La légende veut que les Chevaliers apparaissent toujours lorsque les forces du Mal tentent de s’imposer au monde.
Il était une fois un groupe de jeunes gens qui protégeaient Athéna, la Déesse de la Guerre. On les appelait les Chevaliers d’Athéna, et ils combattaient toujours sans arme. On raconte que, d’un revers de la main, ils pouvaient déchirer le ciel et que, d’un seul coup de pied, ils pouvaient entr’ouvrir la terre.
Et aujourd’hui, un nouveau groupe de Chevaliers, armés du même courage et de la même puissance, est arrivé sur la Terre...
Saori Kido, la petite-fille de Mitsumasa Kido, a organisé un tournoi appelé Tournoi galactique dans lequel s’affrontent les jeunes gens qui ont ramené une Armure de Chevalier de leur camp d’entraînement. Le vainqueur se verra remettre l’Armure d’Or, récompense ultime pour un Chevalier. Sept des dix Chevaliers sont déjà arrivés. Seiya, lui, est toujours au Sanctuaire, en Grèce, où il affronte le géant Cassios, élève de Shina, afin de conquérir l’Armure de Bronze de Pégase...
Saint Seiya est peut-être l’œuvre majeure du panthéon des séries cultes ! C’est une série que l’on ne présente plus qu’à ceux qui reviennent d’un voyage de 20 ans sur Mars…
C’est en 1986 que Masami Kuramada, jeune mangaka, commence à travailler sur un nouveau shônen : Saint Seiya. Le manga raconte l’histoire de jeunes chevaliers des temps modernes revêtus d’une armure sacrée et dont le devoir est de protéger la Terre et de servir la déesse Athéna.
Le manga va connaître un tel succès que l’adaptation télévisée commence au Japon la même année. En France, la série nous arrive en 1988 sous le titre Les Chevaliers du Zodiaque .
Ce qui frappe sans doute le plus au premier abord dans cette série, c’est le sublime chara design de Shingo Araki, à des années-lumière du style de Kurumada. Araki a dessiné des personnages réalistes, séduisants et bien typés, dont le public s’est très vite entiché. L’autre réussite visuelle repose sur le design des armures. Sous l’impulsion de Bandai, qui souhaitait commercialiser des figurines et trouvait les armures de Kurumada fort peu attirantes, Araki et son équipe entreprennent de redessiner les armures, leur donnant une apparence beaucoup plus esthétique... et du coup beaucoup plus commerciale !
Parmi les autres réussites artistiques, on peut remarquer la richesse des décors et surtout une animation assez remarquable pour l’époque. Les mouvements sont extrêmement fluides et élégants, ce qui donne énormément de réalisme aux nombreuses scènes de combat. Culturellement aussi, la série n’est pas en reste, puisqu’elle invite à découvrir des mythologies diverses (grecque, égyptienne, scandinave,…) grâce à de nombreuses références mais aussi des clins d’oeils toujours pertinents, mais aussi l’astronomie, et de nombreuses autres choses ! Musicalement, la série est également une véritable réussite. Les compositions de Seiji Yokoyama sont magnifiques. Malheureusement, à l’image de l’opening culte “Pegasus Fantasy”, l’exportation de la série dans le monde va priver le public étranger d’une grande partie de ces œuvres.
Il est, en outre, utile de préciser les grandes différences entre le manga et l’animé. Le manga se divise en trois grandes parties : Le Sanctuaire, Poséidon et Hadès. Quant à l’animé, il s’est dans un premier temps divisé en trois parties également : Le Sanctuaire, Asgard (une partie inédite inspirée du film) et Poséidon. Ces trois parties ont été crées et diffusées à la chaîne. Il manquait cependant la partie Hadès (non la moindre !) qui a enfin été adaptée et diffusée à partir de 2002 au Japon…
A noter également qu’un nouveau manga dérivé de la série a vu le jour en 2000, intitulé “Saint Seiya Episode G” (G pour Gold) réalisé par Megumu Okada, et relatant l’histoire des chevaliers d’or… |