Il fronça les sourcils en remarquant que la main était glacée. Il voulut attraper la main, hélas il n’arrivait pas à bouger. Soudain, il se souvint de tout. Il ouvrit brusquement les yeux.
-Tu as enfin repris conscience… soupira quelqu’un.
Il vit sur sa gauche une jeune femme à la peau si blanche qu’il crut tout d’abord qu’elle était un fantôme. C’était elle qui lui caressait la joue.
-Kikyo ??? pensa-t-il en reconnaissant les cheveux ébènes et yeux brun chocolat de la jeune femme.
Toutefois, il se ravisa en voyant le T-shirt et short turquoises qu’elle portait.
-Aryel… murmura-t-il faiblement. C’est vraiment toi ? Tu es vivante ?
La jeune femme cessa de lui caresser la joue et répondit :
-Oui, c’est moi et pour l’instant, je suis encore vivante…
Inu yasha regretta de ne plus sentir la douce main même si toute chaleur en était absente.
-Comment ça pour l’instant ? s’angoissa-t-il. Tu…tu vas mourir ?
Après un instant de réflexion, il ajouta :
-Et comment se fait-il que je sois toujours vivant ? J’ai pourtant ma nuque et ma colonne vertébrale brisée alors que j’étais humain…je devrais être mort !
Puis il se rappela qu’il n’arrivait pas à bouger.
-Si le contrepoison ne marche pas je finirais par mourir un jour ou l’autre… Mais tu n’as pas à t’inquiéter pour ta nuque et ta colonne vertébrale, toute fracture a disparu !
-Mais comment…
Il ne termina pas sa phrase en voyant la jeune femme vaciller. Elle se retint sur le bord du lit où Inu yasha était allongé. Il aurait tellement aimé pouvoir l’aider, mais au lieu de ça, il était obligé de rester couché jusqu’à ce qu’il puisse à nouveau bouger. Il s’inquiéta encore plus lorsqu’il vit que la jeune femme respirait avec difficulté et qu’elle serrait le T-shirt avec sa main, là où se trouvait le cœur.
-Aryel tu vas bien ?
Il savait que c’était une question stupide. C’était pourtant évident qu’elle souffrait, n’importe qui l’aurait remarqué !
-Je…oui, ne t’inquiète pas…je…je crois qu’il est temps que j’aille me préparer pour qu’on puisse m’insuffler le contrepoison répondit-elle en sortant de la chambre, tout en s’appuyant avec sa main gauche sur le mur et serrant toujours le T-shirt à l’endroit du cœur avec la droite.
La peur était crainte dans tout l’être d’Inu yasha. Il voulait l’aider par tous les moyens. Il était prêt à tout sacrifier pour qu’elle vive. Kikyo était morte à cause de son incompétence à lui faire confiance et Aryel risquait de mourir à cause de son incompétence à la protéger.
Son corps était fatigué et malgré sa lutte contre le sommeil, il finit par s’endormir, épuisé.
Kagome se réveilla en sentant les douces caresses des rayons du soleil sur son visage. Elle ouvrit les yeux et remarqua immédiatement qu’elle se trouvait dans les bras de Hojo. Elle se dégagea rapidement, mais fit toutefois attention à ne pas réveiller le jeune homme. Elle alla dans le couloir où elle avait vu un téléphone. Elle composa le numéro de sa maison et attendit. Après dix sonneries quelqu’un décrocha.
-Oui ? dit une voix ensommeillée.
-Sota, j’ai passé la nuit chez Hojo ! Dis à maman de ne pas s’inquiéter, je vais bien.
-Mais on le sait ! Hojo avait laissé un mot expliqua-t-il en bayant. Je vais me recoucher. A tout à l’heure !
Il raccrocha avant que Kagome ne puisse placer un mot.
-Eh ! s’indigna-t-elle.
Elle raccrocha sèchement et retourna auprès du jeune homme qui s’était entre-temps réveillé.
-Tu as téléphoné chez toi ? demanda-t-il en s’étirant.
-Euh oui… Je suis désolée d’avoir utilisé ton téléphone sans permission dit-elle en rougissant de gêne.
-Tu n’as pas à t’excuser rassura Hojo en lui souriant.
Il se leva et se dirigea vers la petite cuisine.
