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01 - PREMIER MOUVEMENT : EUX, VOUS ET MOI, LA LUNE ET LA MORT PAR MERRY

Il avait dix-sept ans, il s’appelait Shigéru, sa vie n’avait depuis longtemps plus aucun sens. Il avait pour obsession un souvenir, souvenir de souffrance, de la peine qu’il avait ressentie ce jour là il le hanta tous les jours suivants et encore ceux d’après pour arriver au jour où je commence cette histoire. En fait c’était une nuit. La lune, ronde et pleine, illuminait de sa pâle lumière les montagnes non loin de la nouvelle Tama, à Tokyo. Là est installé le dojo de son maitre Doton, c’est là que depuis presque dix ans il vivait. Depuis que ses parents étaient morts. C’est pour ça que pour lui plus rien n’a de sens, les êtres les plus chers à son cœurs avaient disparus assassinés par des animaux légendaires. Ces animaux étaient autrefois connus mais la mémoire des hommes les oublia, leur histoire est trop proche de la vérité et trop triste pour que les esprits l’acceptent. Ces êtres, les shampys vivaient dans les montagnes d’Honshu. Ces dernières années, ils étaient redescendus dans les plaines et attaquaient les humains la nuit tombée. Personnes ne les comprenaient et surtout personne bien sûr ne se rappelaient d’eux. De plus en plus téméraires les shampys entraient dans les villes et c’est comme ça qu’en cette fin de soirée pourtant si bien commencée les heureux parents du petit Shigéru Heinaka furent tués. Tranché en deux par le katana d’un jeune shampy tatoué à l’épaule droite.
Shigéru dormait en apparence paisiblement mais il était toujours hanté par ses cauchemars, il revoyait toute les nuits la mort de ses parents. Il se réveilla en sursaut, trempé de sueur. La lune fit briller ses cheveux noirs, il respira profondément et se recoucha.
Rien ne pouvait à présent le rendre heureux, mais il s’était mis très tôt aux arts martiaux et il fit des katanas une obsession tant et si bien qu’il devint maître en maniement de sabres. Un exploit pour quelqu’un d’a peine 17 ans. Il aimait se battre, au moins lorsqu’il se battait ne pensait-il à rien d’autre que le mouvement de son sabre et ceux de son adversaire.
Le lendemain il se réveilla d’une humeur exécrable autant dire comme d’habitude si l’on en croit les dires maître Doton, son tuteur. Shigéru s’asseyait à la table de la salle à manger lorsque le téléphone sonna.
Une petite voix enjoué parlait à l’autre bout du fil, il la reconnue tout de suite c’était son amie d’enfance : Sakura.
- Shigéru c’est moi … heu salut ? bredouilla-t-elle
- Je t’avais reconnue Sakura…
- Ah ah désolée, rigola Sakura, je ne sais pas trop m’y prendre par téléphone tu sais.
- Oui c’est vrai même ta voix est bizarre … tu vas bien au moins ?
- Oh oui aucun problème ! enfin si en fait j’en ai un …
- Quoi ?! répondis Shigéru un peu paniqué, c’est quoi le problème ?!!
- Ne t’affole pas !! rien de bien grave c’est juste que … CA FAIT DEUX MOIS QUE TU N’ES PAS VENU NOUS VOIR TSUKI ET MOI !!! t’attends qu’il pleuve ? si c’est le cas il a plus mardi dernier et on t’attend toujours…
- Ne t’énerve pas ! je … heu… bon hé bien … tu veux que je vienne en ville ?
- OUI !
- T’es dure, tu me laisse faire mes bagages et je prends le bus demain ?
- BIEN ! je t’attendrai avec Tsuki à la gare de bus !
- Bon ok, a demain alors …
- C’est ça et nous fait pas faut bon !!
Il raccrochât le combiné tout penaud, elle n’en avait pas l’air lorsqu’on la voyait mais Sakura avait un fort caractère et Tsuki son autre amie elle était encore pire en plus d’avoir fort caractère elle était un peu fêlée, elle aussi faisait des arts martiaux à très haut niveau dans l’université qu’elle fréquentait. Tsuki était de deux ans leur ainé, Shigéru et Sakura avaient le même âge.
Maître Doton entrât alors dans la pièce. Il fut surprit de le voir avec un petit sourire gêné.
- maitre je dois aller en ville demain, je risque d’y passer une semaine où deux…
- cette chère Sakura t’a tiré les oreilles je présume.
- oui elle… euh comme c’est les vacances vous n’avez pas besoin de moi hein ?
- non ne t’en fais pas il n’y a pas beaucoup d’élèves tu peux partir en paix.
- merci ! Je vais faire mes valises.
Maitre Doton n’était pas contrariant il avait adopté Shigéru après la mort des parents du jeune homme. Son entourage avait été très surprit que lui un homme si âgé veuille adopter un enfant. Mais il se révéla un très bon tuteur plein de compassion qui réussi même à atténuer les ardeurs vengeresses de Shigéru, lui apprenant patiemment l’art dans lequel le garçon était devenu très doué : le maniement des armes, même si a présent au niveau technique l’élève dépassait le maître. D’autant plus que le maitre avec les années avait perdu de sa vigueur bien que son panache resta intact. Le vieil homme regarda Shigéru partir vers sa chambre, au moins grâce à ses deux amies il se changeait les idées, mais le maitre ressentait toujours l’aura sombre et étouffante de la mort autour du garçon. Une odeur dont il ne s’était jamais détaché depuis que l’homme l’avait pris sous son aile, au contraire, depuis quelque temps Doton sentait que son élève allait de plus en plus mal.

