Bonus : MEURTRE À YOSHIWARA
- Jirozaemon, riche commerçant en soieries, fut jadis abandonné par ses parents. Malgré sa loyauté, aucune femme ne veut de lui à cause d'une horrible tache qu'il porte sur le visage...
LE DÉTROIT DE LA FAIM
- Peu de temps après la guerre, un prêteur sur gages est assassiné à Hokkaido avec toute sa famille. Un des coupables échappe à la police...
LE MONT FUJI ET LA LANCE ENSANGLANTÉE
- Un jeune samouraï, Shojuro Sako, voyage sur la route d'Edo en compagnie de ses deux serviteurs, Genta et Gonpachi s'inquiète pour Shojuro et Genta, tous deux grands buveurs de saké. La route n'est pas sûre de nombreux truands sont embusqués dans les parages...
POUR EN SAVOIR PLUS ...
Parmi les nombreux cinéastes japonais occultés par la gloire du trio Mizoguchi-Ozu-Kurosawa, figure Tomu Uchida, dont aucun film n'est jamais sorti en France, sauf dans le cadre de quelques festivals éclairés. Au Japon, Uchida est pourtant considéré comme l'un des pères fondateurs du cinéma national. Grand cinéaste du muet pour la compagnie Nikkatsu avec de nombreuses comédies, il tourna ensuite plusieurs films policiers d'une stupéfiante virtuosité technique. Il devint rapidement l'un des principaux metteurs en scène des studios Tamagawa de la Nikkatsu, et s'imposa par des films marquants comme Le théâtre de la vie (1936), La ville nue, L'avance éternelle (1937), et le plus connu des films de cette époque La Terre (1939), (tourné contre la volonté de la Nikkatsu, quasi-clandestinement, entre deux films jugés plus commerciaux.) Mais ironie du destin, Uchida finit par partir pour la Mandchourie (alors colonie japonaise) en 1945. Fait prisonnier par les chinois pendant la débâcle japonaise il resta volontairement plusieurs années en Chine comme conseiller technique, et contribua, dit-on, à la naissance du cinéma chinois révolutionnaire, après 1949. Quand la censure communiste devint trop pesante, il rentra au Japon en 1953 et y fît un come-back spectaculaire. Il retrouva son rang de metteur en scène, cette fois à la Toei, et fit sa rentrée cinématographique en 1955, avec LE MONT FUJI ET LA LANCE ENSANGLANTEE. Et Uchida de s'offrir une véritable résurrection en signant une des plus belles réussites de l'âge d'or du cinéma japonais.
Entretien avec Yusaku Uchida, le fils de Tomu Uchida (26')
"Le cinéma d'Uchida à travers l'histoire des studios Toei" : entretien avec Kazunori Kishida (13')
Entretien avec Fabrice Arduini (26')
Tomu Uchida et ses films vu par Bertrand Tavernier (13')
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