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Sábado 22 noviembre 2008, 17:18


He aquí un reportaje escrito por Francois22 con título La création de DVD d'anime.

Depuis 2000, chaque année il se vend de nombreux dvd à travers le monde. Parmi ses productions une part non négligeable sont des animés. En France plusieurs éditeurs se partagent ce marché de la japanimation dont KAZE. Aujourd'hui geneworld propose l'interview de Cyril Bansard , ancien concepteurs - chefs de projet dvd chez cet éditeur et aujourd'hui journaliste indépendant (vous pouvez voir ses articles sur son site http://www.fullmedia.fr.st ).

GENEWORLD : Ma première question serait de savoir quel était votre rôle au sein de KAZE en tant que concepteur - chefs de projet DVD et quelle était votre responsabilité dans la réalisation et l'orientation du projet notamment la liberté artistique?

Cyril Bansard : La tâche d'un concepteur-chef de projet DVD est de mettre en place la production graphique du DVD et la répartition des tâches nécessaires relatives à l'authoring (NDI terme utilisé pour la création d'un DVD Vidéo ) du projet.

En tout premier lieu, mon rôle était de vérifier le format des masters mis à notre disposition et d'effectuer un transcodage sous format Pal si nécessaire (NDI format utilisé en Europe le japon utilisant le NTSC) . Dans le même temps, je faisais l'inventaire des éléments fournis par l'éditeur d'origine et le cas échéant, je cherchais à obtenir les éléments manquants.

Dès la réception des scripts, je les faisait parvenir à l'un de nos studios de traduction et de sous-titrage.

Je vérifiais avec le directeur artistique les sources iconographiques fournies par le studio japonais et lorsque celles-ci étaient insuffisantes nous tentions de trouver de l'iconographie supplémentaire via des art-books. Lorsque tout ceux-ci étaient réglés, la mise en production du DVD pouvait commencer.

Avec Cédric Littardi (NDI co-fondateur de kaze), nous faisions une petite réunion afin de déterminer le format de l'édition light/collector avec ou sans VF.
Si, durant cette réunion une VF était décidée, il me fallait alors lancer une adaptation et demander un devis à notre studio de doublage qui recrutait alors des acteurs (casting soumis à l'approbation de Cédric Littardi).

Dans tous les cas le directeur artistique qui gérait la partie print du projet, et moi commencions nos travaux graphiques (il faut aussi comprendre que très souvent nous devions réaliser plusieurs projets en même temps, ce qui m'amène à saluer les performances des différents DA que Kaze a employé successivement). Sauf consignes particulières, ces travaux préparatoires pouvaient être mené dans la plus totale liberté.

Néanmoins, après la réalisation des éléments, ils devaient être soumis à l'approbation de l'éditeur d'origine qui pouvait refuser le projet et nous contraindre à recommencer celui-ci.

Après validation, le DA (NDI directeur d'animation) pouvait lancer l'impression du projet, quant à moi je devais rassembler tous les éléments relatifs au DVD et lancer l'authoring du projet. Un DVD test m'était alors fourni et une fois le test validé, je recevais des DLT (il s'agit en quelque sorte d'un disque dur sur lequel se trouve le DVD) qui étaient à leur tour envoyés vers une société de pressage qui éditait à partir des DLT le DVD.

Les DVD étaient sérigraphies lors du pressage puis conditionnés et enfin ils étaient livrés à notre stock pour se retrouver commercialiser (mais là ce n'était plus de mon ressort).

Voilà en détail et dans le meilleur des mondes les différentes étapes relatives à la production d'un DVD.

GENEWORLD : Quelles formations avez-vous suivi pour exercer ce métier ?

CB : Et bien, j'ai une double formation, l'une en lettre et la seconde en communication et audiovisuelle. J'ai obtenu un D.E.S.S. En Conception d'oeuvres d'Information. De plus, j'ai toujours eu un goût prononcé pour le multimédia.

GENEWORLD : Est ce que Kaze était votre première expérience en matière de réalisation de dvd ?

CB : Oui, puisque Kaze a été l'entreprise où j'ai réalisé mon stage de D.E.S.S. Et il m'ont gardé. J'ai postulé à la base pour faire un stage pour un magazine qui s'appelait les Dossiers du Manga puisque qu'au-delà de la partie rédaction, on y trouvait un DVD. Cela faisait de ce magazine une parfaite mise en pratique de ma formation.
Par la suite, j'ai été déporté vers le studio réalisation/production DVD. Suite au départ du chef de projets DVD, je me suis retrouvé à sa place pour faire, en principe l'intérim, mais Kaze a changé de politique et j'ai pris ce poste de façon permanente avant l'arrivée du responsable de production.

GENEWORLD : Quelles sont à votre avis les qualités et les connaissances indispensables pour ce métier? Quels conseils donneriez-vous à une personne voulant se lancer dans ce métier ?