Shigéru regardait le soleil filtrer au travers de l’épais feuillage estival. Il attendait le bus qui le mènerai vers la ville. Il était tôt le matin, il ne faisait pas froid mais pourtant il frissonnât, il se retourna et regarda le dojo entre les arbres. Il lui vint alors une pensée : « c’est comme si c’était la dernière foi que voyais cet endroit … pourtant… je serai bientôt de retour … » sur ce le bus arriva et Shigéru monta dedans. En s’asseyant sur une baquette du véhicule il regarda encore le dojo toujours avec cette impression de « dernière foi ».
Le moteur ronronnai doucement, le soleil caressait son visage, Shigéru avait le regard qui balayai négligemment le paysage qui s’étendait à ses pieds. De tous les côté on voyait que forêts et montagnes sauf en avant où une courte plaine finissait noyée dans l’océan Pacifique immense d’un bleu profond. La mer ne l’avait jamais attiré mais ces bois ces montagnes étaient sa maison depuis que le Maitre l’avait adopté. Autour du dojo il connaissait chaque pierre, chaque brindille et les animaux qui couraient entre elles. Il aimait la nature et ce qu’elle pouvait lui apporter. Un peu superstitieux il pensait que les dieux avaient un rôle dans chacune des ses beautés, mais jamais il ne compris pourquoi ses parents, les êtres qu’il aimait le plus au monde avaient pus être choisis pour rejoindre la mort. Les dieux n’avaient pas toutes les solutions il y avait un responsable bien un chair ces montres ces horreurs récemment apparues dans le pays. Bien sur pour lui tout autant que pour le reste de l’humanité à la mémoire courte les shampys étaient nouvellement arrivés mais en fait ils avaient toujours été là. Leur discrétion les avaient fait oublier du monde des Hommes.
Shigéru se perdit dans ses noires pensées comme a chaque fois, et pour changer il avait très peu dormi, la fatigue l’emportât. Posant sa tête sur le rebord de la vitre du bus, bercé par le ronron du moteur, il s’endormi. Son sommeil fut sans rêves et réparateur, il dormait mieux le jour.
Lorsqu’il ouvrit les yeux il était déjà bien entré dans la ville et sa banlieue. Il lui fallait allez au centre ville, c’était là que logeait Tsuki. Sakura passait certainement ses vacances chez son amie laissant sa famille sans elle. Elle était la deuxième fille d’une fratrie de quatre enfants dont elle était le seul membre féminin. Elle passait le plus clair de son temps chez Tsuki car à la maison elle ne supportait pas ses frères qui étaient, bien que gentils, tout trois très envahissants.
-terminus, veuillez descendre du bus, annonça une voix préenregistrée.
Shigéru se leva ankylosé, à moitié endormi et se dirigea vers la porte arrière du bus. A peine avait-il posé le pied au sol qu’une jeune fille aux cheveux noirs se jeta sur lui :
- Shigéru !!! hurla Sakura
- Sakura…
Il se dégagea de l’étreinte de son amie pour aller saluer Tsuki qui l’attendait un peu en retrait.
- Petit crétin ! ça faisait longtemps, tu nous as presque manqué !
- C'est-à-dire que … j’avait beaucoup à faire entre les cours, aider mon maitre au dojo…
- Ouai ouai, on te pardonne va ! Tsuki lui administra une belle taloche
- Ouch
Ils se mirent en route vers l’appartement de Tsuki qui était à deux rues de là. Pendant tout le trajet ils parlèrent de tous et de rien, les nouvelles et les histoires qu’il y avait à se raconter. On aurai dit qu’ils s’étaient vu hier pour la dernière foi, leur complicité était intacte même après deux long mois de séparation. Pourtant Tsuki était moins loquace que d’habitude. Elle avait quelque chose derrière la tête, Sakura le devina. Arrivant à l’appartement la conversation se stoppa un court instant. Tsuki ouvrit la porte en silence. Elle fit passer Shigéru et Sakura puis referma la porte derrière eux.
- Shigéru … je voulais te parler de …
- Tsuki !! Sakura l’interrompit, tu avais promis !!
- J’ai rien promis du tout ! il faut qu’il sache !
- Hé du calme les filles, intervint Shigéru voyant la discussion s’envenimer.
Les deux filles se regardèrent fixement quelques instant, le jeune homme resta là interdit devant une scène assez peu fréquente. Sakura soupira à grand bruit et fit un signe comme si tout ce que ferai ou dirait Tsuki lui était égal. Shigéru se retourna alors vers Tsuki. Elle aussi le regardait fixement. De par son caractère Tsuki était quelqu’un de très honnête et franche. Elle avait été élevée seule par une mère qui avait pour passion la moto et la bagarre. Pour dire que son éducation avait été très spartiate, sa mère n’était pas très maternelle. Elle s’approcha un peu de Shigéru et lui pris le bras.
- Viens t’assoir
Sakura s’appuya contre le mur qui séparait la cuisine de la salle de séjour où Tsuki et Shigéru était assis. Shigéru obéit, étonné.
- Tu vas lui faire du mal c’est tout ce que tu vas gagner ! maugréa Sakura
- Tais-toi donc ! ça nous fera des vacances
- Pff, souffla-t-elle se tut.
- Shigéru, commença Tsuki, je pense bien que tu te rappelles comment son mort tes parents hein ?
Shigéru fit un mouvement en arrière et son visage se ferma d’un coup. Il avala sa salive et acquiesça.
