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Thursday, May 31st 2012, 17:46


Here is a story written by Shindei which is entiled Immortelles - chapter 01.

Chapitre 2

*Seize ans plus tard*

***

C’était une chambre comme toutes les autres : des vêtements sales trainant sur un sol pourtant récemment nettoyé, un bureau en désordre, des affaires rangées n’importe comment dans des tiroirs qu’on ne pouvait même plus fermer tant ils étaient remplis. La couverture était partagée entre le lit et la moquette rose pâle recouvrant partiellement le corps de la jeune fille étendu sur le dos, au bord de son lit. Elle dormait dans une position étrange : un bras lâché par terre, l’autre replié au-dessus de sa tête sur un oreiller moelleux. Ses jambes profitaient de l’air frais qui planait dans la pièce, venant de la fenêtre ouverte, et de la douce brise qui faisait vibrer les rideaux dans tous les sens, harmonieusement. Le visage de la jeune fille exposait une grimace peu avantageuse, déformant son visage et laissant couler de la bave de sa bouche grandement ouverte où certaines mèches de ses cheveux bruns en bataille venaient se baigner. Elle portait un T-shirt ajusté à sa taille, qui s’était légèrement replié pour montrer une petite partie de son ventre et son short en coton. Rien ne semblait pouvoir être plus bruyant que cette chambre bordélique pourtant silencieuse, pas même le chant mélodieux des petits oisillons nichés sur leur nid en haut d’un arbre situé juste en face de sa fenêtre. Mais ce calme reposant fut perturbé par le meilleur ami de tous ceux qui doivent se lever tôt.

