Jamais je ne me suis rendu compte à quel point
J’étais seule, triste, sans intérêts, sans buts
Je ne me suis pas rendu compte de ce mal
Qui, à chaque moment, me hantait un peu plus.
Tout a commencé à mon infâme naissance
Où l’être humain né égoïste et bruyant…
Ce n’est que curiosités, cris, pleurs et douleur
Aucun scrupule, juste celui du destin…
J’ai grandis, j’ai muris, mes camarades aussi.
Mais moi, je suis restée sur le bord de la route…
Seulement quelques personnes en valaient la peine.
Partis, ils firent bouillir en moi une haine
Inéluctable, dure, pesante, sans fin ;
M’entrainant dans des rêves, loin de toute vie
Extérieur au monde que je m’étais créé.
Tout n’était plus que pénombre et mélancolie.
Les secondes, les minutes, jours, mois, années
Le temps n’avait plus de notion. Déréglé,
Les montres n’étaient plus que de vulgaires objets
Dans un monde où le temps ne s’était qu’arrêté.
Mon caractère ne correspondait à rien
Je n’étais ni aux normes, ni aux valeurs
De la société de ce monde immature
Où la distinction ne rime qu’avec mépris.
Seules trois personnes m’ont tendu la main:
Julianne, Marion et Melissa. Elles,
Elles seules ont franchi les portes de mon monde
Sans appréhensions. Elles se sont montrées.
Je ne dois rien à personne, sauf à vous
Qui m’avez montré un chemin à suivre.
Je ne peux que vous remercier mais c’est dur,
Je n’ai à vous offrir que ma gratitude…
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