- Je ne sais pas si tu est au courant mais les meurtres ont repris, il y a eu une quinzaine de meurtres.
- …
- Je pense qu’il y en a eu plus parce que les autorités tentent d’étouffer l’affaire, il y a dix ans quand tes parents sont morts les médias avaient beaucoup diffusés les détails des meurtres et ça avait créé une panique dans toute la région.
- Oui je me rappelle… marmonna Shigéru la voix étouffée
- Je pense que le gouvernement ne veut pas que la panique ne répande à nouveau. Il n’empêche que hier il y a eu un autre tué…
- On a peur de sortir seules le soir, intervint Sakura.
Shigéru resta sans bouger quelques instants. Et si il avait enfin la possibilité de se venger ? Et si il allait voir la police pour se renseigner sur les auteurs des crimes ? Ainsi il aurai une piste, il les traquerai, les exterminerai jusqu’au dernier dans le même bain de sang que l’un des leurs avait laissé ses parents. Oui les tuer jusqu’au dernier, qu’ils ne vivent plus sur cette terre …
- Shigéru ? dit Sakura qui s’était rapprochée de lui et qui le regarda droit dans les yeux, tout va bien ?
- Hum oui, dit-il en s’efforçant de sourire, je vais m’en remettre ! Tsuki tu sais quel commissariat est chargé de l’enquête ?
- Heu je crois que c’est le commissariat central de la police à deux blocs d’ici, répondit-elle, c’est vrai qu’on est proche de ce commissariat mais je peut pas dire que ça me rassure pour autant !
- Très bien merci … il resta pensif un moment
- Hep Shigéru tu vas pas faire de bêtises ?! l’interpella Sakura
- Quoi ?! non ! que veux-tu que je fasse comme bêtise ?
Ils passèrent le reste de la journée à discuter mais Shigéru était ailleurs, il ne cessait de penser aux meurtriers de ses parents. Il se rapprochait de son but, il décida de se rendre au commissariat le soir même.

Il ouvrit la porte de l’appartement de son amie, il s’apprêtait à se rendre au commissariat central de Tokyo. Il entendit en grognement, il était tard et les filles dormaient depuis longtemps. L’une d’elle avait du bouger dans son lit. Se rassurant sur la profondeur du sommeil de ses amies il ferma les yeux et s’en alla, plus déterminé que jamais.
Les rues de Tokyo étaient encore fréquentées malgré l’heure tardive. Grande métropole animée, il y avait toujours du monde tard le soir, des gens profitant de leur jour de repos pour s’amuser et boire un coup dans des établissements de plaisir. Comment peuvent-ils rire ? se demanda Shigéru, le monde est si triste, si noir, il ne devrai pas y avoir de place à la joie et au bonheur, tous ces imbéciles ne se doutaient pas que leur vie peut s’effondrer à tout moment … Evidemment pour lui qui avait le cœur dans une noirceur infinie les concepts de gaité et de joie était inconcevables, il s’en servait parfois pour masquer sa tristesse mais l’avait-il jamais vraiment ressenti ce sentiment ? Il se renfrogna d’avantage, laissant les ténèbres l’envahir, il se laissa allez a de sombres pensée, des plan sur les milles et unes manières qu’il avait pour se libérer des chaines que lui avait mit ces monstres en tuant sa seule famille. Le hurlement d’une sirène le rappela à la réalité. Il était arrivé devant le commissariat qui semblé être en pleine effervescence. La haute bâtisse s’élavait devant lui froide et grise, planté là il faillit se faire bousculé par un policier courant vers la voiture qui venait d’arriver toutes sirènes hurlantes.
- Jeune homme ne restez pas planté là s’il vous plait !! hurla l’homme
Shigéru se retourna, de la voiture sortait un homme ensanglanté soutenu par deux policiers. Il avait le corps couvert de coupures, ses vêtements étaient déchiré, son visage lacéré. Le blessé semblait à deux doigts de l’évanouissement et les policiers avaient du mal à le transporter. Pendant ce temps là un camion grillagé aux vitres teintées déboula et s’engouffra dans une entrée du commissariat.
- Est-ce que l’ambulance est arrivée ? demanda un des policiers qui tenait l’homme blessé.
- Nous somme là ! appela un urgentiste de l’intérieur du hall du commissariat. NE LE BOUGEZ PLUS !! un brancard ! beugla-t-il à ses assistant resté dans l’ambulance garée de l’autre côté de la route.
Les brancardiers arrivèrent très rapidement et prirent en charge l’homme qui perdait énormément de sang. Ils l’embarquèrent très rapidement, l’urgentiste vociférait contre la police qui aurait du les appeler pour qu’ils viennent chercher le blessé sur le lieu de l’accident. L’ambulance démarra sur les chapeaux de roues et bientôt son hurlement se perdit dans le brouhaha de la grande ville. Les policiers restèrent interdits quelques instants. Shigéru qui avait observé toute la scène l’était tout autant. Il reprit cependant ses esprits, tout comme les policiers qui se lamentaient maintenant sur l’état de leur voiture couverte de sang.
Shigéru entra dans le hall et se dirigea vers l’accueil. Une hôtesse lui demanda la raison pour laquelle il était venu.
- Je viens rencontrer le responsable de l’enquête sur les meurtres perpétués par les animaux aux katanas, répondit-il posément
- Hein ?! s’exclama la jeune femme surprise
- Je viens voir le …
- Oui j’ai bien compris jeune homme, mais je doute que vous pourrez le rencontrer juste parce que vous le souhaitez ! je suis navrée de vous le dire !