*DRIING* *DRIIING* *DRIIIIIIINNG* …
Vous l’aurez sans doute tous reconnu : le célèbre réveil que tout le monde a chez soi ! Vous savez ? Celui qui vous dit qu’il faut se lever pour aller en cours, que si vous êtes fatigué c’est entièrement de votre faute, vous n’aviez qu’à vous coucher plus tôt et pas à une heure du matin après avoir fini vos devoirs ! Et qui en plus vous demande de ne pas le martyriser parce que VOUS êtes le seul responsable. Quel horrible spécimen !
_ Raah !! Saleté ! Laisse-moi dormir !, supplia la jeune fille à moitié réveillée juste avant de le jeter brutalement pour le faire taire, mais, malheureusement pour elle, il ne s’arrêta pas. Rah ! Fais chier !, râla-t-elle en écrasant son oreiller sur son visage.
Elle était maintenant assise sur son lit, le dos courbé. Elle avait du mal à ouvrir ses yeux verts et avait des cernes d’un violet bleuté intense montrant que ce n’était pas la première fois qu’elle se couchait tard.
Le réveil continuait de chanter sa sonnerie stridente. Après tout il voulait être sur que vous étiez bien réveillé. Elle tourna violemment la tête en sa direction. Elle plissa les yeux, fronça les sourcils et fit la grimace, signes de son agacement quand soudain une personne débarqua subitement dans la chambre manquant de peu d'exploser la porte et qu’elle regarda avec de grands yeux innocents, et un peu crétins.
_ Bon sang ! Mais éteins-le ! On l’entend de la cuisine, c’est insupportable !
Le garçon l’a regarda un instant après avoir enfin fait cesser le bruit du réveil. Elle avait toujours les yeux mi-clos, la tête rentrée dans ses épaules et le dos courbé mais en plus, sa bouche était légèrement ouverte ce qui lui donnait un air de plus en plus idiot. Il était blasé mais il avait l’habitude. Tous les matins c’était la même rengaine. Pourtant, en achetant ce « réveil miracle, incassable, avec sa sonnerie spécialement conçue pour les gros dormeur, vous êtes sur de vous lever chaque matin !, » ils pensait tous qu'il parviendrait à la sortir de sa torpeur, mais visiblement, elle était un cas désespéré.
_ T’es vraiment pas du matin toi ! Et puis ferme ta bouche sinon tu va gober les mouches, reprit-il d'un ton moqueur.
Mais elle n’en fit rien et continuait de le suivre bêtement du regard. Heureusement, il connaissait la formule magique. « Viens, on va manger. » La réaction fut immédiate à l’ouïe de ces quelques mots : ses yeux s’ouvrirent au maximum jusqu'à ressembler à un lemurien faisant les gros yeux. Elle releva la tête et se tint droite. Sa bouche était toujours ouverte mais lui donnait à présent l’impression qu’elle était affamée. Elle enfila ses chaussons au pied de son lit machinalement et suivit le garçon tel un robot.
Ils arrivèrent dans la cuisine où leur petit déjeuner les attendait déjà. Ils s’assirent à table et commencèrent à manger. Leur mère était déjà partie dans la salle de bain juste après les avoir servi. La jeune fille se leva pour aller mettre la radio et se rassit en face de son bol en croisant les jambes. Au rythme de la chanson, elle remuait la tête et le pied simultanément. On aurait dit qu’elle n’était plus la même qu’à son réveil, elle était rayonnante, joyeuse et elle semblait surtout pleine d’énergie.
Ils étaient trois à habiter dans cet appartement où il y avait deux salles de bain, chacune étant assez spacieuse pour n’accueillir qu’une seule et unique personne à la fois. Sauf que, à ce moment-là, la deuxième salle de bain était en travaux et donc inaccessible. Tous les matins c’était la guerre pour être le premier dans la salle de bain entre les deux adolescents.
Quand leur mère finit par sortir de la salle bain, elle portait un tailleur et ses cheveux bruns étaient attachés en une queue de cheval haute. Ils étaient plus longs et raides que ceux de sa fille. Elle portait des escarpins vernis où l’on pouvait voir le reflet des deux jumeaux s’affrontant du regard pour savoir qui serait le plus rapide à atteindre la salle de bain.
Leur mère se poussa instinctivement sur le côté pour ne pas les gêner. La fille prit les devants dès le départ, ne laissant aucune chance à son adversaire de la rattraper mais un obstacle survint juste devant elle : le mignon petit chaton que la famille avait accueilli récemment. En tentant de l’éviter, elle trébucha, laissant un infime espoir au malheureux qu’elle brisa aussitôt. Elle bondit sur ses pieds, et enchaîna des pas de géant malgré sa petite taille, puis sautilla jusqu’à l’arrivée pour narguer son frère, et claqua la porte juste sur son nez et tourna le verrou en un clin d’œil. Et il y eu bruit sourd, comme un petit « boum ».
_ C’est pas juste ! Tous les matins c’est pareil !, râla-t-il en se frottant le nez après avoir donné un léger coup sur la porte innocente.
_ C’est la loi du plus fort mon chéri, dit la mère ne pouvant contenir un petit rire moqueur.
_ Et qui est l’idiot qui a dit que le monde appartenait à ceux qui se lèvent tôt, déjà ? répondit-il à sa mère d’un air de dégoût.
_ Va savoir ! cria sa sœur qui entendait tout depuis la salle de bain pour le taquiner.
_ Bon, ce n’est pas tout mais si ça continue je vais être en retard, remarqua la mère en jetant un coup d’œil à sa montre. Et Carine, ne commence pas tes devoirs à sept heures du soir c’est compris ? ordonna-t-elle à sa fille tout en rassemblant quelques affaires dans son sac.