-Qu’aimerais-tu avoir comme petit-déjeuner ? demanda-t-il.
-C’est toi qui fais la cuisine ? hallucina-t-elle.
-Depuis la mort de mes parents à Anshina et à moi, je suis bien obligé… dit-il en baissant d’un ton, le visage assombrit.
Il n’avait jamais aimé parler de ses parents défunts ou de son passé. Il se sentait à chaque fois très mal à l’aise.
Jaken se réveilla brusquement en sentant quelqu’un lui donner un coup de pied dans les côtes. Après avoir valser contre un arbre, il se releva près à combattre. Il serra le bâton un peu plus entre ses mains à trois doigts. Cependant en voyant son assaillant, il lâcha son arme.
-Se…Sesshomaru-sama ! Je croyais que vous étiez mort ou que vous m’aviez abandonner… Pardonnez au misérable que je suis ! supplia Jaken en se prosternant aux pieds de son maître.
Il se releva un peu et en se relevant il remarqua le bras en os. Intrigué, il demanda :
-De qui tenez-vous ce bras ?
-C’est Aryel qui me la donner !
-Aryel ? C’est misérable humaine qui n’a jamais montré aucun respect pour vous ?
En guise de réponse, Sesshomaru tapa du pied sur le dos de Jaken. Rin se réveilla à ce raffut et riant aux éclats, elle se précipita vers les deux yôkais.
-Sesshomaru-sama, je savais que vous reviendrez !
Elle lui sourit. Jaken rampa auprès de Aun qui avait à peine lever ses têtes pour observer son maître. Sesshomaru observa le visage rayonnant de la fillette puis déclara :
-Je pars à la recherche de Naraku !
Après ses mots il partit suivi de Rin.
-Rin ! Sesshomaru-sama ne nous a pas donné le droit de le suivre ! rappela Jaken en se mettant debout.
-Il n’a pas non plus dit qu’on devait rester ici ! répliqua Rin.
La gamine avait raison et Jaken le savait. Tirant le dragon-cheval par la bride, il rattrapa son maître et l’enfant.
Inu taisho les observait de loin. Quand il avait vu l’humaine, une enfant qui plus et, suivre sans crainte son fils qui méprisai profondément les humains, il avait été plus qu’étonné.
-Il sait laisser attendrir par une enfant… pensa-t-il un sourire en coin. C’est vraiment incroyable ! Est-ce une des raisons pour laquelle Sesshomaru avait ouvert son cœur à Aryel ?
Son sourire s’effaça. Ses deux fils aimaient la même femme et le pire était que lui aussi l’aimait. Mais il savait qu’Aryel n’éprouvait pas de l’amour pour lui. Il avait toujours respecté les sentiments d’Aryel à son égard, cependant, il ignorait ce qu’éprouvait la jeune femme vis-à-vis de ses fils et cela l’agaçait même si il ignorait depuis très longtemps ce sentiment. Il ferma les yeux et inspira profondément avant d’expirer en ouvrant les yeux. La gamine et les trois yôkais avaient disparus de son champ de vision, mais cela ne le préoccupa pas, il sentait encore leurs odeurs, toutefois, il n’y fit pas attention, car une autre odeur à la fois connaissable et méconnaissable était subitement apparue. Il la suivit, sachant pertinemment qu’il retrouverait son fils et ses compagnons sans problèmes.
Kaede se promenait dans la forêt pour ramasser des plantes médicinales. Trois yôkais bas de gamme avait attaqué le village et blessé superficiellement deux villageois. Elle les avait déjà soigné et elle avait pas mal de plantes médicinales en réserves, toutefois, elle se doutait que d’autre yôkais, beaucoup plus puissants, allaient venir les attaquer. Pourquoi ? Elle l’ignorait. Elle se demandait même si elle ne ferait pas mieux de quitter le village avec tous les villageois. Mais pour aller où ? Elle soupira.
-Je me fais vieille. Il faut que je forme une des jeunes filles du village ou bien qu’une autre miko accepte de veiller sur notre village ! déclara-t-elle à haute voix.