Shigéru n’avait pas pensé à ça c’était un peu bête, après tout il débarquait là sans trop de préparation. C’était un peu naïf de se présenter comme ça.
- Mais, continua l’hôtesse d’accueil, peut-être avait vous quelque informations à fournir au commissaire ? vous répondez à l’appel à témoin qu’il à lancé n’est-ce pas ?
- Oui ! oui c’est ça, il sauta sur l’occasion.
- Bien je vais lui faire passer le message et peut-être qu’il vous recevra
Elle s’empara du combiné téléphonique et composa un numéro. Une voix grave répondit, ils parlèrent quelques instants. Elle s’interrompit et leva ses yeux vers le garçon.
- Excusez moi quel est votre nom ?
- Shigéru Heinaka
- Le commissaire Sakatomi vous attend, vous avez beaucoup de chance monsieur.
Elle lui fit un large sourire et lui indiqua l’ascenseur ainsi que l’étage où se trouvait le bureau du responsable de l’enquête. Shigéru suivi les indications et se retrouva devant une grande pièce aux murs vitrés. Elle était meublé d’une dizaine de large bureaux tous couverts de paperasse, au fond un homme corpulent appuyé contre l’un d’entre eux observait un mur couvert de coupures de presse et de photos. Le garçon frappa à la porte.
- Entrez ! dit l’homme de sa voix grave
- Bonjour je…
- Shigéru Heinaka hein ? coupa le policier qui semblait épuisé.
Shigéru acquiesça. L’homme se releva et se tourna vers le garçon, il passa sa main sur ses joues mal rasées, jugeant Shigéru.
- J’te croyais plus vieux… bah ! peu importe qu’est-ce que t’as à me raconter ?
- Non, j’ai rien à raconter c’est vous qui allez parler ! dit-il en s’imposant.
- Holà jeune homme qu’est-ce que tu me dis là ? t’es pas un témoin ?
- Oui j’en suis un, d’une certaine manière.
- Bien, les témoins vivants sont rare alors je t’écoute, qu’as-tu vu
- …
- J’attends
Shigéru se refusait à évoquer la mort de ses parents à qui que ce soit, alors ce n’était pas un gros commissaire de police mal rasé qui lui tirerait les vers du nez.
- Benh, alors petit t’es venu pour quoi ?
- Parlez-moi de ces monstres.
- Nan, c’est une affaire en cours j’ai pas à t’en parler.
- Je vous en prie je n’en dirais rien à la presse !
- Ha ha ha ha ha ! t’es un marrant !
- Je ne suis pas là pour rigoler !
Le téléphone sonna interrompant leur discussion. Shigéru ne supportait pas qu’on ne le prenne pas au sérieux, il s’énerva d’avantage voyant qu’il avait été coupé par un appel. Le commissaire palissait au fur et à mesure que la personne à l’autre bout du combiné parlait. Le jeune garçon ne saisissait pas tout ce que disait le policier car ce dernier parlait très bas dans téléphone, la discussion n’aurai certainement pas du être faite en présence du garçon. Sakatomi s’arrêta un instant et regarda Shigéru d’un air grave. Il était contrarié. Il raccrocha le combiné puis il sourit au garçon.
- Vous souhaitez vraiment en savoir plus sur les bestioles ? bien je ne sais pas trop à quoi ça peut vous servir mais moi si vous m’aidez dans mon boulot ça m’arrange. Surtout que ces derniers temps je rame…
Shigéru était très surpris, un frisson d’excitation parcouru son dos. Il entrait dans le vif du sujet. Il ne savait pas vraiment pourquoi le gros bonhomme avait accepté de lui partager des informations confidentielles mais le résultat était là. Le commissaire s’approcha du mur couvert de post-it, de photos, de notes rédigées pas Sakatomi en personne, divers schémas des plans de la ville gribouillés et des coupures de presse. L’homme lui fit signe de venir. En regardant les photos de plus près on remarquait qu’elles était pur la plupart les corps des personnes attaquées par les monstres, leurs corps était des fois seulement le nom que l’on leur donnait. Nombre des victimes avaient été lacérées de telle sorte que leur visage était méconnaissable, couvert de sang. Mais pas uniquement le visage mais le corps entier était déchiqueté, seul quelques uns avaient encore une apparence humaine, ceux- la on pouvait les reconnaitre, voir qu’un jour ils avaient été comme ces gens saouls dans les rues à s’amuser. Une nuit au mauvais endroit, au mauvais moment leur vie s’était achevée comme ça, parce que ces animaux les avaient choisis, arbitrairement.
- Les meurtres on reprit depuis six mois environ, commença le commissaire Sakatomi, on avait eu des cas similaire il y a environ une dizaine d’années.
Shigéru se renfrogna ce que ne remarqua pas le policier concentré sur son mur.
- Bon alors pour faire vite on à des bestiaux, qui attaquent des gens au hasard dans les rues de Tokyo, ils ont commencé par s’attaquer à la banlieue mais les meurtres ont lieu de plus en plus souvent dans le centre ville. J’ai bien augmenté les effectifs dans les rues mais ça n’a rien donné, c’est des démons ces trucs là. Personne avant aujourd’hui n’avait pus en voir un vivant…
- Un … un vivant ? vous en avez un vivant ?
- Hein ? hé j’ai rien dit de tels !! juste que les témoins sont rares … c’est tout. Bon alors voilà je suis perdu, on en est à 17 victimes si on ne compte pas l’homme de ce soir qui est ressorti vivant, pour l’instant je ne sais pas si il tiendra bien longtemps. On m’a dit qu’il était dans un sale état.