_ Maman, quel prof serait assez machiavélique pour donner des devoirs dès le premier jour ?, cria-elle pour être sure que la porte ne ferait pas obstacle à leur conversation.
_ Crois-en mon expérience chérie, ils sont rares mais ils existent ! Et toi Peter pas de bagarre au lycée ! Et ne joue pas sur les mots comme la dernière fois ! Pas de bagarre du tout OK ?, continua-t-elle à l’attention de son fils en se dirigeant vers la porte d’entrée.
_ Ouais ouais, promit-il en détournant les yeux.
_ Allez. A ce soir mes poussins !, glissa-t-elle avant de disparaître derrière la porte.
Peter soupira puis demanda à sa sœur de se dépêcher.
Quelques minutes plus tard, Carine sortit de la salle de bain d’où sortit un nuage de vapeur. Elle sortait de la douche et, comme elle avait oublié ses vêtements dans sa chambre, elle avait noué une serviette de bain au-dessus de la poitrine. Elle appela son frère pour le prévenir qu’elle avait terminé. Une fois arrivée dans sa chambre, elle jeta un rapide coup d'œil à l'horloge puis elle enfila rapidement ses vêtements après avoir mit, bien sur, la radio à fond. Elle adorait abuser des bonnes choses, et en particulier la musique. Elle vérifia comme à son habitude la batterie de son portable et de son lecteur mp3 avant de les fourrer dans son sac. Elle farfouilla dans son bureau pour trouver une boîte à bijoux dont elle sortit quelques bagues qu’elle passa à ses doigts, des bracelets pour décorer ses bras fins, et une chaine argentée où il y avait un pendentif en forme de lune parsemée de toutes petites étoiles légèrement dorées. C’était son collier préféré et l’attacha donc soigneusement autour de son cou en inclinant la tète pour que ses cheveux ne la gênent pas. Ensuite, elle ouvrit l’unique tiroir de la petite boîte et en sortit une montre au bracelet argenté. Elle l’enfila à son poignet gauche puis elle referma la jolie petite boîte et la remit à sa place, dans le bordel du bureau. Elle regarda de nouveau l’heure. Il lui restait encore un peu de temps alors elle prit son sac à son bras, son blouson replié sur le deuxième et un livre sur une étagère et se dirigea dans le salon. Elle posa, ou plutôt lâcha, tout sur la table basse en face du canapé et se laissa tomber dedans.
Carine regarda autour d’elle. Aucun mur ne séparait la cuisine et le salon ce qui semblait les agrandir. Les fenêtres situées à l’est faisait entrer les rayons aveuglants de l’astre matinal de la fin de l’été. En face de Carine, tout au fond, il y avait la cuisine, et à gauche de cette cuisine il y avait une porte, celle que sa mère avait empruntée pour partir un peu plus tôt. Il y avait aussi la table et ses quatre chaises en bois verni marron foncé où ils avaient mangé le matin même. Juste devant la table basse, était placée une télévision reliée par une multitude de câbles allant dans tous les sens jusqu’aux divers appareils électroniques. A sa gauche, sur un petit meuble, était située la chaine hi-fi et à sa droite une plante verte. Elle dirigea son regard vers la fenêtre la plus proche. Assise sur le canapé, la fenêtre à sa droite lui offrait la vue d’un ciel encore un peu rosé et lumineux. Elle voyait le sommet des immeubles les plus hauts qu’on pouvait apercevoir de son étage.
Elle regarda encore sa montre, se leva et marcha en direction de la salle de bain.
_ Dans dix minutes et quarante-six secondes, si t’es pas prêt, je pars sans toi !, gueula-t-elle en s’appuyant lourdement sur le mur et en frappant à la porte avec le bout de son index replié.
La porte s’ouvrit et Peter en sortit. Il la regarda comme si elle venait de dire une connerie.
_ A qui la faute mademoiselle ?, demanda-t-il en esquissant un léger sourire qu’elle lui rendit.
_ Allez dépêche !
Elle alla dans sa chambre éteindre la radio et prit au passage son parapluie et son écharpe pendant qu’il rangeait ses affaires et qu’il enfilait sa veste grise et son sac sur le dos. Ils sortirent exactement au même moment de leur chambre.
_ Tu ferais mieux de prendre ton parapluie, le conseilla-t-elle en lui montrant le sien.
_ Tu rigoles ? T’as vu le temps splendide qu’il y a dehors ? Pas besoin !, affirma-t-il, sûr de lui.
_ T’en pis pour toi, tu fais ce que tu veux. Mais tu pourras pas dire que je ne t’avais pas prévenu.
Elle mit son écharpe et son blouson qu’elle laissa ouvert, et le livre dans le sac qu’elle posa sur son épaule. Ils sortirent leurs chaussures du placard près de la porte d’entrée. Carine enfonça son jean dans des santiags et Peter se chaussa d’une paire de bottines noires à bout pointu. Debout, côte à côte, ils faisaient presque la même taille, mais les trois centimètres de talon des santiags ne parvenait pas à rivaliser avec les quelques centimètres qui les séparaient habituellement. Elle saisit ses clés et ouvrit la porte. Peter appelait l’ascenseur pendant qu’elle la fermait à clé. Une fois à l’intérieur, il ajusta sa coiffure en se regardant dans la glace. Au même instant, quelqu'un les attendait dehors. C'est alors que Carine sentit quelque chose bouger dans son sac. Elle l’ouvrit et vit de la lumière, c’était son portable sur vibreur. Elle décrocha.
_ Allo ? … Oui, on arrive, on est dans l’ascenseur… A tout de suite.
C’était Juliana, sa meilleure amie. Elle avait pour habitude depuis plusieurs années de rejoindre Carine et Peter devant l’entrée de leur immeuble pour aller en cours quand ils commençaient à la même heure, et aujourd’hui c’était le cas. Les élèves de seconde et de première générales débutaient leur année scolaire la même matinée.