Elle rentra au village et rassembla tous les villageois près de la tombe de Kikyo. Les villageois, intrigués, dévisageaient la vieille femme qui avait été si longtemps leur miko. Kaede prit tout son temps, fixant intensément chaque villageois puis annonça :
-Je ne serais bientôt plus en état d’être miko. C’est pour cela que deux voies s’offrent à nous. Ou nous attendons qu’une miko vienne nous protéger ou je forme une des jeunes filles du village… Mais je ne les forcerais pas à devenir miko si elles n’en ont pas envie.
Un long silence s’installa. Chacun observant son voisin du coin de l’œil. Ils ne savaient pas quelle attitude adopter. Ne sachant pas quoi faire, les hommes, femmes et enfants portèrent leur regard sur les jeunes filles très mal à l’aise. Elles avaient déjà toutes pensées à leurs avenir et aucune d’entre elles n’avaient la moindre envie d’y renoncer. Comprenant ce qu’elles pensaient, la vieille miko déclara :
-Très bien ! Je vois que vous avez remarqué qu’être miko n’est pas chose facile… Je ne vous en veux pas. C’est tout ce que j’avais à vous dire ! Vous savez à présent ce qui nous attend… Hm ?
Elle sentait trois personnes d’une grande puissance s’approcher du village. Ces personnes ne dégageaient aucune aura démoniaque. Inquiète, Kaede se fraya un chemin parmi la foule. L’homme et les deux femmes avaient déjà traversé la moitié du village. A la fois fascinés et effrayés, les villageois et la vieille miko observèrent la peau bleue et les étranges montures des étrangers.
Kikyo décida de se promener en dehors de l’enceinte du palais. C’était vraiment une drôle d’impression de ne sentir que trois yôkais aux alentours ! Comme si tout autre yôkai craignait d’approcher le palais. Elle tourna sur sa droite et grimpa la colline qui lui avait jusque-là bouché la vue sur un gigantesque cimetière. Le cimetière était étrange, aucun mur ne l’entourait, les deux seuls indices prouvant qu’elle se trouvait face à un cimetière étaient les pierres tombales noires presque d’une teinte d’acier et les renflements, preuve que des gens avaient été enterrés ici. Ce genre de cimetière était rare, car elle n’en avait vu qu’un seul du temps de son vivant. Elle ne fut donc pas étonnée de voir un pareil cimetière, mais toutefois impressionnée par sa grandeur. Elle ne voyait pas la fin du cimetière aussi bien qu’en longueur qu’en largeur. Elle frissonna légèrement et s’avança parmi les tombes. Sur les pierres tombales étaient marquées seulement le nom ou le prénom, elle ignorait lequel des deux. Après cinq minutes de marche, son regard tomba sur une pierre tombale. Elle écarquilla les yeux et posa un genou à terre. Sur la pierre tombale était écrit :
<< Naraku >>
Comment ? La tombe de…Naraku ? Ici ? Comment était-ce possible ? Est-ce que c’était le même Naraku qui l’avait tué ? Elle se releva et se promit de demander à Inu taisho ou à Aryel des explications quand l’un des deux seraient de retour. Elle retourna, pensive, au palais.
Koga se sentait très mal à l’aise. Il sentait qu’il était arrivé quelque chose à la jeune femme. Nerveux, il sautait sans cesse à l’intérieur du puits dévoreur d’os avant d’en ressortir. Il refit plusieurs fois sont manège. Et comme par miracle, une lumière violette l’entoura et il disparut de l’intérieur du puits de l’époque Sengoku.
-Qu’est-ce qui s’est passé ? s’exclama-t-il en se retrouvant au fond du puits.
Il avait remarqué la lumière l’entourer et il se retrouvait dans un autel.
-Aaah, mais quel bruit ! siffla le yôkai entre ses dents en se bouchant les oreilles. Et en plus ça pue !
Il se recroquevilla au fond du puits. L’odeur et le bruit lui étaient insupportables.
-Faites que ça s’arrête ! supplia-t-il.
Miroku se promenait dans la forêt mi-morte mi-vivante. Il trouvait la forêt curieuse, mais il pensait surtout aux femmes. Il avait fait une promesse à Sango, hélas il ne pouvait lutter contre cette partie de lui-même qui était de draguer toutes les femmes qu’il croisai et leur proposer de devenir la mère de ses enfants. C’était plus fort que lui ! Il ne pourra probablement jamais se défaire de cette habitude. Il s’arrêta et soupira en fermant les yeux. Il devait pourtant exister une solution à ce problème. Il rouvrit les yeux et voulut continuer, or en voyant la femme qui se tenait devant lui, il ne bougea pas dévisageant cette femme à la fois effrayante et attirante.