- Je confirme, je l’ai vu sortir de la voiture de vos agents et il était très mal.
- Humm… le commissaire était contrarié, pourvu que je puisse l’interroger avant qu’il meure…
- …
Shigéru n’osait rien dire mais lui se rappelait tous les détails de l’agression de ses parents, mais il ne voulait pas en parler, encore moins à la police. Il avait déjà dit ce qu’il savait dix ans plus tôt mais il était hors de question que ça ce reproduise…
- Nous avons pus trouver ce qui pourrai être le point de départ des shampys…
- Des shampys ? c’est quoi ? s’exclama Shigéru
- Ah heu c’est le nom qu’ils se sont donné, ils semblent doué de raison et ont même des revendications ! un comble ! ils essayent de légitimer leurs actes je pense, on pourrait presque croire qu’ils sont humains…
- Impossible
- Nous somme d’accord ! où en étais-je… ah oui leur point de départ ! en suivant la ligne tracé par les lieux des meurtres ça nous mène au pied des montagnes, dit l’homme en indiquant sur la carte les lieux des crimes, mais j’ai eu beau envoyer mes hommes je n’ai rein trouvé par là. C’est certainement une fausse piste.
- Vous disiez leurs revendications ?
- Ah oui, une histoire stupide de territoires pris à leurs ancêtres où je sais plus quoi…
A ce moment un officier entra en trombe dans là grande pièce où se trouvaient Shigéru et Sakatomi. Il était épuisé et taché de sang. Il reprit son souffle et sans remarquer la présence du jeune homme il s’adressa à son supérieur.
- Monsieur ! le shampy s’est réveillé ! on fait quoi ?! vous voulez l’interroger de suite ?
- Déjà ? vous ne lui avez pas administré une dose de cheval normalement ?
- Si c’était de somnifères très fort mais lui aussi il est costaud !
- Attendez !! cria Shigéru qui voyait les deux policier partir sans lui, je viens avec vous !! je veux voir ça de mes propres yeux !!
- Il n’en est pas question ! trop dangereux pour un gamin comme toi ! Tanistu tu me le raccompagne chez lui ! et note son adresse !!
- Commissaire !
- Silence pas de réclamation !
Sakatomi s’en alla en courant vers l’ascenseur laissant le garçon seul avec l’autre policier. Un vivant à porté de mains ! Inespéré et délicieux. Il ferai tout pour le rencontrer. Cet unique shampy, ça ferait toujours un de moins. En une soirée il avait plus avancé que dans tout le reste de sa vie.
Sur le chemin du retour le policier et lui-même furent des plus silencieux, Shigéru parce qu’il était frustré de na pas avoir pus rencontré le shampy et le policier parce que trop choqué par la soirée que lui avait passé. Ce n’était pas tous les jours que l’on faisait la chasse aux monstres. Arrivant devant l’immeuble de Tsuki l’officier nota l’adresse et salua le garçon. Shigéru entra à pates de velours dans l’appartement et jeta un œil dans la chambre des filles. Elles dormaient paisiblement et ne semblaient pas avoir remarqué l’absence de leur ami. Brouillé dans ses pensés il alla s’étendre sur le canapé. Tirant sur sa couverture il souffla bruyamment, la colère et la frustration qu’il avait ressentie se dissipait peu à peu pour laisser place au sommeil agité auquel il avait droit toutes les nuits.

Le lendemain matin Sakura fut la première à être réveillée, elle marcha les yeux encore fermé vers la cuisine.
- Shiiiii t’as fait chauffer le p’tit dej’ ?
Comme elle s’aperçu que Shigéru n’était pas levé elle se réveilla complètement, toute étonnée. Tsuki qui sortait elle aussi de la chambre lui demanda ce qui se passait.
- Hein ? Shigéru est pas levé ?
- Oui bizarre …
Elles se dirigèrent vers le canapé qui servait de lit au jeune homme. Il était plongé dans un profond sommeil, la couverture avait glissé sur le côté. Sakura la pris et la remonta sur lui. Elle esquissa un sourire et passa sa main dans les cheveux noirs du garçon.
- Je savais pas qu’il dormait… s’interrogea Tsuki
- Mais c’est un être humain normal ! il a toujours eu du mal à dormir depuis… depuis pas mal d’années.
- Ouai, il n’empêche que c’est toujours le premier levé d’habitude… elle s’arrêta un instant perplexe, heu Sakura ?
- Hum ? répondit son amie toujours caressant les cheveux de Shigéru.
- Tu penses à quoi ?
- Rien …
- Allez sa suffit ! avoue ! il te fait craquer le petit Shigéru ?
- Ah ! aaaaaah ! s’exclama Sakura en sortant sa main de la tête du garçon, rougissante. Aaah mais non !! Shi est mon ami d’enfance ! je me soucie de lui c’est normal !
- C’est ce qu’on dit !
Tsuki partit en courant vers la chambre, Sakura à sa suite. Arrivant dans la chambre elle empoigna un de ses coussins et l’écrasa sur le dos de son amie. Il s’en suivit une longue bagarre de polochon qui semblait coutumière des deux jeunes filles. Tsuki avait l’avantage numérique : un coussin et un polochon, Sakura très agile parvenait cependant à lui assener de nombreux et bruyants coups. C’est ce chahut qui réveilla Shigéru. Intrigué il passa sa tête dans l’embrasure de la porte. Un oreiller sorti de nulle pars lui frappa le visage. Le coussin tomba au sol, il regarda d’un air vide la scène : Tsuki accroupie au sol le regardait avec de grands yeux, elle avait apparemment esquivé le lancé de Sakura qui était encore en position de tir.
