Cette femme, s’approcha de son fils et l’embrassa sans trop montrer ses sentiments, elle lui fit signe de s’asseoir ainsi qu’à sa fille. Leya était debout elle attendait les ordres de sa grand-mère, qui s’approcha d’elle en la scrutant des pieds a la tête. Puis elle lui demanda si elle voulait du thé et avec toutes les politesses qu’elle connaissait, Leya refusa. Puis madame Okata se retourna et dit à son fils: « elle parle très bien le Japonais c’est une bonne chose. Par contre elle ne tient pas de toi elle a pris presque tout du côté de sa mère, ses cheveux si blond, ses yeux bleus et grands ». Elle s’assit tout en regardant Leya pour lui dire qu’elle pouvait s’asseoir. Puis avec un soupir, elle dit : « ah, mon fils je suis contente de te voir après tout ce temps, te savoir parmi nous comme avant me ravi » Hasuuyo était très ému mais il était toujours aussi préoccupé et à ce moment là, elle prit la parole :
- Mon fils, ne t’inquiète pas je m’occuperai de ta fille, elle aura une très bonne éducation ce n’est pas parce que j’étais contre ta relation et ton mariage avec sa mère qui t’a volé à moi que je la renierai non après tout c’est ta fille.
Leya se leva brusquement, affolée regarda son père en lui disant qu’elle ne comprenait rien et qu’elle voulait une explication. Hari et sa mère se levèrent et décidèrent de les laisser afin qu’ils puissent s’expliquer. Hasuuyo se leva, la regarda d’un air affligé et lui dit:
- Chérie, je ne peux pas m’occuper de toi et je n’ai pas les moyens de te donner une éducation convenable ; c’est pourquoi je vais partir en Amérique avec l’accord de ta grand-mère afin que je règle les problèmes d’argent qui nous ont touché depuis le décès de ta mère ; bien sûr, j’aurais pu accepter l’aide de ta grand-mère mais je te laisse déjà à elle, ceci ne serait pas convenable de me décharger de toutes mes responsabilités, je pense que tu es assez grande pour comprendre.
Leya était abattue, elle lui dit que ce n’était pas juste, qu’il l’a laissait avec des gens qui certes était de sa famille mais qu’elle ne connaissait pas. Mais elle sentait qu’il faisait cela par contrainte alors pour apaiser les remords qu’il devait avoir à son égard, elle lui dit :
- Papa, je t’aime et je comprends, part rassuré car tout ira bien. J’apprendrai à connaître ma nouvelle famille et je m’habituerai à cette vie de japonaise.
Elle lui glissa un sourire et l’embrassa en le serrant très fort dans ses bras.
Madame Okata la grand-mère de Leya, après s’être entretenu pendant 1 heure dans son bureau avec son fils, lui donna son accord pour son voyage en Amérique. Le repas fut très calme Madame Okata écouta son fils parler de sa vie en France avec sa femme et sa fille. Une fois le repas fini, ils partirent, et Madame Okata regarda Leya et lui dit avec un sourire : « à la prochaine fois. »
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