Une peau bleu foncé, des yeux blancs et des cheveux noirs virant légèrement sur le gris lui arrivant jusqu’à la taille. Elle était grande et portait un petit arc dune teinte bleutée en bandoulière. Elle avait un carquois moyen noir et portait des vêtements gris noir courts, dévoilant ses bras et ses épaules musclés et ses jambes finement fuselées.
-Qui êtes-vous ? demanda le moine.
Il se sentait irrésistiblement attirer par elle, fasciné et envoûté par son charme.
-Je suis Sylvanas, chef des Banshis.
Sa voix était étrange, il y avait toujours un léger écho après chaque mot prononcé et sa voix n’était ni féminine ni masculine, mais était tout de même dure et enjôleuse.
-Banshis ? Je n’ai jamais entendu parlé de ça… Qu’est-ce donc ? questionna-t-il machinalement.
-A quoi donc est-ce que ça vous servirait ? interrogea-t-elle en faisant un pas vers le moine.
-A…à rien ! balbutia Miroku.
Sylvanas fit encore quelques pas vers le moine, un petit sourire en coin.
-Comment t’appelles-tu ?
-Mi…Miroku !
-Un beau nom pour un bel homme ! dit-elle en avançant sa main vers le visage du moine. Quel dommage que tu sois moine…
Sur ces mots, elle l’embrassa. D’abord surprit, Miroku sentit ensuite que la femme lui aspirait quelque chose, mais quoi ? Là était toute la question ! Il voulut se débattre, mais son corps ne lui obéissait plus. Il était obligé de supporter cette sensation à la fois agréable et désagréable.
Lorsque Sylvanas rompit le contact, le corps du moine tomba lourdement à terre.
-Cardan ! Emmène ce moine au camp ! ordonna-t-elle en tournant la tête vers la droite.
Une araignée grise noire de cinq mètres sortit de derrière les arbres. Cardan s’approcha du corps et le prit entre ses mandibules.
-A quoi vous servira-t-il maîtresse ? demanda l’araignée d’une voix grave.
Sa voix trahissait son sexe, l’araignée était un mâle.
-Il pourrait m’être utile…son corps surtout… expliqua la femme en repartant d’où elle était venue suivie de l’araignée.
Sango partageait des sentiments mitigés, elle était à la fois inquiète, en colère et nerveuse. Miroku avait disparu. Il n’y avait donc que deux possibilités ou bien il lui était arrivé quelque chose ou bien il était encore en train de flirter avec une fille. Elle croisa Kikyo entourée de shinidamashus, elle paraissait soucieuse. La chasseuse de yôkais s’arrêta, se demandant si elle devait parler avec la miko.
-Euh…Kikyo ? demanda-t-elle timidement.
La miko s’arrêta à son tour et leva la tête vers la chasseuse de yôkais. Sango décela de la crainte dans les yeux de la miko. Pas de la crainte à son égard, elle avait ou ressentait de la peur pour quelque chose ou quelqu’un.
-Il y a quelque chose qui ne va pas ? interrogea Sango.
-Inu yasha…il lui est arrivé quelque chose…il a failli en mourir… répondit-elle à mi-voix. Et aussi…j’ai trouvé une tombe…une tombe où il y avait marqué sur une pierre…Naraku…
Sango s’angoissa. Elle sentit sa gorge se nouer. Miroku, Koga et Inu taisho avaient disparu et ce que venait de dire Kikyo n’annonçait rien de bon.
-Nous ferions mieux de retourner au palais…et de ne pas en sortir pendant un bon moment… déclara la miko après avoir longuement réfléchi.
La chasseuse de yôkais acquiesça et suivit Kikyo qui s’était remise en marche.
Inu taisho arriva auprès du hanyô qui semblait l’attendre depuis un moment.
-Que veux-tu Naraku ? Pourquoi m’avoir attiré ici ? demanda sèchement le taiyôkai.
Naraku enleva son déguisement de singe et le jeta sur le côté.