- Tu verrai ta tête c’est tordant ! ricana Tsuki
- Shi je sui désolé je voulais pas te… c’était pas toi qui…
- Aaaarg tu vas voir sale peste !! interrompit Shigéru.
Il s’empara de l’oreiller à terre et s’engagea dans la bataille. Les deux filles unirent leurs forces et sautèrent sur son dos à grands cris. Le combat fut sans merci.
Il se termina par un coup de polochon de Shigéru dans les cotes de Tsuki qui gémit.
- Il serai bon de prendre le petit déjeuner non ? suggéra Shigéru
Les deux filles se regardèrent et se retournant ver leur ami lui firent des yeux implorants. Le voyant ainsi il pouffa de rire.
- Flemmardes ! je vais le faire, je vous ai donné des gouts de luxe.
- T’es trop mignon !! calmèrent-elles en cœur
Il se rendit dans le cuisine et commença à sortir de quoi préparer le petit déjeuner, les filles quant à elles s’assirent autour de la table épuisées par leur agitation.
- Si je peux me permettre une question, dit Shigéru tout en cuisinant des pancakes, c’est quoi les raisons de ce frittage matinal ?
- Tu veux réellement savoir ? entama Tsuki, hé bien...
- Un coup de folie ! intervint Sakura, comme le petit dej’ n’était pas prêt on a voulu s’amuser avant que tu te réveilles.
- Bien joué vous avez réussi à me sortir du sommeil, pour une foi que je dormais tranquillement !
- Chui pas sure que ce soit la stricte vérité … minauda Tsuki
- TSUKI ! menaça Sakura en pinçant sa voisine
- Ouche ! Shi, Sakura t’en parleras si elle veut !
- Vous êtes bien mystérieuses dès le matin
Il déposa les pancakes sur la table, ils mangèrent tranquillement, aucun d’eux n’aillant d’obligations scolaires ils pouvaient se permettre de trainer le matin. Dans l’après midi ils décidèrent de flâner en ville. La journée se passa ainsi paisiblement. En apparence Shigéru était lui aussi très calme, mais son esprit bouillonnais. Depuis sa discussion avec l’officier de police il ne cessait de ressasser les informations que celui-lui avait données. Il avait décidé de rencontrer le shampy capturé à tous prix. Mais il ne pouvait pas y allez à l’improviste comme il l’avait fait la nuit dernière. Des plans s’échafaudèrent dans sa têtes tous aussi fous et farfelus les uns que les autres, aux milieux de ceux-là il se posait toujours un problème, il n’avait amené aucune armes. Il ne pensait absolument pas à ça en venant ici. Retourner au dojo ? Pourquoi pas, et les filles que diraient-elles ? Elles seraient déçues, voir fâchées de le voir partir si vite. A quoi bon se soucier d’elles ! La vengeance n’était-elle pas sa priorité ? Oui elle l’était le lendemain matin il prendrai le premier bus qui le mènerai chez son vieux maitre.
- shi tu rêve ? demanda Sakura le voyant distant.
- Non, je réfléchissais …
- Ça te vas pas tu devrais arrêter, railla Tsuki.
- Je crois que demain je vais aller au dojo pour …
- Quoi ?! mais t’es arrivé seulement hier ? tu vas pas repartir déjà ?! s’offusqua Sakura
- Pour la journée Sakura ! pour la journée, laisse-moi finir de parler !
- Ouai c’est juste une journée Sakura … dit Tsuki taquine … il va tant te manquer… ?
- Shhhhut ! dit Sakura virant au pourpre
Shigéru ne sembla rien remarquer, trop concentré sur ses projets. Le reste de la journée l’ambiance entre les trois camarades fut un peu moins joyeuse en grande partie à cause de Sakura qui faisait sa mauvaise tête, mais aussi à cause de Shigéru qui restait très préoccupé.

Shigéru poussa la porte de sa chambre, il avait pris le bus tôt pour arriver ici au plus vite. Maître Doton n’était pas encore rentré de sa balade matinale. Il regarda sa chambre avec une certaine nostalgie il se dit que la prochaine foi qu’il viendrai dans cette pièce tout serai différent, il aurai changé, enfin libéré du poids qu’il avait sur le cœur depuis son enfance. Il s’avança vers l’armoire dans laquelle il rangeait ses sabres de combats. Il y eu un froissement de tissu derrière lui. Il se retourna, personne. Une illusion certainement, il se sentait si étrange aujourd’hui. Il ouvrit lentement les battements de l’armoire. Il regarda chacun de ses sabres, les caressa et soupira. Il hésitait tout d’un coup, pas sur le choix du sabre non, mais sur ce qu’il allait faire. Ce moment, ne l’avait-il pas attendu si longtemps ? Un sentiment familier traversa alors le corps du jeune garçon. Son maitre le regardait. Shigéru tourna la tête et vit combien le visage du vieillard était triste.
- Tu t’en vas fils ? dit le vieux
- Il était temps, vous ne croyez pas ? je n’ai besoin de rien d’autre que de ce sabre.
Il décrocha délicatement un sabre d’une étagère de l’armoire. Le katana avait la lame brillante, gravée sur toute la longueur de motifs tribaux. Shigéru la rangea dans un fourreau puis dans un tube pour la transporter plus discrètement. Le vieux maitre ne dit rien, il observa la scène en silence. Quand le garçon eu finit ses préparatifs, Doton s’approcha de lui, il le pris dans ses bras. Shigéru se rendit compte à quel point l’homme était faible et vulnérable à ce moment. Il l’avait toujours vu fort, son modèle voilà ce qu’était son maître, là c’était différent, cet homme si fort devenait l’inquiet papy. Shigéru serra ses bras contre lui pour le soutenir. Le vieil homme empoigna le jeune garçon se défaisant de son étreinte.
