??? 1 : ATCHOU ! Raaah... je la hais déjà.
??? 2 : Tu sais que tu as eu beaucoup de chance de tomber dans le bassin ? Tu serais mort sinon. *gloussements*
??? 1 : *énervé* Ca t'amuse ?! L'eau était gelée !
??? 2 : Tu es tellement frileux que c'en est pathétique.
??? 1 : Oh, ça va. Resserres plutôt ces bandages... Gniiiih ! Pas si fort !
??? 2 : *petit sourire et serre comme une brute* Au fait, quand allons-nous nous marier ? *termine le bandage*
??? 1 : Euh... *cherche une excuse bidon* il faut d'abord que je retrouve cette sorcière et que je la tue. Après on se marie, promis.
??? 2 : *donne des bequilles* Bien, je m'en souviendrai, sois en sûr...
Il partit le plus rapidement possible, souhaitant plus que tout mettre autant de distance que possible entre lui et son infirmière.
??? 1 : *en marmonnant* Je suis certain qu'elle a fait exprès de m'envoyer ici. Tout le royaume sait que cette cinglée veut m'épouser.
??? 2 : *criant d'une voix amoureuse* A plus tard, mon chéri que j'aime !
??? 1 : *criant par dessus son épaule* Euh... oui, c'est ça ! A plus tard ! *pour lui même* BEAUCOUP plus tard.
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" Aaaaaah ! " cria Arnault, affolé, " Un bouclier d'Hyrule ! "
Tout devenait clair... non, c'était l'embrouille totale !
Il essayait tant bien que mal de se calmer. Il se mit à tourner en rond, réfléchissant à voix haute.
" Bon, bon, bon. Pas d'pannique. " disait-il d'une voix anormalement rapide, " On recommence : le toit, le jeu, la foudre, le jeu, le mec... "
Il s'arrêta net. La panique l'envahit.
" Aaaaaah ! J'ai shooté dans Link ! "
Il se voyait déjà en haut d'une potence ou, pire encore, jeté dans la lave de la montagne de la mort.
Il reprit son calme après quelques minutes d'intense angoisse.
" Allons, tout le monde peut se tromper. " pensa-t-il, " Si Link existe, alors Zelda aussi. Si je lui explique, elle me pardonnera forcément. "
Après s'être ainsi rassuré, il ramassa le bouclier resté à terre et débuta son voyage vers le château. Il espérait que la princesse, puisqu'elle possédait la Triforce de la sagesse, puisse l'aider à retourner chez lui.
" Bon, si la forêt est par là, alors le château est à l'opposé. "
Il fit quelques pas encore, puis bifurqua vers la gauche.
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" Pfff... ça fait des heures que je marche, et rien. "
Le nouveau venu avançait droit devant lui, le bouclier attaché dans le dos.
" En plus la chaleur du soleil est insupportable. "
Comme en réponse à ses paroles, l'astre enflammé disparut soudainement.
" Hein ? " fit-il, étonné, " Un nouveau pouvoir ? "
Il s'arrêta, posa le bouclier à terre et observa le ciel scintillant.
" Voyons voir ça. Jour ! "
Rien ne se produisit.
" JOUR ! " cria-t-il dans l'espoir de mieux se faire entendre.
Toujours rien.
" JOUR ! SOLEIL ! AUBE ! LUMIERE ! BYE-BYE LA LUNE ! "
Le ciel étoilé et désespérément sombre continuait de le narguer.
" Je le savais. " pensa-t-il avec une mine renfrognée, " C'était trop beau pour être vrai. "
Il sentit tout à coup quelque chose de dur agripper sa cheville. Quelque chose de froid et sec. Il baissa les yeux vers la dite chose : c'était une main squelettique sortie de terre.
"... O O' "
Aussi soudainement que cette main l'avait agrippé, tout le corps de son propriétaire jaillit du sol sec de la piste que notre ami suivait.
