Chapitre 5: Plus sombre que le néant
Cet endroit ne pourrait exister. Un lieu qui baigne dans des ténèbres aussi importante ne peut pas exister, ne serait ce que dans l'imagination d'un fou. Les cauchemars des hommes, même tous réuni dans un concentré de souffrance ne pourrait donné naissance qu'à une infime partie de la puissance noire qui émane de ce lieu. Et pourtant, ce lieu existe, à la limite du monde des hommes, rejeté loin du monde des dieux, encore plus loin des enfers. Dans ce lieux, il n'y a rien que du vide, un néant absolu où flotte un unique château, une bâtisse dont la couleur des briques se fond dans son environnement. Ce château est la réplique exacte des grandes demeures des seigneurs du Moyen âge, mais en beaucoup plus grand, comme si des géants vivaient en son sein. Pourtant, si on se promène entre ses murs, on remarque qu'il n'y a pratiquement personne, que les seuls âmes qui semblent vivre sont d'étranges créatures noire dont on ne voit que les ombres difformes et inquiétantes qui dansent sur les murs en une sarabande funeste. Pas de trace d'un quelconque géant, pas de présence importante, rien qui permettrait de connaître la nature de ce lieux. Les pièces ne sont pas vide pour autant, elles sont pleines de meubles anciens semblant venir de toute les époques connues, des bougies brûlent ici est là, fournissant une lumière tamisée mais constante, et offrant un jeu d'ombre encore plus inquiétant. Sur les murs, des tableaux pas très accueillants sont perché, représentant des scènes sans aucun sens, représenté par une esthétique chaotique qui traduirait presque un sentiment de mal à l'aise, une sensation de trouble qui doit être celui qu'a ressentit le peintre de ces toiles.
Au fur et à mesure que l'on monte plus haut dans le donjon du château, les murs deviennent moins nets, les briques se font plus difformes, plus instable, moins concrète qu'elle ne devrait l'être. Leur contact n'est plus dur, mais comme mou, comme une sorte de pâte à modeler. De plus, la simple vue de ses murs, donne un sentiment de vertige tandis que les parois elles-mêmes semble suinter, comme si elles transpiraient, comme si elle vivaient. Quand on atteint enfin le sommet, on se retrouve dans une grand salle avec des piliers noirs de chaque côté, soutenant le plafond qui est le seul obstacle au paysage qu'il y ait, puisque vers les quatre points cardinaux, il n'y pas le moindre mur, laissant apparaître ce vide vertigineux qui semble tournoyer autour de la salle. Dehors, des éclairs déchirent le néant, et le vrombissement d'un souffle démoniaque envahit très vite l'esprit. Au centre de la pièce, un grand escalier mène à un trône aussi noir que l'extérieur au sommet duquel est juché le crâne d'un dragon. Et sur ce trône, un homme est assis, immobile, tête baisser, faisant presque croire qu'il est mort. Cet homme est vêtu d'une armure noire qui lui recouvre les épaules, le torse et le ventre, ainsi que le bassin. Des plaques protègent ses avants bras ainsi que ses mollets tandis que des griffes en acier noir son accroché à des gants qui lui recouvre les mains. Les reste de son corps est caché par des vêtements pourpres. Il a la peau albinos, des yeux violets qui brillent d'une lueur étrange. Son visage semble fatigué, un peu comme s'il venait de revenir d'un voyage éprouvant, ce qui à tendance à rider ses traits, bien qu'il ait l'air encore jeune. Enfin, de long cheveux blanc lui tombe jusqu'aux milieux du dos, des cheveux en désordre, dans le même état que son visage. Il semble dormir les yeux grand ouvert, sans rien dire, comme perdue dans une rêverie profonde. Soudain, une ombre difforme s'approche du trône.
"- Maître…pardonnez-moi de vous déranger…fait une voix aux intonations malicieuses
- Que ce passe-t-il? Parle vite, je dois me reposer.
- Je ne vous importunerais pas longtemps maître…je voulais vous prévenir que le premier guerrier vient d'entrer en scène…
- Bien…la partie vient donc de commencer…où est le deuxième?
- Il est en route…il va bientôt voir…et se retrouver face à l'autre…comme vous l'avez prévu…
- Bien…très bien…Toi et tes amis…arrangez vous pour que tous ce passe comme prévu…même par la force s'il le faut…
- A vos ordres grand Gardien…
- Maintenant laisse-moi…je dois économiser mes forces…pour la bataille qui va bientôt commencer…
- Bien Maître…"
L'ombre disparaît comme de la fumée, laissant l'homme, ou le Gardien, seul dans sa grande salle. Il lève les yeux au ciel, semblant pris d'une agitation soudaine.
"- Pourquoi ?! Pourquoi faut-il que je me battes, dieux maudits qui m'avez enfermé ici ?!!
Bientôt, votre univers va être bouleversé, bientôt, vous subirez les conséquences de mon courroux et de celui de mon peuple!…"
Il se met à respirer bruyamment, à transpirer comme s'il était en proie à un effort gigantesque. Bientôt, il s'affaisse sur son siège en haletant.
"- Bientôt…oui bientôt…tout sera fini…dans la mort…"
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