- J’aurai espéré te faire changer d’avis mon garçon, j’aurai aimé que jamais tu n’ais eu envie de te venger !
- J’aurai aimé que mes parents ne meurent pas, répondit Shigéru en plongeant son regard sombre dans celui de son maitre.
- Ça ne te mènera à rien, je t’assure que ça ne t’apportera aucune satisfaction, le bonheur et la délivrance se trouve dans l’amour et le pard…
- Vous me l’avez déjà dit des centaines de fois, vous connaissez mon point de vue alors n’insistez pas !
Doton sorti de la chambre de son élève le pas trainant. Shigéru le jeta un coup d’œil à sa chambre, elle était bien rangé. Dans le coin gauche près de la fenêtre était le lit, il aimait dormir là car il pouvait y voir la lune lorsque le ciel était dégagé, il s’était toujours senti protégé par sa lumière argentée. A droite du lit sa table de chevet et son réveil sui ne lui avait été jamais très utile en tant que réveil matin. Dans le coin opposé sa penderie avec ses vêtements et en face de la porte son armoire où il avait ses katanas et autres armes à mains qu’il affectionnait tant. On ne peu pas dire que sa chambre soit recouverte de poster comme certaines chambres d’ados de son âge il avait un tableau de liège sur lequel il avait épinglé quelques photographie qui avaient de l’importance à ses yeux : un photo de lui et de ses parents, une autre du trio qu’il formait avec les deux filles, ses meilleures amies et une de Sakura et lui avant que ses parents ne meurent. Les deux enfants se connaissaient en effet depuis leur plus tendre enfance, tout petits il avaient été voisins et jouaient ensemble dans le parc non loin de chez eux. Après la mort des parents de Shigéru lui avait été placé en foyer quelques temps. Il y eu une longue période où ils se perdirent de vue. Ce ne fut que quelques années plus tard qu’ils se retrouvèrent par l’intermédiaire de Tsuki. Shigéru vivait chez le maitre et Tsuki était une de ses élèves. Il s’avérai que Tsuki connaissait Sakura, un jour lors d’une compétition de kendo Sakura était venue soutenir son amie qui y participait. C’est là que Shigéru avait reconnu Sakura, petite brune qui tremblait pour son amie qui pourtant était doué dans son domaine. Ces retrouvailles furent une bouffée d’air frais dans la sombre vie du garçon, le maître pensa même à l’époque que l’amitié que Shigéru portait aux deux fille le sortirait de ses idées sordides. L’homme avait, à l’évidence, fait fausse route.
Shigéru quitta la maison, sans un regret après tout n’y reviendrait-il pas bientôt ? Le maitre lui n’en était pas si sur.
- Tache de me revenir…
Shigéru n’écoutait plus que la noire mélodie de la vengeance résonnant dans la tête. Pendant le trajet du retour il lui vint une idée pour venir à ses fins. Un peu folle, un peu tordue … la fin justifie les moyens se convint-il.
La route du retour lui sembla bien plus longue que la première foi. Le bus était presque vide, avec lui il n’y avait qu’une jeune mère vêtue d’une légère robe volante bleue, son fils de deux où trois ans et un homme assis dans le fond du bus les yeux cachés par d’épaisses lunettes noirs. Shigéru s’attarder à regarder le garçonnet qui jouait à soulever le jupon de sa mère, innocent. Il riait apportant la joie autour de lui, sa mère paraissait très heureuse elle aussi. Shigéru ne se souvenait que de quelques brefs moments de bonheurs qu’il avait passé avec ses parents, la vision de cet enfant lui rappela quelques bribes de son passé.lui aussi avait joué avec sa mère, il se souvint combien son sourire lui était doux. Dans sa mémoire ses parents était merveilleux, leur idylle à tous trois aurai pus durer l’éternité, Shigéru le pensait à l’époque. Il croyait ses parents éternels et leur bonheur également. Il ne croit plus en leurs immortalité mais le bonheur qu’ils auraient pus avoir, il en est convaincu aurait du durer toute la vie. Avec ce passé revenait les souvenirs de la mort de ses parents à laquelle il avait assisté. Il détourna les yeux de l’enfant. Cette scène le faisait à présent souffrir au plus profond de son être. Combien il regrettait ce jour de mort.
En fin d’après midi il frappa à la porte de Tsuki. Et entra dans l’appartement. Les deux filles étaient là tranquillement assises autour de la table jouant aux cartes.
- Ah ça y est tu es revenu Shi ! s’exclama Tsuki
- Tu joues avec nous ? on fait un pouilleux a deux c’est pas très drôle…
- Ouaip pourquoi pas !
Il posa ses affaires dans un coin de la pièce et s’installa avec elles. Il n’avait pas l’intention de leur faire par de ses projets. Le soir même une foi qu’elles dormirai il partirait à la rencontre du shampy et mettrai son plan à exécution. DE cette manière il éviterait leurs remontrances et leurs supplications. Sans dire au revoir c’est toujours plus facile de partir. Décidé il ne voulait pas faire marche arrière.
Toute la soirée il fit comme si de rien n’était. Ni Sakura ni Tsuki ne remarquèrent un quelconque changement de comportement de sa part.