-J’ai vraiment de la chance d’avoir trouvé un corps qui ressemble au mien ! ricana le hanyô en faisant allusion au corps du prince Kagewaki Hitomi. Le corps de ce Kagewaki…avec ça j’ai l’impression d’être de nouveau un taiyôkai… Si seulement ces sensations humaines pouvaient disparaître, tout serait parfait.
-Tu as l’intention de tuer Aryel ? continua calmement Inu taisho.
-Et si c’était le cas ?
-Je n’hésiterais pas une seule seconde à te tuer ! prévint le taiyôkai d’une voix agressive.
Naraku eut un rire mauvais.
-Me tuer ? Je suis mort trois fois. La première fois, où j’étais dans mon vrai corps, j’ai été tué par Aryel…cette blessure dans mon âme et cette douleur, je ne l’oublierais probablement jamais… La deuxième fois c’est toi qui m’as tué et la troisième, mon âme a eu de la chance de s’échapper avant que Midoriko éjecte le Shikon no Tama de son corps. Mais cette fois-ci je ne mourrais pas… Tu peux en prendre compte, mon cher…oui mon très cher frère.
Après ses mots, Naraku partit. Méfiant, Inu taisho suivit l’odeur de son fils pour accomplir la mission qu’il lui restait.
Reprenant ses esprits, Kaede descendit les escaliers et demanda :
-Que voulez-vous étrangers ?
-Nous avons reçu ordre de la princesse de vous emmener avec nous au palais de l’est répondit l’homme elfe.
-Et je pourrais qui est cette princesse ? demanda la vieille miko.
Les elfes remarquèrent la méfiance dans le ton qu’elle avait employé, ils sourirent en coin.
-Aryel ! Nous a ordonné d’emmener tous les villageois à son palais et d’ensuite vous protéger répondit la femme elfe qui montait le tigre blanc.
-Aryel ? Comment est-ce possible ? se demanda la vieille miko. Mais au moins ça règle notre problème.
Elle fit un discret signe de tête aux villageois pour leur dire d’aller se préparer pour le voyage.
-Très bien ! Nous vous suivons.
Inu yasha se réveilla. Il avait l’impression d’avoir dormi pendant très longtemps. Il se leva lentement. Ses muscles étaient tous endormis. Il regarda ses mains un instant et vit que les griffes n’étaient toujours pas revenues. Il regarda par la fenêtre et vit un ciel limpide.
-Ce sera sûrement une très belle journée aujourd’hui…
Brusquement, il y eut un déclic. Il était toujours humain alors qu’il faisait jour et comment était-il arrivé ici ? Il se rappela alors tout ce qui s’était passé. Le cœur et la gorge serrés, il se précipita en-dehors de la chambre, il traversa en courant le couloir et en tournant sur sa droite, il vit Aryel dans une sorte de colonne, plongée dans un liquide vert. Plein de fil s’enfonçait dans le corps de la jeune femme. Tremblant, il descendit les marches et fit face à la jeune femme. Elle portait un masque respiratoire. Il soupira, soulagé. Il était inquiet de la voir ainsi, mais sa peau était redevenu normal.
-Tu es Inu yasha n’est-ce pas ? demanda une scientifique en s’approchant de lui. Ca fait un mois que tu es endormi.
-Quoi ? Un mois ?
Il trembla.
-Ca fait également un mois qu’Aryel est dans ce…ce liquide ?
-Oui…depuis un mois que nous lui donnons le contrepoison ! Tous ses fils sont reliés aux machines qui sont reliés à plusieurs choses et endroits. Nous avons activé la citerne du contre poison.
-Et ce contrepoison…il est fait à base de quoi ?
-Des pires poisons qui existent sur cet terre !
-COMMENT ? VOUS OSEZ ME FAIRE CROIRE QUE UN POISON PERMETTRA DE FAIRE CESSEZ L’AUTRE POISON ???
Il était tellement en colère qu’il avait pris Akari par sa blouse et la soulevait à quelques centimètres du sol.
-Ce que…le seul moyen pour qu’elle survive et que…que nous réactivions son sang de poison qui alors l’immunisera à nouveau… essaya-t-elle de s’expliquer.
