Le ciel est gris. L'air est humide, mais pas une goutte de pluie ne tombe. Un groupe de personnes est à un enterrement. Au premier rang, une mère devenue veuve est vêtue d'un voile et d'une robe noire, signe de deuil. Elle tient sa fille Elysia, âgée 4 ans.
Elysia : Maman pourquoi ils jettent de la terre sur papa ? Dis leur d'arrêter !
Grace ( quelques larmes coulant le long de ses joues ) Oh, Elysia...
Elysia ( en criant ) : Arrêtez !!! Laissez papa tranquille !
Toutes les autres personnes baissaient la tête en gage de respect à Maes HUGUES, un père et un mari aimant, laissant derrière lui des êtres chers qui le regrettaient.
« Il est mort et tu n'as rien fait pour empêcher ça ! »
« Mais je ne pouvais rien faire ! J'étais trop jeune... »
« Il est mort et c'est de ta faute ! »
« C'est faux ! Arrêtes, laisse moi tranquille ! »
« Tout ça c'est à cause de toi ! »
« STOP ! CA SUFFIT ! »
Elle pleurait, criait dans son lit. On la secouait.
Marc : Sarah ! Sarah réveilles-toi !
Sarah ( en criant ) : Je ne pouvais rien faire ! Rien du tout...
Tout à coup, plus un bruit dans la pièce sombre mis à part la respiration saccadée de la jeune fille endromie. Elle ouvrit les yeux. Le silence s'installa quelques minutes.
Sarah : Encore ?
Son tuteur hocha la tête. Oui, encore un de ces cauchemars qui hantaient l'adolescente. Ils se faisaient de plus en plus fréquents et fatiguaient la brune.
Sarah : Qu'est-ce que c'était cette fois ?
Marc : Tu étais en larmes et tu disais que... Tu ne pouvais rien faire pour empêcher sa mort.
Sarah : Mais qui ?
Marc : Je ne sais pas...
Chaque fois que la jeune fille faisait un cauchemar, elle l'oubliait et ne s'en souvenait que quelques jours plus tard, voir jamais. Ils apparaissaient à Sarah comme des flashes, des visions. La plupart du temps, l'adolescente s'évanouissait ensuite. C'était très handicappant pour sa vie au collège. Elle n'avait pas d'amis, les autres la trouvait bizarre. Même ses professeurs évitaient son regard dur et sombre. Personne n'osait la fixer dans les yeux, de peur de se perdre dans cette noirceur abysalle. Seuls ses parents s'y riquaient et, dans ses ténèbres, ils ne trouvaient que gentillesse. Pas de douleur, de souffrance ou de méchanceté. Seulement une pureté indescriptible.
* * *
Sarah est en cours de sport. Elle déteste cette matière, malgré ses facilités déconcertantes en gymnastique et en sports de combat. La cloche sonne la fin du cours. La brune va aux vestiaires, se change et repart en direction de chez elle. Sur la route, quelques images lui apparaissent. Encore cette petite fille qui crie pour qu'on lui rende son père. Sarah la voit très souvent quand elle s'endort depuis quelques temps. Elle est même devenue omniprésente dans les rêves de la jeune fille. Sarah cours dans les rues de la ville et arrive enfin chez elle, en sueur. Elle pleure, elle crie. Elle ressent la souffrance de la petite fille, elle devient elle l'espace d'un instant avant de tomber à terre, inconsciente. Sa mère, alertée par les cris de Sarah court jusqu'à elle et la prends dans ses bras.
Lara : Sarah ? Réponds-moi !
Les larmes coulent à flôts puis s'arrêtent, nettes. Les sanglots laissent place au silence. La jeune fille s'éveille, comme si rien ne s'était passé.
Sarah : Il y avait... Beaucoup de sang. Elle voulait mourir.
Lara : Qui ?
Sarah : Elysia. C'est comme ça qu'elle s'appelle. Elle a réussit a supporter toute la tristesse et la haine pendant 7 ans, mais elle était à bout de forces, et elle a préferé mettre fin à ses jours alors qu'elle n'avait que 11 ans. Quel courage...
* * *
Sarah : L'autre jour, je voyais l'enterrement d'un certaint Maes HUGUES et apparement, sa fille était très affectée de l'avoir perdu. Et aujourd'hui, je vois cette même petite fille à 11 ans en train de se suicider. Il y avait tellement de sang...C'était horrible.
Marc : Ca va aller ?
Sarah : Je ne veux plus m'endormir si c'est pour voir de telles horreurs...
Marc : Tu es déjà tellement fatiguée... T'empêcher de dormir n'arrangera en rien la situation.
Sarah : A chaque cauchemar que je fais, je me réveille plus fatiguée que la veille quand je me suis couchée, ça ne s'arrêtera jamais ! Alors à quoi bon ?
Marc : Sarah...
Il soupira. La voir comme ça lui faisait mal. Vraiment mal.
Marc : * Pourquoi elle ? *
* * *
Le silence régnait dans la maison des JOHNSON. Sarah ne devait pas dormir. Elle ne voulait pas dormir mais la fatigue finit par l'emporter sur la brune.
??? : Bonsoir Sarah.
Sarah : Elysia, c'est toi ?
Elysia : Tes visions ne sont pas là par hasard, tu le sais ?
Sarah : Oui, elles sont la pour me pourrir la vie !
Elysia : Non. Grâce à elle tu pourrais tout comprendre... Tu pourrais te souvenir.
Sarah : Ta vie a un rapport avec mon passé ?
Elysia : Il faut que tu comprennes...
« Mais comprendre quoi ? »
Elle se réveille. Contrairement à d'habitude, Sarah se souvenait de se rêve.
Sarah : * Que dois-je comprendre ? * |