Quand ils sortirent de l’ascenseur, Peter avait caché ses mains dans ses poches. En arrivant à la porte d’entrée, un jeune du même âge qu’eux venant des escaliers l’appela. Ce dernier tourna la tête pour mettre un visage sur cette voix avant de se retourner complètement pour lui faire face en souriant.
_ Adan ! Depuis quand t’es rentré ?, lui demanda Peter.
_ Tout juste hier, répondit-il avec un sourire provocateur.
_ Eh ! T’aurais pu nous prévenir !, s’exclama Peter en lui donnant un petit coup de poing sur le bras.
_ Pour venir m’emmerder ? Non merci !, leur lança-t-il en riant. Vous allez au lycée là ?
_ A ton avis ?
_ Dans ce cas, je vous fais l'honneur de ma présence.
_ Ça y est ? Vous avez fini ? Je vous signale que Jule nous attend dehors, intervint Carine.
Adan se mit à la regarder fixement, du regard le plus sérieux qu’il n’avait jamais fait en se tenant le menton.
_ Qu… Quoi ?, bégaya-t-elle surprise.
_ Je t’ai toujours pas trouvé de surnom. Ça m’était jamais arrivé !
_ Oh c’est pas vrai ! T’es toujours avec ça ?!, s’exclama-t-elle en levant les yeux au ciel.
Elle le regarda d’un air désespéré puis s’en alla en direction de son amie qui les attendait toujours.
_ Vous en avez mis du temps. On est en retard maintenant, rouspéta Juliana.
_ C’est la faute de ces deux crétins !
Les deux crétins en question n’entendirent pas ces propos, pour cause, ils étaient plongés dans une conversation sur les surnoms. Carine regarda son amie de la tête aux pieds.
_ Avoue que tu l’as fait exprès !
_ De quoi donc ?
_ De mettre des talons ! T’es déjà super grande t’en as pas besoin après, à côté de toi, j’ai l’air d'une naine !
Juliana se mit à rire. Il était vrai qu’elle était très grande et adorait porter des talons paraissant encore plus grande. Elle était fine et avait des cheveux noirs bouclés et légèrement crépus. Elle avait un visage aux traits fins, les yeux légèrement en amande d’une jolie couleur noisette et de son bras gauche pendaient deux bouts de ruban blancs qui contrastaient sur sa peau métissée. Alors qu'elle n'avait que quinze ans, elle semblait avoir déjà atteint l'âge adulte et intimidait involontairement les autres élèves du lycée.
Dix minutes plus tard, en pressant le pas, ils étaient enfin arrivés. Mais certaines personnes étaient encore plus en retard qu’eux. C’est alors qu’une jeune fille aux cheveux d'un rouge acajou apparut soudainement dans l’angle de la rue menant au lycée. En voyant qu’elle avait réussi à rattraper son retard, elle s’arrêta de courir en se dirigeant d’un pas lent et épuisé en direction du petit groupe. Sa respiration haletante alerta l’ouïe de Carine qui se retourna pour voir d’où venait ce bruit étrange.
_ Tonya !, s’exclama-t-elle.
_ Sa…lut, réussit-t-elle à lui répondre, je... suis à... l’heuuure, dit-elle tout en soufflant après s’être appuyée du bras sur l’épaule de son amie.
_ Et Christelle ? Elle n’est pas avec toi ?, demanda Juliana.
_ Nan, je l’ai prévenue que j’allais être en retard alors elle doit déjà être à l’intérieur.
Ils finirent par se décider à affronter ce fameux jour de la rentrée tant redoutée en suivant la masse d’élèves s’engouffrant à travers les portes du lycée.
_ Eh ! Il paraît qu’ils ont installé un nouveau système de sécurité à cause des problèmes de l’année dernière.
_ Ah, et tu penses que ça risque de nous gêner ?
_ De quoi vous parlez ? demanda l’un des garçons.
_ Oh rien, rien du tout, répondit l’une d’elles pour tenter de cacher la vérité pesante qu’elles s’efforçaient de garder entre elles depuis moins d'un an.
Dirigés par la foule, ils arrivèrent près des panneaux annonçant leur classe et leur salle. Ils regardèrent chacun de leur côté avant de se retrouver quelques minutes après.
_ Alors ?
_ Moi je connais personne dans ma classe, annonça Tonya désespérée.
_ Nous c’est bon on est encore ensemble, affirma Carine en montrant du doigt son frère qui était resté avec son ami. Apparemment on est mélangé avec ceux qui font arts plastiques. Et toi Jule ?
_ Moi ça va, il y a quelques têtes de l’année dernière. Ça va bientôt sonner, on se retrouve toutes après OK ? Faut prévenir les autres, mais je m’en chargerai.
Les deux autres acquiescèrent d’un signe de tête avant de partir chacune dans une direction différente.
 
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There are 2 observationss
Surikane92 the 09/12/2009 at 21:18:26
c'est suuuper!! merci pour tes commentaires sur mes dessins... je vais essayer d en mettre des nouveau rapidement ^^ surtout que ce sont de vieux dessins ^^
j'aime beaucoup ta fic mais je n ai pas eu le temps de lire correctement (trop de boulot, fatiguée) mais dès que j aurais plus de temps je la relirais normalement ^^
en tout cas elle est très intéressante!! bonne chance pour la suite!!!
Asuka the 10/12/2009 at 19:20:38
Ca commence bien
Haha, j'ai déjà ma petite idée de ce qui c'était passé l'année précédente
Y a des petites fautes (je les repère vite parce que je fais les mêmes d'habitude ) mais ça ne perturbe pas la lecture alors no pb
La suite!!!
p.s: com sur le physique de Juliana: c'est vrai ça, pourquoi les filles grandes de taille portent des talons? Nous, les "naines" (bon, je suis pas si petite ^_^) on le fait par nécessité!

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