CB : Pour être tout à fait honnête, aucune connaissance réelle de l'animation japonaise n'est nécessaire. Nous avons tous vu des animes dans notre enfance mais sans pour autant être fans. L'équipe de production était très hétéroclite. Le premier DA avec qui j'ai travaillé, avait travaillé pour Game One à service Internet, le second avait eu une société de communication et celui qui officie actuellement bien que fan des Chevaliers du Zodiaque était graphiste pour une mairie en Ardèche avant de travailler pour Kaze. Les autres graphistes avaient soit une première expérience dans ce domaine, soit avaient reçu une formation en art.
De plus, nous nous sommes rendus compte aussi que plus un membre de l'équipe était fan, plus il avait des difficultés à prendre du recul sur ses réalisations et donc à les remettre en cause.
Ensuite, ce qui est indispensable, c'est d'avoir une approche globale du produit. Il doit être esthétique et dans la mesure du possible sans bug et répondre aux attentes et besoins du marché. Il doit être accrocheur sans être racoleur.
Techniquement, il faut maîtriser les logiciels de bases de l'illustration la suite Adobe ainsi que After Effect, Premiere, Final Cut, ... Ne pas avoir froid aux yeux et ne pas avoir peur de passer des heures et des heures sur un projet.
Humainement, il faut être conciliant, ouvert, organisé et savoir jongler avec le téléphone et sa boite mail.

GENEWORLD : Il y a t il un projet donc vous êtes particulièrement satisfait durant cette époque? Ou au contraire le souvenir d'un projet qui aurait été particulièrement difficile ?

CB : J'ai beaucoup aimé travailler sur GTO mais en même temps c'est le projet qui m'a posé le plus de difficultés car nous devions gérer 4 éditions et que je n'ai pas cessé de courir après les sous-titres... Ce qui nous a valu pas mal de retard. Sinon, il y a eu la série TV des 12 royaumes, Orange Road même si nous avons eu des problèmes pour l'iconographie ce qui s'en ressent dans les interfaces et le packaging.
Par contre, mon pire souvenir reste Ah ! My Goddess OAV, rien n'allait et je n'aimais vraiment pas ce produit. Donc j'ai travaillé à contre coeur et j'ai eu un sérieux problème avec un traducteur hollandais pour cette série, ça a été vraiment un moment pénible.

GENEWORLD : Combien de temps environ faut-il pour accomplir un projet de bout en bout et environ combien de personne sont impliquées dedans ?

CB : Il faut compter 1 à 2 personnes en interne pour réaliser un projet DVD ensuite les tâches annexes sont externalisées et il devient donc difficile de chiffrer les intervenants humains (surtout s'il y a un doublage).
Pour ce qui est du temps, tout reste variable. Plus le projet est ambitieux, et plus cela prend de temps. Mais une édition simple, pour sa partie création (jaquette et interfaces) ne prend pas plus d'une semaine et demi ce qui est le plus long reste le sous-titrage.
Pour une édition collector, cela peut prendre un mois et plus car le travail est beaucoup plus minutieux.
Si vous regardez actuellement ce que fait Kaze autour d'Apple Seed, il vous apparaîtra évident qu'un tel projet ne se fait pas d'un simple claquement de doigt.

GENEWORLD : Est ce que vous parlez japonais ? Si oui était ce un vrai atout et sinon pensez vous que de pouvoir le parlez aurait pu faciliter un peu votre travail ?

CB : Je me suis mis au japonais après Kaze pour mon propre plaisir. Dans ce type de milieu et pour ce type de travail, c'est l'anglais qui reste fondamental.

GENEWORLD : Apres votre expérience chez Kaze, vous êtes devenu journaliste indépendant. Est ce difficile d'avoir un avis objectif sur les productions actuels après avoir été de l'autre coté de la barrière ?

CB : Je n'étais pas un fan d'animation japonaise à la base donc je pense être dans la mesure du possible objectif sur les nouveautés et même sur les différents éditeurs présents sur le marché.

GENEWORLD : Pour quelles raisons avez-vous quitté Kaze ?

CB : Et bien même si ce type de milieu offre des conditions de travail plutôt ludiques, j'ai fini peu à peu par m'ennuyer. De plus, pour être aussi honnête, je n'ai pas toujours été d'accord avec la politique interne et le choix stratégique fait sur certaines des productions que j'ai dû mener à bien.

GENEWORLD : Auriez-vous envie de retrouver un poste similaire à celui occupé chez kaze ?

CB : Pourquoi pas.

GENEWORLD : Quels sont vos projets actuels ?

CB : Pour l'instant je n'ai que peu de visibilité côté projets, j'essaie de me faire une petite place mais la concurrence est rude et de qualité.

GENEWORLD : Merci beaucoup pour votre disponibilité et bonne chance pour vos prochains projets. Je rappelle a tout les genewordien(ne)s qu'ils peuvent découvrir les productions de Cyril Bansard sur son site http://www.fullmedia.fr.st



Hay 16 comentarios
Tintin el 24/06/2006 a las 18:55:52
superbe reportage!!!!!!!
Sangoku 01 el 25/06/2006 a las 12:38:57
il est super ton article t'as du prendre du temps non???
Kentaro el 13/08/2006 a las 22:08:20
y a des fautes !!!(GENEWORLD:Pour quelles raisons avez-vous quittez kaze?c'est "é"à quitter!!! )mais c'est un bon reportage quand meme!!!
Squal172 el 09/09/2006 a las 10:35:51
super cool
Nounours139 el 04/12/2006 a las 21:54:27
Sympa ce petit coté sérieux.
Fabounet el 22/12/2006 a las 14:54:19
Trés intéressant comme reportage
Bonne continuation...