Il faisait noir, il avait convaincue les deux jeunes femmes de se coucher tôt prétextant une promenade fatigante le matin suivant. Shigéru n’avait pas fermé l’œil, il avait patiemment attendu que les bruits se taisent dans la chambre voisine. Il en était certain maintenant : Tsuki et Sakura dormaient profondément. Il se leva et enfila une tenue noire. Il prit son sabre toujours caché dans le tube ainsi qu’un sac avec quelques provisions, sait-on jamais combien de temps son escapade peu durer. Il s’apprêtait à sortir lorsqu’une petite voix l’appela.
- …Shi ? qu’es-ce que tu fais ? il est tard … marmonna Sakura
- Je n’arrive pas à dormir alors je vais faire un tour, improvisa-t-il
- Ha … avec ton sabre ?
Sakura l’avait-elle percé à jour ? Il ne fallait absolument pas qu’elle lui cause des ennuis si près du but. Il s’approcha d’elle doucement et lui plaqua la main sur la bouche délicatement.
- Tu parles trop fort, tu vas réveiller Tsuki ! vas dormir s’il te plais.
- … mais ?
- Je reviens avant le matin
C’était un mensonge mais il parut satisfaire à son amie. Elle reparti d’un pas trainant vers sa chambre. Shigéru rassuré sorti de l’immeuble dans la plus grande discrétion. Dans la rue il passa inaperçu mais là n’était pas la difficulté. Son plus gros problème était de s’infiltrer dans le commissariat et d’atteindre le shampy retenu quelque pars à l’intérieur.
Lorsqu’il se trouva devant la bâtisse il la trouva encore plus impressionnante que la dernière fois. Il commença à enter pas le hall principal puis il se ravisa. Il se rappelait par où était le camion deux jours avant. Il se dirigea donc vers l’entré des véhicules de la police. Le gardien regardait une petite télévision, on entendait les commentaires d’un journaliste sportif. Jour de match ! Quelle chance, Shigéru put se faufiler sans être remarqué par le consciencieux gardien. En atteignant l’entré de service il n’eu pas trop de mal à entrer, peu enclin au doute il entra franchement. Ça semblait si facile de pénétrer dans l’enceinte de la police. Et ce le fut, aucune résistance d’aucune sorte il eu même le temps d’errer à droite à gauche car ne connaissant pas les locaux il se perdit quelques fois.
Il arriva dans un long couloir sombre, il n’y avait de lumière que le panneau de la sortie d’urgence. Le couloir avait de nombreuses portes de chaque côté toutes flanquées de dispositifs de sécurité important. A coup sur des cellules de haute sécurité. Le couloir faisait un coude, il y avait plus de lumière après. Son cœur battait de plus en plus vite, il sentait que la rencontre approchait. En tournant il aperçu au fond du couloir une cellule très lumineuse vitrée. Son estomac ne fit qu’un tour. En s’approchant plus il le vit, ce shampy que avait tué tant de personnes un comme ça avait assassiné ses parents. Shigéru le regarda quelques minutes, il était pétrifié, incapable de faire le moindre mouvement. Il n’en avait pas revu depuis ce terrible jour.
Le shampy était assis dans un coin de la pièce la tête entre ses longues pattes. Il avait une peau argentée qui brillait à la lumière des lampes. Chacun de ses membres étaient grands mais son torse avait un aspect humain. Mais d’humain il n’avait que le torse, sa tête en partie caché avait un air chevalin et deux grandes oreilles attachées en arrières par un ruban rouge sang. Ses longs bras posés sur ses genoux se terminaient par d’épaisses mains ne comprenant que trois doigts et un pouce aux ongles durs couverts de sang sec. Celui de l’homme de l’autre soir peut-être. L’animal portait un hakama d’un bleu très foncé élimé, ce qui étonna Shigéru quel intérêt pour un animal de s’habiller ? Le shampy s’aperçu de sa présence et releva là tête, il regarda le jeune homme intensément. Il avait deux yeux d’un bleu magnifique et profond, il dégageait une telle intelligence, une telle prestance que Shigéru fit un pas en arrière. Il ne s’attendait pas à ça. Le shampy intrigué s’approcha de lui, il avait de chaque coté de sa tête, sous ses yeux, deux grands et fin tatouages qui descendaient jusqu’au bas des joues. Il découvrit ses dents en en large sourire et posa sa patte droite sur la vitre. Shigéru remarqua alors un détail qui lui avait échappé : un autre tatouage sur le haut du bras doit de l’animal. Il eu un frisson, celui qui avait tué ses parents en avait un aussi sur ce bras, il n’arrivait pas à se souvenir du motif que c’était. Shigéru repris ses esprits et fit un pas en avant.
- T’es qui toi ? demanda le shampy d’une voix rauque
Shigéru surprit de la voir parler ne répondit pas.
- T’es sourd ?où t’as peur de moi ? hein ? t’es qu’un gosse après tout
- NON ! je n’ais pas peur ! parvint-il à dire
- Que fais-tu ici en pleine nuit ? t’as l’accord du commissaire ? le shampy remarqua le tube du katana, tu viens faire quoi avec ça ?
- Si je pouvais je te tuerai
Le shampy partit dans un rire fou. Puis pour se calmer il passa une de ses larges mains sur son long museau.
- Ne soit pas ridicule humain …
- Je ne convaincrai de rien en restant de ce coté de la vitre
- Tu vas pas entrer dans ce trou quand même ? sinon je te bouffe, menaça-t-il les yeux virant à un bleu très foncé terribles.
- Non je vais te faire sortir de là !

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