-PEU IMPORTE ! LIBEREZ-LA SUR LE CHAMP DE CETTE COLONNE !!!
-Mais…
-Tout de suite !
Les scientifiques obéirent immédiatement. Une fois les machines désactivées, l’un d’eux abaissa une manette et la colonne se souleva. Inu yasha relâcha brutalement Akari et se tourna vers la colonne en verre les bras tendus. La jeune femme, inconsciente, lui tomba dans les bras. Elle était trempée. La serrant contre lui, il l’emmena dans sa chambre. Il sécha son corps, la changea, puis la posa délicatement sous les couvertures et sa coucha sur les couvertures à côté d’elle. Il l’observa rouge par ce qu’il venait de faire. Aryel respirait avec difficulté et son front était couvert de sueur. Avec la manche de son kimono, il lui essuya doucement le front. Elle semblait souffrir, sans doute combattait-elle toujours le poison qui ne cessait de l’affaiblir. Il se maudissait de ne pouvoir rien faire pour l’aider. Il déposa sa tête sur le coussin et prit la main de la jeune femme dans la sienne. Elle était tiède. Il soupira et déposa la main de la jeune femme sur son visage.
-Je t’en prie ne meure pas murmura-t-il d’une voix plaintive. Je ne le supporterais pas.
Kagome soupira profondément. Depuis un mois elle sortait avec Hojo, mais elle n’arrivait toujours pas à oublier le hanyô qu’elle aimait tant. Elle était triste qu’il ne lui ait même pas rendu visite.
-Il doit sûrement m’avoir oublié. Aryel est à ses côtés après tout ! dit-elle amèrement.
Elle posa son regard sur sa note. 15 / 100, ses notes étaient en chute libre depuis qu’elle était revenue. Elle jeta rageusement son sac par la fenêtre de sa chambre.
-J’en ai assez, assez ! pleura-t-elle de rage et de tristesse. Inu yasha ! Pourquoi n’es-tu pas venu me voir au moins une fois ? Je t’aime tant. Si tu savais à qu’elle point je t’aime ! Pourquoi Inu yasha ? Pourquoi m’as-tu abandonné ?
-Kagome…tu l’aimes donc à ce point que tu accuses Aryel ? dit une voix.
La jeune fille se retourna précipitamment et vit Koga. Il saignait abondement au bras droit.
-Koga ? Que t’est-il arrivé ?
-Je cherchais Aryel et une étrange créature m’a roulé sur le bras.
-ARYEL ? ENCORE ARYEL ? TOUJOURS ARYEL ? MAIS POURQUOI FAUT-IL QUE VOUS L’AIMIEZ TOUS A CE POINT QUE VOUS EN OUBLIER LES AUTRES ? éclata Kagome en recommençant à pleurer.
-Kagome…
Koga se rapprocha de la jeune fille et l’a prit dans ses bras pour la consoler.
-Kagome… Aryel…quelque chose en elle nous attire. Nous n’y pouvons rien et elle non plus… Ne nous en veut pas ! C’est plus fort que nous ! Nous ne pouvons ignorer ce sentiment se serrait comme nous mentir à nous-même. Jamais je ne t’oublierais Kagome, mais…depuis que j’ai rencontré Aryel… Je l’ai tout de suite accepté comme si elle avait toujours fait partie de mon clan et je crois…je crois que…que je l’aime. Je t’aime toujours Kagome, mais comprend moi…Aryel, je l’aime plus que tout même plus que toi. Ne m’en veux pas pour ça Kagome…je ne peux pas fuir mes sentiments.
Tremblante, la jeune fille dit tristement :
-Je comprends… Personne ne peut fuir ses sentiments, mais…je l’aime… J’aime Inu yasha Koga… Je…je ne peux donc pas devenir ta femme.
Le yôkai l’écarta avec douceur, lui sourit et expliqua :
-Depuis que j’ai rencontré Aryel, j’ai compris que je ne pourrais plus faire de toi ma femme… Et je sais maintenant que je ne pourrais jamais t’empêcher d’aimer Inu yasha. Tu n’as pas à t’inquiéter, je ne t’en veux pas pour ça.
Kagome eut un faible sourire et se blottit dans les bras du yôkai.
-J’aimerais tellement le revoir…
-Je sais Kagome, je sais… |