" AAAAAH ! UN SQUELETTE ! < > "
D'un magistral levé de jambe, il pulvérisa la boite crânienne du pauvre réssucité qui re-mourut sur le coup. Puis, sans demander son reste, Arnault se mit à courir aussi vite qu'il le put, laissant un nuage de poussière derrière lui.
" Mais c'est pas possible ! " criait-il dans sa course, " I'd'vrait pas y avoir des Sakdoss, mais des spectres ! "
Une lugubre plainte fantômatique résonna derrière lui, lui faisant dresser l'échine.
" OUAAAAAH ! " hurla-t-il terrorisé, courant de plus belle, " Mais c'est quoi ce pays de dingue ?! " [ c'est le royaume d'Hyrule, crétin. -_-' ]
Les formes rassurantes d'une immense bâtisse jaillirent soudain des ténèbres. Il s'immobilisa afin de mieux les observer : pas de créneaux, pas de pont, pas de tours.
" Ca doit être le ranch. "
Un cliquetis d'os déchira le silence de la nuit. Il reprit sa course.
Il ne ralentit qu'après avoir franchi l'arche protectrice qui indiquait l'entrée de la propriété. Il haletait. Son coeur battait si fort qu'il se tenait la poitrine de peur qu'elle ne le laisse s'échapper. Il avança lentement dans le corridor, reprenant peu à peu sa respiration.
Il eut un nouveau souffle en appercevant la magnifique maison des fermiers : grande, blanche, à l'aspect appaisant et serein.
" WAW *-* " s'exclama-t-il.
Il prononca ce mot, si c'en est un, plus fort qu'il ne l'aurait voulu : un grincement de fenêtre venant du premier étage lui indiqua qu'il avait réveillé quelqu'un. La lueur d'une lanterne l'éblouit : il ne put voir qui il avait tiré de son sommeil.
" Pardonnez-moi. " dit-il en essayant de modérer le volume de sa voix, " Je ne voulais pas vous déranger dans votr... "
" Chhht ! " le coupa la forme sombre penchée à travers l'ouverture.
La lueur s'engoufra dans la maison puis disparut après un autre grincement.
Il attendit, perplexe. Quelques secondes plus tard, ce fut aux gonds de la porte d'entrée de parler.
Une personne menue aux courbes éffeminées en sortit. Elle portait une chemise de nuit en lin, d'un blanc immaculé, ainsi qu'une longue et magnifique chevelure aux teintes enflammées.
Il en eut le souffle coupé : Malon était juste devant lui, la sublime créature dont il avait tant de fois rêvé. Les formes linéaires de sa console de jeu devenaient à ses yeux offensantes comparées à la réelle beauté qui émanait de la frêle jeune fille.
" Oh la vache... " laissa-t-il échapper en un souffle.
" Une vache ? Où ça ? " fit la jeune fermière en se retournant, observant le manège au loin.
L'envouté ne put empêcher son regard de glisser le bas du dos de l'innocente et ne manqua pas de s'extasier de la grâce de ses formes.
" Elle est aussi splendide de dos que de face. " pensa-t-il, béat.
Malon fit volte-face, le tirant de sa rêverie.
" Navrée monsieur, mais il n'y a rien. Ne vous seriez-vous pas trompé ? "
" Leçon numéro trois, " pensa-t-il, " bien parler pour se faire bien voir. " puis à voix haute, " Assurement, demoiselle. Veuillez m'en excuser. "
Puis il s'inclina, la main sur le coeur, en une semi-révérance.
" Vous êtes Malon, n'est-ce pas ? Pardonnez-moi de vous avoir ainsi tiré de vos rêves. "
" Ce n'est rien. " dit-elle d'une voix légèrement ensommeillée, " Mais comment connaisez-vous mon nom ? Nous sommes-nous déjà rencontré ? "
" Mince ! " pensa-t-il, en colère contre lui de sa bétise. " Leçon numéro une. "
Il répondit alors, donnant un ton chaleureux à sa voix :
" Allons, existe-t-il encore une contrée dans laquelle la célébrité de votre lait ne vous a pas fait connaître ? " [ je précise : le lait des vaches... ]
Un sourire resplendissant illumina le visage de la belle.
