La petite vie tranquille des soeurs Shimabara, Ushio, Minami et Yuhi, est soudainement bouleversée par l'arrivée d'un gigantesque monstre : Néoranga.
Son avancée vers le centre de Tokyo paraît impossible à arrêter. Les Forces d'Autodéfense et les Forces Armées sont impuissantes. Seule Ushio semble être en mesure de l'arrêter. Mais Néoranga est-il vraiment un monstre? Ou quelque chose de différent... un robot... ou peut-être une divinité?
Neoranga est une série au chara-design plutôt agréable et diversifié, chaque personnage ayant son caractère propre. Le mecha design est très réussi lui aussi, et se veut détaillé et réaliste. Mention spéciale au design de Ranga, habile mélange entre un mecha, un alien, et une créature d'un autre âge. Du côté des décors, par contre, c'est plus mitigé : si on a droit par moments à un grand niveau de détail, à d'autres moments on a juste l'impression d'avoir des esquisses de décors. On a dès lors l'impression que certains épisodes ont été réalisés avec beaucoup de soin, alors que d'autres en revance ont été manifestement bâclés.
Côté scénario, on sent rapidement que l'on aura droit à quelque chose de plus compliqué qu'il n'y paraît de premier abord. Et, de fait, Neoranga est tout sauf une série mécha typique. Si Ranga joue un rôle important dans l'histoire, c'est plus comme catalyseur que comme héros. En effet, son arrivée à Tokyo va déclencher toute une série d'événements dans lesquels on va découvrir l'être humain dans ce qu'il peut avoir de pire : haine, jalousie, corruption, machinations politiques... Au coeur même de cette tourmente, on retrouve les soeurs Shimabara, trois jeunes filles aux caractères très différents (l'aînée très pragmatique, la cadette idéaliste et dotée d'un grand sens de la justice et la benjamine rebelle) qui vont se retrouver plongées bien malgré elles dans une histoire dont les enjeux les dépassent complètement. C'est le côté humain de l'histoire qui prime et l'on voit comment chacune des soeurs réagit à l'arrivée de Ranga en fonction de sa personnalité : Minami y voit l'occasion de sortir sa famille de son marasme économique, Ushio souhaite utiliser Ranga pour faire le bien et rendre les gens heureux tandis que Yuhi, elle, quelque peu grisée par la puissance que lui procure Ranga, veut s'ériger en justicière de droit divin. Ajoutez à cela un brin de mysticisme et une ancienne société secrète japonaise cherchant à faire renaître un dieu défunt, et vous obtenez un histoire joliment ficelée et riche en surprises...
En résumé, bien que le genre ait été plus qu'exploité dans l'animation japonaise, Neoranga est l'une de ces séries qui parvient encore à surprendre et à innover, grâce notamment à une histoire habile pleine de rebondissements et à des personnages attachants... |