" Est-ce pour me flatter que vous êtes venu à une heure si tardive ? " fit-elle d'un timbre heureux et ironique.
Sa voix était envoûtante, douce, voluptueuse. Il aurait tellement voulu oublier qu'ellen'était pas réelle.
" En fait, gente demoiselle, je suis venu vers vous en quête d'un refuge jusqu'à l'aube. La nuit m'a surpris et il m'a fallu m'abriter sur votre terrain. "
" Il est vrai que nos routes sont... comment dire... mal fréquentées à la nuit tombée. " dit-elle, songeuse, " mais que pourrais-je donc bien vous offfrir pour passer la nuit ? "
" Ne vous en inquiétez pas, chère dame. Un peu de paille et un bout de votre plancher me conviendrons. " mentit-il, espérant qu'elle lui offre un lit bien chaud et douillet.
" Et bien... soit. " répondit-elle en un magnifique sourire. [ Et toc ! Il faut réfléchir avant de mentir ! ^^ ]
Puis elle entrouvrit la porte en bois.
" Veuillez accepter mon hospitalité, monsieur... ? "
" Vite ! " pensa le brun. " Un nom bien stylé pour l'impressionner. "
" Monsieur ? " réitéra-t-elle.
" Shadow. " dit-il précipitamment.
" Bien monsieur Shadow. Veuillez me suivre je vous prie. "
Elle le fit entrer. La pièce était on ne peu plus banale et rustique, mais son immensité la rendait impressionnante. Malon se dirigea vers le mur à gauche de l'entrée aux pieds duquel était éparpillée de la paille jaune. Elle en fit un petit tas puis se retourna vers son invité :
" Veuillez m'attendre ici monsieur Shadow. "
" Bien sûr, mais cessez donc de m'appeller monsieur s'il vous plait : je ne suis guère plus agé que vous et bien moins célèbre. "
La fermière ne dit mot et gravit l'escalier. Elle entra dans une pièce et en ressortit quelques secondes plus tard, une couverture en laine à la main.
" Merci. " dit Shadow lorsque son hôtesse la lui remit.
" Je vous conseille de la placer entre vous et la paille de sorte que ni elle ni les insectes ne puissent vous gêner. " répondit-elle sans tenir compte des remerciements du jeune homme.
" O_o' Des insectes... " [ ah oui, il est insectophobe. J'vous l'avais pas dit ?! ^^' ]
" Bonne nuit. " lanca Malon d'une voix neutre en remontant l'escalier.
" Bon, " pensa le brun tristement, " première approche échouée. "
Malon s'arrêta devant la porte de sa chambre et se retourna vers son invité :
" Au fait, Shadow, cessez donc de m'appeller demoiselle. " fit-elle d'une voix moqueuse, " Après tout, je ne suis guère plus agée que vous et d'une condition bien plus modeste. "
Elle disparut dans l'ouverture et ferma sans bruit le panneau de bois.
Shadow étendit la couverture sur la paille et s'allongea, le sourire aux lèvres.
" Gagné. "
Sa joie ne fut pourtant que de courte durée, se rappellant soudain des dernières paroles de la belle : des insectes se dissimulaient dans la pénombre de la pièce.
Il résista tant bien que mal à sa fatigue, ne cessant de penser pour fuir le sommeil : sa curieuse arrivée, les dangers de ce monde, sa famille...
Oui, sa famille, ses amis, sa vie : qu'allait-il se passer pour lui maintenant ? Allait-il pouvoir rentrer chez lui ? Non pas qu'il craignait manquer à sa famille, mais son monde lui manquait car, bien qu'il soit imparfait, ce monde était le sien.
" Allons, ne pense plus à ça. Zelda t'aidera sûrement... " murmura-t-il pour se rassurer.
Il lutta encore quelques minutes. Son épuisement finit par l'emporter sur sa volonté et il sombra dans un sommeil sans rêve. |